Biographies, Autobiographies
La maestra du polar livre ses réflexions sur sa vie d'écrivaine Que ce soit en se promenant le long des canaux de Venise, en enseignant l'anglais à des pilotes iraniens, en interviewant des trafiquants de diamants ou en lisant Dickens, Donna Leon puise son inspiration dans les situations les plus inattendues. Dans ce recueil de textes consacrés à l'écriture, à la lecture et à Venise, elle offre un éclairage nouveau sur des moments marquants de son parcours qui ont fait d'elle une autrice célèbre, traduite dans le monde entier et régulièrement en tête des ventes. Imprégnés de son humour et de son ironie si caractéristiques, ces récits vifs et intelligents montrent que Donna Leon est aussi talentueuse pour raconter sa propre histoire que pour relater les enquêtes criminelles de Guido Brunetti.
« Thomas Meyer est l'un des meilleurs connaisseurs de la vie et de l'oeuvre d'Hannah Arendt. »Frédéric Joly, Le Monde Philosophe, journaliste, politologue, professeure et bien sûr autrice d'oeuvres majeures de théorie politique, Hannah Arendt est une figure intellectuelle incontournable du XXème siècle. D'innombrables volumes ont été consacrés à Arendt, à ses thèmes de prédilection - le totalitarisme, la modernité, la liberté - ou encore à son analyse du procès d'Eichmann. Sa personne et ses écrits ont suscité autant de fascination que de critiques. À partir de sources inédites et dans une approche qui diffère radicalement d'ouvrages récents, Thomas Meyer brosse un portrait fascinant d'Hannah Arendt ancré dans son époque, particulièrement les années parisiennes qui ont suivi sa fuite d'Allemagne et son séjour aux États-Unis jusqu'à la publication de son premier grand livre, Les Origines du totalitarisme. Point de départ d'une nécessaire réévaluation de la vie et de l'oeuvre d'Arendt, cette biographie ouvre de nouvelles perspectives sur sa pensée révolutionnaire, sa vie mouvementée et son parcours intellectuel passionnant.
« À quinze ans, une balle a changé la trajectoire de mon existence ; elle m'a arrachée à mon pays pour me projeter dans l'inconnu. » Malala a quinze ans lorsque les talibans prennent le pouvoir dans sa région montagneuse du Pakistan. Rapidement, ils interdisent l'école pour les filles et alors que Malala résiste publiquement, elle devient une cible. Le 9 octobre 2012 en rentrant du collège, des terroristes tentent de la tuer, la laissant dans un état critique. Arrivée en Europe afin de recevoir des soins d'urgence - et en dépit des menaces de mort -, elle continue son combat. Depuis, elle est devenue une icône pour toutes celles et tous ceux qui luttent au Pakistan et dans le monde contre les violences faites aux femmes. Trouver ma voie est un témoignage exceptionnel, intime et bouleversant où Malala évoque sa vie, ses convictions mais surtout la nécessité d'oser devenir soi, envers et contre tout.
« En écrivant je peux tout consigner, mes pensées, mes idéaux et les fruits de mon imagination. »Le Journal d'Anne Frank, mercredi 5 avril 1944 Le Journal d'Anne Frank compte aujourd'hui parmi les ouvrages les plus lus au monde et demeure un témoignage essentiel de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah. Dans cet essai riche et rigoureusement documenté grâce aux archives de la famille Frank, Thomas Sparr restitue le parcours singulier du livre, évoquant sa genèse dans l'Annexe du Prinsengracht, ses différentes versions et sa diffusion à l'échelle internationale. Je veux continuer à vivre, même après ma mort est un hommage vibrant à la mémoire d'Anne Frank qui nous montre, encore une fois, le pouvoir de la littérature et sa capacité à traverser les frontières et les générations.
Au fil de ma vie et de mon engagement, depuis mon « pays » de Savoie jusqu'à Matignon, j'ai eu la chance de rencontrer un grand nombre de citoyens de France et du monde. Car la politique est avant tout une aventure humaine faite de chemins croisés. Ce livre parle de vous, de nous : agriculteurs, étudiants, bénévoles, artisans, syndicalistes, retraités, ouvriers, élus, dirigeants d'entreprise, professeurs, fonctionnaires et tant d'autres. Ces rencontres ont pu m'émouvoir, me fasciner, m'enthousiasmer, m'indigner parfois, me mettre au défi souvent. J'y ai toujours été attentif, porté par une conviction profonde : chacun est nécessaire. Je veux ici vous raconter les plus marquantes, celles dont j'ai tiré un enseignement. Ce n'est pas un livre de Mémoires. Je ne donne pas de leçons. Je transmets celles que vous m'avez inculquées. Elles sont drôles, solennelles, étonnantes, publiques ou privées. Et éclairent, je l'espère, l'homme que je suis et la façon dont je conçois la politique. J'en profite aussi pour vous raconter les coulisses de certains grands événements et des lieux de pouvoir, et brosser les portraits de celles et ceux qui les occupent. J'espère que ce livre pourra encourager ses lecteurs, notamment les plus jeunes, à s'engager dans la vie de la cité. Je l'ai écrit avec humilité, passion et sincérité. Je ne me suis pas censuré !
Manès Sperber vit les grands évènements de son époque bouleverser son existence : la chute de l'Empire austro-hongrois qui le contraignit à fuir le shtetl de Zab otów, en Ukraine ; la montée du fascisme en Allemagne où il fut emprisonné par les nazis pour son activité de militant communiste ; les purges de Moscou qui l'éloignèrent de cette idéologie. À travers les guerres qui embrasèrent l'Europe, les luttes politiques ou la remise en question de tous les idéaux dont il fut contemporain, Manès Sperber resta un témoin infatigable de son siècle, qu'il restitua avec lucidité et poésie dans Ces temps-là, ses mémoires, publiés pour la première fois en trois tomes de 1976 à 1979.. Ce récit d'un monde disparu, où l'intime se mêle à l'Histoire, demeure une oeuvre littéraire puissante.
« Je n'ai rien d'héroïque. Je ne suis que le maillon final de la longue, très longue chaîne de braves Hollandais qui ont fait ce que j'ai fait. » Pendant deux ans, Miep Gies a aidé Anne Frank et sa famille à se cacher des nazis dans un immeuble d'Amsterdam. C'est également grâce à elle que le journal d'Anne est parvenu jusqu'à nous, puisqu'elle l'a conservé et caché après l'arrestation de la jeune fille, avant de le remettre à son père, Otto Frank. Dans ce témoignage historique émouvant, elle raconte comment, avec quelques autres, elle a permis à la famille Frank de survivre pendant sa clandestinité. Elle évoque aussi, toujours avec pudeur, le quotidien d'une résistante lors de l'occupation allemande avec ses doutes, ses craintes et ses rêves, et sa participation au devoir de mémoire une fois la guerre terminée. Un document poignant à la valeur inestimable.
Nouvelle édition pour le 75e anniversaire de sa première publication. Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans « l'Annexe» de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés, vraisemblablement sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en 1945, peu après sa soeur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous le joug nazi.
La vie hautement romanesque de la maestra du polar Donna Leon est une autrice incontournable adulée par des millions de lecteurs dans le monde entier pour son célèbre personnage de Guido Brunetti, commissaire de police à Venise. Mais avant de connaître le succès littéraire, la romancière américaine a voyagé aux quatre coins du monde - de la Chine à l'Arabie saoudite en passant par l'Iran -, animée par une soif de découverte et d'exploration. Toutefois, c'est à Venise que cette baroudeuse pose enfin ses valises : fascinée par la culture vénitienne, son art, sa gastronomie, sa musique, Donna Leon donne naissance à l'univers du commissaire Brunetti. La Sérénissime et ses canaux, ses trattorie et ses piazze emblématiques seront alors une source d'inspiration inépuisable pour ses enquêtes captivantes. Avec finesse et humour, Donna Leon évoque le grand périple de sa vie et nous révèle enfin les secrets qui se cachent derrière Guido Brunetti, figure mythique du roman policier.
«Penser et être vivant ne font qu'un » Hannah Arendt est l'une des plus grandes philosophes du XXe siècle.Au-delà de la richesse de son exploration intellectuelle, sa vie elle-même fut hors-norme : victime de la persécution nazie, exilée, émancipée dans un monde masculin, amoureuse éperdue, témoin d'un des plus grands procès de son siècle, et amie d'exceptionnels artistes et penseurs. Pour la première fois, un roman graphique nous entraîne dans la vie de Hannah Arendt, femme complexe, parfois incomprise, mais profondément courageuse. Une manière malicieuse de comprendre sa pensée qui nous rappelle encore aujourd'hui ce que signifie vivre en tant qu'individu et citoyen en des temps troublés.
Cet ouvrage, Plantu, 50 ans de dessin, offre une rétrospective unique dans l'atelier de l'artiste. On y reconnaîtra sa manière bien à lui d'attraper ses « bons clients » - Mitterrand en danseur de hip-hop, Sarkozy et sa coupe au rasoir, Hollande en concombre -, tout le bestiaire politique qui a marqué la vie publique depuis un demi-siècle. Le caricaturiste du Monde nous ouvre aussi en grand les portes de ses enfers : ses dessins inédits, ses dessins interdits, censurés ou publiés au milieu des polémiques et des tensions, sur le confl it israélo-palestinien, les guerres des Balkans ou les représentations de Mahomet. Dans ces pages intenses, Jean Plantu se raconte sans détour à Éric Fottorino pour dire ce qui fait penser son crayon. Ce qui l'énerve, ce qui l'indigne. Qu'il aborde ses débuts, ses combats contre l'intolérance et les excès de tous bords, son travail sur le Proche-Orient ou ses engagements au sein de sa fondation Cartooning for Peace, Plantu est toujours le même : entier, sincère, provocateur mais pas trop, à la limite de ce qu'il s'autorise pour pratiquer cet exercice à haut risque qu'il appelle le « dérapage contrôlé ». Un mélange de liberté et de responsabilité. À travers quelques thèmes de prédilection qui sont autant de questions graves - comment dessiner après Charlie, comment Internet fait-il de la planche du dessinateur un terrain miné, comment expliquer au public français ou étranger jusqu'où il peut aller sans humilier -, Plantu offre un témoignage rare et exceptionnel sur son art chaque matin recommencé. À l'occasion de l'exposition « Plantu, 50 ans de dessin de presse » organisée par la BnF en mars 2018, ce marathonien du trait livre au passage un enseignement sur sa manière de dessiner, sur les chemins parfois inattendus qu'empruntent sa mine et sa pensée pour susciter le rire, le sourire, l'indignation, le malaise, et toujours la réflexion.
« L'amour et la fidélité qu'on nous témoigne ici sont la preuve éclatante que nous sommes en vie. » Nous savons tous qui est Anne Frank, mais nous connaissons moins ses proches. Ses grands-parents, ses parents, ses oncles, tantes et cousins ont eu une vie avant et après elle, ont connu l'amour, les épreuves, le succès et les drames. Ainsi se dessine, génération après génération, le portrait d'une famille juive ancrée dans une époque faste et éclairée, jusqu'au moment où tout a basculé. Dans ce document poignant, à partir d'archives privées (lettres, photos, poèmes), l'écrivaine Mirjam Pressler nous raconte la destinée de la famille Frank qui, malgré la séparation, a su rester unie dans les pires moments de son histoire et de l'histoire du monde.
Il y a cent ans, après avoir définitivement clos son journal intime tenu toute sa vie durant, Pierre Loti (1850-1923) publiait chez Calmann-Lévy un remarquable récit autobiographique de l'adolescence : Prime jeunesse. Cent ans plus tard, chez le même éditeur, Alain Quella-Villéger, qui entend redonner à l'homme et à l'oeuvre une seconde jeunesse, nous livre ici, non pas le roman d'une vie, mais une vie de roman !Une existence fascinante, bercée entre tentation des ailleurs et besoin de refuge, entre conformisme et transgression, tant l'homme apparaît fantasque, inattendu, désinvolte, révolté, hédoniste jusqu'à l'excès, goinfre et gouffre à la fois ; mille vies n'auraient jamais pu l'assouvir. Il édifie à Rochefort une maison-palais exotique. Un véritable roman-photo le montre tour à tour spahi, Albanais, acrobate de cirque, bédouin sur dromadaire, à dos d'éléphant en Inde ou fumant le narghilé en Turquie, mandarin à Pékin, joueur de pelote basque, pêcheur breton, Osiris, soldat des tranchées en 14-18 ou bien encore presque nu... Voici la figure singulière d'un officier de Marine anticolonialiste et grand ami de l'Islam devenu académicien français à 42 ans, bourgeois quasiment bigame et ami des têtes couronnées autant que des matelots athlétiques. On a trop souvent réduit à l'exotisme le plus kitsch celui qui fut l'un des écrivains « engagés » du début du XXe siècle et dont on ne cesse de découvrir aujourd'hui la savoureuse modernité. Et une oeuvre dont la magie, d'Aziyadé à Pêcheur d'Islande, de Madame Chrysanthème à Ramuntcho, opère encore, celle d'un inclassable écrivain-voyageur, remarquable dessinateur et photographe, qui nous emmène de l'île de Pâques à Istanbul, de la Terre sainte à la Patagonie, de Pékin à New York, de Tahiti au Sénégal, de la vallée du Nil à celle du Gange. Sacha Guitry écrivit qu'« on devrait mentir en racontant la vie de Pierre Loti, on devrait dire aux jeunes gens : vivait jadis un écrivain que l'on admirait tellement dans son pays qu'une escadre l'accompagnait quand il faisait le tour du monde »...
Fille d'exilés politiques chiliens, Verónica n'a jamais connu la répression ou la torture, pourtant elle les ressent jusque dans sa chair. Elle n'a pas grandi dans son pays, pourtant il lui manque cruellement. Condamnée à vivre des émotions par rebond, nostalgique d'un passé qu'elle n'a pas vécu, c'est une exilée de l'exil. Fille de victimes, elle est aussi la nièce d'un des bourreaux et traîtres les plus connus de la répression chilienne, Miguel Estay, dit El Fanta. Comment réconcilier ces deux hérédités ? Dans un essai qui conjugue harmonieusement récit personnel et réflexions, Verónica Estay Stange s'interroge : comment l'héritage de la mémoire affecte ceux qui en sont les dépositaires ? Elle tente de se réapproprier son passé dans une quête passionnante, parfois drôle, souvent émouvante. Verónica Estay Stange mène une enquête personnelle, philosophique et littéraire aussi intimequ'universelle.
À 17 ans, Jacqueline Fleury-Marié s' engage contre l' occupant nazi dans les réseaux Défense de la France puis Mithridate, comme ses parents et son frère. Distribution de journaux et de tracts, transport de messages, recherche de caches, elle effectue de nombreuses missions de liaison et de renseignement - jusqu' à recopier une partie des plans du mur de l'Atlantique. Elle est arrêtée et emprisonnée à Fresnes, torturée par la Gestapo, parquée dans un train de déportation, connaît l'horreur de Ravensbrück, puis l'enfer des marches de la mort... Dont elle revient, brisée, mais vivante. Sur les 1 038 résistants élevés Compagnons de la Libération par le général de Gaulle, seulement six sont des femmes - un chiffre qui est loin de représenter leur réelle part à cette lutte clandestine. À 95 ans, Jacqueline Fleury-Marié livre un témoignage exceptionnel et rend hommage à toutes ses compagnes, héroïnes souvent inconnues, qui se sont sacrifées pour leur patrie, la liberté et dont les visages continuent de la hanter. Pour que l'Histoire ne les efface pas. Et que les valeurs qui ont porté leur combat éclairent notre époque.
Plasticien singulier dans l'histoire de l'art du xxe siècle, Victor Vasarely a laissé une oeuvre riche de plus de dix mille tableaux. C'était aussi l'artiste phare d'une époque, celle des années 60 et 70. Cet ancien étudiant du Mühely de Budapest, fasciné par le Bauhaus, devenu artiste-graphiste dans des agences publicitaires comme Havas, a su créer son propre style, l'op art ou art optique qui promeut la volonté d'un art social, accessible à tous. Il devient de son vivant une véritable star, peu à peu tombé dans l'oubli, alors que ses oeuvres sont incontournables : on retrouve sa patte dans l'architecture, la mode, la musique - David Bowie utilise un de ses tableaux pour la pochette de son album Space Oddity -, la littérature - Jacques Prévert lui dédie le poème « Imaginoires » - et même l'automobile, avec le logo Renault. Au sommet de sa gloire, il ouvre deux musées en Hongrie et une fondation en France. Il y fait don de ses oeuvres, sans imaginer qu'il ouvre ainsi la porte à une guerre de succession qui se déclenche après sa mort en 1997. Pierre, son unique petit-fils, nous raconte son grand-père pour la première fois : son incroyable parcours, son art, ses amours, et la saga familiale et judiciaire entourant son héritage.
« Je crois au matin. » Charles Palant Qu'en est-il de l'enfance, de la transmission, de la parole, de l'espoir, de l'humanité, soixante-dix ans après Auschwitz ? Lorsque l'analyse historique et la politique ont échoué à faire barrage à la barbarie, à vaincre l'obscurantisme, ne reste-t-il pas la création littéraire et des écrivains pour défendre la liberté de penser, de vivre et d'aimer ? Élisabeth Brami, Noëlle Châtelet, Alexandre Jardin, Mazarine Pingeot et Alice Zeniter croisent leurs réflexions avec Charles Palant, rescapé des camps de la mort. À l'heure où disparaissent les derniers témoins de la barbarie nazie, la littérature s'empare des mots d'un tribun qui n'a cessé tout au long de sa vie de nous exhorter à ne pas oublier les horreurs auxquelles conduisent le racisme et l'antisémitisme. Pour que nous, lecteurs, gardions en mémoire l'extraordinaire témoignage d'un de ceux qui ont dit oui à la vie. À notre tour de ne pas le laisser s'éteindre, de le donner à entendre aux générations futures.
L'Intégrale Anne Frank rassemble pour la première fois tous les écrits d'Anne Frank, pour certains jamais traduits en français, et enrichis de documents exceptionnels (photos, documents originaux...). Ils sont accompagnés de quatre essais importants sur le contexte historique par Mirjam Pressler, traductrice et experte du Journal ; Gerhard Hirschfeld, historien allemand ; et Francine Prose, essayiste américaine. L'Intégrale est l'ouvrage de référence sur Anne Frank. Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans «l'Annexe» de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés vraisemblablement sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa soeur Margot. Le Anne Frank Fonds et l'UNICEF sont partenaires pour protéger les enfants dans le monde
Ainsi, monsieur, vous voulez travailler dans le livre ? (Gaston Gallimard à Jean-Jacques Pauvert en 1941.) Contre la censure, il fut le premier à publier l'oeuvre complète du marquis de Sade, au grand jour et sous son nom. Il fut aussi l'éditeur d'Histoire d'O, d'André Breton, de Georges Bataille, de Boris Vian et d'autres auteurs majeurs du xxe siècle. Jean-Jacques Pauvert est mort le samedi 27 septembre 2014. Il était l'un des derniers éditeurs « à l'ancienne » et incarnait le combat pour la liberté. Sa carrière fut tumultueuse. Sa vie, aussi mouvementée que romanesque. Compagnon de Régine Deforges, ami des surréalistes, l'homme séduisait autant par son érudition que par son irrévérence. L'auteur de cette biographie, Emmanuel Pierrat, a été son avocat et ami pendant les vingt dernières années de sa vie. Il a rencontré plus de soixante témoins - d'Antoine Gallimard à Annie Le Brun - et a notamment consulté les archives personnelles de Jean-Jacques Pauvert. Il fait revivre Pauvert jeune éditeur, coursier pour la Résistance ; l'« affaire Sade » ; les surréalistes ; l'aventure d'Histoire d'O ; la rencontre avec Régine Deforges ; la concurrence de Tchou, Losfeld, Balland ou Bourgois ; les multiples faillites et les rebondissements d'une vie tout entière vouée au livre et à la liberté...
Par le réalisateur du Chagrin et la Pitié et d'Hôtel Terminus (Oscar du meilleur film documentaire en 1989)Longtemps, Marcel Ophuls a répété qu'il n'avait pas le courage de rédiger son autobiographie. Par chance, il a finalement décidé d'écouter son ami François Truffaut qui, à la fin de sa vie, lui avait fait promettre de rédiger ses Mémoires. Lorsqu'il se lance, ce n'est toutefois pas sans conditions : il ne veut pas de « nombrilisme », pas de « fausse nostalgie ». Pas de langue de bois non plus. « Je ne suis pas un homme gentil, ni un gentilhomme. J'espère tout au plus être tolérant. On n'a pas besoin d'aimer les gens, me semble-t-il, pour s'intéresser à eux. »Cinglant, provocateur et capable de la plus féroce autodérision, Marcel Ophuls retrace une vie où l'on croise Louis Jouvet et Bertolt Brecht, François Truffaut et Marlene Dietrich, Pierre Mendès France et Albert Speer, ou encore François Mitterrand et Simone Veil. Un récit mélancolique et drôle hanté par la figure d'un père dans l'ombre duquel il a fallu trouver sa voie : « Mon problème, c'est que je suis le fils d'un génie... »
" J'aurais voulu entrer dans la maison de South Broadway, à Nayack où elle vivait, mais il fallait une autorisation. Je me suis contenté d'entrer dans le jardin. J'ai regardé les arbres. Je me suis assis sur les marches de la cuisine. Une femme est sortie. Elle avait un petit chapeau et un sac. Elle a fermé la porte à clef. Derrière les rideaux, il n'y avait personne. "
Entre l'éditeur le plus novateur de son temps et le romancier qui devient célèbre du jour au lendemain par le scandale d'un procès, la relation dure pendantquinze ans et elle produit trois romans : Madame Bovary, véritable coup de tonnerre et immense succès, Salammbô, puis L'Éducation sentimentale, un échec public et commercial. Comme beaucoup d'histoires de couples, celle-ci commence par un coup de foudre, se prolonge en lune de miel, traverse des tensions et se termine en rupture définitive. Les deux hommes, tous deux nés en 1821, tous deux passionnés de théâtre avant d'écrire et de publier des livres, avaient de nombreux points communs, mais aussi des conceptions différentes de la littérature : Michel Lévy est un éditeur avisé qui ne sépare pas la qualité artistique de la valeur commerciale ; en esthète aristocratique, Flaubert méprise les « épiciers », du haut de sa conception d'un art autonome que la publication ne peut que prostituer.
Devenir grand-mère ? Inimaginable quand on se sent encore jeune, libre, insouciante, et qu'on n'a mal nulle part ! Grand-mère c'est pour les autres, les mémés, les Mamie Nova, les Mère Denis ! Pourtant, un jour, le téléphone sonne, une voix annonce que la petite-fille a fini par pointer le bout de son nez. Agathe est grand-mère ! Son coeur s'emballe et les questions se bousculent. Pour trouver des réponses, Agathe Natanson écrit des lettres, pleines d'humour et de dérision, qu'elle adresse à ses petits-enfants, à ses amies, à son mari, à toutes les grands-mères du monde, à son psy ou à la reine d'Angleterre. Ses missives disent avec pudeur, tendresse et impertinence ce que transmettre veut dire, et pourquoi les petits-enfants empêchent de vieillir en inventant mille et un petits bonheurs du quotidien.
Je viens d'un pays qui est né à minuit. Quand j'ai failli mourir, il était juste midi passé.Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l'ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battrre pour continuer d'aller à l'école. Son courage faillit lui coûter la vie. Le 9 octobre 2012, alors qu'elle n'avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n'a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l'enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l'histoire au prix Nobel de la paix.Moi, Malala est le récit bouleversant d'une famille exilée à cause du terrorisme ; d'un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l'ont encouragée à s'instruire, à écrire, à dénoncer l'insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l'accès au savoir. Elle a reçu le PRIX NOBEL DE LA PAIX le 10 octobre 2014
De nature réservée, Julien Clerc doit pourtant ses débuts à son audace : à dix-sept ans, alors qu'il fait du camping en Corse, il se propose comme chanteur dans un groupe pour un concert au Bout du monde. Il n'a encore jamais chanté de sa vie. Trois ans plus tard, attablé à L'Écritoire, un café parisien place de la Sorbonne, il se lève et déclare à voix haute qu'il cherche un auteur. Un homme répond, c'est Étienne Roda-Gil. S'ensuit une carrière éblouissante, jalonnée de tubes : de La Cavalerie à La Jupe en laine en passant par Ce n'est rien, Ma préférence, Femmes je vous aime ou encore Mélissa...Personnage discret et jaloux de sa vie privée, Julien Clerc accepte pour la première fois de se livrer dans cette biographie écrite par Sophie Delassein. Ce mélodiste surdoué nous raconte les coulisses de son métier et aborde avec beaucoup de pudeur sa « double enfance », liée au divorce de ses parents, mais aussi sa vie sentimentale, ses idylles avec France Gall et Miou-Miou.UNE BIOGRAPHIE INTIMISTE QUI RETRACE LE PARCOURS D'UN ARTISTE EXIGEANT.
En 1889, Hermann Hesse, douze ans, a déjà la ferme intention de devenir poète. Sa famille, extrêmement rigoriste, le croit atteint de démence, mais le jeune homme n'a de cesse d'accomplir la destinée qu'il s'est choisie. En 1946, il touche au but : le prix Nobel de littérature. Entre ces deux époques, une volonté farouche, un questionnement perpétuel, une existence entière consacrée aux valeurs humanistes et à la création. Toute l'oeuvre de Hermann Hesse est nimbée de cette aura universelle, délicate, touchant aux profondeurs de l'âme et ancrée dans l'amour de la nature.De son enfance en pays souabe à sa retraite sur la « colline aux serpents » d'un village du Tessin, François Mathieu démêle les fils de la vie du grand écrivain marqué par Nietzsche et les philosophies extrême-orientales. Hermann Hesse, poète ou rien dessine le portrait ciselé et vivant d'un génie littéraire engagé passionnément dans l'histoire allemande et européenne.
« J'aimerais que celle ou celui qui lira ce petit livre mesure ce qu'il a de déchirant. Il est mon au revoir à ceux que je laisse sur le quai. (...) Il est mon au revoir à mon enfance de petite fille noire en collants verts, qui dévale en criant les jardins de Ménilmontant. »Quand Marie Desplechin rencontre Aya Cissoko, elle est touchée par la singularité de son histoire. Née de parents maliens, Aya a connu une petite enfance habitée de souvenirs délicieux, qui prend fin avec la disparition de son père et de sa petite soeur dans un incendie. Élevée par sa mère dans le respect du danbé, la dignité en malinké, Aya apprend à surmonter les épreuves et trouve dans la boxe un refuge.
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien.Après cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au coeur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Echenoz, Calet, les jazzmen adorés.S'il demeure pour beaucoup le personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l'austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. Comédien d'exception. il préfère les paradoxes aux évidences. Aussi à l'aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l'image de l'homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé.Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d'esprit et anecdotes savoureuses composent l'autoportrait sensible de l'un des Grands ducs du cinéma français.
Faire une carrière de mezzo-soprano, voilà qui n'est déjà pas à la portée de tout le monde. Mais connaître un tel succès quand on est né dans un bidonville à Nanterre, voilà qui est proprement stupéfiant, tant on imagine nombreux et dissuasifs les obstacles à surmonter. C'est peu dire, en effet, que rien ne prédestinait la petite Algérienne Malika Bellaribi à suivre ce parcours exceptionnel. Ni son lieu de naissance, ni une famille indifférente, voire hostile. Et comme si les obstacles n'étaient pas assez grands, voilà qu'un très grave accident force Malika à passer des années à l'hôpital dès sa plus tendre enfance. Mais à quelque chose ce malheur est bon : à l'abri de la violence et de l'exploitation familiales, soignée par des bonnes soeurs, Malika se trouve, et découvre la musique : celle des chants religieux qui emplissent, chaque dimanche, la chapelle de l'hôpital. La musique, c'est, la petite fille le sent, la voie du salut et du bonheur. Il lui faudra endurer encore bien des humiliations et des vicissitudes, y compris une tentative de mariage forcé en Algérie, avant d'oser défier les règles de sa communauté. Elle décide d'être libre de choisir sa vie, son amour et sa religion : elle se convertira au catholicisme. Mais la réussite de Malika ne se borne pas à cette prouesse déjà exemplaire. À peine son nom commence-t-il à être connu qu'elle songe à faire profiter « les quartiers », comme on dit, de ce qu'elle a appris et à partager la joie que lui procure le chant lyrique. Elle crée en banlieue des ateliers de chant qui s'appuient sur une pédagogie utilisant la mémoire corporelle, les cinq sens, la créativité des jeunes, les relations affectives, les règles de groupe, les tabous...
On a coutume de dire que les enfances heureuses sont des paradis perdus et pour Jean-Pierre Foucault, ce n'est pas une figure de style. Qu'elle était belle pourtant, l'histoire de ses parents, Marcel et Paula Foucault, avant que le malheur ne les frappe : lui, le grand seigneur, ancien résistant devenu homme d'affaires dont la fortune connut des hauts et des bas, le père sévère mais juste qui éblouissait le petit Jean-Pierre par sa prodigalité et son élégance naturelle. Et elle, jeune rescapée de la barbarie nazie, seule au monde quand elle rencontra son sauveur et futur mari. Paula trouva en elle une force insoupçonnée quand le destin la laissa à nouveau seule avec Jean-Pierre et ses deux soeurs, après la disparition de Marcel dans des circonstances dramatiques. Pas facile, à quatorze ans, d'être un adolescent turbulent dans une maison de femmes. Jean-Pierre s'évade avec ses copains dans les rues et les faubourgs de la ville, de sa ville, Marseille. Marseille la farouche, la chaleureuse, la rebelle. L'aventure est au coin de la rue, la mer et la garrigue leur tendent les bras. Les chahuts et les canulars se succèdent, car seule une insouciance acharnée offre à Jean-Pierre un antidote efficace au chagrin. Ainsi s'égrènent les années jusqu'au moment où il va se résoudre à devenir un homme. Vous croyez connaître Jean-Pierre Foucault, l'animateur si consensuel de Sacrée Soirée, des Miss France, de Qui veut gagner des millions ? L'homme au sourire inoxydable ? Vous allez découvrir que le sourire d'un homme peut être une victoire sur le destin, et qu'avant d'incarner la joie de vivre il se peut qu'il ait dû ravaler bien des larmes.
Voici un Hegel nouveau, qui ne ressemble guère aux images familières, trop tôt coulées dans le bronze. Des documents inconnus, d'autres méconnus, une meilleure connaissance de l'entourage du philosophe et de l'histoire de son temps, permettent de tracer de l'auteur de La Phénoménologie de l'esprit un portrait singulièrement enrichi. Car Hegel a systématiquement dissimulé, plus ou moins efficacement, plusieurs aspects de son existence, de son activité et de sa pensée intime. Et cela en divers domaines : familial, religieux, politique, philosophique... Disciples et adversaires ont ensuite rivalisé de mauvaise foi pour alourdir encore ses silences. Le temps est venu de redécouvrir Hegel et de lui restituer son véritable visage, à la fois inquiétant et séduisant, vivant. Professeur honoraire à l'université de Poitiers, Jacques d'Hondt est l'auteur de nombreux livres sur Hegel, dont il est en France le spécialiste incontesté. Il a été président de la Société française de philosophie et de l'Association des Sociétés de philosophie de langue française ; il est membre du Comité de direction de la Hegel-Vereinigung et correspondant de l'Académie des sciences de Leipzig. Il s'agit là de la première biographie de Hegel en langue française.
GEORGES BIZET (1838-1875)Sans doute Carmen est-il l'opéra le plus populaire au monde, mais son auteur en est demeuré plutôt méconnu.Compositeur très doué, il disparaît prématurément, non sans avoir connu le parfum du triomphe. Serait-il devenu un Verdi français, lui en qui Nietzsche admirait le génie latin face à la métaphysique allemande ?La version discographique de Carmen (film de F. Rosi, direction musicale de L. Maazel), interprétée par Julia Migenes Johnson, s'est vendue à près de trois millions d'exemplaires.La correspondance de Bizet était depuis longtemps introuvable : on en découvrira ici une large édition choisie, dont une partie inédite.