Passés Composés
Byzance. Ce nom évoque la grandeur et l'exotisme, l'or et la ruse. Et pourtant, dans cet ouvrage exceptionnel, Judith Herrin dévoile les richesses d'une civilisation bien plus énigmatique. Évitant le récit chronologique classique de l'histoire millénaire de l'Empire byzantin, elle consacre chaque court chapitre à un thème, un événement, un monument ou un personnage historique représentatif, qu'elle examine dans le contexte de l'histoire byzantine dans son ensemble, depuis la fondation de Constantinople, la magnifique capitale construite par Constantin le Grand, jusqu'à sa prise par les Turcs ottomans en 1453 Elle soutient que le rôle crucial joué par Byzance en tant que défenseur oriental de la chrétienté contre l'expansion musulmane au début du Moyen Âge a rendu possible la construction du monde occidental moderne. Formidable guide, elle nous guide à travers les cérémonies complexes de la cour impériale. Elle décrit la beauté et la puissance transcendantes de l'église Sainte-Sophie, ainsi que les courses de chars, la spiritualité monastique, la diplomatie et la littérature. Elle nous dévoile les mondes fascinants des usurpateurs militaires et des ascètes, des eunuques et des courtisanes...
Longtemps effacée de l'histoire et des mémoires, depuis son exécution le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges suscite, depuis près de quarante ans, quelques biographies mais, surtout, une myriade de romans, de livres destinés à la jeunesse, de pièces de théâtre ou de romans graphiques. Elle y est présentée comme une héroïne, une pionnière incontournable du féminisme et de l'histoire des femmes. Cependant, elle n'a pas, paradoxalement, trouvé sa place véritable dans l'histoire du XVIIIe siècle, et même dans celle des femmes. D'elle, que dit-on le plus couramment ? Elle est féministe - avant même que le mot existe -, révolutionnaire et guillotinée. On ajoute, timidement, qu'elle est femme de lettres, alors que cette qualité est l'essence même de son être. Jamais on ne précise, par absence de lecture de ses quelques cent-cinquante textes, qu'elle est philosophe, appartenant à ce courant progressiste qui défend la tolérance, la liberté et l'égalité, que l'on appelle les Lumières, et que l'on finit par confondre, en partie à tort, avec le XVIIIe siècle. Elle est en queue de comète de l'histoire des philosophes des Lumières. La philosophie, encore plus que les lettres, est une terre exclusivement masculine. En raison de sa nature biologique, la femme serait incapable de philosopher. À l'égard d'Olympe de Gouges, il est temps de changer de paradigme.
Bâti autour de la figure d'Adolf Hitler aux lendemains de la Première Guerre mondiale, le parti nazi a rassemblé jusqu'à 10 millions de membres, hommes et femmes, durant la dictature. Peu ont adhéré avant le putsch de la Brasserie en 1923. Après sa refondation par Hitler, l'essor du NSDAP est fulgurant : le parti devient le premier d'Allemagne aux élections législatives de juillet 1932. Il compte 850 000 Alte Kämpfer ou « vieux combattants » à la veille de l'arrivée du Führer au pouvoir le 30 janvier 1933, avant d'être submergé par une vague d'adhésions dans les mois qui suivent. Ce « parti du peuple » rassemblait aussi bien des ouvriers que des intellectuels, des urbains que des ruraux, des jeunes comme des plus âgés. Convaincus ou opportunistes, ses membres ont adhéré à la politique d'un parti extrémiste aux pratiques violentes et à l'idéologie raciste, bénéficié d'avantages sociaux et exercé, parfois, des responsabilités politiques au sein de leur quartier, entreprise, village, et jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir quand le parti est devenu unique. Marie-Bénédicte Vincent redonne une épaisseur humaine au NSDAP et s'attache à comprendre comment et pourquoi des millions d'hommes et de femmes ont pu servir et se rendre complices de ce parti criminel jusqu'en 1945.
1104 pages, 100 spécialistes, une synthèse inédite : voici la nouvelle référence pour comprendre la France, de Vercingétorix aux Jeux Olympiques de 2024. Un ouvrage monumental qui revisite notre passé avec rigueur et modernité, loin des polémiques.
Fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, Charles IX succède à son frère François II à l'âge de 10 ans, en 1560. Sous son règne, le royaume est déchiré par les guerres de Religion, malgré tous les efforts déployés d'abord par sa mère, puis par le roi lui-même, pour les empêcher. Après plusieurs tentatives de réconciliation, son règne déboucha sur le massacre de la Saint-Barthélemy. Voilà, factuellement, le résumé du règne du 4e roi Valois. Mais qu'en est-il exactement ? Comment ce roi enfant va progressivement s'affirmer comme un roi de plein autorité ? Quelle est sa conduite face à la Réforme ? Comment les princes de sang, qui s'entredéchirent au nom de la religion, vont-ils contribuer à définir la politique du roi ? Quel rôle réel joue la famille de Guise auprès de Charles ? Comment va-t-il affronter ou amadouer les rois et reines d'Europe ? Et finalement qui est ce roi qui va gouverner la France pendant plus d'une décennie ? C'est pour le comprendre que Didier Le Fur a mené un immense travail d'archives ici restitué dans un récit aussi fluide que captivant. Il comble ainsi une lacune béante dans la riche histoire des rois de France.
Voici une histoire de l'humanité aussi originale que captivante : au centre se trouve la famille, seule chose que tous les humains ont en commun. Partant des premiers pas d'une famille sur une plage il y a 950 000 ans, Montefiore nous guide dans un monde interconnecté à travers les intrigues de palais et les vies de famille, reliant les grands thèmes de la guerre, de la migration, de la peste, de la religion et de la technologie aux acteurs qui sont au coeur du drame humain. Il met en scène un casting d'une ampleur et d'une diversité extraordinaires : outre les souverains et souveraines, se rencontrent prêtres, artistes, scientifiques, magnats, truands, amants, maris, femmes et enfants. Outre les Césars, les Médicis et les Incas, les Ottomans et les Moghols, les Bonaparte et les Zoulous, c'est par exemple Hongwu, qui a commencé comme mendiant et a fondé la dynastie Ming ; Ewuare, le roi-léopard du Bénin ; Kamehameha, le conquérant d'Hawaï ; Lady Murasaki, la première femme romancière ; Sayyida al-Hurra, la reine pirate du Maroc ; Indira Gandhi et Barack Obama. Réussite éblouissante grâce à une narration envoûtante, Simon Sebag Montefiore retrace ainsi l'histoire de l'humanité en un seul magnifique récit.
« C'est injuste ! » est, très souvent, notre premier cri d'entrée dans le droit. Il n'est évidemment pas question de faire ici l'histoire de l'injustice, ni celle des crimes de masse commis depuis la préhistoire, mais de raconter celle de la réponse judiciaire apportée par la communauté internationale vis-à-vis des principaux acteurs de ces atrocités, quelles que soient leurs qualités (auteurs directs, complices, théoriciens, organisateurs, ...), lorsque les États auxquels ils appartiennent ont fermé les yeux ou baissé les bras. Il a fallu attendre les violences inédites apparues durant les deux guerres mondiales pour que l'on assiste, à Nuremberg et Tokyo, en 1946, aux premières condamnations dans l'histoire du monde des principaux responsables de crimes commis durant une guerre, prononcées par une juridiction pénale internationale. Puis viendront le temps des procès pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, et enfin la naissance de la Cour pénale internationale. C'est la concrétisation, dans les relations internationales, de l'existence d'une société humaine universelle alors que, jusque-là, il n'existait qu'une société des Etats souverains.
Derrière le géant de l’Histoire, un homme en famille : découvrez comment les liens, les épreuves et les silences de Charles de Gaulle ont façonné sa légende. Un portrait intime et inédit, entre grandeur et simplicité.
On a longtemps vu en Georges Pompidou l'héritier du général de Gaulle. Ce livre raconte au contraire une relation loin d'être idyllique et linéaire. Collaborateur, conseiller puis Premier ministre, Pompidou accompagne de Gaulle tout en conservant son autonomie. Là où le Général conçoit sa fonction comme l'expression d'un lien direct entre la nation et son chef, Pompidou observe une société qui change et un système appelé à se défaire de sa figure fondatrice. Mai 68 marque le point de bascule. Face à la crise, Pompidou privilégie la négociation. Élu en 1969, il engage un travail d'émancipation : inscrire la droite dans le jeu partisan, adapter la Ve République à une société en pleine mutation, sortir d'un pouvoir charismatique pour entrer dans un pouvoir de gestion. Sa mort en 1974 interrompt ce processus. Pompidou contre de Gaulle propose une lecture renouvelée de la fin du gaullisme et éclaire un moment décisif pour comprendre les fractures de la droite française - et son incapacité, depuis lors, à les dépasser.
1185, Champagne. Comment neuf chevaliers ont-ils pu fonder l’ordre le plus puissant du Moyen Âge ? Naissance des Templiers lève le voile sur les origines méconnues de Hugues de Payns et de ses compagnons, entre Terre sainte et Occident.
Sparte n’est pas qu’une cité de guerriers : derrière le mythe des 300, découvrez une société de contrastes, où l’esclavage côtoyait l’émancipation des femmes et où la brutalité militaire s’alliait à une culture religieuse raffinée.
Les révolutions de droite ont marqué l’histoire moderne par leur violence et leur ambition de renverser l’héritage des Lumières.
Le présent ouvrage porte sur l'histoire d'une armée, mais l'objectif de l'auteur est également de traiter de l'armée impériale en tant qu'institution de l'État-nation japonais du milieu du XIXe siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour sauvegarder son indépendance, le Japon multiplie, après 1854, les accords avec les puissances occidentales, tout en se lançant dans une politique de construction d'une armée moderne. Au tournant du XXe siècle, il devient une puissance de plein droit, puis renverse la table en sortant victorieux d'un conflit avec l'Empire russe. Néanmoins, le Japon ne tarde pas à trahir les immenses espoirs qui sont placés en lui. Son annexion de la Corée dès 1910, puis la tentative de mise sous tutelle de la Chine en 1915, à la faveur de la Première Guerre mondiale, contribuent à faire planer un doute sur sa volonté de libérer les peuples asiatiques. Bloqué dans ses ambitions en direction du Pacifique, humilié par les lois migratoires américaines, le Japon réoriente en effet ses ambitions vers le continent asiatique. L'incident de Mandchourie (1931) est un véritable tournant en replaçant l'armée au centre de l'État. La défaite face à l'URSS à l'été 1939, l'enlisement dans la guerre sino-japonaise amènent le Japon à prendre la décision de réaliser ce rêve d'autonomie en déclenchant la guerre du Pacifique. Il s'agira du terminus de l'histoire de l'armée impériale japonaise, puisque elle ne survivra pas au conflit.
Et si l’histoire du monde s’écrivait d’abord à travers les familles ? Le Monde : Une histoire familiale de l’humanité de Simon Sebag Montefiore revisite notre passé en suivant les destins croisés des dynasties.
Explorer la diversité des pratiques guerrières sur tous les continents depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, telle est l'ambition des Mondes en guerre. Dès l'Antiquité, objet du premier volume, la formation d'empires alimenta un vaste processus de confrontations et d'échanges militaires, avant que l'ère des Grandes Découvertes, au départ du second volume, ne déclenche l'intégration de tous les continents dans un espace martial unifié. Ce troisième tome explore les guerres mondiales et impériales entre 1870 et 1945, séquence historique où la puissance nouvelle des armes industrielles marque tant d'espaces, de l'Afrique colonisée aux tranchées de la Somme, des steppes de Russie aux immensités du Pacifique. À travers une analyse sur la longue durée d'une période marquée par la sujétion du globe aux grandes puissances militaires, et par une approche thématique - les combattants, les armes, les empires, les mobilisations, les refus ou encore les crimes de guerre -, les auteurs, sous la direction d'André Loez, mêlent histoire au ras du sol, donnant leur place à tous les acteurs ordinaires, et questionnement global sur l'importance des guerres pour les sociétés qui les traversent. Texte, iconographie et cartes inédites permettent ainsi de saisir, dans leur diversité, les expériences humaines de la guerre dans le monde.
300 av. J.-C., Éphèse : un athlète étranger se proclame citoyen pour remporter une couronne. Cet épisode révélateur illustre comment, d’Aristote à Auguste, la politeia se construit par des pratiques autant que par des lois.
Pourquoi la paix entre Israël et les pays arabes reste-t-elle un mirage ? Découvrez l’analyse implacable de Yasmina Asrarguis, spécialiste du Moyen-Orient, qui déconstruit cinquante ans de diplomatie et de conflits.
De Méryt-Neith à Cléopâtre VII, douze destins exceptionnels révèlent comment les femmes ont marqué l’histoire de l’Égypte antique. Plongez dans une fresque vivante où pharaonnes, prêtresses et médecins redéfinissent le pouvoir au féminin.
1793-1802 : et si la marine française avait joué un rôle décisif dans la victoire de la Révolution ? Olivier Aranda révèle une stratégie navale audacieuse, entre batailles décisives et harcèlement des côtes anglaises.
Et si le luxe avait toujours été un bien commun plutôt qu’un privilège d’élite ? Une autre histoire du luxe revisite notre rapport au beau, des thermes romains à nos villes modernes.
Des premiers conflits préhistoriques aux batailles médiévales, De la préhistoire au Moyen Âge retrace l’évolution des pratiques guerrières à travers les empires et les continents.
1939-1945 : et si la Seconde Guerre mondiale s’était jouée sur un champ de bataille invisible, celui du pétrole ?
Du XVe au XIXe siècle, L'Âge classique retrace l’évolution des conflits armés à l’échelle mondiale, de l’apparition des arquebuses à l’industrialisation de la guerre.
Alors qu'il assiste à tous les grands événements de la seconde moitié du XIXème siècle, Charles de Freycinet reste une énigme. Aristocrate, il a vu disparaitre le mode ancien ; polytechnicien, il a étudié avec passion les grandes découvertes techniques ; ingénieur, il a suivi les rails des chemins de fer ; jeune haut fonctionnaire, il s'est consacré aux questions sociales émergentes, notamment les enjeux sanitaires et hygiéniques des populations paupérisées ; ministre des Travaux publics, il a bâti un plan d'infrastructures parmi les plus ambitieux de l'histoire de France et qui porte son nom ; premier civil nommé ministre de la Guerre, il a modernisé les Armées pour les préparer aux chocs futurs ; enfin président du Conseil, il a veillé en permanence à rassembler le camp républicain dans toute sa diversité et ses contradictions. C'est pourquoi Cédric Lewandowski lui consacre cette remarquable biographie, offrant le premier portait, tout en nuances, d'un véritable bâtisseur et stratège de la république française.
Et si la domination masculine n’avait rien de naturel ? Claudine Cohen retrace, des premiers groupes humains à l’Âge du Bronze, la construction sociale et historique d’un ordre encore trop souvent présenté comme une fatalité.
Stratège militaire et héros méconnu de l'indépendance sud-américaine, José de San Martín a libéré l'Argentine, le Chili et le Pérou avant de s'effacer devant Bolívar.
1685, Cévennes. Après la Révocation de l’édit de Nantes, Louis XIV croit avoir effacé le protestantisme. Pourtant, à Saint-Germain-de-Calberte, des hommes et des femmes résistent dans l’ombre.
De la Préhistoire à l’ère numérique, voici l’histoire économique et sociale de la France comme on ne vous l’a jamais racontée.
Belley, été 1940. Entre privations, marché noir et délation, la vie des habitants bascule sous l’Occupation.
1976-2002 : plongez dans les coulisses du RPR, ce parti gaulliste qui a marqué un quart de siècle de vie politique française. Pierre Manenti en révèle les secrets, les rivalités et l’héritage toujours vivant dans les débats d’aujourd’hui.
VIe siècle avant notre ère : un homme, Cyrus le Grand, transforme à jamais le visage du monde antique. En moins de trente ans, ce roi perse fonde l’Empire achéménide, un géant s’étendant de l’Indus à la Méditerranée.
Derrière les perruques poudrées et les salons raffinés, la noblesse du XVIIIe siècle cachait une violence endémique.