J'accuse
Trop jeunes pour voter, mais déjà assez vieux pour mourir... Aux États-Unis, Sandra et Troy attendent de passer sur la chaise électrique. Ils ont 15 ans. Une enfance brimée n'est pas une circonstance atténuante pour le tribunal. Et la couleur de leur peau est un fait aggravant. Ils ont tué, donc ils méritent d'être tués, selon les juges. Deux témoignages émouvants, accompagnés d'un dossier actualisé, pour mieux comprendre ce douloureux problème.
Aujourd'hui comme hier, ils sont des millions à mourrir de faim. L'Ukraine, ravagée par la famine en 1933. Étrange famine. Étrange procédé de mise à mort. La faim dressée comme une arme. L'auteur a rencontré des témoins à Kiev et à Targan. Ceux qui n'ont pas bougé, ceux qui n'ont pas connu l'exil. Ceux qui, pendant des années, n'ont rien dit de ce qu'ils avaient vécu. Le deuxième récit se situe au Kosovo, au sud de l'ex-Yougoslavie, en 1993, à travers le journal d'un Français en mission humanitaire. Ce n'est pas la famine de la Somalie ou du Kurdistan, c'est la malnutrition. Des ventres gonflés, des enfants malades. Les causes ? Une ethnie contre une autre ethnie. Serbes contre Albanais, dans une situation d'apartheid. Et à la place des fusils, la faim.
Pour avoir voulu « la lumière au nom de l'humanité », Zola doit s'exiler un an à Londres. En référence à cet engagement personnel et courageux, la collection J'accuse ! propose de révéler les barbaries, les crimes, les injustices, perpétrés par des hommes contre des hommes aujourd'hui.
Les femmes ont beau constituer la moitié de l'humanité, elles sont encore, trop souvent, persécutées pour le simple fait d'être nées femmes. Nakusha, qui veut dire « indésirable » en indien, est une petite fille qui vit dans l'État de l'Uttar Pradesh, comme une vraie petite « Cosette ». Elle est privée d'école, car elle doit prendre en charge toutes les tâches ménagères de la famille. Latifa vit à Kaboul, en Afghanistan. Infirmière avant la guerre, qui a commencé il y a dix-sept ans, elle est aujourd'hui cloîtrée dans sa maison et ne peut sortir que vêtue d'une burka, une immense toile qui la couvre des pieds à la tête...
À Paris, en septembre 1993, Ali et Fouad ont été transformés en torches vivantes à cause de la couleur de leur peau. En Roumanie, à la même date, Maria a été victime d'un pogrome. Son crime ? Appartenir à un peuple détesté : les Roms. Insultes, agressions, exclusions, persécutions. Le racisme s'exprime partout au quotidien, il devient banal, il ne révolte plus. Ne plus combattre le racisme, c'est donner libre cours à la haine des autres et à la violence.
Dans les guerres aujourd'hui, une victime sur deux est un enfant. Au Rwanda, entre 1994 et 1996, Akeza et Habimana ont vécu des années d'enfer. Guerre, massacres, génocide, camps de réfugiés. Quel sera le futur de ces enfants sacrifiés ? Nicodème, Louis, Augustin sont accusés d'avoir participé au génocide. Accusés, emprisonnés, jugés peut-être un jour. Sont-ils coupables ou victimes ?
Dolma, 15 ans, nonne tibétaine, préfère la prison à l’abandon de sa culture. Son combat : résister à l’oppression chinoise, au prix de l’exil et de la révolte. Un roman poignant sur la liberté et l’identité, inspiré de faits réels.
Le 13 janvier 1898, Zzola lance un cri dans la presse : « J'accuse.. ! » Pour avoir voulu « la lumière au nom de l'humanité », Zola doit s'exiler un an à Londres. En référence à cet engagement personnel et courageux, la collection J'accuse.. ! propose de révéler les barbaries, les crimes, les injustices, perpétrés par des hommes contre des hommes aujourd'hui.
Quel lien entre le paysan qui cultive et le consommateur dans la rue, ici ? Les deux tentent d'échapper à la misère. Le premier, en gagnant un peu d'argent. Le second, en dépensant tout ce qu'il possède, et plus encore, pour assouvir son besoin. Ils forment le premier et le dernier bout d'une chaîne. Une multitude d'intermédiaires les relient : ceux qui s'enrichissent, ceux qui trafiquent et exportent. Ce nouveau « J'accuse » dénonce un trafic ; il en démonte les principaux engrenages. Il met en avant les victimes qui, aux deux bouts de la chaîne, sont engagées dans un processus qu'elles ne maîtrisent pas.
Aujourd'hui, en Asie, en Amérique latine, en Inde, et partout dans le monde, des centaines de milliers d'enfants, souvent très jeunes, sont exploités sexuellement par des hommes. La petite Lao, « prêtée » par sa famille à un lointain cousin des villes, découvre l'incroyable avidité de ces touristes. Les garçons, Wee et Arusha, petits vagabonds des rues, sont plus malins, mais fatalement perdants, lorsqu'ils suivent deux Européens en goguette sur les plages de Pattaya. Nous les retrouvons au petit jour, meurtris et dépossédés de leur âme d'enfant.
Bastion de vieux privilèges - hiérarchie caduque, féodalité des corps constitués, mandarinat des études, aristocratisme du savoir - la médecine, ainsi désignée, est mise en accusation. Le procès que lui intente un jeune interne des hôpitaux de Paris ne se veut pas définitif ; toutes les questions que pose la médecine, dans ses insuffisances, comme dans son renouvellement, ne sauraient être épuisées en un seul volume. Mais il est important que l'esprit qui l'anime soit confronté aux exigences, enfin manifestées à l'occasion des « événements de mai-juin 1968 ». Le paternalisme qui sévit, à tous les niveaux de la médecine, et les privilèges d'argent qu'il recouvre, constituent - sans doute - les principaux obstacles d'une refonte de la profession.
L'institution universitaire est en état de décomposition avancée. Face à cette décomposition, trois formes d'actions sont apparues depuis mai. Les conservateurs rêvent d'une restauration ; les réformistes songent à de nouvelles structures, ce qui revient à tenter de sauver l'institution ; les gauchistes veulent la destruction de l'Université. Celle-ci, en effet, n'est plus qu'une banque qui émet, sous le nom de diplômes, une monnaie dévaluée. La vraie lutte n'est pas seulement dirigée contre le contenu du savoir, mais contre toute appropriation. L'autogestion elle-même, doit être considérée comme une forme transitoire de la contestation institutionnelle, car la révolution suppose la destruction de toutes les institutions culturelles. L'actuel travail au sein de l'Université, est un travail de deuil.
Qu'est-ce que l'industrie de la conscience ? Qu'est-ce qu'un supermarché culturel ? Qui gère la culture et au profit de qui ? À partir de l'exemple concret du Festival d'Avignon, contesté récemment par les « enragés » et défendu par les C.R.S., on aborde ici le problème de la production et de la diffusion de la culture, dans et par le système capitaliste. Ainsi que l'a déclaré Julian Beck quand le Living Theatre a quitté le supermarché avignonnais : « ...Le temps est venu pour nous de recommencer, enfin, à refuser de servir ceux qui veulent que la connaissance et le pouvoir de l'art appartiennent, seulement, à qui peut payer, ceux-là même qui souhaitent maintenir le peuple dans l'obscurité, qui travaillent pour que le pouvoir reste à l'élite, qui souhaitent contrôler la vie de l'artiste, et celle des autres gens. » Un important dossier de presse complète la critique de Jean-Jacques Lebel.
Une réflexion à la fois politique, économique et éthique sur notre société et son avenir. Cet ouvrage s'adresse aux jeunes comme aux adultes, aux citoyens qui se soucient de l'état du monde, aux élèves et aux étudiants comme à leurs professeurs. Il est possible, aujourd'hui, de changer l'ordre des priorités politiques et économiques, et de combattre l'extension de la misère. L'écart de niveau de vie est béant entre quelques milliers d'ultrariches et une masse énorme de 2 à 3 milliards de pauvres. Avons-nous pris conscience de l'ampleur de cette fracture ? Pourquoi notre système économique ne parvient-il pas à apporter à tous de quoi vivre dignement ? Depuis quand la finance domine-t-elle le monde ? Pourquoi ne voyons-nous aucune transformation sociale se dessiner à l'horizon ? La richesse a-t-elle toujours fait rêver l'humanité ?
Chaque année, près de 60 000 jeunes font une ou plusieurs tentatives de suicide ; environ 800 d'entre elles se soldent par la mort. Un scandale contre lequel chacun peut agir.Pour briser ce tabou entretenu par l'ensemble de la société autour du suicide, "J'accuse !" aborde de front ce problème majeur de santé publique. Des témoignages nombreux et complémentaires (de jeunes ayant tenté de se suicider, de parents, de proches...), un axe original et une réflexion sur la violence sociale et notre incapacité, parfois, à vivre dans l'harmonie.