Préhistoire & Protohistoire
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Et si l’humanité avait basculé il y a 70 000 ans ? Sapiens nu révèle l’étincelle secrète qui a tout changé : technologies, arts, sociétés. Un voyage vertigineux aux origines de notre essence, bien au-delà des gènes.
Nos épidémies ont des squelettes dans le placard ! Et qui de mieux pour le prouver qu'un paléopathologiste ? Jean Zammit est un de ces spécialistes des fossiles humains, capable de remonter le temps à la recherche des maladies de nos ancêtres. En suivant les pistes des dernières découvertes en archéologie, en paléodémographie ou en microbiologie, il dresse le portrait-robot convaincant du suspect de toutes nos infections modernes : la néolithisation. En devenant un agriculteur plutôt qu'un chasseur-cueilleur, l'homme a en effet bouleversé son évolution et celle des plantes et des animaux qu'il a domestiqués. Peste, tuberculose, covid 19, cancers... Quels effets la promiscuité entre nos ancêtres et leurs bêtes a-t-elle eus sur ces virus et ces microbes qui ont évolué jusqu'à devenir les nôtres ? Qui de ces parasites mortels ou de l'homme est le vrai coupable de ces meurtres biologiques à grande échelle ?
Pour les civilisations antiques, l'écriture était un don divin. Les philosophes et les linguistes ont spéculé sur ses origines. À la fin du XXe siècle, des objets archéologiques ont permis de retracer l'évolution de pratiques aboutissant aux premières traces d'écriture en Mésopotamie. Bousculant le mythe et les certitudes savantes, leur étude a montré que les fonctions primordiales de l'écriture ne relèvent ni de la transmission, ni de la conservation du langage, mais de la gestion de biens. La conception scientifique de la genèse de l'écriture découle des découvertes de Denise Schmandt-Besserat. Ce livre présente les preuves matérielles que sont les « jetons », examine leur évolution jusqu'à la transmission de leurs fonctions aux tablettes d'argile, puis analyse les implications socioéconomiques de ce processus multimillénaire, avant de restituer la classification des artefacts. Cette démarche est comparable à celle d'André Leroi-Gourhan : elle introduit une problématique fondamentale dans le champ des études paléo-historiques en même temps qu'une méthode éclairant la relation entre une classe d'artefacts et l'évolution de l'humanité. Dans une postface inédite, Grégory Chambon fait le point sur les enjeux toujours actuels de cette oeuvre fondatrice.
Partez sur les traces de Marie-Louise Inizan, pionnière de la technologie lithique, dont les recherches ont révolutionné notre compréhension des outils préhistoriques.
L'Orient méditerranéen subit des troubles majeurs au tournant du XIIIe et du XIIe siècles avant notre ère. Les palais mycéniens, l'empire hittite et de nombreuses cités-états disparaissent sous les coups de boutoir des Peuples de la Mer. Seuls les Égyptiens parviennent à les arrêter. Parmi ces peuples, les ancêtres des Grecs Doriens, des Italiques, des Arméniens et des Phrygiens semblent partager la maîtrise de la réduction du fer terrestre. Comprendre cette révolution majeure, qui fait basculer l'Orient méditerranéen de l'Âge du Bronze à celui du Fer, passe par une analyse pluridisciplinaire : linguistique, archéo-métallurgique, historique et mythologique.
Il y a 4000 ans, une éruption du Vésuve a figé dans le temps un village de l’âge du Bronze. Nola - Croce del Papa révèle, grâce aux fouilles archéologiques, la vie quotidienne.
Au fil des chapitres de ce livre, le lecteur va découvrir l'incroyable épopée de ces colons venus du Levant qui, à partir du VIIe millénaire, ont installé progressivement leurs fermes et leur bétail sur quasiment toute l'Europe. Les groupes locaux semi-nomades ont fini par adopter, non sans résistance, leur mode de vie sédentaire où la chasse, la pêche et la cueillette sont devenues des activités marginales remplacées par des productions végétales et animales contrôlées par l'homme. Le sauvage a ainsi reculé devant le domestique le long des deux grandes voies de migration à savoir les côtes de la Méditerranée et la vallée du Danube. Malgré le succès de cette révolution technique, économique et culturelle, l'homme ne peut toutefois pas oublier son passé, même lointain, et le besoin de sauvage refait surface actuellement chez bon nombre de nos concitoyens européens qui lui ouvrent de nouvelles perspectives, réservant pour les années à venir bien des surprises.
Au fil du temps, l'art des cavernes d'Europe occidentale s'enrichit, aux côtés des figurations animales, de motifs géométriques complexes que l'on qualifie généralement de signes. Ces tracés sont dits « abstraits » par convention parce qu'ils ne s'identifient à aucune forme connue. Pour les chercheurs ils restent « d'obscure signification ». Par l'observation des données graphiques relatives aux signes, le concours de l'archéologie des grottes ornées et de leurs particularités environnementales, Marc Bruet propose dans cet essai une approche inédite de cette problématique qui fait débat depuis plus d'un siècle chez les préhistoriens. Voici un autre regard porté sur l'art des cavernes.
Lucy, l'homme de Néanderthal et Otzi montrent que, s'ils n'ont pas nos connaissances, nos moyens technologiques, ils ont un raisonnement très pertinent et sont beaucoup plus proches de nous que nous ne l'imaginons. De belles découvertes, lors de fouilles, permettent aux scientifiques de retracer l'évolution de l'homme. Poursuivant le chemin ouvert par ces connaissances, l'auteure imagine rencontrer, chez eux, quelques-uns de nos ancêtres des temps préhistoriques. Ferez-vous le voyage jusqu'à chez eux ?
Pendant les sept millénaires qui ont suivi la dernière déglaciation, les petites communautés de chasseurs-cueilleurs cantonnées au sud de l'Europe ont progressivement occupé tout le continent. Les récentes fouilles d'archéologie préventive de pleine nature ont levé le voile sur la réalité de ces groupes familiaux spécialisés dans la chasse à l'arc. Qui étaient-ils ? Comment vivaient-ils ? De quoi se nourrissaient-ils ? Grâce aux données scientifiques disponibles à ce jour, l'auteur nous plonge dans le monde de ces « hommes des bois » experts dans l'art d'utiliser les ressources de leur milieu sans les surexploiter ni les polluer. Leur adaptabilité associée à leur solidarité leur ont permis non seulement de survivre, mais de voir leur population augmenter jusqu'à ce que, au début du Néolithique, les agro-pasteurs venus de l'est bouleversent leurs pratiques et finissent par les assimiler.
Après le premier volume traitant du Paléolithique, ce second volume sur le Néolithique se développe en neuf chapitres abordant les questions d'environnement, de populations, mettant en relief les diverses expressions matérielles et spirituelles du nouveau mode de vie. Le dernier chapitre évoque les premières grandes concentrations humaines qui ont conduit aux organisations urbaines et le rôle des deux grands fleuves africains, le Nil et le Niger.
Plus qu'en d'autres régions, la Préhistoire est marquée au Sahara par d'innombrables questions dont l'énumération, tout en dessinant les insuffisances de la recherche, en souligne aussi les nombreux apports. Cet ouvrage est construit autour des interrogations de plusieurs générations d'étudiants de diverses universités. Il tente de réunir l'essentiel des données disponibles et d'élaborer la construction qu'elles permettent aujourd'hui. Certaines hypothèses sont confortées, d'autres balayées. Ce premier volume s'articule en huit chapitres présentant le contexte environnemental, les hommes, les grandes phases de la Préhistoire telles qu'elles sont perçues à travers les vestiges matériels, et l'émergence de la spiritualité.
La grotte Chauvet, dans les gorges de l'Ardèche, datée de plus de 35 000 ans, ouvre le ban des grands sanctuaires ornés du paléolithique en Europe occidentale. Sa reconnaissance en 1994 a fait voler en éclats l'idée que l'art des cavernes avait connu une évolution linéaire depuis des débuts plastiques frustres pour atteindre la sophistication d'oeuvres élaborées. L'iconographie du souterrain comporte plus de quatre cents représentations animales au réalisme étonnant. L'auteur analyse et compile l'ensemble des singularités de cet art pour proposer le décodage d'un chef d'oeuvre.
Ce livre est le fruit d'une longue collaboration archéologique malo-japonaise qui a commencé en 1999, qui a permis de déterrer de grands bâtiments des Xe et XIe siècles, faits de pierres, qui pourraient constituer le palais royal du premier royaume de Gao... Il fournit une base riche et solide sur laquelle une nouvelle histoire africaine sera construite. Il intéressera non seulement les archéologues et les historiens, mais aussi les amateurs séduits par ce continent à la fois turbulent et fascinant.
5000 ans avant notre ère, des haches en jade alpin parcouraient l’Europe de l’Irlande à la Bulgarie. JADE. Tomes 1 et 2 révèle l’histoire oubliée de ces objets sacrés, symboles de pouvoir et de rituels au Néolithique.
Le site de Peyrazet (Creysse, Lot), dans le Haut-Quercy, fouillé entre 2008 et 2016, a redynamisé les recherches sur la fin du Paléolithique supérieur dans cette région. Entre plateau et vallée, Peyrazet apparaît désormais comme un nouveau jalon du Magdalénien supérieur entre l'océan Atlantique et la Méditerranée. Ce travail collectif présente les études comparatives et croisées des industries lithiques, des équipements osseux, des restes fauniques, des matières colorantes et de la parure, retrouvés sur les 12 m2 de la fouille, soit environ le quart de la surface habitable estimée. Ces matériaux ont permis aux chercheurs de documenter une partie des activités qui s'y sont déroulées. Sur les restes de silex, par exemple, des traces d'utilisation montrent une relative diversité d'activités réalisées à l'intérieur comme à l'extérieur du site. De même, en analysant la provenance des silex et des coquillages marins, et en les comparant avec d'autres sites, les archéologues ont mis en évidence un réseau d'approvisionnement et d'échanges bidirectionnel à longue distance. Mais c'est le renne qui constitue le socle commun des activités socio-économiques menées dans la grotte-abri : sa viande y était amenée en quartiers, ses os et ses bois servaient à fabriquer des projectiles de chasse et des aiguilles, ses dents utilisées en éléments de parure... La confection d'objets en peaux, dont on repère de nombreux témoins, révèle une véritable originalité. Des résultats qui, pour le moment, restent exceptionnels dans cette région française.
Dans la plaine alluviale de l'Allier, sur la commune des Martres-d'Artière (Puy-de-Dôme), deux aires funéraires distinctes ont été fouillées : l'une avec des sépultures et des enclos circulaires du Bronze final 1 et 2 ancien ; l'autre avec 25 tombes de La Tène ancienne dans un enclos trapézoïdal. Elles offrent l'image d'un ensemble de très grande taille composé de petits groupes de tombes et de monuments probablement établis le long d'un axe majeur de communication. Par l'étude exhaustive des monuments, des dispositifs funéraires et de l'ensemble du matériel, le présent ouvrage décrit des pratiques funéraires encore mal connues en Basse-Auvergne pour la période. Une parure de perles en ambre et en or du Bronze final dans une inhumation, un ceinturon militaire de La Tène ancienne dans deux autres tombes, la pratique conjointe de l'inhumation et de la crémation pour la même période, une structure énigmatique, vide, qui jouxte un dépôt de crémation à l'intérieur d'un enclos du Bronze final : autant d'éléments notables que cet ensemble a livrés. L'analyse de l'enclos de La Tène ancienne, utilisé entre le deuxième quart du ve s. et le début du iiie s. av. J.-C., permet par ailleurs d'établir des dynamiques diachroniques d'implantation des sépultures, de proposer des hypothèses sur son aspect originel et son évolution, et aussi de discuter son recrutement et son organisation interne. Cette monographie offre une synthèse inédite ainsi qu'un catalogue analytique d'un site fondamental livrant de nouvelles connaissances sur les dispositifs et les pratiques funéraires, et plus largement sur les sociétés de l'âge du Bronze final et de La Tène ancienne dans le Centre-Est de la France.
Les latrines romaines ont, dans notre imaginaire collectif, une place particulière. Les vestiges bien conservés des villes d'Afrique du Nord ou d'Asie Mineure laissent en effet entrevoir une époque pendant laquelle la pudeur telle qu'on la conçoit actuellement n'existait pas, où le Romain n'hésitait pas à satisfaire ses besoins naturels devant son contemporain. Les chercheurs ont focalisé leur attention principalement sur la belle architecture, les grands bâtiments pouvant accueillir parfois plusieurs dizaines de personnes. Ces constructions ne forment pourtant qu'une minorité des latrines antiques. Le développement de l'archéologie permet désormais d'appréhender les aménagements les plus modestes et les plus fréquents, dont les simples fosses, cuvelées ou non, creusées dans le sol. En prenant en compte tous les types de structures d'une région bien déterminée de l'Empire romain - les provinces gauloises, germaniques et alpines -, cet ouvrage donne un aperçu, le plus complet possible, des lieux d'aisance et de leur utilisation. C'est une image différente de celle généralement admise qui apparait alors. Les aménagements sont, la plupart du temps, simples et répondent à la stricte utilité. Les belles latrines sont rares et n'apparaissent que tardivement. Un certain nombre de dispositions permettent d'isoler ces lieux de l'extérieur ; les latrines apparaissent comme un monde clos, refermé sur lui-même. Parallèlement aux constructions, pour la première fois, ce sont les structures mobiles qui sont considérées, tant sur le plan littéraire qu'archéologique : la matella, l'urinoir masculin, le scaphium, l'urinoir féminin, le lasanum, le pot de chambre, mais également l'amphore qui, en remploi, sert a récupérer l'urine pour les activités artisanales. La gestion des latrines au quotidien, leur financement, leur entretien sont étudiés. La circulation de l'eau usée, utilisée pour évacuer les déjections dans les égouts, est décrite tout comme celle de l'eau propre, servant autant au rinçage de l'éponge destinée à la propreté intime, au lavage des mains qu'au plaisir des yeux lorsqu'elle s'écoule à travers fontaines et bassins. C'est enfin l'attitude des usagers qui est analysée : les règles de bienséance de la société romaine ne s'appliquent pas dans cet espace particulier où se côtoient des populations variées. Si la multiplication des latrines a peut-être rendu la ville ponctuellement plus propre, elle n'en était pas pour autant plus hygiénique. C'est donc à une préoccupation primaire de l'homme de toutes les époques que cet ouvrage est consacré ; la gestion des déchets par les Romains rejoint ici l'une des préoccupations de nos sociétés contemporaines.
Pendant une douzaine d'années, de 1952 à 1963, André Glory a travaillé à Lascaux, pour calquer les gravures pariétales, assister aux travaux de terrassement qui excavaient tous les sols, examiner les tonnes de déblais extraites de la galerie du Puits, fouiller une étroite banquette de sédiments, au fond de cette galerie. Ses conditions de travail ont été souvent éprouvantes. Les travaux de climatisation de 1957-1958 ont saccagé le sol de la caverne et dispersé les vestiges archéologiques. Cette ventilation polluante est à l'origine de la fermeture définitive de Lascaux en avril 1963, juste avant la fin des recherches d'André Glory. Il était donc le seul à avoir étudié sur place à la fois la décoration rupestre de Lascaux et son archéologie, si riche. À la demande d'André Leroi-Gourhan, André Glory devait présenter les résultats de ses travaux dans Gallia. En juillet 1966, l'abbé se tuait dans un accident de la route. Ses manuscrits et les objets qu'il avait mis de côté n'étaient pas retrouvés. Il ne laissait derrière lui que quelques courtes publications préliminaires, des dessins et des clichés des coupes stratigraphiques, des rapports intermédiaires, et, heureusement, la quasi-totalité des calques des gravures, assortis de leur inventaire. La richesse artistique de Lascaux et le besoin de connaître son contexte archéologique ont conduit Arlette Leroi-Gourhan à réunir une équipe pluridisciplinaire avec un but : exposer ce que l'on savait alors des résultats obtenus par André Glory. Ce fut Lascaux inconnu (XIIe supplément à Gallia Préhistoire), publié en 1979. C'est bien plus tard que le « trésor » de l'abbé Glory allait réapparaître. Une valise, remplie de calques et de dossiers, est retrouvée à Saintes en 1987. Surtout divers objets - pièces précieuses ou simples objets de collection - et de nombreux papiers d'André Glory sont enfin dénichés en 1998 au Bugue (Dordogne). Parmi eux, l'étude consacrée à Lascaux, le précieux manuscrit perdu depuis plus de trente ans, et les documents complémentaires permettant de reconstituer les chapitres non encore rédigés. Ce dossier fait l'objet de la présente publication. Le déchiffrement du manuscrit a été mené à bien par Brigitte et Gilles Delluc. Ce travail n'a pas été aisé, tant sur le plan de la graphie que sur celui de la structure même du texte. Ce mémoire est essentiel. Grâce à ce Lascaux d'André Glory, la connaissance de l'archéologie de la grotte s'enrichit enfin de la seule publication d'ensemble de l'archéologue lui-même. De nombreuses informations sont d'un intérêt majeur. Il a tout noté durant ses années de recherches. Son Lascaux fourmille d'informations inédites. En voici les principales : l'analyse des coupes stratigraphiques, étudiées lors des terrassements, n'était connue que par des dessins et quelques notes ; les petites fouilles pratiquées par André Glory (comme celle du Gour du Cerf dans le Passage) étaient demeurées inédites ; on ne savait pas d'où provenait un grand nombre d'objets : certains avaient été exhumés par André Glory lui-même, d'autres par des personnes dont il avait pu recueillir le témoignage ; bien plus, l'heureuse découverte du Bugue a permis de retrouver et d'étudier toutes les pièces qu'il avait conservées par-devers lui pour accompagner son Lascaux. Le matériel osseux et la faune ont donné lieu à deux études complémentaires, conduites respectivement par Christiane Leroy-Prost et par Astrid Vannoorenberghe. Ces travaux sont présentés ici. La présente publication ne fait pas double emploi avec Lascaux inconnu. Les chapitres très étoffés de ce gros ouvrage viennent éclairer le Lascaux d'André Glory. Celui-ci, à son tour, vient compléter et mieux structurer encore l'ouvrage pluridisciplinaire dirigé par Arlette Leroi-Gourhan.
This book illustrates the extraordinary diversity of `nomad lives' in time and space, in a tribute to Claudine Karlin, comprising 28 texts signed by economists, geographers, historians or sociologists.These case studies, organized into five chapters, are invitations to meet women, men and children from all over the world. The first chapter focuses on characterizing nomads and nomadism through examples ranging from the Aka pygmies, hunter-gatherers in the Central African forest, Yakut and Kazakh herders from the Central Asian steppes, or "nomads of contemporary globalization". The second concentrates on the material culture of camps, from the Chatelperronians in the Grotte du Bison at Arcy-sur-Cure (Yonne) to the Manteks, Kurds in contemporary Iraq. The third examines the territories and circuits inherent to nomad lives, from the first hominids of East Africa to the break in the fishing way of life brought about by the arrival of Europeans in the Magellan Strait. Magdalenian mobility trends in the Roc-aux-Sorciers (Vienne), changes in funerary practices during the Bronze and Iron Ages in the Central Asian steppes (Kazakhstan), the sexual division of labour among the Tchouktcha of Russian Siberia, etc.: the social relations with the living and the dead, in and outside the group, are the main themes of the last two chapters.But throughout the pages a single apparently simple but extremely complex question emerges. The book ends with an attempt to answer this question from the combined perspective of an archaeologist, an ethnologist and a sociologist. Because, in the end, what does being a nomad mean?
The end of the Pleistocene (c. 75-15 ka) is a key period for the prehistory of the Nile Valley. The climatic fluctuations documented during this period have led human populations from the Middle and Late Palaeolithic to adapt to a changing Nile. In particular, the global shift to more arid conditions regionally translated into the expansion of the Sahara, the lowering of sea levels and the desiccation of some major eastern African lakes. These climatically-induced environmental changes influenced the behaviour of the Nile -although how exactly is still debated- and its role as an ecological refugium for human populations living in its vicinity. Genetic and fossil evidence highlight a strong population substructure in Africa during this period, suggesting the alternation of phases of major dispersals of modern humans within the continent, as well as out-of and back-into Africa, with phases of relative isolation of populations, which might be linked to the creation of environmental refugia during the climatic fluctuations of this period. Understanding to what extent the technological variability observed in north-eastern Africa between 75,000 and 15,000 years ago is linked to environmental changes and/or possible contacts between different human populations is critical in this context. The best-preserved evidence for past human behavior are archaeological assemblages, most often lithic assemblages. However, the use of different terminologies, whether they refer to cultural or techno-typological entities, hampers any systematic comparison between the Nile Valley on one hand and neighbouring regions on the other hand. An outcome of this practice is the artificial `isolation' of the north-eastern African record from its neighbouring regions. This monograph groups together chapters presenting updated reviews and new data on regional archaeological, palaeoenvironmental, palaeoanthropological and geological records from north-eastern Africa, North Africa, the Levant and eastern Africa for the period ranging from 75,000 to 15,000 years ago. While north-eastern Africa, and the Nile Valley in particular, is generally considered as one of the main possible routes of migrations out of Africa, few recent studies allow the data from this region to be viewed from a macro-regional perspective. This book allows the exploration of topical issues, such as modern humans' capacity for adaptation, particularly in the context of climate change, as well as population interactions and human dispersals in the past, taking a multidisciplinary approach.
S'appuyant sur trois décennies de travaux de terrain et de recherches bibliographiques en Côte-d'Or, l'ouvrage que publie aujourd'hui la R.A.E. reprend une thèse de doctorat soutenue en 1993 à l'Université de Franche-Comté par Jean-Pierre Nicolardot, chercheur au C.N.R.S. Après l'historique et la définition de l'habitat fortifié aux temps préhistoriques et protohistoriques, l'auteur présente les résultats de ses recherches stratigraphiques sur deux sites clefs de la Côte-d'Or pour l'étude des premières architectures défensives, le Camp de Myard à Vitteaux, entre les vallées de l'Armançon et de la Brenne, et le Châtelet d'Étaules, dans la vallée du Suzon. Ces deux sites ont été occupés plus particulièrement au Néolithique moyen et au Bronze final, ainsi que, pour le second, au premier Âge du Fer. Dépassant le cadre de ces deux gisements bourguignons, le lecteur trouvera une abondante matière comparative de sites témoins des activités ou de la présence humaine en Côte-d'Or, depuis la fin de la Préhistoire jusqu'aux Âges des Métaux (habitats ouverts, nécropoles, dépôts et objets isolés remarquables...). La documentation iconographique et la bibliographie, qui dépassent les limites régionales, rendent plus accessibles les acquis de l'archéologie de terrain.
Entre Champagne, Bourgogne et Wurtemberg, le secteur qui s'étend du cours de la Moselle à la Forêt Noire a été choisi depuis quatre ans, dans le cadre d'un programme de recherches de l'UMR 7044 (CNRS-Université Mate Bloch, Strasbourg), et à travers le cas de quelques sites de référence, pour une recherche collective regroupant une douzaine de collaborateurs, autour de la constitution d'un référentiel typo-chronologique commun, fondé sur la comparaison des mobiliers céramiques. Parallèlement à cette réflexion, il a paru intéressant de faire connaître rapidement, pour la région Alsace, le corpus de plusieurs sites d'habitat, issus de l'archéologie préventive, et qui n'avaient bénéficié encore, d'aucune publication. Si l'analyse des mobiliers céramiques constitue donc l'essentiel des articles proposés dans ce volume, elle s'accompagne d'une rapide description des structures et, s'il y a lieu, de l'étude des mobiliers associés (matériel métallique, faune). D'autre part, par la richesse de leur corpus, certains des sites sélectionnés offrent matière à une réflexion plus large sur une phase particulière (comme la proposition d'une sériation affinée du Bronze final III). La comparaison entre plusieurs ensembles du Ha C laisse également envisager la possibilité de distinguer, à l'intérieur de cette période, des caractères plus anciens ou plus récents. Enfin, en dehors des sites nouvellement publiés, la reprise de quelques ensembles déjà connus a permis, de même, de progresser dans la mise en évidence des caractères évolutifs de la céramique alsacienne pour le Hallstatt D. On a donc tenté, pour clôturer ce volume, d'esquisser, pour la première fois, une synthèse de la céramique domestique en Alsace, de la fin du Bronze final au début de La Tène, avec une mise en perspective de cette céramique dans le cadre plus large du Rhin supérieur et des régions limitrophes.
Cette table ronde, tenue à Montbéliard (Doubs) les 23 et 24 mars 1995, clôt les travaux du Projet collectif de recherche sur la céramique médiévale et moderne en Franche-Comté, coordonné par Jean-Olivier Guilhot, durant les années 1992-1994. En complément de l'exposition avec catalogue intitulée « Ex Pots, céramiques médiévales et modernes en Franche-Comté », la table ronde aborde pour la première fois, dans une réunion scientifique internationale, le thème du chauffage au poêle en réunissant les meilleurs spécialistes archéologues, historiens et historiens de l'art allemands, français, suisses, polonais et tchèques. Elle a été conçue à la fois comme un bilan des connaissances et une réflexion sur les investigations encore à mener. La céramique de poêle est, en effet, à l'archéologie médiévale des régions impliquées ce que le silex est aux fouilles préhistoriques : un objet complexe qui sert de traceur chronologique, technique, socio-économique et artistique. C'est ainsi qu'ont été principalement abordées les questions des origines, des techniques de montage, du fonctionnement, de l'extrême diversité des décors et de leurs sources d'inspiration de l'époque médiévale aux XVIe-XVIIIe siècles. Ce volume, abondamment illustré, complété par la transcription des débats suscités par chacun des thèmes et par une proposition de programme de recherche international, fera date dans son domaine, en dépassant pour la première fois le catalogue des sources pour aborder les questions majeures qui animent les chercheurs à l'heure actuelle.
Au cœur de la Nubie soudanaise, ce troisième volume de la prospection archéologique du Nil révèle les secrets du district de Ferka.
Ce dixième volume de la prospection archéologique du Nil sud-soudanais révèle les secrets des districts de Koyekka, Morka, Hamid et de l’île de Nilwatti.
Au cœur de la Nubie soudanaise, ce cinquième volume de la prospection archéologique du Nil révèle les secrets du district de Ginis, entre rives est et ouest.
Au cœur de la Nubie soudanaise, ce sixième volume de la prospection archéologique du Nil révèle les secrets du district d’Attab, entre rive Est et rive Ouest.
Ce volume est un hommage rendu par une quarantaine de chercheurs à notre collègue Jean-Paul Thevenot, apprécié tant pour ses qualités humaines que pour ses travaux archéologiques, notamment sur le Chasséen septentrional et le NMB (Néolithique Moyen Bourguignon). Son action fut déterminante pour la recherche archéologique française ; il s'est ainsi intéressé, avec la rigueur et l'enthousiasme qu'on lui connaît, aux sociétés du Néolithique et de l'âge du Bronze, à l'étude du site emblématique de Chassey et aux multiples savoir-faire artisanaux (débitage du silex, travail bronze et du fer...). Les contributions analytiques et synthétiques proposées aux lecteurs couvrent une large amplitude chronologique, du Paléolithique à l'époque moderne et abordent des thèmes divers qui illustrent parfaitement l'éclectisme et l'ouverture d'esprit de Jean-Paul Thevenot.
Connues sous le nom de Schlitzgruben par les archéologues néolithiciens allemands, les « fosses à profil en Y-V-W » - selon l'appellation champenoise - ont vu leur nombre se multiplier récemment grâce aux décapages de grande envergure menés dans le cadre d'opérations d'archéologie préventive, notamment dans le nord de la France. C'est pour faire le point sur cette question encore très neuve et éclairer les problèmes que posent ces structures qu'a été organisée la table ronde internationale « Chasse, culte ou artisanat ? Les fosses ` à profil en Y-V-W ' : structures énigmatiques et récurrentes du Néolithique aux âges des Métaux en France et alentour » qui s'est tenue à Châlons-en-Champagne en novembre 2010. Les Actes qui constituent le contenu de cet ouvrage rassemblent dix-sept contributions concernant principalement le nord de la France, mais également la Belgique, l'Allemagne, la Norvège et le Japon - illustrant l'universalité de cette question -, ainsi que les discussions qui les ont suivies. La diversité des approches, tant sur le plan géographique que chronologique, la variété des situations exposées, le recours à l'ethno-archéologie, la prise en compte de datations radiocarbone enrichissent sérieusement le débat et provoquent un intérêt nouveau pour cette problématique. Il est maintenant clair qu'une organisation spatiale commence à être perçue et que ces fosses ne sont pas le fruit du hasard. Leur typologie et leur datation se précisent, les principales phases d'utilisation se situant du Néolithique à l'Âge du Fer. Cet ouvrage constitue une base indispensable pour le développement de nouvelles études que cette question va sans aucun doute susciter.
Traditionnellement, les colloques de l'A.F.E.A.F. se découpent en deux parties : la première fait le point de l'actualité de la recherche régionale et la seconde aborde un thème plus transversal et spécialisé. Colmar n'a pas échappé à cette règle et le lecteur lira d'abord dans les Actes ce qui appartient à la zone rhénane de Bâle à Karlsruhe, et ensuite ce qui concerne l'apport des habitats et des mobiliers domestiques à la définition des groupes régionaux de l'Âge du Fer. Le lecteur verra en réalité que thème régional et thème spécialisé s'entrecroisent, ce qui fonde l'unité d'un ouvrage dans lequel les questions d'ordre territorial sont essentielles. La première partie s'ouvre par une introduction de J.-P. Millotte sur la géographie de la vallée du Rhin supérieur, les incidences de l'environnement sur l'activité humaine et le rôle décisif du fossé rhénan comme voie de passage et point de fixation de peuplement. Par la suite, plusieurs articles reprennent cette problématique fondamentale de l'interaction hommes/milieux. L'ensemble des communications fait part des conditions de découvertes, le plus souvent associées à des opérations préventives et de sauvetage, et aux moyens mis en oeuvre. Les communications sur le thème spécialisé du colloque ont pour objectif de définir des groupes régionaux par le biais des habitats et du cadre domestique. Elles proposent successivement une réflexion générale sur les critères à prendre en compte, sur le comment et le pourquoi d'une telle approche ; puis une analyse des formes de l'habitat (analyse typologique, fonctionnelle et chronologique), ainsi qu'une réflexion à partir des catégories matérielles. Il conviendra donc pour l'avenir de prendre en compte des sites de nature différente (fermes, hameaux, oppida...) et de mesurer leurs relations à l'échelle des terroirs.
Le 25e colloque interrégional sur le Néolithique a rassemblé plus de 200 chercheurs les 20 et 21 octobre 2001 à l'Université de Bourgogne à Dijon. Le présent volume d'actes regroupe les différentes contributions de cette manifestation à laquelle participaient de nombreux néolithiciens des pays limitrophes. Leur présentation et les débats ont été centrés sur deux thèmes, tout en laissant la place à quelques exposés relevant de l'actualité de la recherche. Impacts interculturels entre groupes du Néolithique moyen. Dix contributions sont consacrées à ce thème qui vise à caractériser et à évaluer les impacts interculturels entre groupes pendant une période où se constate une évolution graduelle vers des sociétés organisées plus hiérarchisées. On assiste durant ces temps à un fort développement des échanges et des influences, voire à des phénomènes que l'on pourrait qualifier de supra-culturels. Groupes néolithiques et maîtrise des espaces. Huit communications sont présentées dans ce cadre qui aurait pu s'intituler « du terroir au territoire : sociétés et espaces ». Ces approches, d'ordre spatial, ont été abordées sous trois angles : l'analyse de terroirs, la géographie culturelle et l'étude des territoires (emprises, occupation des sols, marques identitaires, témoins d'appropriation). Actualité de la recherche et approches méthodologiques. Sous ces deux rubriques sont respectivement rassemblées sept communications touchant des découvertes récentes et deux consacrées à des technologies ou disciplines appliquées à l'archéologie (paléogénétique et technologie céramique).