Beaux livres divers
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QUAND LE HÉROS SORT DU ROMAN... Lassée des déceptions amoureuses, Sophie, artiste dans l'âme, écrit son premier roman dans la solitude de son petit appartement situé au-dessus de sa librairie d'ouvrages d'occasion. Portée par son imagination débordante, elle a inventé un monde dystopique où Struan, esclave doté d'une force herculéenne, affronte soir après soir des colosses dans une arène clandestine dirigée par des oligarques cruels et sans pitié. Après qu'on lui a remis les premiers exemplaires de son livre en mains propres, Sophie redécouvre son histoire avec une joie immense. Mais à la lecture, quelque chose cloche. Les mots commencent à changer. Struan a des pensées qu'elle n'a jamais écrites. Il songe à fuir et à transformer son destin! Non seulement le texte se transforme sous ses yeux, mais son héros en vient même à percevoir sa présence. À sa grande surprise, elle réussit à communiquer directement avec lui, à tisser un lien de confiance qui la touche profondément. Mais Struan n'a pas été créé pour connaître l'amour, encore moins l'imaginer. Pour lui, c'est un concept inconnu. Et quand il réussit à s'échapper du livre, quel danger ce colosse représentera-t-il pour Sophie?
J'étais assis sur mon banc préféré, au milieu du petit parc, lorsqu'un inconnu est venu s'asseoir à son tour pour se confier à moi. Son récit m'a ému surtout par son caractère unique et, je dirais, son pragmatisme rêveur : c'était une histoire vraie, mais en quelque sorte tapie dans les angles morts de la réalité. Je songeais, en le regardant ensuite s'éloigner, que des milliers d'anecdotes tout aussi passionnantes attendaient sans doute d'être racontées. L'idée m'est alors venue de provoquer les choses en ce sens. Pendant trois ans, chaque semaine ou presque, je suis retourné m'installer sur ce même banc. Lorsque quelqu'un venait m'y rejoindre, je lui demandais s'il avait une histoire de ce genre à me raconter. Les témoignages, peu nombreux au début, ont au bout d'un temps commencé à affluer. C'est comme ça qu'est né ce livre, qui est une espèce d'anthologie de l'improbable. Car il faut bien, un jour ou l'autre, assumer que la goupille carrée de certains faits n'entre pas tout à fait dans le trou rond de la réalité.
«De la terreur absurde qui règne en Afghanistan, le plus terrifiant concerne les femmes et le plus insensé les cerfs-volants. Les interdits étant censés obéir à des injonctions divines, c'est à se demander pourquoi diable, pardon... pourquoi Dieu a-t-il créé les femmes et les cerfs-volants? Pour mieux les contraindre ou les interdire ensuite, ça tombe sous le sens. Ou si ça ne tombe pas, c'est vous qui tombez.» Patrick Cohen Ce recueil de textes et d'images donne un écho aux voix de Radio Begum, la «radio des Reines» faite par et pour les femmes afghanes. Des femmes-relais qui deviennent témoins et inspirent aux auteur.e.s des textes inédits, des coups de gueule et des coups de crayon, des jeunes filles qui s'élèvent sur des livres-volants, des hommages aux frondeuses, des croquis de voyage, des cahiers clandestins. Et si Dieu avait créé les femmes pour que leurs voix s'envolent comme des cerfs-volants, par-dessus les oppressions et les frontières, tisser un puissant réseau de sororité? Préface Hamida Aman o Textes illustrés par Catherine de Brye o Nicolas Wild o Marc-Antoine Coulon o Zelba o Zac Deloupy o Zaza La Colombienne o Joël Alessandra o Marjane Satrapi o Catel o et pour l'association Cartooning for Peace: Adene o Hossein Rezaye o Gargalo o Ramsés o Chappatte o Marco de Angelis o Plop & KanKr. Textes de Leïla Slimani o Florence Dauchez o Isabelle Rome o Patrick Cohen o Solène Chalvon o Bernard de La Villardière o Manon Quérouil-Bruneel o Sonia Cautain o Julie Gayet o Ghada Hatem o Guila Clara Kessous o Raphaël Enthoven o Atiq Rahimi o Sophia Aram o Julia Minkowski o et l'équipe de Radio Begum Begum Organization for Women (BOW) est une organisation non gouvernementale basée à Kaboul visant à défendre, soutenir et autonomiser toutes les femmes afghanes. En mars 2021, BOW a lancé Radio Begum, actuellement la seule station de radio en Afghanistan entièrement gérée par des femmes et pour des femmes. La station emploie 25 jeunes femmes journalistes et enseignantes, et se concentre principalement sur la fourniture de programmes éducatifs aux femmes et aux filles sur un large éventail de sujets, notamment la santé physique et mentale. Aujourd'hui, Radio Begum couvre plus de 15 provinces afghanes, avec une audience estimée entre 500'000 et 600'000 femmes et jeunes filles. Hamida Aman lance également en 2024 Begum TV, une chaîne de TV dévolue aux Afghanes. Émise par satellite depuis Paris, elle permet aux femmes d'avoir accès à des contenus éducatifs et de pouvoir parler santé grâce à un prime time quotidien. Pour soutenir Radio Begum et Begum TV: www.helloasso.com/associations/bow-radio-begum
L'un s'appelle Paolo Vallorz, l'autre Jean Tinguely. Ils aiment les bagnoles. On est en 1957. Ainsi démarre sur les chapeaux de roues l'épopée déroutante de Daniel Andrisse, l'apprenti du garage du père Vernet, le plus jeune des mécaniciens des 24 heures du Mans. Les artistes sont fauchés mais ils achètent la VP (Vernet-Pairard) des records du monde en 1952 à Montlhéry. Dans un coin de Montparnasse, au fond d'une cour encombrée, nuits et dimanches, sans relâche, ils transforment la voiture vedette en vue des prochaines 24 heures du Mans de 1958. La carrosserie sera faite en résine. Un rêve fou dans cette bohème effervescente! Le soir, un visiteur, ami de Paolo, rejoint la cour des miracles: Yves Klein. Il observe. Daniel et Paolo se servent d'éponges marines pour nettoyer les récipients enduits de résine. Elles se solidifient. Serait-ce ici dans cette ruche féconde devant les seaux d'acétone où nagent les éponges, que l'artiste du monochrome, le génie du Bleu, aurait pu parfaire la fabrication des éponges durcies, des sculptures, « ces formes sauvages bourgeonnantes, ces reliefs éponges » imprégnés de bleu? D'autres personnages, artistes et écrivains des années 50-60, Jean-Paul Riopelle, Joan Mitchell, Sam Szafran, Alberto et Annette Giacometti, Kosta Alex, Marguerite Duras, Violette Leduc... circulent dans l'histoire de Daniel, inattendus, captivants, toujours au plus près de l'amitié. Le récit est illustré de photos (en insert/texte) issues pour la plupart des albums personnels de Daniel Andrisse, de clubs d'amateurs des 24 heures du Mans et d'une reproduction pleine page d'un triptyque de 1977 que Jean-Paul Riopelle lui a offert à l'époque (23 pages).
Les histoires d'amour finissent mal, en général, les révolutions aussi. On se souvient du soulèvement tunisien de 2011, premier du genre au Maghreb, puis des déceptions nées de la victoire électorale des islamistes d'Ennahdha. Douze ans après, la colère couve toujours, en témoigne l'actuelle répression des opposants. Mais en 2011, l'espoir est là, et il va rapprocher Youssef et Inès, que tout séparait depuis l'enfance commune. Au delà de, ou grâce à la romance, Fatma Bouvet de la Maisonneuve plonge au coeur de la société tunisienne, dans un de ces rares moments où s'épousent l'histoire des gens et le destin d'un pays, sous l'oeil amusé de la Vénus de Bulla Regia, témoin d'une grandeur ancienne et regrettée. La révolution est passée, avec son cortège de héros, de timides... et d'opportunistes. Restent des odeurs, celle d'un homme, d'une terre, de tout un pays. Fatma Bouvet de la Maisonneuve est psychiatre et addictologue. Elle travaille notamment sur les troubles psychiques des femmes. Elle a publié de nombreux essais scientifiques chez Odile Jacob. L'odeur d'un homme est son second roman.
La notion d'Asie centrale a émergé tardivement : ce n'est qu'à partir de 1825 qu'elle vient supplanter celle de « Tartarie », souvent associée à la terreur mongole. Au XXe siècle, deux courants archéologiques ont profondément contribué au renouvellement des études sur cette région : l'école française, portée par la Délégation archéologique française en Afghanistan, et l'école soviétique des grandes expéditions pluridisciplinaires. La redécouverte des deux langues principales de la région, le sogdien et le bactrien, a également fait avancer considérablement les recherches sur cette aire culturelle qui englobe le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et l'Afghanistan.
La Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (Namur) possède une prestigieuse collection d'ouvrages anciens de botanique. Des éditions rares, voire uniques, la plupart finement illustrées, couvrent toutes les périodes importantes de l'histoire de l'illustration botanique depuis le xvie siècle. Ce livre rend un vibrant hommage au talent de leurs auteurs, ces "artistes sur papier". Du dessin à la gravure, jusqu'à la photo, il retrace l'histoire de l'illustration botanique du xvie au xxe siècle. Quelques thèmes complètent ce parcours : la tulipe, l'orchidée et la fougère, qui éveillèrent toutes trois de vives passions à l'un ou l'autre moment du temps passé. Les techniques de gravure et d'impression utilisées au cours des âges sont expliquées à travers la tulipe et ses représentations. Paru pour la première fois en 1984, cet ouvrage totalement novateur à l'époque reste une référence en français sur le sujet. Avec cette nouvelle édition enrichie de nombreuses reproductions en couleur, la Bibliothèque a la chance de pouvoir à nouveau mettre en valeur quelques-unes des nombreuses merveilles conservées en ses Réserves précieuses. Pour le plaisir des yeux et de la découverte, un livre qui s'adresse à tous, de l'expert en botanique au lecteur passionné.
Ce présent volume s'attache à entendre et à faire entendre la voix de ceux que l'Histoire aura décidé de qualifier de « créole », prémices annonciatrices d'une nouvelle société de plantation en pleine émergence qui mêle, dans l'effervescence, bossales et colons fraîchement installés. Tantôt Blancs, tantôt Noirs, Afro-descendants des Amériques ou rejetons d'une vieille plante coloniale, tous attestent de l'indifférence d'une Histoire européenne qui n'accorde à cette lointaine population qu'un intérêt économique et géopolitique. Croisant les approches, historique, linguistique, littéraire et musicologique, ce recueil d'articles mobilise des sources et des fonds différents, récits de voyage, romans, textes d'idées, bribes de voix consignées dans les annales de l'Histoire, dans l'unique perspective de donner voix à la parole et au paysage sonore d'un espace caribéen et américain, en quête de sa propre identité. Ironie caustique de l'histoire, c'est bien la voix de la vieille Europe, que le lecteur qui ne saurait être dupe, entend à demi-mot. Pensant écouter de nouvelles voix créoles, que l'on croirait nettoyées des interférences coloniales, le lecteur-auditeur perçoit des mélodies inouïes, mâtinées de rythmes européens et africains. C'est à cette polyphonie culturelle et anthropologique que le recueil Voix créoles. Dire, entendre et faire entendre les voix créoles du XVIIe au XXe siècle invite le lecteur à prêter une oreille attentive.
Quelle femme Albert Einstein considérait-il comme « le génie mathématique le plus considérable ? ». Les Amazones ont-elles existé ? Qui a inspiré au réalisateur Alfred Hitchcock son célèbre film Les Oiseaux ? Quelle femme a été la première à courir un marathon ? Qui a découvert la structure de l'ADN ? Quelle femme photojournaliste se cache dans l'ombre de Robert Capa ? Toutes ces questions et bien d'autres trouveront leurs réponses dans cet ouvrage, agrémenté de tableaux réalisés par l'auteure. Un bel hommage aux pionnières de l'histoire...
Maître Peire est un vieux savant dont les découvertes sont bien trop en avance pour cette fin de onzième siècle, peu enclin aux sciences et fortement religieux. Après sa disparition tragique, les quatre jeunes disciples qu'il a éduqués doivent entreprendre un périlleux voyage au cours duquel ils n'auront, pour se défendre, que les étranges inventions de Peire et leur intelligence. Mais pourront ils poursuivre l'oeuvre de leur maître? L'originalité de ce livre réside dans l'anachronisme scientifique qui pimente l'aventure. Complété par un peu d'amour et même d'humour, l'histoire devrait captiver le lecteur.
Géo-graphie, carto-graphie : écritures de la terre et de la carte. De même qu'il y a une dimension scripturale dans le geste de tracer des cartes, y aurait-il une dimension cartographique dans le geste d'écrire - et, partant, une parenté entre poétique et cartographie ? La cartographie interpelle en effet tout autant l'imaginaire que la science : cartographier est une opération de schématisation dont la portée épistémique ne peut que poser question à la philosophie ; de même, cartographier est une opération de réécriture du monde par les signes, qui interroge la mimèsis dont fait oeuvre la littérature. Car la carte, artifice, artéfact, loin de se contenter de répéter le réel, est toujours construction et invention de l'espace qu'elle (re)dessine. Dans ce volume, il s'agira dès lors d'interroger, de manière interdisciplinaire - à l'aide de la philosophie et de la littérature essentiellement -, les significations de l'acte de cartographier à l'époque contemporaine, en montrant ce que cet acte peut nous enseigner sur la représentation, qui sous-tend aussi bien la faculté d'imagination que celle du langage.
Cet ouvrage, écrit par Gilbert Antressangle, féru d'histoire locale, bien connu des habitants de Guilherand-Granges (il fut durant 25 ans correspondant du Dauphiné Libéré), nous conduit au fil des 256 pages agrémentées d'une sélection de cartes postales rares et pittoresques, des origines de Guilherand-Granges à nos jours. L'auteur nous invite à une traversée passionnante dans le temps : pas une rue, une place, pas une maison qui ne rappelle un passé pourtant si présent au coeur de tous. Ensemble parcourons Guilherand-Granges d'hier et d'aujourd'hui. Souvenons-nous de ce petit étang à Vingard où encore au début du siècle les vaches allaient boire, des vignes et arbres fruitiers qui couvraient une grande partie de la commune, du bac à traille permettant de traverser le Rhône, des lavandières, des crues inondant le hameau des Granges, du pont-bascule qui longtemps a permis de peser animaux, paille et fourrage, du maréchal-ferrant M. André, de la Teinturerie du Progrès, de l'huilerie Bard et Agier, des carrières, des différentes écoles, mairies, temples et é
Tomber amoureux de la petite soeur de sa meilleure amie n'a jamais fait partie du projet. Anthony pensait revenir à Paimpont pour une raison simple : redonner vie au manoir familial en le transformant en un petit hôtel respectueux de la forêt qui l'a vu grandir. Mais entre les travaux, les décisions à prendre et le regard attentif du village sur chacun de ses faits et gestes, il était loin de se douter que le plus grand bouleversement viendrait d'Elwenn. Guide conteuse passionnée par Brocéliande, Elwenn connaît les sentiers, les légendes et les secrets de la forêt comme sa poche. Lorsqu'elle accepte de l'aider à imaginer l'avenir de Keravel, elle découvre un projet bien différent de ce qu'elle craignait. Un projet qui lui ressemble peut-être un peu plus qu'elle ne voudrait l'admettre. Ce qui devait n'être qu'une simple collaboration prend peu à peu une place inattendue dans leur quotidien. Parce qu'entre les balades en forêt, les discussions qui s'éternisent un peu plus que prévu et les lucioles qui semblent décidées à s'en mêler, ignorer ce qui se passe entre eux devient de plus en plus difficile. Et dans une petite ville bretonne où tout le monde connaît tout le monde, tomber amoureux n'a rien d'un secret facile à garder. _______________ Tout a dérapé à cause des lucioles est une cosy romance bretonne estivale qui mêle slow burn, small town, green flag, collaboration, connaissance d'enfance et légendes de Brocéliande. Si vous aimez les histoires qui prennent le temps de s'installer, les balades en forêt, les personnages attachants (humains comme canins), les légendes de Brocéliande et les romances qui donnent envie de ralentir un peu, alors les portes de Keravel sont grandes ouvertes.
Gisèle Prassinos figure sur une photo célèbre de Man Ray, face à André Breton et son groupe en 1934, qui écoutent fascinés, la jeune poétesse de 14 ans lire ses textes. Beau-livre de tentures-tableaux cousues, brodées, légendées, qui illustre magnifiquement, par le texte et le tissu, de grandes scènes religieuses. Un dialogue explosif entre chef d'oeuvre muséal et geste artisanal souvent féminisé, entre passé et présent :- Que voit-on vraiment ? - Pourquoi est-ce drôle ? - Qu'est-ce que ça dit ?- Ou peut dire de nous, aujourd'hui ? À PROPOS DE L'AUTRICE Annie Richard, écrivaine et spécialiste de l'oeuvre de Gisèle Prassinos, nous offre ses commentaires sur les tentures-tableaux de l'artiste grecque francophone, réfugiée en France avec sa famille en 1922 à la suite de la guerre gréco-turque, dans un livre étonnant et plein d'humour : "La Bible surréaliste de Gisèle Prassinos".
Le royaume d'Amozia est en paix depuis des siècles. Tout bascule le jour où un tremblement de terre dévaste la contrée. Les habitants sont confrontés à leur pire cauchemar. Un être de légende, véritable prédateur pour toutes les espèces, réapparaît. Il n'a qu'un seul but : tout détruire et rayer le genre humain de la carte. Cassandre et Grégoire, deux jeunes villageois, risquent leur vie pour sauver leurs semblables. Les épreuves tragiques qu'ils affrontent les conduisent à rencontrer des alliés issus d'un autre temps. Pour survivre et avec l'espoir fou de sauver ceux qui leur sont chers, les deux amis devront puiser dans leurs ultimes ressources pour réaliser l'impensable. Ensemble, sous la menace constante de la Bête, ils tenteront de contrecarrer ses funestes projets. Volonté et destin s'affrontent pour déterminer l'avenir du monde...
Le Soc et la plume rassemble les réflexions menées par vingt-huit chercheurs et écrivains sur l'écriture de la ruralité dans la littérature française du Moyen Âge à nos jours, ainsi que dans l'Antiquité grecque et latine. Tous se posent la question de la valeur heuristique de la notion de ruralité pour relire les textes qu'ils étudient ou écrivent. On interroge d'abord les mots et motifs qui inscrivent la ruralité dans la littérature au sens large : ses noms et ses adjectifs, qui évoluent à travers les siècles, ses lieux, ses activités, ses personnages humains avec leurs qualités et leurs défauts, ses animaux, ses plantes ou ses objets. On se demande ensuite qui écrit sur le monde rural et pourquoi. À travers les voix et perspectives qui s'expriment dans des genres bien identifiés ou des écritures de la terre plus marginales interviennent alors des valeurs culturelles et politiques. Les enjeux lexicologiques, encyclopédiques, poétiques et idéologiques de cette recherche collective trouvent enfin une résonance singulière chez deux auteurs - Pascal Commère et Marie-Hélène Lafon - qui font exister aujourd'hui une écriture de la ruralité dans un monde qui s'éloigne des réalités rurales.
Né en 1962 et bien qu'il soit peintre, bertrand joliet écrit des livres entre le récit, la poésie et l'essai. Il a encore essayé de débrouiller cette atroce confusion dans ce présent recueil, comme si la question de Tarkovski - quelle est la place de l'humain dans l'univers ? - pouvait vraiment avoir une réponse. Epub accessible. Toutes les images sont décrites.
Ce livre est un guide pratique conçu pour fournir les connaissances de base pour évaluer les parts d'une Société Civile Immobilière (SCI). Il propose des outils méthodologiques, des conseils pratiques et des exemples pour accompagner les lecteurs dans la compréhension de cette démarche. L'ouvrage est structuré en plusieurs chapitres, abordant notamment : o Le déroulement d'une mission d'évaluation. o L'analyse des statuts et des conventions. o Les méthodes d'évaluation des parts de SCI. o L'impact de la fiscalité et des obligations comptables. o Les ajustements liés aux clauses statutaires et aux décotes. o Les spécificités des différentes formes de SCI.
Dans cet ouvrage original, Joël Broustail revisite les notions, si sensibles de nos jours, d'abus et de traumatisme intime et leur extension récente avec une approche historique et pluridisciplinaire. A partir d'un récit minutieux, étayé sur de nombreuses sources et sur un appareil statistique abondant, il propose des analyses approfondies sur la construction et la psychiatrisation du Bien et du Mal dans les sociétés modernes, au coeur du progressisme améliorateur de la société : un idéalisme d'inspiration psychologique aurait pris le relais des idéalismes progressistes d'inspiration sociale, idéologique ou religieuse des XIXème et XXème siècle, légitimant notamment le retour en force de l'État dans la sphère de la vie privée. Joël Broustail est professeur à Sorbonne Université et chercheur à l'institut Sorbonne, Identités, Relations Internationales et Civilisations de l'Europe (SIRICE Sorbonne-CNRS). Il est l'auteur de nombreuses publications, de l'histoire des minorités religieuses à l'histoire des techniques et des pratiques de consommation. Il a exercé diverses responsabilités, notamment en Asie et au Moyen- Orient, et enseigné dans plusieurs universités étrangères. Ancien élève de l'École normale supérieure, de HEC et de la Sorbonne, historien et économiste de formation, il est à la fois agrégé d'histoire et agrégé et docteur en sciences de gestion.
1967, pour toute une génération en Europe, c'est l'année des Colonels. Un coup d'État fomenté par une junte d'officiers supérieurs renverse le gouvernement et installe une dictature. Comme beaucoup d'autres jeunes Grecs, Maro Douka, alors étudiante et militante est arrêtée à Athènes et emprisonnée rue Bouboulina, au siège de la Sûreté générale. Elle a vingt ans. Elle écrira le récit de cette arrestation cinq ans plus tard, il ne sera publié qu'en 1974, après la chute des Colonels. Curieusement, il n'avait jamais été traduit en français. C'est chose faite avec le texte de Laurence Maire-Maison. Maro Douka a reçu en mai 2020 le Prix National grec de Littérature pour l'ensemble de son oeuvre.
« Brille et vois en toi tout l'Univers et ses voies. » Ananta Maitreya Pour les amoureux de la Vie et ceux qui souhaitent à nouveau en tomber amoureux. Bon voyage parmi les étoiles, les anges, l'Univers, l'autre, l'Amour, la nature, les dragons, vers votre âme et votre puissance intérieure. Bon voyage à vous et en vous.
Fruit de la réflexion menée dans le cadre des Journées d'études qui se sont tenues à l'Université de Perpignan en septembre 2015, le présent ouvrage tente de comprendre, à travers un dialogue scientifique interdisciplinaire, comment les élites romaines se mettent en scène dans les différents espaces de la cité, alors même qu'espace public et espace privé tendent progressivement à se compléter, à s'articuler, voire à se confondre. Dès lors, il s'agit de s'interroger sur les stratégies de représentation, sur la manière dont ces élites utilisent ces espaces de « l'entre-deux », mettent à profit cette ambiguïté, pour construire leur propre discours dans l'espace urbain entendu au sens large - espace civique mais aussi privé - et pérenniser ainsi la memoria familiale. Fondée sur des sources documentaires multiples, allant des écrits littéraires et épigraphiques aux monuments et aux images, notre analyse envisage la diversité des espaces romains de l'arc occidental méditerranéen, depuis la période républicaine jusqu'à l'antiquité tardive, pour tenter de percevoir les lignes de force qui se retrouvent sur le temps long.
Les sept contributions que regroupe ce livre explorent, à travers des études de cas concrètes, la notion de résistance. Résistance que des individus ou des groupes humains, souvent réduits, souvent en situation de faiblesse, toujours minoritaires, opposent aux rapports de forces qui structurent leur environnement social, aux pouvoirs qui y imposent leur ordre et leurs hiérarchies. Ces contributions appartiennent à des spécialistes de différentes disciplines et nous font voyager des cachots de la première moitié du xixe siècle aux « zones à défendre » des activistes écologistes d'aujourd'hui, passer des écritures balbutiantes des femmes d'une maisonnée girondine de la deuxième moitié du xixe siècle aux actes de conscience des « justes » de la Seconde Guerre mondiale. Elles examinent des formes de résistances d'une telle humilité qu'elle se situe aux frontières du dicible, à d'autres plus nettement conscientes, théorisées, et quelques fois flamboyantes.
L'O.M. est un nom magique dans le monde du football. Il évoque des exploits retentissants, neuf victoires en Coupe de France, quatre titres de champion, des éclats européens, des histoires fantastiques, des milliers d'anecdotes. Tout est arrivé dans la ville la plus vivante de l'hexagone. Tout arrivera encore sous l'influence de Bernard Tapie et de Michel Hidalgo, un patron qui remue les foules et un technicien manager de haute lignée. L'O.M. 86-87 repart vers les sommets, avec des hommes nouveaux, et des idées qui vont donner aussi une autre image de Marseille, cité de l'enthousiasme. « Allez l'O.M. ! »...
Arthur creuse des trous au Yémen pour le compte d'un grand groupe. Laurence, sa maîtresse, se trouve à Orléans. Ils s'aiment de loin grâce à Internet et tout un matériel qu'ils finissent par utiliser très bien... Une histoire pimentée, qui nous transporte en 2006 où les amoureux découvraient avec l'ordinateur, un micro et une caméra portatifs, les joies et permissions de l'échange à distance. Un érotique non dépourvu d'humour ni d'encouragements!
Actes du colloque organisé sous la direction d'Éliane Formentelli en 1978, pour le centenaire de la naissance du poète Victor Segalen. A PROPOS DES AUTEURS Pierre Emmanuel (pseudonyme de Noël Mathieu), né le 3 mai 1916 à Gan (Pyrénées-Atlantiques) et mort le 22 septembre 1984 à Paris, est un poète français d'inspiration chrétienne, élu à l'Académie française, le 25 avril 1968. Gérard Macé est un poète, essayiste, critique, traducteur et photographe français né à Paris le 4 décembre 1946. Jean Roudaut est né à Morlaix le 1er juin 1929. Agrégé de lettres modernes, il enseigne comme lecteur de français à l'Université de Salonique (1956), puis à Pise (1963), avant d'être nommé professeur ordinaire de littérature française moderne et contemporaine à l'Université de Fribourg (1974-1991). Depuis 1991, il vit entre Paris et la Bretagne. Auteur d'un des premiers livres sur Michel Butor (Michel Butor ou le livre futur, 1964), Jean Roudaut s'est imposé comme un spécialiste des rapports entre littérature et peinture (Une ombre au tableau, 1988, Le Bien des aveugles, 1992). Il a également publié des ouvrages de référence sur les villes imaginaires dans la littérature française (Les douze portes, 1990) et sur Louis-René des Forêts (1995). Henry Bouillier, né le 8 janvier 1924 à Boulogne-Billancourt et mort le 20 avril 2014, est un universitaire français et un bibliophile. il rédige une thèse sur le poète, alors peu connu Victor Segalen. Très admiratif de son univers de poésie, Henry Bouillier estime que Victor Segalen peint "le paradis mythique de sa poésie". Le travail exigeant et passionné d'Henry Bouillier participe à faire découvrir l'auteur. Henry Bouillier ne cesse de rendre hommage à sa collaboration avec Annie Joly Segalen, la fille du poète, "ce prodigieux amour filial d'outre-tombe", qui publie des manuscrits inédits, des éditions de textes choisis, ou la correspondance rassemblée de son père. Vadime Elisseeff, né le 4 mai 1918 à à Saint-Pétersbourg et mort le 29 janvier 2002, est un historien et un historien de l'art français, spécialiste de l'Extrême-Orient. François Cheng, né Cheng Chi-hsien (???) le 30 août 1929 à Nanchang dans la province du Jiangxi, est un écrivain, poète et calligraphe chinois naturalisé français en 1971. Giorgio Agamben (né le 22 avril 1942 à Rome) est un philosophe italien, spécialiste de la pensée de Walter Benjamin, de Heidegger, de Carl Schmitt et d'Aby Warburg ; il est particulièrement tourné vers l'histoire des concepts, surtout en philosophie médiévale et dans l'étude généalogique des catégories du droit et de la théologie. La notion de biopolitique, empruntée à Foucault, est au coeur de nombre de ses ouvrages. Henri Lavondès (1926-1998) a été professeur à l'université Paris X-Nanterre au département d'ethnologie et de sociologie, spécialiste de l'Océanie et de Madagascar. Daniel Bougnoux, né en 1943 à Clermont-Ferrand, est un philosophe et médiologue français. Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1965 Lettres), Daniel Bougnoux est professeur émérite de l'Université Stendhal de Grenoble. Il est spécialiste de Louis Aragon, auquel il a consacré de nombreux travaux. Kenneth White est un poète, écrivain et essayiste écossais né le 28 avril 1936 à Glasgow. Il a été également professeur d'université, animant notamment un séminaire « Orient et Occident » et il donne régulièrement des conférences. Il est aussi l'auteur de plus d'une centaine de livres d'artistes. Il a créé l'Institut international de géopoétique1 en 1989. Diane de Margerie, née le 24 décembre 1927, est une femme de lettres française et une traductrice de l'anglais. Romancière, critique littéraire, nouvelliste, biographe, traductrice, Diane de Margerie est l'auteur d'une oeuvre diverse.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
A l'aide de nombreux documents et illustrations, l'auteur, historien du Moyen Age occidental, retrace l'histoire de la première croisade qui aboutit à la prise de Jérusalem en 1099. Entre histoire et légende, le récit d'un évènement exceptionnel de l'histoire occidentale. « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Pourquoi et comment Napoléon gagnait-il ses batailles ? Pourquoi a-t-il finalement perdu ? Comment se passait réellement une bataille, telle que la vivaient les hommes, les officiers et l'état-major ? Sur l'épopée militaire de l'Empire, il existe une littérature technique abondante et une multitude de témoignages partiels. Mais très peu d'ouvrages ont cherché à restituer la réalité quotidienne des combats, vécus à hauteur d'homme. Peu d'auteurs sont parvenus à expliquer à un public de non-spécialistes la stratégie qui a permis à la France de dominer l'Europe pendant plus d'une décennie. Laurent Joffrin tente de combler cette lacune en écrivant comme l'aurait fait un correspondant de guerre auprès de la Grande Armée. Avec l'aide de cartes en perspective, d'illustrations, chacune de ces batailles est racontée sous un angle et un point de vue spécifique : vécue par le simple soldat, dirigée par l'état-major, gagnée grâce à des prouesses d'intendance, etc. Sous une forme à la fois attrayante et pédagogique, c'est un nouveau regard jeté sur les guerres et les stratégies napoléoniennes.
Nouvelle édition (entièrement recomposée) de ce monumental ouvrage sur le folklore de la France. Ce tome (1-b sur 4) reprend la partie consacrée à la Terre (landes et déserts, particularité du sol et de la végétation, cercles mystérieux, observances et pratiques) ; les montagnes ; les forêts ; les rochers et les pierres ; les empreintes merveilleuses ; le monde souterrain, en forment les grands chapitres. On reste toujours surpris de la richesse du folklore recueilli, de sa diversité : on se prend à rêver tout au long des pages de ce livre, classique parmi les classiques du genre.Paul Sébillot, né à Matignon (Côtes d'Armor) en 1843 (il meurt en 1918), est une des figures majeures du folklore breton et français dans son ensemble. Auteur de nombreux ouvrages, dont la Littérature orale de la Haute-Bretagne, et surtout auteur de ce vaste Folklore de France, édité en 4 fort volumes entre 1904 et 1907.
Les marines d'Ivan Aivazovsky (1817-1900) ont fait sa renommée en Russie, son pays natal où il était peintre de cour pour Nicolas Ier, mais n'ont que peu dépassé ces frontières. Maître du Sublime, il a fait de l'océan le sujet principal de son OEuvre. Tantôt déchaîné et cataclysmique, tantôt calme et apaisant, l'élément marin constitue autant d'allégories de la condition humaine. Comme Turner, dont il connaissait et admirait le travail, il n'a jamais peint sur le motif, ni même réalisé d'esquisse préliminaire : ses tableaux sont le fruit de sa mémoire exceptionnelle. Avec plus de 6000 toiles, Aivazovsky fut l'un des peintres les plus prolifiques de son époque.