Sciences humaines & sociales
Sociologie, anthropologie, philosophie, géographie, linguistique, archéologie
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« Pourrait-on vivre sans civilisation ? Un enfant sauvage privé de relations humaines n'a aucune chance de devenir humain. Chez les animaux, déjà, les rituels d'interaction harmonisent les rencontres. Chez les humains, les rituels de civilisation organisent les relations quotidiennes et facilitent l'art de vivre ensemble. On utilise une fourchette, on découpe la viande, on se tient bien à table, on respecte les tours de parole, ce qui met en scène des scénarios différents selon les cultures et les époques. Depuis les années 1990, ces rituels sont mal transmis, les mots ne désignent plus les mêmes choses, les récits discordants désorganisent les petits bonheurs de la vie quotidienne, provoquent l'amertume et l'explosion des incivilités. Que se passe-t-il dans notre culture ? Les enfants sont anxieux, les femmes pensent au suicide, les hommes décrochent et les agressions sexuelles augmentent, révélant ainsi une décivilisation des moeurs. Par bonheur, après chaque catastrophe, une renaissance invente de nouveaux rituels, rétablit une autre manière d'être heureux ensemble. Il nous faut réinventer une civilité pour permettre une coexistence harmonieuse entre hommes et femmes, entre adultes et enfants, entre humains différents - mais aussi entre les humains et la nature. » B. C. Un grand message d'espoir. Boris Cyrulnik est neuropsychiatre. Directeur d'enseignement à l'université de Toulon, professeur associé à l'université de Mons en Belgique, il est l'auteur de nombreux ouvrages comme Sauve-toi, la vie t'appelle, La nuit, j'écrirai des soleils, Des âmes et des saisons, Le Laboureur et les Mangeurs de vent, Quand on tombe amoureux, on se relève attaché, qui sont des best-sellers mondiaux.
La France vient-elle « du fond des âges » comme l'affirmait le général de Gaulle dans ses Mémoires ? Existe-t-il, autrement dit, une identité et des racines nationales immuables ? Au-delà des fantasmes et des manipulations, Jean-Paul Demoule, reprend le dossier à ses débuts, depuis l'arrivée des premiers humains sur notre sol, il y a un peu plus d'un million d'années. Au fil d'une douzaine de chapitres chronologiques, on verra ainsi que les chasseurs-cueilleurs sapiens européens, jadis venus d'Afrique, furent au néolithique assez rapidement « grand-remplacés » par des agriculteurs venus du Proche-Orient ; que les Gaulois n'ont pas toujours été « nos ancêtres » ou encore que le baptême de Clovis dans une Gaule officiellement chrétienne depuis plus d'un siècle fut un « non-événement » ; on verra que les frontières de « l'hexagone » ne cessèrent de fluctuer au gré des guerres et des conquêtes, puis des décolonisations, et comment affluèrent de nouveaux habitants, fuyant des régimes despotiques ou attirés par la révolution industrielle - laquelle allait peu à peu transformer les campagnes et dissoudre cultures et langues locales. Ainsi se dessinera peu à peu la trajectoire singulière d'un territoire où se sont succédé, en fascinantes mosaïques, sociétés, langues, productions matérielles, représentations du monde, religions, techniques, modes de vie. Et c'est nanti de ce riche bagage historique que chacune et chacun pourra s'interroger sur la façon dont elle ou il se sent française (ou français).
ON A TOUJOURS À REDIRE SUR LE CORPS DES FEMMES. Il est au coeur des regards sexualisants et patriarcaux, des discours racistes et coloniaux, des stratégies marketing et politiques, qui nourrissent un nombre effarant d'idées fausses et d'exigences : ce corps devrait être désirable, mince, valide, blanc, musclé mais pas trop, toujours jeune, épilé, parfait. C'est oublier qu'il connaît aussi la fatigue, les fluctuations, les blessures. La société a appris aux femmes à détester leur corps, à vouloir toujours plus le contrôler - pour le rendre sexy aux yeux des hommes, mais discret, pour l'empêcher de vieillir et de grossir, pour le faire répondre à des normes patriarcales, coloniales et capitalistes -, au risque de se détruire la santé. Ce contrôle du corps des femmes, qui s'exerce à tous les âges de leur vie, a des coûts matériels, physiques, psychiques. Dans ce livre, Mounia El Kotni nous propose de remettre une question cruciale au coeur de notre vie : la liberté, celle de faire ce que l'on veut de notre corps, de l'écouter et d'en prendre soin, de nous réconcilier avec lui.
« Nous dressons nos campements de solutions durables. Nous manifestons, nous bloquons, nous adressons des listes de revendications à des ministres, nous nous enchaînons aux grilles, nous nous collons au bitume, nous manifestons à nouveau le lendemain. Nous sommes toujours parfaitement, impeccablement pacifiques. Nous sommes plus nombreux, incomparablement plus nombreux. Il y a maintenant un ton de désespoir dans nos voix ; nous parlons d'extinction et d'avenir annulé. Et pourtant, les affaires continuent tout à fait comme avant - business as usual. À quel moment nous déciderons-nous à passer au stade supérieur ? » Confrontant l'histoire des luttes passées à l'immense défi du réchauffement climatique, Andreas Malm interroge un précepte tenace du mouvement pour le climat : la non-violence et le respect de la propriété privée. Contre lui, il rappelle que les combats des suffragettes ou pour les droits civiques n'ont pas été gagnés sans perte ni fracas, et ravive une longue tradition de sabotage des infrastructures fossiles. La violence comporte des périls, mais le statu quo nous condamne. Nous devons apprendre à lutter dans un monde en feu.
" Prendre de front - c'est-à-dire de travers " : Catabase, un nouveau label de littérature au sein des éditions La Découverte.
Face à l'hypocrisie occidentale, Omar El Akkad, Mona Chollet et Marie Frankland signent un essai percutant sur Gaza. Ce livre, entre mémoire et réquisitoire, interroge notre responsabilité collective face à l'injustice.
L'école est devenue un véritable champ de bataille. La guerre culturelle s'est propagée parmi les jeunes, entraînant son lot de tensions. D'un côté, des élèves s'opposent avec véhémence au féminisme, expriment leur mépris pour la diversité sexuelle et de genre; de l'autre, des élèves se mobilisent pour la liberté, l'égalité et l'inclusion. En arrière-plan: des politiques, des parents et des polémistes accusent les enseignantes d'encourager leurs élèves à changer de sexe, veulent interdire les drapeaux arc-en-ciel ou associent les toilettes neutres à l'effondrement de la civilisation. Pour documenter ces antagonismes, l'auteur a récolté plus d'une centaine de témoignages provenant du personnel enseignant et d'élèves du Québec. Le constat est clair: il y a une hausse marquée des propos et des gestes haineux dans nos milieux scolaires. En discutant aussi de la situation aux États-Unis et en France, où plusieurs forces conservatrices sont également à l'oeuvre, Francis Dupuis-Déri s'interroge : comment expliquer cette vague de comportements délétères dans les écoles? Comment le corps enseignant et les parents peuvent-ils développer de bonnes pratiques pour contrer ses effets?
Découvrez comment l'anthropologie peut repenser la société grâce à l'anarchisme avec Pour une anthropologie anarchiste de David Graeber. Un essai percutant qui défie les hiérarchies et propose des alternatives égalitaires pour notre monde.
Embarquez pour un voyage philosophique et écologique le long de la côte atlantique, où Pierre Cassou-Noguès explore à vélo les mutations du littoral face à la crise environnementale.
Et si l’éducation de nos enfants reposait sur la dignité et la liberté plutôt que sur l’autorité et les idées reçues ?
Et si votre quotidien cachait des dangers invisibles ? La Grande détox du Dr Patrice Halimi révèle comment éviter les poisons qui nous entourent et agit pour votre santé au quotidien.
Derrière l'appellation de « néo-polar » se cache toute la dimension sociale de ce mouvement : basé sur le quotidien, sur la question du « pourquoi on tue » plutôt que du « comment on tue », les livres de ce mouvement ont déplacé le curseur : l'engagement politique de leurs auteurs et autrices est indissociable de leurs écritures. Pourquoi néo ? Parce qu'il s'agit de rompre avec les codes du roman noir « classique » (structure d'enquête, personnage de détective, résolution finale, stéréotypes, etc.), et de porter sur la société un regard critique marqué par les idéologies d'extrême gauche. Nous sommes juste après Mai 68, et le néo-polar va s'inscrire dans une tradition de réalisme critique : il s'agit d'exposer, par la fiction criminelle, les parts d'ombre de la société, et sa violence. En outre, digne héritier de son temps, ce mouvement brouille la limite entre « populaire » et « légitime ». Mais alors, le néo-polar : un roman noir de gauche ? Pour dépasser cette définition simpliste Sybila Guéneau parle de « politique du désespoir ». En effet, ses auteurs mettent un point d'honneur à se distancier d'une gauche qui aurait trahi et dont ils ne manquent pas de faire une critique acerbe. À ce titre, le néo-polar est bien une politique du désespoir, et une poétique de l'échec. L'autrice de ne se cantonne pas à l'époque : en prenant en compte les implications actuelles de son étude, elle la conclue en comparant le néo-polar au polar français contemporain. Les auteurs du second rejettent l'influence du premier et son gauchisme. Et s'ils continuent d'exploiter les représentations de la violence et des corps, c'est surtout la mise à distance de tout engagement politique qui caractérise les auteurs contemporains.
« LES JUIFS ONT TUÉ JÉSUS » « LES JUIVES ET JUIFS SONT TOUSTES DES INTELLECTUEL·LES » « LE CHRISTIANISME ET L'ISLAM SONT DES VERSIONS 2.0 DU JUDAÏSME » « ON PARLE TROP DE LA SHOAH » DES CLICHÉS SUR L'ARGENT ET L'ALIMENTATION à l'image du Juif éternellement étranger ou insaisissable, en passant par une obsession exagérée pour la Shoah, les stéréotypes sur les Juives et Juifs ont traversé les siècles. Ils se renouvellent aujourd'hui, alimentés par les événements tragiques survenus depuis le 7-Octobre. Ces idées fausses, souvent banalisées, nourrissent l'ignorance et entretiennent un antisémitisme toujours présent. Dans cet ouvrage, Floriane Chinsky démonte plus de soixante-dix idées fausses avec rigueur et pédagogie. À travers des analyses historiques, théologiques et sociologiques, elle éclaire les grandes questions que l'on se pose sur le judaïsme, son histoire, ses croyances et ses pratiques. Ce livre est un outil essentiel pour favoriser un dialogue apaisé et une meilleure compréhension mutuelle, au service de la paix.
Il arrive qu'un État franchisse la ligne. Comme un être humain le fait aussi, parfois. Alors une date naît. Les historiens la recueillent avec gravité et lui donnent une place raisonnable dans le cimetière des siècles. Mais, pour l'historien, il est rare qu'une date fasse davantage : qu'elle entre dans sa vie comme un couteau. Août 1968. Avec l'intervention des troupes soviétiques, l'URSS de Brejnev écrase le printemps de Prague. Mars 1969. Désespéré par l'entrée des chars soviétiques à Prague, Alexander Werth, le grand journaliste britannique d'origine russe, engagé dès les années 1930 dans le combat antifasciste, correspondant de guerre de la BBC sur le front russe devenu historien de l'URSS, met fin à ses jours. Février 2022. La Russie de Vladimir Poutine envahit l'Ukraine. Juin 2023. Nicolas Werth, son fils, vacille à son tour. Lui aussi a consacré sa vie à la Russie. Vingt années passées dans sa langue, ses villes, ses illusions et ses ruines : étudiant à Léningrad, enseignant à Minsk puis à Moscou, attaché culturel pendant la Perestroïka, chercheur au CNRS enfin, à partir de 1989, scrutant les mutations d'un pays et d'un système politique à bout de souffle. Des dizaines de livres, des milliers de pages, une vie entière offerte à comprendre la Russie, le père et le fils auront passé près d'un siècle cumulé à observer le même pays impossible. Et pourtant de ce père, Nicolas Werth ne savait presque rien. Alors commença son enquête. Il revenait à lui seul de raconter leur siècle, reprenant les travaux de son père, les tissant avec les siens et les plaçant ainsi sur la longue durée : cette étrange hérédité des historiens. Peu à peu apparaît quelque chose de plus rare encore qu'un témoignage : le récit d'un siècle d'histoire russe raconté par ceux qui l'ont le mieux connu. Deux générations, deux consciences historiques parmi les plus aiguës de leur temps ; leurs expériences, leurs blessures mêmes, sont ici réunies pour composer non pas une histoire officielle de la Russie, mais son histoire vécue, intériorisée et puis pensée. Ce livre d'une honnêteté rare raconte cela : deux vies nouées à une même tragédie historique. Il dit aussi, peut-être, une vérité plus discrète : les historiens n'écrivent jamais seulement l'Histoire. Ils écrivent la part d'eux-mêmes qu'elle a dévorée.
Silvia Federici revisite ce moment particulier de l'histoire qu'est la transition entre le féodalisme et le capitalisme, en y introduisant la perspective particulière de l'histoire des femmes. Elle nous invite à réfléchir aux rapports d'exploitation et de domination, à la lumière des bouleversements introduits à l'issue du Moyen Âge. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, où des millions d'esclaves ont posé les fondations du capitalisme moderne, est aussi le résultat d'un asservissement systématique des femmes. Par la chasse aux sorcières et l'esclavage, la transition vers le capitalisme faisait de la modernité une affaire de discipline. Discipline des corps féminins dévolus à la reproduction, consumés sur les bûchers comme autant de signaux terrifiants, torturés pour laisser voir leur mécanique intime, anéantis socialement. Discipline des corps d'esclaves, servis à la machine sociale dans un formidable mouvement d'accaparement des ressources du Nouveau Monde pour la fortune de l'ancien. Le capitalisme contem
Et si le simple fait de regarder était déjà un acte d'émancipation ? Le spectateur émancipé de Jacques Rancière renverse les idées reçues sur l'art, la politique et notre capacité à penser par nous-mêmes.
1946 : et si la Sécurité sociale n’était pas née d’un consensus, mais d’une lutte acharnée entre la Sociale et l’État social ? La bataille de la Sécu retrace deux siècles de conflits pour la santé, des mutuelles ouvrières à la pandémie.
« Une enquête lumineuse sur ce que signifie être au monde. » The Financial Times Chaque matin, nous ouvrons les yeux, et un monde apparaît. Ce fait, si familier, constitue pourtant l'un des plus grands mystères de la nature. Comment, à partir d'un kilo et demi de matière cérébrale, peuvent naître des sensations, des pensées, le sentiment d'exister ? Depuis les années 1990, les recherches sur la conscience n'ont fait que raviver l'énigme : le cerveau est-il vraiment à l'origine de notre expérience du monde ? Ou faut-il repenser, plus radicalement, ce que nous appelons la réalité ? Dans cette enquête au long court, Michael Pollan part à la rencontre de neuroscientifiques, de philosophes, de pratiquants de la méditation et d'écrivains. Il explore les hypothèses les plus audacieuses, en examine les limites, et affronte des questions vertigineuses : les animaux ont-ils tous une conscience ? Et les plantes ? Les machines peuventelles l'acquérir, ou l'ont-elles déjà ? Que change, pour nous, cette redéfinition du vivant et de l'esprit, à l'heure où les technologies prétendent rivaliser avec l'humain ? Michael Pollan signe ici un livre majeur, à la croisée des sciences, de la philosophie et de l'expérience intime. Une plongée fascinante dans le mystère de la conscience et une réflexion essentielle sur ce qui fait, profondément, notre humanité.
Et si la véritable question n'était pas : « Faut-il (ou non) manger des animaux ? » mais : « Pourquoi les exploitons-nous ? » Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l'humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu'à nos gestes les plus ordinaires. Pourtant, d'autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n'appartient à personne, que l'animal n'est pas seulement une ressource, mais d'abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui. Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c'est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d'usage, mais comme des partenaires de monde. C'est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre. Un essai engagé et lumineux qui invite à réparer nos imaginaires et à refonder nos pratiques, pour rappeler cette évidence simple : Nous faisons monde ensemble, avec les animaux et avec les autres êtres vivants. Cédric Sueur est professeur en éthologie et en primatologie à l'université de Strasbourg, membre de l'Institut universitaire de France, spécialiste de la socialité chez les animaux et les humains. Il a publié Les Péripéties d'un primatologue.
Un conjoint qui ne fait pas sa part..., un travail non reconnu..., une maladie qui nous tombe dessus..., une institution bornée..., qui n'a jamais éprouvé un sentiment d'injustice ? Comment est-on passé d'une injustice perçue à ce mélange de colère et de tristesse durable qui affecte la santé ? À la manière d'une enquête, ce livre explore les mécanismes cérébraux à l'origine de l'amertume et de l'impuissance, en démêlant l'écheveau des croyances, des réactions, des émotions et, surtout, des façons de penser qui fabriquent du ressentiment paralysant et souvent inconscient. Chaque étape décrite l'est à partir d'exemples tirés de la vie quotidienne, d'expériences issues de la psychologie et des sciences cognitives. Cet ouvrage singulier prend à rebours. Au lieu de ruminer les torts subis, on mise sur soi. L'approche thérapeutique originale proposée ici incite à déployer un véritable esprit critique, à s'occuper de ses émotions afin de sortir de la résignation et de l'isolement, pour retrouver sa clarté mentale et surtout son pouvoir d'action. Stéphanie Hahusseau est médecin psychiatre psycho-thérapeute à Paris, spécialiste des émotions. Fréquemment pionnière dans ses thématiques et novatrice dans ses propositions, elle est l'auteure de plusieurs livres sur le sujet, parmi lesquels : Comment ne pas se gâcher la vie, Tristesse, peur, colère. Agir sur ses émotions, Petit guide de l'amour à l'usage des gens (un peu) compliqués, Comment ne plus subir, Se déconditionner du passé et Laisser vivre ses émotions, aux éditions Odile Jacob.
"Aimer les animaux, c'est détester les humains" "Ils sont moins intelligents, donc ils comptent moins" "Ils ne souffrent pas comme nous" Le spécisme, c'est discriminer un être vivant selon son espèce, comme si cela suffisait à juger de sa valeur ou de son droit à vivre. Cette idéologie trace une frontière artificielle entre humains et autres animaux. Elle justifie violences et exploitation, tout en nourrissant peurs irrationnelles et discours intéressés - notamment ceux de l'industrie de la viande. L'antispécisme, lui, interroge nos certitudes et s'inscrit dans une dynamique de justice globale, aux côtés des luttes antiracistes, féministes et sociales. Victor Duran-Le Peuch nous invite à repenser notre rapport aux animaux et à envisager une égalité véritable, éthique et inclusive.
Et si le sport, souvent présenté comme un modèle de santé, était aussi un géant aux pieds d’argile pour la planète ? Le revers de la médaille révèle l’empreinte écologique méconnue d’une industrie en pleine expansion.
Lyon, un soir d’hiver. Florina, 15 ans, seule à l’hôpital, appelle Mélikah Abdelmoumen à l’aide. De cette rencontre naît un récit bouleversant sur l’amitié, la précarité et ces gestes de petite bonté qui sauvent l’humanité.
Et si l'école pouvait encore former des esprits éclairés ? Denis Kambouchner interroge avec vigueur la capacité de notre système éducatif à transmettre une culture vivante et exigeante.
À l'école, le TDAH ne passe jamais inaperçu. Élève distrait ou débordant d'énergie, enseignant en quête de solutions, parent inquiet face aux devoirs du soir... chacun cherche des réponses. Car derrière l'inattention, l'impulsivité ou l'agitation se cache souvent un élève intelligent, créatif et sensible, en difficulté dans un système peu adapté à sa singularité.Dans ce guide pratique, accessible et profondément humain, Pascale De Coster éclaire les mécanismes du TDAH et propose des outils concrets pour améliorer le quotidien scolaire.Témoignages, stratégies efficaces, pistes d'aménagement et conseils bienveillants : un véritable pont entre l'école et la maison, pour avancer ensemble avec confiance.À PROPOS DE L'AUTRICE Pascale De Coster est autrice de livres pour enfants et d'ouvrages consacrés au TDAH. Fondatrice de l'association « TDAH Belgique », elle s'implique depuis de nombreuses années dans l'aide aux personnes qui y sont confrontées. Elle a également publié chez Mardaga Le TDAH chez la femme et Le TDAH chez l'adulte.
François, négociant en vin, raconte 35 ans de vie avec la bipolarité : entre crises maniaques dévastatrices et dépressions profondes, un témoignage brut et libérateur.
Décryptez enfin le langage mystérieux de vos nuits avec ce guide unique en son genre. Organisé comme un dictionnaire, il vous révèle la signification profonde de plus de 500 symboles oniriques, du serpent à la naissance.
Et si vous aviez déjà croisé un pervers narcissique sans le savoir ? Ce livre décrypte les mécanismes de manipulation et offre des clés pour s’en libérer. Une lecture essentielle pour comprendre et agir.
Est-ce que l'opposition est normale ? Comment réagir ? A quel moment consulter ?De nombreuses questions se posent lorsqu'on fait face à un enfant qui s'oppose. Marie Costa réunit les réponses et les solutions aux situations difficiles dans un guide. Elle transforme des concepts scientifiques complexes (Barkley) en conseils concrets et accessibles, sans jargon médical. L'approche est résolument empathique et déculpabilisante, reconnaissant la détresse parentale tout en offrant des solutions réalistes et de l'espoir.À PROPOS DE L'AUTRICEMarie Costaa enseigné pendant 27 ans de la maternelle à la classe prépa et est aujourd'hui coach parentale certifiée auprès des familles. Elle a accompagné plus de mille familles à retrouver leurs forces et ressources internes pour oeuvrer vers une éducation plus respectueuse et heureuse. Elle a déjà publié plusieurs ouvrages, dont "Tu peux y arriver !" (2023), "Parents, pardonnez-vous et vivez heureux !" (2022), ou "100 idées pour éviter les punitions" (2019).
Guérir de l'invisibilité L'amour et l'attention d'un parent sont les fondations sur lesquelles un enfant construit son identité. Mais que se passe-t-il lorsque ces piliers font défaut ? Même si aucune maltraitance physique n'est constatée, la violence peut passer par le manque de chaleur, de soutien ou d'intérêt de la part des parents. Ces carences parentales ont un effet traumatique. Elles pèseront sur une vie d'adulte comme elles auront pesé sur la construction de l'enfant. En questionnant la façon dont la négligence parentale compromet l'attachement, ce livre met en lumière les effets insidieux de ces manques. Mauvaise estime de soi, difficultés à nouer des relations saines, peur de l'abandon ou encore quête incessante de validation, les blessures de l'enfance peuvent perdurer longtemps. La bonne nouvelle est qu'il est possible de les guérir, en y donnant du sens et grâce à un cheminement psychocorporel. Alors l'invisible rendu visible devient le terreau de forces nouvelles et transformatrices.
Et si la Terre nous parlait autrement ? Géographie des mondes à venir propose un dialogue inédit entre Augustin Berque et Damien Deville, où la justice spatiale et l’écologie se repensent à travers nos milieux de vie.
Derrière l'image largement répandue d'un sionisme exclusivement juif se déploie une réalité bien plus vaste et souvent ignorée. Depuis le XIXe siècle, de nombreux chrétiens - principalement évangéliques - soutiennent activement la création puis la défense de l'État d'Israël. Leur engagement religieux, politique et financier a progressivement façonné un mouvement puissant connu sous le nom de sionisme chrétien. Cet ouvrage propose la première synthèse historique et politique en français consacrée à ce phénomène majeur et pourtant si peu étudié. En retraçant ses racines théologiques, son essor au XXe siècle et son influence croissante depuis les années 1970, il montre comment cette alliance singulière entre milieux évangéliques et dirigeants politiques s'est imposée comme l'un des ressorts durables de la politique étrangère américaine. En introduisant cette « tierce partie chrétienne » dans l'analyse du conflit israélo-palestinien, Laurent Tessier renouvelle les grilles de lecture habituelles et met à distance le mythe du «lobby juif», trop souvent mobilisé dans les discours complotistes et antisémites. À l'heure de la montée en puissance des droites religieuses, il nous offre des clefs de lecture indispensables pour comprendre les dynamiques historiques et contemporaines d'un mouvement qui conditionne en profondeur les grands enjeux géopolitiques du XXIe siècle.
Penser avec les sciences humaines, enfin conversationnel
Lire un texte de sciences humaines, c'est souvent s'arrêter, relire, confronter avec ce qu'on sait déjà. My Smart Book rend cette démarche plus fluide. Vous lisez un essai de psychologie et voulez reformuler un concept freudien dans vos propres mots ? Vous voulez situer un auteur par rapport à son époque ou à ses contemporains ? Vous cherchez à vérifier une référence citée en note de bas de page ? L'agent conversationnel répond à partir du livre, élargit le contexte quand c'est pertinent, sans jamais remplacer votre propre réflexion critique.
Notre catalogue couvre les grandes disciplines : psychologie et psychanalyse pour comprendre l'esprit humain, sociologie pour analyser la société, anthropologie et ethnologie pour saisir les cultures, sciences de l'éducation, linguistique et géographie. Collections Que sais-je, Les Liens qui Libèrent, éditions L'Harmattan et La Découverte.
Les grandes pensées du XXe et du XXIe siècle
Retrouvez les textes fondateurs de Sigmund Freud, les analyses de Émile Durkheim, l'anthropologie structurale de Claude Lévi-Strauss et les travaux contemporains d'Etienne Mullet en format Smartbook. Vous abordez un grand classique et cherchez à clarifier une notion abstraite ? Vous voulez comparer deux approches théoriques d'un même phénomène ? L'agent conversationnel rend ces allers-retours faciles, sans interrompre votre lecture.
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