Mélikah Abdelmoumen
Mélikah Abdelmoumen
Lyon, un soir d’hiver. Florina, 15 ans, seule à l’hôpital, appelle Mélikah Abdelmoumen à l’aide. De cette rencontre naît un récit bouleversant sur l’amitié, la précarité et ces gestes de petite bonté qui sauvent l’humanité.
Dans une banlieue oubliée, Simon, journaliste engagé, est retrouvé mort. Entre polar et thriller politique, Petite-Ville explore les fractures d’une société où les pauvres restent pauvres et les puissants impunis.
Mélikah Abdelmoumen explore l'amitié qui lia William Styron et James Baldwin. Le premier, un Blanc descendant de propriétaires d'esclaves, surtout connu pour son roman "Le choix de Sophie". Le second, un Noir descendant d'esclaves, célèbre pour ses prises de parole et ses oeuvres antiracistes. Alors qu'il logeait en 1961 chez Styron dans le Connecticut, Baldwin l'aurait convaincu d'écrire au « je » le récit de la révolte d'esclaves menée par Nat Turner en 1831 dans le sud des États-Unis. Un défi que Styron releva en publiant "Les Confessions de Nat Turner", prix Pulitzer 1968. Il fut alors accusé d'appropriation culturelle dans un ouvrage écrit par dix écrivains afro-américains. L'autrice québécoise Mélikah Abdelmoumen, Saguenéenne par sa mère et Tunisienne par son père, part à la rencontre de ces deux célèbres auteurs américains du 20e siècle, qui auront amorcé le débat entourant les brûlantes questions de l'appropriation culturelle et de la liberté de l'écrivain.
Noces de papier est l'histoire d'un couple d'écrivains, Mélikah Abdelmoumen et Philippe Manevy, d'origines et de mondes différents, ayant chacun séjourné dans le pays de l'autre. Vingt ans de vie commune entre la France et le Québec, entre québécoise fille d'immigré et français de souche, athée et croyant, ils se sont rencontrés en 2003. Bien que le couple se soit inscrit dans la durée, plusieurs éléments auraient dû les séparer : origines, milieu social, culture, religion, et même écart d'âge. Mélikah est née en à Chicoutimi (Québec) d'un père tunisien et d'une mère saguenéenne, aucun de ses parents ne lui a transmis la religion dans laquelle il a été élevé. Philippe est né à Clermont-Ferrand ; sa famille est ouvrière du côté de sa mère, bourgeoise du côté de son père, et il a grandi dans la foi catholique. Rien ne les prédestinait à se rencontrer, à tomber amoureux et encore moins à vivre si longtemps ensemble. Noces de papier est un essai libre sur l'amour et l'altérité, mais aussi sur l'amour de l'altérité : une exploration de toutes les différences qui peuvent créer des incompréhensions, des frictions voire des déflagrations dans un couple, mais qui sont aussi, en l'autre, ce qui émeut, passionne, enrichit et transforme. Cependant, Noces de papier n'a pas la forme d'une correspondance classique. En dehors de l'introduction, Mélikah et Philippe adoptent la troisième personne du singulier : chacun parle de l'autre, et non à l'autre, en s'adressant surtout aux lecteurs et lectrices. Le pari : que ce livre soit ouvert à celles et ceux qui voudront bien les accompagner.
Dans l'ombre des figures de proue du militantisme et des leaders (le plus souvent masculins) dont les noms sont imprimés dans les livres d'histoire se trouvent une foule de gens ordinaires qui rendent possible la réalisation des grands changements, le cheminement des grandes idées. C'est à eux et elles que rend hommage l'essayiste, éditrice et chroniqueuse Mélikah Abdelmoumen dans cet essai.À travers l'histoire de l'engagement des femmes de sa lignée, elle s'interroge sur les raisons qui motivent l'élan militant, en décortique les implications, les insuffisances et les paradoxes. En résulte un essai à la fois très personnel et collectif où l'autrice nous promène de Saguenay à Montréal jusque dans les squats des banlieues de Lyon à la recherche du fil qui la relie à sa grand-mère, à sa mère, mais aussi à cette majorité silencieuse qui, à la faveur d'une conjoncture, d'un état d'esprit, d'une rencontre marquante a un jour, sans faire de bruit, basculé dans l'engagement.
Neuf écrivaines québécoises revisitent avec justesse et sensibilité les premiers émois, des rêves les plus fous aux désillusions les plus cruelles.