Rodney Saint-Eloi
Rodney Saint-Eloi
Quand les mots et le monde semblent perdre leur sens, Fais du feu de Rodney Saint-Éloi allume une flamme poétique pour renaître. Ce recueil incantatoire, entre rage et tendresse, réinvente l’utopie et embrase l’espoir d’un nouveau commencement.
Je suis la fille du baobab brûlé. Ceci n'est pas un poème. C'est l'arbre qui cherche son visage. Je suis à la fois l'arbre, la fille et la route. J'accompagne celle qui offre à la nuit sa fable et sa voix. Je voudrais aller jusqu'au bout sans connaître le chemin. Je trébuche, dérive et délire. Qu'importe. Un oiseau bat le tambour dans ma tête, une sorcière parle par ma bouche, ou un amour chagrin me tourmente. Tempête je m'appelle tourbillon. J'ai rendez-vous avec les ombres. J'ai rendez-vous avec la première étoile qui tombe. Poussent dans mon ventre des histoires qui recommencent à l'infini. Il y a toujours une vie à faire ou à refaire. On ne sait rien de ce qui ronge ou exalte.
L'ancêtre parle, invoque terre, ciel, océan. De multiples voix résonnent; le poème se joue, tambour, espérance et acte de foi. Rien n'est trahison dans cette traversée. Tout porte vers l'incandescence, lumière de nos humanités.
Plongez dans Récitatif au pays des ombres, une ode poétique où Rodney Saint-Éloi mêle marche, mémoire et élégance. Ce recueil, entre douceur et amertume, célèbre la terre et l’exil à travers un langage qui recrée la présence au monde.
Découvrez Jacques Roche je t’écris cette lettre, un hommage poignant et engagé de Rodney Saint-Éloi à son ami assassiné.
Haïti est un joyau. Nous en avons pourtant une idée préconçue souvent liée au malheur et à la souffrance. S'il est vrai qu'Haïti a eu son lot d'épreuves avec, entre autres, le régime Duvalier et les catastrophes naturelles, elle est loin de ne se résumer qu'à la misère. C'est avec la verve et la poésie qu'on lui connaît que Rodney Saint-Éloi nous livre dans Passion Haïti un portrait de son pays d'origine qu'il voit fort, contrasté, riche et foisonnant. Dans ce carnet, on visite le pays à travers les yeux de quelqu'un qui le garde en lui malgré l'exil. On rencontre des personnages qui façonnent le visage d'une Haïti embrassant tant bien que mal ses propres contradictions et ses travers. On y découvre à la fois l'importance de la culture et les couleurs flamboyantes du créole, mais aussi le racisme qui sévit entre les citoyens et les inégalités qui rendent la politique complexe. Rodney Saint-Éloi est un poète, écrivain, essayiste et éditeur né à Cavaillon en Haïti en 1963. Il a étudié la littérature francophone à l'Université Laval. Son mémoire «Émergence de la poétique créole en Haïti» porte sur l'histoire de la langue créole. Il a fondé en Haïti la maison d'édition Mémoire, le magazine Cultura et la revue d'art et de littérature Boutures. Membre de l'Académie des lettres du Québec, il vit depuis 2001 à Montréal où il dirige les éditions Mémoire d'encrier.
Plongez dans Les bruits du monde, un livre-disque poétique et engagé où 29 auteurs, de Port-au-Prince à Montréal, tissent une mosaïque de voix et de rêves.
Plongez dans l'univers poétique et engagé de Rodney Saint-Éloi avec J'ai un arbre dans ma pirogue, un recueil où l'exil, la mémoire et la quête d'identité s'entrelacent.
Quarante-trois voix haïtiennes s’unissent pour interroger l’avenir de leur pays : entre exclusion, justice sociale et utopie, Refonder Haïti? dessine les contours d’une société à reconstruire.
Je suis devenu ma mère Dans ce récit admirablement écrit, l'auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l'énergie et à la générosité exemplaires, " amoureuse de l'amour ", vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l'enfance bleue au pays natal, leur chemin d'exil, elle à New York, lui à Montréal. Le fils dialogue avec la mère. Il est celui qui a grandi sous la dictature, qui rêvait d'être écrivain et qui parvient à mettre des mots sur la colère, la peine, la joie, le courage et l'amour. Elle est la mère qui porte la mémoire du " pays-pourri " et la lumière de l'espoir. La parole de Bertha, poignante et belle, fait entendre la musique et la dignité de cet art d'être mère. Tout en nous racontant la vie de Bertha, son fils Rodney nous offre un portrait en creux de lui-même. Celui d'un homme qui a grandi sous la dictature.
Bertha, grande dame à l'énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l'amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l'enfance bleue au pays natal, leur chemin d'exil, elle à New York, lui à Montréal. La parole de Bertha, poignante et belle, fait entendre la musique et la dignité de cet art d'être mère.
Parlons de racisme puisque le racisme concerne tout le monde. Les écrivains Rodney Saint-Éloi et Yara El-Ghadban invitent à prendre part à cette conversation délicate, mais combien nécessaire. Ni manifeste, ni manuel, ni acte d'accusation, Les racistes n'ont jamais vu la mer engage le dialogue sur nous-mêmes et sur les autres. Tout s'exprime librement, se confronte et se répond. Les mots. Les expériences. Les idées. Les émotions. Parlons de racisme puisqu'il faut dépasser le repli sur soi. Pour vivre ensemble, autrement.