Mémoire d'encrier
Plongez dans Souvenirs d’avant la naissance, un recueil poétique et nostalgique où Jean-François Beauchemin célèbre 30 ans d’écriture.
Face à l'hypocrisie occidentale, Omar El Akkad, Mona Chollet et Marie Frankland signent un essai percutant sur Gaza. Ce livre, entre mémoire et réquisitoire, interroge notre responsabilité collective face à l'injustice.
Ferveur, résistance, fulgurance, tels sont les maitres-mots qui aident à entrer dans cette parole puissante, responsable et engagée. Le poète traverse la nuit, dans un rituel de feu où les vivants sont convoqués afin d'habiter poétiquement le monde. Le poème, tel un mantra, nous ouvre les chemins de vie, nous rappelle à nous-mêmes et à tout ce qui nous entoure. Il nous dit d'aller vers notre conscience et notre besoin d'exister.Apprends, ou réapprends à prier.Quand tu en ressens le besoin.Prier c'est-à-dire, élever ton âme et t'adresser.Le résultat : le poème devient simplement méditation vers la lumière, rien qu'en célébrant less mots, leur donnant la part la plus vraie et la plus humble de chaque geste.Le poète initie à l'écoute, à l'écoute des êtres et des choses.ÉcouteMalgré le tumulte, la fureur et le chaos autourÉcoute toujours La prose de ton âme
Gaza, 2025 : une enfant tuée, un chirurgien brisé, une artiste en exil. Quand le monde dort donne la parole à celles et ceux que l’on n’entend jamais.
Découvrez Ellipse de Fady Joudah, un recueil de poésie né de l'urgence et de la résistance. Écrit en 2023 alors que Gaza vivait un drame historique, ce livre offre une voix puissante à la Palestine, mêlant quotidien et histoire millénaire.
Plongez dans un dialogue bouleversant entre une narratrice et Frida Kahlo, où la non-maternité, la révolte et la résilience se mêlent. Aussi étrange que toi, Frida est une ode à la liberté d’être femme, hors des sentiers battus.
Quinze jeunes voix de Gaza, guidées par le poète Refaat Alareer, brisent le silence imposé par la guerre.
Hukuméji, Colombie, 2025. Une pluie diluvienne exhumant cadavres et souvenirs plonge la ville dans un cauchemar éveillé. Silence animal révèle, entre horreur et poésie, la résilience des corps et des âmes face à la violence.
Dans Sale guerre, les personnages sont des naufragés en terre ferme, échoués sur un no man's land. Certains veulent quitter Cuba sans y parvenir ; d'autres sont partis et n'ont jamais vraiment réussi à atterrir quelque part. Ils vivent dans les limbes une impasse permanente entre réalité et désir, passé et avenir, pays d'origine et pays d'accueil, dans l'attente d'une confirmation ou tout simplement d'un rejet, ou encore de quelque chose qui leur rappelle que la vie est possible. Quelle est la différence entre un immigrant, un exilé et un réfugié ? Condamnées au chaos, à l'angoisse ou à l'ennui, les personnes déplacées sont confrontées à un monde qui leur fait comprendre à chaque instant qu'elles ne sont pas les bienvenues. Dans ce roman choral, les personnages semblent se déplacer avec assurance entre Cuba, les États-Unis, le Mexique, la France ou l'Allemagne, alors qu'en réalité ils sont tous paralysés, immergés dans une sale guerre. Construit sur le mode d'une narration fragmentée qui reflète brillamment la désintégration liée à l'arrachement, empreint de tendresse, de désenchantement et de mélancolie, Sale guerre est un roman extraordinaire qui confirme Carlos Manuel Álvarez comme l'une des voix indispensables de sa génération.
Quand les mots et le monde semblent perdre leur sens, Fais du feu de Rodney Saint-Éloi allume une flamme poétique pour renaître. Ce recueil incantatoire, entre rage et tendresse, réinvente l’utopie et embrase l’espoir d’un nouveau commencement.
À travers les récits des aînés innus, Eka ashate de Naomi Fontaine révèle la résistance et la tendresse d’un peuple. Un roman fragmenté, puissant, où la forêt et la mémoire dessinent l’espoir malgré l’histoire.
Publié originalement en 1997 aux États-Unis, Le contrat racial est un livre-monument traduit en français pour la première fois. Le philosophe Charles W. Mills expose les failles du contrat social, qui est avant tout un contrat racial. Ce contrat a façonné le système de domination européenne qui fait exister les Blancs en tant que personnes à part entière et les non-Blancs en tant que sous-personnes. Charles W. Mills place la justice raciale au centre de ses analyses. Réfutant l'idée du contrat social, Mills évoque plutôt le contrat racial où l'ordre racial crée les assises de nos sociétés, la reconduction des privilèges et la domination.
Entre le désert mexicain et la forêt boréale, La Coyota donne voix aux invisibles : passeurs, résistantes, travailleurs oubliés. Un recueil de nouvelles où l’humain affronte un monde à la fois sublime et impitoyable.
Yammie revient à Uashat sur la Côte-Nord, pour enseigner le français et retrouver ses racines. À l'école Manikanetish, qui doit son nom à celle qui a été la première à enseigner l'écriture et la lecture aux enfants innus, Yammie fait la rencontre de Marc, de Myriam, de Mikuan et de Rodrigue, des élèves qui cherchent à se prendre en main. Elle redécouvre le Nutshimit, l'intérieur des terres, et le sens du mot transmettre. Yammie tentera tout pour sortir les jeunes de la détresse, même se lancer en théâtre avec eux. Dans ces voix, regards et paysages se détachent la lutte et l'espoir. Adapté au théâtre en 2023 (Duceppe), Manikanetish a été interprété par des comédiens issus des Premières Nations.
Plongez dans Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps, un roman envoûtant où l'amour et la révolte s'entremêlent dans un Port-au-Prince en feu.
Uashat, Côte-Nord, Québec. Ici, les femmes élèvent seules leurs enfants, rêvent d’un avenir meilleur et résistent au poids des traditions et de l’oubli.
Quatre générations de femmes algériennes, de la colonisation à l'exil québécois : Les déterrées est le roman vibrant de Rym, qui fouille la mémoire familiale pour rendre hommage à celles que l'Histoire a effacées.
Surnommée « la reine des Innus », Joséphine Bacon livre ici, avec la poète Laure Morali, un récit de vie aussi intime que puissant.
Entre fusées et masques de carnaval, Guyane spatiale, carnavale, décoloniale révèle une terre qui résiste.
Chemins d'écriture et de vie se répondent dans cet essai atypique où se croisent expériences, enfances, maternités, lectures et résistances. Témoignage d'une mère à ses filles : exil, exclusion, amour, peur... pour dire la géographie constrastée du monde. À travers tumultes et triomphes, la littérature et l'art demeurent compagnons et guides fidèles. Toni Morrison, Paule Marshall, Gabriel García Márquez et James Baldwin... Nos solitudes rend hommage aux figures qui ont inspiré l'autrice et marqué son parcours. Elle fait appel à l'exigence de la vérité, de la mémoire afin de tracer les contours de demain. Nous sommes face à nos solitudes et cherchons ensemble les clefs.
Culbuter le malheur, livre-phare marquant la commémoration des 30 ans du génocide des Tutsi au Rwanda (1994-2024). Un million de morts en trois mois. Des silences et des silences. Adolescente à l'époque, Beata Umubyeyi Mairesse a échappé au géno-cide. Elle offre dans ce double recueil les mots justes pour faire mémoire par une énonciation radicale de ce qui est un désir puissant de vivre à présent, au présent. L'autrice fait danser les mots-pagaille, les mots-bataille, entre ici et là-bas, entre hier et demain pour inventer un imaginaire décolonisé à offrir aux enfants du jour d'après.
1959, Cuba. À travers le regard d’un pichón – terme raciste désignant les Noirs d’origine antillaise –, Carlos Moore révèle les contradictions d’une révolution qui a changé le monde, mais pas toujours la vie des siens.
Et si fermer les yeux permettait enfin de voir le monde ? Les yeux clos de Philippe Yong raconte la quête d’Alex Delcourt, journaliste parisien qui, bouleversé par un tableau d’Odilon Redon.
Quand on songe que les libertés tant vantées des États-Unis [...] ne reposent que sur l'extinction fatale des habitants primitifs, n'est on pas attristé profondément de cette loi monstrueuse de la conquête, qui préside depuis le commencement du monde au destin des races humaines ? - George SandL'année 2026 marque les 150 ans de la mort de la célèbre écrivaine George Sand (1804-1876). Au printemps 1845, George Sand et son fils peintre Maurice Sand rencontrent à Paris une délégation de la tribu des Iowas, venue d'Amérique du Nord. Relation d'un voyage chez les sauvages de Paris reprend les lettres de l'écrivaine, accompagnées des aquarelles en couleur de son fils.
Henrique, professeur de Lettres, est abattu par un policier. Pedro, le fils, revient par flashbacks sur le parcours de son père. Face au racisme ordinaire que subissent les noirs au Brésil, Pedro restitue l'envers de la peau : les objets de mémoire, la force des esprits, la tendresse et l'humanité qui maintiennent en vie.
Beyrouth en poésie. Parole d'eau, de feu et d'air. Trop de sangs habitent nos corps. La poésie creuse la métamorphose, qui fait de nous à la fois bourreau et victime, proie et ombre. Nous sommes de ces villes qui à la fois tombent et s'éveillent dans le ventre des missiles. Nous sommes les traces de ce qui reste, tel l'amour, cet indé
Mot de l'autrice:Parvenir à l'âge adulte n'est déjà pas facile, parvenir à être aîné, je le sais encore moins. Certains diraient que je suis une aînée, d'autres non. Surtout quand je pense aux enseignements des Anciens ou à cet homme de Nutashkuan que j'enregistrais pour connaître mon histoire. Un jour, je lui ai demandé son âge, il avait alors 65 ans et il se considérait comme un ussinititshu qui veut dire jeune homme en innu-aimun. Il avait la jeunesse des arbres. J'ai vu passer plusieurs années, je ne sais pas encore si j'ai atteint l'âge des aînés. J'ai appris d'eux, savoir transmettre, donner à ceux qui veulent entendre, qui à leur tour continueront encore une fois, kau minuat une fois de plus, pour la mémoire.
La vie poème est une célébration de la parole poétique : quête de lumière, d'amour et de silence. Le poème cultive le champ des possibles. À la fois spectacle, chant et pain du jour, La vie poème est une invitation fête à habiter poétiquement le monde, à porter le poème dans sa voix, et dans sa vie au quotidien. C'est un chemin d'écriture, une musique de mots pour interpeller demain. « La poésie nous dicte noble conduite, nous dit de revivre à hauteur de femmes et d'hommes, juste debout. »
Le Caire, aujourd’hui. Une Américaine en quête d’identité et un photographe égyptien brisé par la révolution : entre eux, l’amour naît malgré tout. *Un Égyptien peut-il parler anglais ?
Dans une banlieue oubliée, Simon, journaliste engagé, est retrouvé mort. Entre polar et thriller politique, Petite-Ville explore les fractures d’une société où les pauvres restent pauvres et les puissants impunis.
Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.
Abidjan, 2010. Flora et Yasmina, deux étudiantes ivoiriennes, voient leur amitié et leur avenir basculer dans la tourmente d’une crise politique sans précédent.