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Dans une petite ville d’Irlande, la famille Barnes voit son quotidien basculer sous le poids des secrets, des dettes et des non-dits. La Piqûre d’abeille de Paul Murray mêle humour noir et tragédie familiale pour un roman aussi drôle que déchirant.
Nebraska, années 1930 : une tempête de poussière s’abat sur Uz, petite ville déjà accablée par la Grande Dépression et ses secrets enfouis. Entre sorcière des plaines, fermier polonais et photographe mystérieuse, qui survivra à l’oubli ?
1962, La Havane. Quand une adolescente timide croise le chemin de Bobby Fischer, le prodige des échecs, une rencontre fulgurante va bouleverser leurs vies.
Jakob fête ses cinquante ans sans enthousiasme, persuadé de n’avoir rien accompli. Mais sa meilleure amie Ellen, pleine de vitalité, a tout prévu pour lui offrir une journée aussi folle qu’inattendue.
Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un club de tennis à Deuil-la-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l'École en même temps que sa beauté. Jean est aussi un poète ivre d'aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au coeur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d'un lac, lors d'évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d'un cours réussi. Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman. Loïc Corbery de la Comédie-Française arrive avec talent à se fondre dans la peau de Jean Deichel, mettant une voix sur ses rêveries, ses cours et surtout, son inattendu. "Le sujet de ce roman est de société, la langue, de la poésie, sublime. Sombre mais qui finit dans un éclat de vie." ELLE "Le roman dépasse largement le simple récit sur l'école pour interroger la solitude, le désir et la possibilité de trouver la "vraie vie" au coeur du quotidien." Benzine Couverture : d'après photo © Aziz Ary / Getty Images. © Yannick Haenel et Éditions Gallimard, 2026. Citation p. 192-193 : Marguerite Duras, L'Amant © 1984 by Les Éditions de Minuit.
Seule dans son appartement, une jeune femme emballe ses affaires dans du papier journal. Demain, des déménageurs emporteront ces traces fragiles de son existence. Tandis qu'elle remplit ses cartons, elle pense à l'homme dont elle vient de se séparer, et des histoires surgissent des objets qu'elle manipule. Témoins d'une vie ordinaire, une assiette au filet d'or, un ensemble H&M couleur poil de chameau ou un rouleau de Sopalin ont autant à raconter qu'un trépidant roman d'aventures... Que reste-t-il de ce que nous avons vécu ? De quelles légendes sommes-nous faits ? Les grandes amours comme les petits riens, les désillusions et les désirs sont au coeur de ce roman plein de surprises, à la fantaisie incomparable. "Clémentine Mélois semble nous dire que la fin d'une chose annonce aussi le début d'une autre." La Croix. "Un beau récit sensible comme une longue lettre ouverte à l'absent." Benzine
Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l'année 2026. En cours de traduction dans plus d'une vingtaine de langues, C'était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l'Odyssée de Jonas Dorléon. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières tantôt à bord d'un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c'est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu'universel, ce roman raconte les migrations au présent - non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l'horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d'humour et de poésie, une langue d'exil qui s'apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C'était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.
Plantée comme un refuge au milieu des bois, la Haute-Île ne ressemble en rien à un hôpital psychiatrique. Pourtant, derrière la beauté des murs, d'étranges événements ont lieu. Olga, jeune mère en post-partum venue s'installer dans l'hôpital avec son mary psychiatre ; Josépha, auxiliaire de crèche précaire et isolée ; et Elsa, jeune enquêtrice tenace, voient leurs destins se nouer. Dans ce décor hanté par Camille Claudel et toutes les autres patientes qu'on a autrefois enfermées ici, le passé remonte, fissure les murs et interroge : d'où vient vraiment la folie - du lieu, des femmes, ou du sort qu'on leur réserve ?
Alcide a quarante ans, et il lui arrive encore de dormir avec sa mère. C'est un ' être humain défectueux ' parmi tant d'autres, mais ses défauts remplissent quatre pages de diagnostic : trouble bipolaire, spectre autistique, psychose, épisodes de dissociation... Cherchant quotidiennement dans les dictionnaires, dans les livres, les termes justes, absolus, capables de nommer une réalité fuyante, Alcide écrit au plus près du trouble, comme si son corps, devenu sismographe, enregistrait chaque secousse du malaise psychique. En bousculant nos préjugés, ce livre unique raconte de l'intérieur la maladie mentale dans sa vérité nue et donne voix à un besoin collectif puissant : celui de dire avec précision le mal-être psychologique, l'aliénation, la médicalisation et la solitude. Avec une lucidité saisissante, Pierantozzi transforme la matière autobiographique en littérature, dans un récit où la poésie surgit du réel le plus cru.
« Il y a longtemps, un marin m'a dit que si je me retrouvais dans une impasse, je n'avais qu'à revenir au point de départ. C'est ce que faisaient les marins autrefois lorsqu'ils ne trouvaient plus la force de poursuivre leur voyage sans se jeter par-dessus-bord. Tout ce qu'il leur restait à faire, c'était de revenir dans leur port d'origine. » Le coeur brisé, Nina Stjärne est assise sur un banc du parc Berzelii, à Stockholm. En l'absence de sa demi-soeur, elle se remémore la plage éternelle de leurs étés. Un lieu rempli de squelettes d'animaux et de joies sépia, d'angoisses juvéniles et de jeux solitaires, une plage nommée Panic Beach où les deux filles passaient leurs vacances dans l'ombre de leur père. Le parc Berzelii est également le lieu où commence l'histoire de la famille Stjärne, cent ans plus tôt. De génération en génération, une marée sombre faite de trahisons, d'alcool et de violence a tout emporté sur son passage, depuis la capitale suédoise jusqu'à La Nouvelle-Orléans. Les rêves s'éteignent en même temps que les parents meurent, mais un sentiment douloureux se transmet malgré tout. Est-ce de la mélancolie ? Ou bien la peur d'en savoir trop ? Nina et sa petite soeur n'ont pas la même mère, mais elles portent le même secret. L'une n'y survivra pas, l'autre devra essayer de pardonner. Adieu, Panic Beach est une grande saga familiale sur la culpabilité, la vérité et l'espoir. Un roman bouleversant sur l'art de faire ses adieux aux morts, ainsi qu'aux vivants. Traduit du suédois par Marianne Ségol
On fait partie d'une grande famille. On sait qu'on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l'été dans notre maison à la montagne. On trouve que c'est normal. C'est chez nous, c'est à nous, c'est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s'appartient. On ne sait pas comment dire je, on n'en a pas besoin, puisqu'on est nous. Nous les enfants, les frères et soeurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n'a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c'est. On n'en est pas capables. On n'en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s'est fissurée, on n'a pas compris. Ça n'aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n'était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.
1980, une femme se suicide dans un appartement cossu. Dans les années cinquante, elle s'était unie avec un jeune homme à qui tout l'opposait. Explorant son histoire familiale, la narratrice tente de démêler les raisons de ce drame et dresse ce faisant le portrait d'une société aux prises avec ses démons : le patriarcat, la guerre, la colonisation, les injonctions à la réussite et au bonheur. N'efface pas mes cercles remonte le temps à la recherche des destins brisés et restitue avec force l'atmosphère des époques traversées.