Passages radio et podcasts
Retrouvez les romans, essais, bandes dessinées et récits présentés ou commentés à la radio et dans les podcasts au cours des 30 derniers jours.
Cette sélection régulièrement actualisée réunit les livres disponibles sur My Smart Book. Certains titres sont des smartbooks et offrent ainsi une lecture interactive grâce à notre IA conversationnelle.
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Paula, une jeune esthéticienne, quitte la banlieue parisienne pour s'installer en bord de mer avec Tom, son compagnon jardinier. Dans cet appartement, elle espère un nouveau départ loin des odeurs et des bruits de la tour HLM où elle a grandi. Mais son quotidien est hanté par le souvenir des femmes de sa famille. Enfermée chez elle avec sa chienne Scarlett, Paula sombre dans une angoissante obsession domestique. À travers son regard myope ou la fenêtre inexplicablement sale de son salon, elle contemple l'immeuble voisin brûler et un secret ressurgir. Par une langue obsessionnelle et hirsute, Décolorer sa fille scande une vie réglée comme une liste de course qui glisse vers une inquiétante étrangeté. Dans une tension diffuse et une ambiance irrespirable, ce roman explore la filiation féminine, la charge domestique intériorisée et dissèque ce que la précarité fait aux femmes. « L'écriture la plus intéressante que j'ai vue depuis longtemps. [...] Soixante-huit premiers romans et une révélation : retenez bien son nom, elle s'appelle Lucie Bérard. » Olivia de Lamberterie, Télématin, « Charnel, obsessionnel, incandescent. » Alice Develey, Le Figaro Littéraire « Une quête d'émancipation particulièrement réussie. » Fanny Imbert, France Inter « L'héroïne de Lucie Bérard s'émancipe dans un premier roman poignant. [...] Et nous là-dedans ? Touchés au coeur. » Arnaud Cathrine, La Tribune du Dimanche « Le premier roman de Lucie Bérard est de ceux que l'on a envie de lire d'une traite. » Thomas Messias, Slate « C'est drôle, brutal, parfaitement ajusté. Bérard ne disserte pas sur l'héritage féminin : elle le fait sentir dans les cheveux, les muqueuses, les culottes, les placards, les produits ménagers. » Nicolas Gary, Actualitté « Un bijou de premier roman. » Incipit, Léonard Desbrieres « Un style captivant et magnétique. » Philippe Touron, Librairies Gallimard « L'écriture est hypnotisante. » Agathe Cèbe, Librairie La Belle Image « Inventif, obsédant, profond, bouleversant. » Sarah Gastel, Librairie Adrienne
Sacha, ouvrière de 7 à 17 heures, écrit pour survivre à l’usine et au chaos du monde. Un roman brut et poétique.
" Prendre de front - c'est-à-dire de travers " : Catabase, un nouveau label de littérature au sein des éditions La Découverte.
Durant deux années de guerre, Delphine Horvilleur a cherché dans les textes sacrés les mots capables de résister au désastre. Qu'arrive-t-il au langage quand le monde s'effondre, s'interroge Delphine Horvilleur dans ce livre courageux, à la croisée du témoignage intime et de la réflexion spirituelle. De 2023, veille des massacres du 7 Octobre, jusqu'au retour des derniers otages retenus dans un Gaza dévasté en 2025, l'auteur n'a cessé de chercher les mots pour accompagner les drames et faire dialoguer une sagesse ancestrale avec la tragédie en cours. Elle livre ici les sermons, à la portée parfois prophétique, qu'elle a prononcés au coeur de la guerre, et tente de comprendre ce qui, dans le chaos, fut si difficile à dire ou impossible à entendre. Sa relecture des textes de la tradition et ses interprétations bibliques éclairent notre temps d'une lumière inédite, faisant résonner les leçons d'un passé immémorial dans un présent hanté par la violence et les fantômes de l'Histoire. À travers cet essai passionnant sur le judaïsme et Israël, l'antisémitisme et la responsabilité politique, l'usage de la force et la quête de survie, elle pose une question universelle : peut-on apprendre à se reparler pour tenter de se réparer ?
« Après l'effondrement du 7 janvier, j'ai dû fouiller dans la somme de mes gravats mentaux. Pendant plusieurs années je me suis assis au bord de ce moi pulvérisé à contempler le moindre caillou. À envisager de refonder le tout. Je ne sais pas comment j'ai pu me reconstruire au fond, mais c'est dans l'exploration méticuleuse de ma personnalité à terre que j'ai finalement réussi. J'ai commencé à devenir le dessinateur que je suis désormais lorsque j'ai compris que je n'étais plus en ruine, mais en chantier. Alors forcément Beaubourg en reconstruction... Écrire évidemment. Mais dessiner aussi. Puisque le dessin a toujours été là pour me soutenir. »
Seule dans son appartement, une jeune femme emballe ses affaires dans du papier journal. Demain, des déménageurs emporteront ces traces fragiles de son existence. Tandis qu'elle remplit ses cartons, elle pense à l'homme dont elle vient de se séparer, et des histoires surgissent des objets qu'elle manipule. Témoins d'une vie ordinaire, une assiette au filet d'or, un ensemble H&M couleur poil de chameau ou un rouleau de Sopalin ont autant à raconter qu'un trépidant roman d'aventures... Que reste-t-il de ce que nous avons vécu ? De quelles légendes sommes-nous faits ? Les grandes amours comme les petits riens, les désillusions et les désirs sont au coeur de ce roman plein de surprises, à la fantaisie incomparable. "Clémentine Mélois semble nous dire que la fin d'une chose annonce aussi le début d'une autre." La Croix. "Un beau récit sensible comme une longue lettre ouverte à l'absent." Benzine
Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste. Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. Voilà, c’est à toi. Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête. Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute. Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre. Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice. Polina Panassenko est autrice, traductrice et comédienne. Son premier roman, Tenir sa langue (Éditions de l’Olivier, 2022) a reçu le Prix Femina des lycéens.
« Chaque nouveau roman de Louise Erdrich est un événement littéraire, et son dernier en date poursuit l'une des séries de succès les plus remarquables de la littérature américaine. » The Guardian
Jusqu'où est-on prêt à aller pour défendre notre liberté ?Lyon, Boston, Paris, Singapour. Au fil d'une écriture intense, Les Évadées nous transporte autour du monde en nous liant aux destins de deux jeunes femmes, deux soeurs jumelles au caractère trempé, que la vie a tôt séparées mais que le destin va finalement réunir. Cécile est enquêtrice au sein d'Interpol. Un appel au secours, lancé depuis un village perdu aux confins de l'Asie du Sud-Est, la met sur la piste d'une entreprise criminelle dont elle ne soupçonne pas l'ampleur. À des milliers de kilomètres de là, Olivia, scientifique rattachée à l'Institut Pasteur, poursuit ses travaux dans un centre de recherches de la côte Est américaine. Alors que le pouvoir politique du pays se radicalise et décide de museler la science, Molly, sa patronne, lui propose de rejoindre un réseau de résistance. A priori, les existences de ces deux soeurs n'ont plus grand chose en commun, si ce n'est que chacune, à sa manière, recherche la vérité. Mais dans une époque livrée à l'avidité et aux mensonges, ces deux femmes obstinées vont braver les périls pour défendre ce en quoi elles croient... et ainsi redécouvrir qu'il existe entre elles des liens que ni la peur ni le temps ne peuvent rompre.
Au dernier jour d'un festival de littérature à Beyrouth, Elisa Shua Dusapin descend au Sud Liban. Elle ne sait pas ce qui se passe de l'autre côté de la frontière en Israël, c'est tôt le matin, le 7 octobre 2023. Quelques mois plus tard, après son retour en Europe, un pressentiment la pousse à retourner d'urgence au Proche-Orient. Elle commence par poser ses valises à Amman en Jordanie. Elle ne connait ni la ville, ni sa culture. La jeune femme apprend l'arabe, s'initie à la plomberie avec des Jordaniennes, se rapproche de réfugiés syriens, partage de furtives confidences avec des Palestiniens et des Israéliens. Une sorte de secret se dévoile dans les silences et grâce aux gestes. Comme si c'était en compagnie des gens, et non à leur propos, qu'Elisa Shua Dusapin écrivait ce texte lumineux et grave, échappant à tout manichéisme et qui pose un regard inédit sur cette région et sur la violence.
' On ne s'occupe que de ce qui n'est pas, et non de ce qui est ', écrit le philosophe Pascal dans ses Pensées. Cette phrase insolente de simplicité résume notre condition humaine : incapables d'accepter le réel tel qu'il est, nous préférons nous duper pour tenir bon. Mais à quel prix ? Dans cette réflexion intime et philosophique, Adèle Van Reeth interroge l'ambivalence de notre rapport au vide. Et si nous organisions notre vie de manière à combler ce vide qui nous effraie tout en regrettant de ne pas réussir à lui faire de la place ? À distance de la vie saturée que la narratrice mène entre travail, famille et agitation quotidienne, le retrait dans un monastère ne lui offre pas de réponse et devient une épreuve : celle du face-à-face avec soi et avec le temps. Dialoguant avec Pascal, mais aussi avec Virginia Woolf et Henry David Thoreau, Adèle Van Reeth donne à cette expérience singulière une portée plus large. Elle interroge avec précision ce qui, dans nos vies contemporaines, relève moins du mouvement que de la fuite, moins du désir que du remplissage.
On fait partie d'une grande famille. On sait qu'on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l'été dans notre maison à la montagne. On trouve que c'est normal. C'est chez nous, c'est à nous, c'est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s'appartient. On ne sait pas comment dire je, on n'en a pas besoin, puisqu'on est nous. Nous les enfants, les frères et soeurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n'a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c'est. On n'en est pas capables. On n'en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s'est fissurée, on n'a pas compris. Ça n'aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n'était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.
Milwaukee, début des années 1930, à quelques encablures de Chicago. Hicks McTaggart, ancien briseur de grève devenu détective privé, se voit confier une mission d'apparence routinière : retrouver l'héritière d'une grande fortune de l'industrie fromagère qui a fugué avec un clarinettiste de swing. Lassé des affaires conjugales, Hicks préférerait enquêter sur la retentissante explosion d'un camion d'alcool de contrebande au bord du lac Michigan, car la fin de la Prohibition approche et des heures sombres s'annoncent. Mais Hicks n'échappera pas à sa mission initiale, et le voilà embarqué sur un paquebot transatlantique, pour finalement atterrir en Hongrie, bien loin de son cher Milwaukee et des pistes de danse et de bowling qu'il affectionne tant. Bientôt le FBI s'en mêle, suivi par la mafia, les nazis, des agents soviétiques, le contre-espionnage britannique, des praticiens du paranormal ou encore des motards hors la loi... alors que Hicks ne cesse d'éprouver cette persistante impression qu'on le mène partout en bateau. Sur un tempo grisant, ponctué d'argot d'époque et de parodies musicales, Thomas Pynchon prend pour la première fois pour décor les États-Unis de l'ère du jazz et l'Europe de l'entre-deux-guerres, dans un monde qui s'apprête à basculer. Mission de l'ombre dynamite les codes du roman noir pour mieux nous confronter à la montée du fascisme dans nos sociétés et esquisser des lignes de fuite tous azimuts.
Roman d'apprentissage et roman d'architecture construit autour de personnages particulièrement attachants, est aussi une ode à la nature et un portrait poétique et passionnant du Japon moderne.
"Je ne pouvais pas continuer à trahir Christine Schwartz plus longtemps, ça suffisait, et à vivre soi-disant protégée par ce nom de Angot. À quel prix ? Quel prix j'allais encore payer pour passer pour une autre, et me croire avec la majorité, à l'abri, sous la protection paternelle d'une famille classique, bourgeoise et dominante."
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur Tokyo : tout est faux. La mégapole n'est ni la fourmillière qu'on vous montre, ni le musée à ciel ouvert qu'on vous vante. Certes, Tokyo est la capitale de la mémoire et de la modernité mais elle est aussi, en mode mineur, la cité du vice et de la perversion, le fief de tous les excès et de toutes les folies. Quand Stéphane Madryka, détective privé spécialisé dans l'adultère, décide d'enquêter sur la mort d'un homme d'affaires dans un bar à hôtesses, il est loin de se douter qu'il a signé un contrat avec le diable. Comme dans l'enfer de Dante, il va plonger dans les cercles maléfiques de la ville furieuse, traversant ces anneaux hallucinés comme autant d'épreuves à fleur de feu. S'il n'avait eu que le sang comme seul fil rouge, peut-être aurait-il abandonné... Mais justement, son guide n'est pas la mort, mais l'amour. Après tout, chaque nuit, ses rêves le lui murmurent : « Les plus belles, ce sont les Japonaises... »
« Voilà près de vingt-cinq ans que j'ai troqué la lettre M pour la transformer en N. KARIMA/KARINA. Six lettres parmi lesquelles une seule joue les trouble-fêtes, ne convoquant ni le même imaginaire ni les mêmes fantasmes. » Quelle femme se cache sous l'allure parfaite de Karina Leroy, mariée à Vincent, mère d'une adolescente, et à la tête de sa propre galerie d'art ? Et si Karina s'appelait Karima ? En tronquant la lettre M, elle a dynamité le seul pont en mesure de la relier à l'autre rive de la Méditerranée. Ainsi affranchie de la charge sociale et raciale, elle a acquis une forme de liberté. Même si la honte d'avoir usé d'un tel stratagème ne l'a jamais quittée. Le jour où ce qu'elle a construit dans le mensonge se fissure, elle est rattrapée par les blessures de l'enfance et celles de la guerre d'Algérie. Face aux soubresauts de l'Histoire, chacun devra explorer sa part absente.
Lorsqu'elle se décide à réactiver la chaîne YouTube de son père, deux ans après sa mort, Iman ne se doute pas qu'elle va faire émerger un monde englouti. Sous ses yeux défilent des dizaines de vidéos, tournées pendant les années 1990 à Djibouti, le pays de son enfance. Des concerts et des clips dans lesquels elle découvre, incrédule, l'existence de Dinkara, un groupe mythique de pop djiboutienne dont la superstar se nomme Abdallah. La musique est électronique, l'ambition est immense... Et si celui qu'elle croyait avoir connu, ce père rapatrié en France après un accident cérébral, cet homme silencieux et ingénieux dans son appartement de Poitiers, avait quelque chose à voir avec cette folle épopée ?
Menacé par l'Inquisition, le jeune Donato doit fuir le Portugal et ses bûchers. En cet an 1540, il embarque sur un vaisseau à destination de l'Afrique puis des Indes. Lorsqu'il accoste le lointain archipel décrit par Marco Polo sous le nom de Cipango, il s'immerge dans ce Japon médiéval, en apprend la langue, tombe éperdument amoureux et s'offre une nouvelle vie.Parallèlement, au xxie siècle, Ylona Malone nourrit des rêves de démiurge et chasse les têtes les plus brillantes. Parmi elles, June, férue de linguistique et d'intelligence artificielle ; Karine, spécialiste du processus d'hibernation chez les ours ; Li Shuzhou, physicien en fusion nucléaire, en attente de visa pour les USA ; Angela, pilote de drones ; Leandro, informaticien de génie... Tous sont experts dans leur domaine. Tous ont une faille : leur imagination sans limites. Pur roman d'aventures, à la croisée de la fresque historique et de la spéculation contemporaine, Cipango explore la puissance de la fiction et les dérives d'un monde où la réalité elle-même devient indiscernable. Découvert avec Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis), Jean-Marie Blas de Roblès inventait le roman jungle. Vingt ans après, Cipango en prolonge secrètement l'élan dans une oeuvre ambitieuse où passé, présent et futur se réfléchissent à l'infini.
"J'imaginais que la colline était une femme, géante endormie par un sortilège de contes peuplés de sorcières et de marâtres envieuses. C'est elle que je voyais par l'unique lucarne de l'abri dans lequel nous étions cachés depuis le début de la guerre." 1992. La narratrice vit dans les faubourgs de Sarajevo une enfance heureuse, bercée de mythes et de légendes balkaniques, quand la guerre éclate. Soudain la ville est assiégée. Les collines alentour deviennent une menace ; les amis d'hier, des ennemis inattendus. Les repères de l'enfant vacillent, son monde se défait. Il faut partir, décide le père. Lui restera pour défendre ce qui peut être défendu, la mère emmènera les enfants sur la route aventureuse de l'exil.
Dans une ferme pyrénéenne coupée du monde, une fratrie recomposée se réunit autour d'un patriarche agonisant, une matriarche glaciale et leur inquiétante servante. Chacun y revient avec ses secrets, ses fantômes. Pris au piège d'un orage diluvien, ils voient leurs masques se fissurer sous le poids des non-dits. La violence couve, prête à exploser. Entre tragédie antique et huis clos horrifique, Je ne suis pas venu apporter la paix allie la tension d'un thriller psychologique à la noirceur d'un implacable drame familial. « Avec ce roman fascinant, étouffant, terrifiant et sans pitié, Nicolas Martin réinvente les codes en créant le thriller horrifique naturaliste. » Librairie Joker Après le succès de Fragile/s (Au diable vauvert), Nicolas Martin signe un deuxième roman qui interroge la brutalité des liens du sang et l'emprise persistante du patriarcat.
Tout le monde est originaire d'Afrique, aussi ce livre s'adresse-t-il à tous et à toutes. Trop longtemps, l'histoire de l'Afrique a été tout simplement ignorée, ou dominée par les récits occidentaux sur l'esclavage et le colonialisme. Zeinab Badawi nous guide à travers l'histoire fascinante de l'Afrique, depuis les origines de l'humanité jusqu'aux indépendances des États, en passant par les civilisations anciennes et les empires médiévaux. L'autrice a parcouru pendant plus de sept ans plus de trente pays africains, interviewé d'innombrables historien·nes, anthropologues, archéologues, conteur·euses et citoyen·nes. Elle offre une nouvelle lecture du plus ancien continent habité de la planète, en donnant la parole aux Africain·es eux-mêmes et en décolonisant nos imaginaires. Il était temps. Née au Soudan, Zeinab Badawi est arrivée en Grande-Bretagne à l'âge de deux ans. Diplômée d'Oxford, elle a une longue carrière de journaliste télé à la BBC. Elle a reçu de nombreuses distinctions et est active au sein d'organisations à l'intersection de la diplomatie et de la recherche (International Crisis Group, Afrobarometer, Mandela Institute for Development Studies, Humanitarian Action for Sudan, etc.). Elle préside aujourd'hui la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres.
1870. Arthur Rimbaud a seize ans lorsqu'il écrit les poèmes composant Les cahiers de Douai, à travers les poèmes d'un adolescent en révolte contre la misère, l'oppression et le racisme, ces textes aux thèmes novateurs portent les prémices de la poésie moderne... Il y a une évidence pour Damien Cuvillier d'illustrer ces poèmes écrits lors de l'adolescence du poète, qu'il a racontée dans les deux premiers tomes de Voleur de feu, sa biographie de Rimbaud en bande dessinée. Les cahiers de Douai est au programme du bac des 1re générale et technologique. Après une première fugue du 29 août au 5 septembre 1870, Arthur Rimbaud est recueilli par son professeur de rh.torique Georges Izambard. Il est hébergé à Douai chez les tantes de ce dernier, les demoiselles Gindre. Rimbaud dépose le 26 septembre 1870 chez le poète et éditeur douaisien Paul Demeny une première liasse de quinze poèmes. Il profite d'un second séjour en octobre à Douai, à l'issue d'une deuxième fugue, durant la guerre franco-prussienne, pour livrer à Demeny sept nouveaux sonnets. Il lui écrivit plus tard : ' Brûlez, je le veux, et je crois que vous respecterez ma volonté comme celle d'un mort, brûlez tous les vers que je fus assez sot pour vous donner lors de mon séjour à Douai '. Demeny n'en fit rien. Demeny vendit le recueil à Rodolphe Darzens, premier biographe du poète. Le recueil passa ensuite entre les mains de l'éditeur Léon Genonceaux et même entre celles de Stefan Zweig, qui acheta les deux liasses aux enchères de l'hôtel Drouot en 1914 et les conserva jusqu'à sa mort en 1942. Les poèmes contenus dans ces cahiers sont édités pour la première fois en 1891, dans Reliquaire, poésies. Une exposition à la maison des ailleurs à Charleville Mézières. Les dessins de ce recueil - en partie réalisés à la maison Rimbaud - et des pages de Voleur de feu y seront exposés de juin 2026 au début de l'année 2027 et seront présentés au festival Cabaret vert en août 2026.
À Ableford, petite ville imaginaire d'Angleterre, trois adolescents vont être jugés pour le meurtre, la nuit de la Saint-Sylvestre, d'un prof septuagénaire. Plus de soixante coups de couteau et d'innombrables coups de pied, les trois garçons couverts de sang pris quasiment sur le fait : aucun doute, ils sont tous coupables ! Le juge et la procureure de la Couronne en sont convaincus. Les prévenus nient, naturellement, et chacun tente de se défausser sur les autres. Les témoignages peu fiables, une enquête lacunaire et la mise au jour de faits nouveaux viennent brouiller les lignes d'un tableau trop beau pour être vrai. Comment, sur ces bases fragiles, peut-on rendre un verdict en son âme et conscience ?
À l'heure des règlements de comptes de la Libération, Esther Albouy, jeune employée des Postes, est tondue en place publique, emprisonnée puis bannie de sa propre ville. Quel crime a-t-elle pu commettre pour subir un tel sort ? Revenue en secret dans la maison familiale de Saint-Flour, elle va s'y enfermer et vivre recluse pendant près de quarante ans. En octobre 1983, sous les yeux d'une France incrédule, les hommes du GIGN donnent l'assaut. Ils vont découvrir l'horreur. Soudain, les fantômes de l'Occupation refont surface. Grégoire Kauffmann exhume les pièces de ce drame marqué par les non-dits, l'indifférence et les distorsions de la mémoire. Il brosse le portrait d'un pays animé par l'esprit de vengeance, les rumeurs et les passions de l'épuration. Dans cette ville du Cantal marquée par une vieille tradition d'enfermement des femmes héritée du Moyen Âge, la séquestration d'Esther va réveiller un monde disparu. Un récit captivant qui lève le voile sur l'une des plus fascinantes énigmes de l'après-guerre.
Journal d'amitié magnifique, d'Emmelene Landon est le récit, par-delà le traumatisme et l'amputation, d'une célébration du vivant. Un texte formidable et envoûtant.
Comment se construit une mémoire quand son pays a disparu ? D’un pays qui n’existe plus raconte l’histoire d’une famille déchirée par la guerre et l’exil, où chaque silence, chaque colis, chaque mot murmuré porte l’écho d’une Yougoslavie engloutie.
Jennifer a une vie qui la satisfait quand, au détour d'une panne de clavier d'ordinateur, une phrase surgit, inachevée, qui fait déraper l'appa¬rente logique de son existence : « Devant Autant en emporte le vent, Vivien Leigh et Clark Gable vont s'embrasser quand quelqu'un appuie sur pause et ». Et rien. Un blanc après ce et qui envahit la page, troue sa mémoire. Jennifer se lance alors dans une enquête hilarante et inquiétante. Seuls indices : Perpignan, la ville de son enfance, une scène de baiser dans le célèbre film, la présence de son grand-père, une tache de sang sur le petit pull jaune qu'elle portait à l'époque. Elle décide de reconstituer la scène, et pour cela de reconstruire à Perpignan l'appartement de son grand-père dans les moindres détails. Entreprise rocambolesque pour recréer un décor qui devient l'archive supposée d'un trauma. Mais lequel ? Plus Jennifer tente obsessionnellement, et de façon burlesque, de restaurer la scène perdue, plus la mémoire lui joue des tours. Son comportement affole ses proches. Il y a chez Jennifer une petite fille amnésique, traumatisée, et trompée par des récits d'autant plus séduisants qu'ils la protègent d'une vérité impossible à dire.
Au Bouchon, petit village isolé de l'île Maurice, quatre générations se succèdent depuis le temps de l'esclavage. La violence se mêle à l'amour, la tendresse à la haine, les plus nobles passions aux vices les plus vils, les sangs des unes aux sangs des autres... Les cinq fondateurs viennent d'une plantation lointaine : trois sont nés dans la puissante et blanche famille Dumontais ; deux d'une esclave noire. Mais les trois blancs sont en vérité le fruit d'une passion entre Madame et le Vieux Bouc, un esclave magnétique qui revendique aussi la paternité des deux derniers. Bannis pour s'être liés d'amour et d'amitié, les cinq enfants devenus grands trouvent refuge dans ce lieu perdu dont ils font leur royaume, autarcique et magique, qu'ils défendent d'un seul corps, puisqu'ici sont abolies les frontières entre passé, présent et avenir ; vie et mort ; réel et fantastique. Tel homme entend sans le vouloir tous les péchés humains ; telle femme meurt et renait en déesse protectrice ; un enfant vit parmi les oiseaux quand son cousin viole et tue sans frein ; le moulin est hanté par les voix des fantômes, la nature donne les plus beaux fruits mais décapite la chapelle ; les guerres du monde contemporain rencontrent les combats intérieurs de chaque individu et l'histoire de l'humanité se reproduit dans l'infiniment petit de leurs existences débridées. Parmi eux, un enfant timide sera le chroniqueur de ce royaume hors-norme dont il livre les jours de paix, de luttes, et les nuits de folie pour empêcher l'oubli. Épopée fabuleuse, mythologie vibrante, fable majestueuse, cette Chronique d'un Royaume perdu est le chef d'oeuvre d'Ananda Devi.
Depuis les années 1990, à mesure que les questions liées aux héritages coloniaux ont pris de l'ampleur dans l'espace public et les débats politiques, l'histoire des colonisations est devenue l'un des domaines les plus dynamiques et les plus discutés de la recherche en sciences humaines - et ce en France comme dans d'autres pays, qu'ils aient été colonisateurs ou colonisés. De cet important tournant, Emmanuelle Saada dresse un premier bilan raisonné. Traitant conjointement histoire et historiographie, elle s'attache à faire ressortir les très riches enseignements de ces travaux pour comprendre les situations coloniales dans leur hétérogénéité, sur tous les continents et depuis cinq siècles. Attentive à l'asymétrie des sources, aux pratiques des individus et des groupes et aux limites du pouvoir colonial, elle met aussi en relief ce qui constitue le "noyau dur" des phénomènes coloniaux : l'appropriation des ressources, le déploiement de la violence, le gouvernement des populations. Cet itinéraire pondéré révèle à quel point l'analyse des colonisations a transformé la manière même de faire et d'écrire l'histoire. Il renouvelle les façons d'envisager les controverses postcoloniales, en ouvrant la voie à une histoire équitable.
Ils ont grandi sous le même ciel, urbain et sombre, dans la même famille, heurtés par les mêmes secousses. Pourtant, Sura, Zellik et Gaston n'auront pas tiré les mêmes enseignements de leur éducation. À la première, l'enfance aura donné l'ardeur de la révolte ; au deuxième, le goût du pouvoir par l'argent ; au troisième, une attention douloureuse à ce qui menace de disparaître. Arrivé à l'âge adulte, le trio se fissure, entre amour fraternel et contradictions brutales. Employé par le puissant consortium pétrolier IXIA Power, Zellik se laisse emporter par l'ivresse de la réussite financière, tandis que Sura, devenue avocate, engage sa vie pour préserver la nature des saccages écologiques. Un événement imprévu survient, qui va conduire Zellik et sa soeur à s'opposer dans un combat d'une rare intensité. Cette lutte mettra-t-elle en péril leur fratrie, et en particulier le fragile Gaston ? Porté par une écriture puissante, Midgar est un grand roman contemporain sur ce que notre civilisation détruit et sur ce qui, en nous, continue de résister.
Clem vient d'échouer à son deuxième CAP. Elle doit trouver du travail. Plus facile à dire qu'à faire quand on ne sait pas lire ni écrire : car Clem est illettrée, même si personne ne le sait. Son secret l'isole, jusqu'à sa rencontre avec Ilunga. Entre eux le courant passe, mais au-delà de l'attirance quelque chose d'autre se joue, un secret, une blessure, qu'ils partagent sans se l'avouer. Une romance sociale émouvante qui brille par sa sincérité.