Renaudot (romans)
Renaudot (romans)
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Et si l’amour était la dernière forme de résistance face à un monde en crise ? Une histoire d’amours de Serge Joncour explore, avec une écriture à la fois tendre et mordante, les liens qui nous unissent malgré tout.
À 23 ans, Boris Bergmann ose la rencontre avec un père inconnu, psychiatre, qu’il n’a jamais vu. Minotaure est le récit bouleversant d’une quête identitaire, entre désir de vérité et peur de l’abandon.
Arun Kumar est doté d'un palais absolu - une mémoire des arômes si infaillible qu'elle confine au prodige. Ce don extraordinaire, il entend bien en faire l'instrument de sa revanche. Reste à découvrir comment. Et contre qui. Des bidonvilles de Delhi aux caves de Bourgogne, des îles Marquises aux tours de Manhattan, François-Henri Désérable signe avec Le Palais un grand roman d'aventures sur le vin, portrait d'un génie hors la loi dont les crimes se dégustent. Laurent Stocker de la Comédie-Française nous fait vivre avec talent les péripéties de ce grand roman d'aventure. "Une lecture grisante, idéale pour oublier la gueule de bois de la rentrée." L'Express "Le Palais mêle, dans un jeu de piste quasi borgésien, récoltants, châteaux ou crus, véritables et imaginaires." La Croix "Une oeuvre où le romanesque s'associe harmonieusement à une poétique des goûts et des arômes." Benzine Couverture : d'après photos © DragonTiger & Laures / iStock Images
Après le succès du (prix Décembre 2024), le nouveau roman d'Abdellah Taïa. Un texte superbe et d'une grande force politique, l'accomplissement d'une oeuvre.
"Par temps calme, alors que la mer est d'huile et que les marins les plus aguerris baissent la garde, il arrive que surgisse une vague qui parfois atteint trente mètres de haut. Pour pouvoir raconter, il a bien fallu que certains survivent à la vague scélérate." Cameroun, 2018. Ndolo Elimbi, avocate lumineuse et héroïque, est emprisonnée pour s'être élevée contre un pouvoir autoritaire. Au coeur de ce régime, la redoutable commissaire Zeinabou n'ignore rien de ses faits et gestes, ni de son amour pour Enow, le charismatique opposant désormais en exil. Mais l'ennemi n'est pas toujours celui que l'on croit... Dehors, la colère enfle, la répression se durcit. Ce tableau envoûtant du Cameroun contemporain déroule aussi le destin d'une Afrique fragile et tend un miroir féroce à toutes les dictatures. Hemley Boum signe une vaste fresque sur le désenchantement des peuples, les ressorts de la corruption et la puissance des femmes lorsqu'elles s'allient. "Nos vies sauvages explore les forces contraires tiraillant les désirs de celles et ceux qui croient à une possible révolution."TTT Télérama "Hemley Boum a un talent immense, celui de raconter des destins qui s'inscrivent dans la grande Histoire." Page des libraires
Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l'année 2026. En cours de traduction dans plus d'une vingtaine de langues, C'était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l'Odyssée de Jonas Dorléon. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières tantôt à bord d'un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c'est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu'universel, ce roman raconte les migrations au présent - non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l'horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d'humour et de poésie, une langue d'exil qui s'apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C'était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.
« Le ministre de l'Intérieur est heureux de constater que tout le monde s'entend : la capitale doit être débarrassée des chiens errants. Sur la nécessité d'agir, il n'y a pas l'ombre d'un désaccord. La question qui les divise est celle de la méthode. » Constantinople, 1910. Le médecin français Paul Remlinger, formé au laboratoire de Louis Pasteur à Paris, dirige l'institut antirabique de la ville. Quand le directeur du Département municipal de l'hygiène publique lui propose de participer à un projet de « décanisation », soit l'extermination de cent mille chiens, il y voit, malgré ses réticences éthiques, l'occasion d'apporter sa contribution à la recherche médicale et au progrès. Mais à quel prix ? Dans ce premier roman saisissant, David Djaïz raconte un événement méconnu de l'Histoire, qui fut le laboratoire des pires drames du xxe siècle.
Eugénie sous les bombes raconte les destins de deux gamins de la campagne vosgienne, à l'orée du 20è siècle. Ils vont se rencontrer tardivement. Tous deux sont pris entre leurs désirs d'ascension sociale et leur attachement à la terre, entre leur foi en l'innovation et leur spiritualité déroutante.Quand la guerre éclate, la santé d'Eugénie s'altère gravement. Le couple s'embarque alors dans une folle entreprise pour sauver Eugénie. En mars 1918, sous les bombardements des Gotha, Charles se lance à Paris comme Orphée aux Enfers...Un siècle plus tard, Anne Percin hérite d'un cahier tenu par son arrière-grand-père. Elle n'a jamais entendu parler de lui. Fascinée par ce qu'elle découvre, elle ouvre l'enquête.Avec Eugénie sous les bombes, l'auteure du Premier été et des Singuliers signe un roman magistral.
Menacé par l'Inquisition, le jeune Donato doit fuir le Portugal et ses bûchers. En cet an 1540, il embarque sur un vaisseau à destination de l'Afrique puis des Indes. Lorsqu'il accoste le lointain archipel décrit par Marco Polo sous le nom de Cipango, il s'immerge dans ce Japon médiéval, en apprend la langue, tombe éperdument amoureux et s'offre une nouvelle vie.Parallèlement, au xxie siècle, Ylona Malone nourrit des rêves de démiurge et chasse les têtes les plus brillantes. Parmi elles, June, férue de linguistique et d'intelligence artificielle ; Karine, spécialiste du processus d'hibernation chez les ours ; Li Shuzhou, physicien en fusion nucléaire, en attente de visa pour les USA ; Angela, pilote de drones ; Leandro, informaticien de génie... Tous sont experts dans leur domaine. Tous ont une faille : leur imagination sans limites. Pur roman d'aventures, à la croisée de la fresque historique et de la spéculation contemporaine, Cipango explore la puissance de la fiction et les dérives d'un monde où la réalité elle-même devient indiscernable. Découvert avec Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis), Jean-Marie Blas de Roblès inventait le roman jungle. Vingt ans après, Cipango en prolonge secrètement l'élan dans une oeuvre ambitieuse où passé, présent et futur se réfléchissent à l'infini.
Le 6 septembre 1949, une jeune femme est retrouvée morte quai de Javel, à Paris, sans sac ni chaussures, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Elle est identifiée le lendemain : c'est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Rapidement, quatre suspects se détachent, évidents, presque des archétypes. On dirait le début d'un roman de Simenon, mais l'inspecteur-chef Ferrière n'a pas le talent de Maigret, et doit se résoudre à classer l'affaire au bout de six mois, sans avoir arrêté personne. Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada reprend l'enquête à partir du dossier retrouvé puis, comme à son habitude, sollicite ses contacts aux archives, exhume tous les documents, arpente tous les lieux - remonte le temps. Pour ce livre, il a lu les soixante-quinze enquêtes de Maigret, s'inspirant humblement et fidèlement des méthodes du commissaire fictif. Et il va résoudre ce meurtre bien réel, laissant le lecteur subjugué par la dextérité de son investigation et fasciné par cette jeune femme à laquelle il redonne un visage et une histoire. « Un « roman vrai », admirable dans son exécution » LH LE MAGAZINE « Une enquête touchante et ensorcelante » LA CROIX « Philippe Jaenada fait revivre une époque, ressuscite un destin fracassé et fait parler son génie narratif, subtil mélange de gravité et de légèreté. » LE PARISIEN « De parenthèses en digressions, avec l'humour qui caractérise son écriture depuis près de 30 ans, Philippe Jaenada part sur les traces de sa jeune héroïne. » OUEST FRANCE « Ce très beau roman offre à Louise Cansot une dignité, à sa descendance une vérité dont elle avait besoin et à nous, un pur bonheur de lecture » FRANCEINFO « L'auteur, à l'écriture foisonnante, drôle, profondément humaine, transforme cette enquête en une expérience de lecture à part entière, où l'émotion surgit là où on ne l'attendait pas. Prenant, du début à la fin » MADAME FIGARO « Toujours en fin limier obsessionnel, Jaenada livre un plaidoyer féministe, agrémenté de son humour décalé qui fait sa signature » TELERAMA
Le roman de la performance culte de Marina Abramović :Lauréat du prix Transfuge du roman d'art,Sélectionné par le prix Femina et le prix Renaudot,Finaliste du prix Blù et du prix Talent Cultura.
Une star russe en exil à Paris, confrontée à l’effacement et à la perte de repères. Grenouille raconte la chute brutale d’une femme qui, entre souvenirs et présent, tente de se reconstruire dans l’anonymat.
Au Bouchon, petit village isolé de l'île Maurice, quatre générations se succèdent depuis le temps de l'esclavage. La violence se mêle à l'amour, la tendresse à la haine, les plus nobles passions aux vices les plus vils, les sangs des unes aux sangs des autres... Les cinq fondateurs viennent d'une plantation lointaine : trois sont nés dans la puissante et blanche famille Dumontais ; deux d'une esclave noire. Mais les trois blancs sont en vérité le fruit d'une passion entre Madame et le Vieux Bouc, un esclave magnétique qui revendique aussi la paternité des deux derniers. Bannis pour s'être liés d'amour et d'amitié, les cinq enfants devenus grands trouvent refuge dans ce lieu perdu dont ils font leur royaume, autarcique et magique, qu'ils défendent d'un seul corps, puisqu'ici sont abolies les frontières entre passé, présent et avenir ; vie et mort ; réel et fantastique. Tel homme entend sans le vouloir tous les péchés humains ; telle femme meurt et renait en déesse protectrice ; un enfant vit parmi les oiseaux quand son cousin viole et tue sans frein ; le moulin est hanté par les voix des fantômes, la nature donne les plus beaux fruits mais décapite la chapelle ; les guerres du monde contemporain rencontrent les combats intérieurs de chaque individu et l'histoire de l'humanité se reproduit dans l'infiniment petit de leurs existences débridées. Parmi eux, un enfant timide sera le chroniqueur de ce royaume hors-norme dont il livre les jours de paix, de luttes, et les nuits de folie pour empêcher l'oubli. Épopée fabuleuse, mythologie vibrante, fable majestueuse, cette Chronique d'un Royaume perdu est le chef d'oeuvre d'Ananda Devi.
Ce livre, à la fois journal, roman d'apprentissage, et longue séance d'exorcisme, raconte la douleur d'être vu comme monstre, et le combat pour ne plus se sentir puni dans sa différence. « L'année de mes seize ans, lorsqu'il a appris mon homosexualité, mon père m'a convoqué en tête-à-tête et m'a adressé un discours haineux, qui m'a marqué à vie. Une minute avant, j'ai activé secrètement un dictaphone. » Presque 25 ans après, le narrateur décide de rouvrir le fichier avec le discours retranscrit et l'idée du livre apparaît : « Analyser cette archive. Examiner l'enfance de mon père. Dire le vide qu'il a laissé dans la mienne. Raconter ces années où j'ai continué d'aimer¬, d'écrire, de courir comme les personnages de cartoons qui ne savent pas qu'ils sont déjà au-dessus du vide. Jusqu'à convoquer mon père pour un nouveau tête-à-tête. Lui faire (re)lire ces mots qui me hantent. Enregistrer ce dîner aussi, mais ouvertement cette fois. » La Punition raconte le choc entre un père et son fils au passé. « [C]e récit dépassait ma propre vie. Trop d'enfants ont entendu ces mots : Tu n'as pas le droit d'exister. Ceux qui les ont entendus se reconnaissent entre eux. Ni les luttes LGBT, ni les droits conquis, ne suffissent à réparer cette perte irréversible de gravité. Elle reste inexprimable. »
Les parcours croisés de trois amis d'enfance dans un quartier populaire de Nantes dans les années 1980 : un grand roman d'apprentissage et une poignante fresque sociale.
Un roman incandescent sur un jeune homme à vif, naviguant entre douleur et désir, entre l'Europe, la Chine et l'Afrique.Couturier talentueux à Paris, Deffo s'épanouit entre ses créations et sa relation amoureuse avec Merveille, qu'il considère comme son " sommet d'ascèse et de vertige ". Un matin, une douleur le saisit à l'aine, si persistante qu'elle bouleverse sa vie sociale et intime. Tandis que les liens avec Merveille commencent à se défaire, il se rend dans son pays d'origine, le Zambuena, où existerait un moyen ancestral de lui redonner la santé. Pour payer ses soins, il accepte un emploi dans une usine textile contrôlée par des intérêts chinois.Deffo va découvrir la réalité d'un travail industriel où le corps devient un outil soumis à la cadence et à l'abrutissement. À bout, obsédé par sa quête de guérison, il bascule, et tue un homme. Avant l'aube, dans l'attente de la police, Deffo remonte le fil des mois qui ont précédé son geste : la maladie, la sexualité, l'amour, le travail, la spiritualité... Pourra-t-il recoudre les morceaux d'une vie qui a volé en éclats ?Roman des sens et de la conscience, Un corps indocile explore une vulnérabilité masculine à vif, aux prises avec les secousses d'un monde globalisé. Porté par un humour à froid, une langue vive et charnelle, ce texte interroge : comment rester debout quand l'idée que l'on se faisait de soi s'effondre ?
Dans la fumée de cigarette et les vapeurs d'alcool, ils sillonnent des routes vides, font l'amour dans des parkings abandonnés, hantent des bars miteux, volent à l'étalage. Des déserts du Nevada jusqu'au bayou de la Nouvelle-Orléans en passant par Las Vegas, Chicago et Denver, leur périple prend des allures de fuite. Pendant qu'Adam se débat avec son alcoolisme et sa jalousie maladive, l'héroïne est assaillie par les souvenirs. Une famille catholique stricte, une lignée de femmes où toute velléité de liberté est un prétexte pour un internement psychiatrique, une enfance brisée par le carcan de la tradition qui l'empêchait d'être à la fois féminine et masculine, sage et rebelle, aimante et libre. Et une mort qui a tout fait basculer. L'héroïne cherche sa route. Sa traversée du désert peut conduire à la rédemption - à condition de se regarder en face. À la fois intime et politique, ce road trip féministe nous lance sur les traces d'une héroïne qui entend faire plier le monde à sa volonté. « Un premier roman incandescent d'une rare maîtrise formelle. Une révélation. » Librairie Le Monte-en-l'air « Un road-movie à la Wim Wenders filmé par Ken Loach. Un texte furieux, une plume unique, singulière, vibrante. » Librairie Le Failler « Eva Bottega installe son univers : celui de la chaleur, du feu, des cendres et du voyage. Un texte qui bouscule et ne peut laisser indifférent. » Librairie Les Feuilles volantes « Ce premier roman est une bombe pleine de grâce. » Librairie La Petite Ourcq « Une entrée fracassante en littérature. » Librairie Protéiforme « Je pense que je tiens mon roman de la rentrée littéraire. Quelle claque ! » Librairie à soi.e « Un road-trip bouleversant, porté par une écriture puissante. » librairie Tome 7 « Road-trip féministe incandescent sur les routes américaines. » Les audacieuses « Eva Bottega signe ici un premier opus remarquable. » Livres Hebdo « Sa plume oscille entre poésie, reage et délicatesse, entre passages incisifs et moments d'une grande musicalité. » @macha_purple « Il y a du Nelly Arcan dans ce roman d'Eva Bottega. Incandescent. » @soeurcierelitteraire « Violent, cru, dérangeant. On rentre dans la tête de cette narratrice complètement cabossée. Un road trip, donc, mais surtout un voyage intérieur. » @clementine_litt_feministe « Une course-poursuite stupéfiante de la narratrice avec elle-même et le réel autour d'elle. » Jean-Noël Orengo « Un premier roman à l'écriture nerveuse et rythmée. » Diacritik « Un dépoussiérage en règle du road-trip. Un style plein de souffle, une écriture lumineuse et colorée. » Le Parisien Week-End