Daniel Feldmann
Daniel Feldmann
1939-1945 : et si la Seconde Guerre mondiale s’était jouée sur un champ de bataille invisible, celui du pétrole ?
Un vainqueur impitoyable.Walter Model (1891-1945), chef d'état-major de l'armée Busch pendant la campagne de France de 1940, nommé général en 1941, se distingue en Russie, d'abord à la tête d'une division blindée, ensuite d'une armée en 1943. Nommé maréchal, successeur de Manstein à la tête du groupe d'armées du Sud en 1944, il conduit la retraite de ses troupes jusqu'aux défilés des Carpates, avant de prendre, en août, le commandement du front Ouest. Tacticien hors pair, il parvient à regrouper ses troupes à la frontière allemande après le Débarquement. En 1945, il commande le front Nord et, refusant la défaite, se suicide le 21 avril après la capitulation de ses forces, encerclées dans la Ruhr. Détesté de ses subordonnés et d'un caractère exécrable - il est surnommé " Cochon au front " par ses troupes -, Model est connu pour son fanatisme envers Hitler, lequel l'intègre dans l'équipe qu'il constitue à partir de 1943, pour remplacer le commandement traditionnel, et son jusqu'au-boutisme, personnifiant l'aveuglement des serviteurs du régime nazi. C'est enfin un criminel de guerre majeur, dont les responsabilités en URSS sont pour la première fois explicitées.
L'art du commandement allié pendant la Seconde Guerre mondialeÀ quoi ressemble le quotidien des généraux qui commandent en 1944-1945, sur le front de l'Ouest, des dizaines de milliers de soldats face aux armées allemandes ? Comment établissent-ils leur leadership auprès de leurs subordonnés ? Comment influencent-ils leurs supérieurs ? Prennent-ils soin de leurs hommes et ont-ils à coeur le coût humain des opérations ? Font-ils bon usage des ressources matérielles mises à leur disposition ? Leur commandement, somme toute, est-il efficace ? Voici, parmi beaucoup d'autres, les questions auxquelles répond ce livre novateur. En se plongeant dans l'intimité de cinq grands généraux - très connus comme George Patton ou Jean de Lattre de Tassigny, ou moins, mais tout aussi importants, comme le Canadien Harry Crerar et les Américains Alexander Patch et Courtney Hodges -, Daniel Feldmann passe au crible l'expérience de chacun. Il livre une étude brillante et nuancée, convaincante et parfois surprenante, qui permet de mettre en évidence tant les réussites que les échecs de ces hommes versés dans l'art difficile du commandement en temps de guerre.