Pédagogies en développement
L'avènement de l'intelligence artificielle bouscule et révolutionne l'éducation. Entre fascination et inquiétude, les repères pédagogiques des apprenants comme des enseignants sont mis à l'épreuve. Des outils tels que ChatGPT sont déjà largement utilisés en classe, mais sans cadre pédagogique clair pour maximiser leurs bienfaits tout en limitant les risques. S'appuyant sur les dernières recherches en sciences cognitives, Sarah Chardonnens revient aux fondements théoriques de l'apprentissage, en posant les jalons d'un dialogue entre deux formes d'intelligence : humaine et artificielle. Par le biais d'un modèle en quatre phases, elle présente les fonctions que tout apprentissage durable mobilise : Réception et activation ; Adaptation et ajustement ; Observation et autorégulation ; Consolidation et mémoire. Chaque phase est ensuite examinée à partir d'exemples concrets, de repères d'analyse et de stratégies pédagogiques, précisant, tout en nuance, ce que l'IA peut apporter ou fragiliser. Ce livre fournit aux enseignants les outils nécessaires pour garantir que l'apprentissage reste un processus actif, réflexif et motivant à l'ère de l'IA. Retrouvez des + en ligne : 15 ressources pour intégrer l'IA dans les pratiques pédagogiques
Ce livre aborde une préoccupation partagée par les chercheurs et formateurs d'enseignants en didactique : à quelles conditions les savoirs produits par les recherches en didactique peuvent-ils nourrir la formation et la pratique enseignante ? Pour répondre à cette question, les auteurs s'intéressent à la fois à l'activité réflexive du métier d'enseignant d'histoire et aux conditions de son développement en formation. L'originalité de leur perspective réside dans le fait d'aborder la question de la formation des enseignants par le biais de la didactique disciplinaire. Cette focalisation sur l'activité de réflexivité des enseignants d'histoire conduit à des travaux qui esquissent une approche de « didactique de la formation » en histoire. Né d'une démarche internationale, ce livre met les résultats de la recherche en didactique de l'histoire au service de la pratique enseignante. Retrouvez des + en ligne : Questionnaire et ressources sur les positionnements épistémologiques
Comment les directions scolaires apprennent-elles leur métier ? De l'entrée en fonction à l'exercice plein, quels obstacles rencontrent-elles ? Quels dispositifs de formation leur sont proposés pour soutenir leur professionnalisation ? Quelle place occupe le politique dans l'élaboration de ces dispositifs ? Si de nombreux travaux abordent le quotidien des directions scolaires à travers des situations professionnelles, il n'existe en revanche pas de ressources permettant d'interroger la professionnalisation des chefs d'établissements scolaires. Or, outiller ceux-ci est primordial, à l'heure où les difficultés se multiplient : Surcharge de travail ; Manque d'autonomie concernant la gestion des ressources humaines ; Augmentation des demandes institutionnelles. Ce livre offre une vision internationale grâce aux regards croisés de ses vingt auteurs.
Et si la clé de la réussite scolaire résidait dans la clarté et l’équité ? Enseignement explicite : pratiques et stratégies révèle comment rendre chaque cours accessible à tous les élèves, quels que soient leurs profils.
-47%
Depuis une vingtaine d'années, les directions sont invitées à faire participer les équipes éducatives à la définition et à la mise en oeuvre du projet éducatif de leur établissement scolaire. L'analyse d'expériences réelles dans quatre systèmes éducatifs francophones souligne les ambivalences tant du côté des directions que du côté des acteurs éducatifs à s'engager dans une démarche idéalement collective. Les personnels enseignants, éducatifs, administratifs, de conseil et les parents sont concernés. Participer et faire participer n'est pas évident. Les auteurs et autrices explorent ici de nombreuses questions, parmi lesquelles : Quelles logiques d'action révèlent la mise en oeuvre d'une gestion participative en établissement scolaire ? Quels sont les facteurs à considérer ? Quelles en sont les modalités pratiques ? Quelles sont les appropriations faites par les acteurs ? Quels en sont les impacts sur les métiers et sur l'organisation scolaire ? Quels en sont les enjeux ?
Former des enseignants capables de s’adapter et d’innover : voici l’ambition de ce guide pratique, fruit du travail de quatre experts en sciences de l’éducation.
Les universités ont longtemps été associées à l'écrit. Néanmoins, l'oral reste omniprésent dans le milieu universitaire : l'oral circule, se pratique, s'enseigne et s'apprend, en étroite relation avec l'écrit. Il peut s'agir d'un oral pédagogique, scientifique et/ou institutionnel. L'oral à l'université a cependant été très peu étudié dans la recherche francophone, focalisée sur l'écrit. Former à l'oral, former par l'oral, ce sont pourtant deux facettes d'une même problématique : l'oral comme outil ; l'oral comme objectif d'enseignement-apprentissage à part entière. Adressées aux chercheurs, mais aussi aux enseignants et aux formateurs, les différentes contributions cherchent à articuler étroitement, dans une relation circulaire, connaissances scientifiques et situations ordinaires de formation, théorie et dimensions pratiques innovantes, facilement transférables dans d'autres contextes. Comment s'articulent et se distinguent écrit et oral à l'université ? Comment qualifier les pratiques et les représentations, tant des étudiants que des enseignants ? Comment étayer et évaluer leurs pratiques langagières orales ? Cet ouvrage vise à fournir des pistes de réflexion sur l'oral universitaire ainsi que des outils pédagogiques à destination d'étudiants de tous horizons.
La formation des enseignants s'organise partout dans une forme ou une autre d'alternance entre des expériences pratiques vécues sur le terrain et des savoirs théoriques présentés hors contexte, dans l'espace clos d'une institution. Au coeur de cette alternance, les stages constituent une facette incontournable et un moment privilégié d'appréhension du métier. Ainsi, sur le terrain se jouent des enjeux majeurs d'apprentissage et de développement, d'évaluation et de reconnaissance identitaire. Quel est le rôle réel du terrain ? Quel est son rapport, en contrôle ou en partenariat, avec l'institut de formation ? Quels sont les dispositifs mis en place pour favoriser la collaboration entre terrain et institut de formation ? Comment les maîtres de stage trouvent-ils leur place au sein du dispositif ? À quelles conditions le terrain est-il formateur ? Chaque chapitre, rédigé par un ou plusieurs experts francophones, offre un cadre d'analyse des pratiques et des leviers potentiels d'innovations pédagogiques.
Face à la prolifération des fake news et des discours révisionnistes, Didactique de l’histoire et compétences critiques propose une méthode innovante : l’enseignement par l’enquête.
Le concept de pratique réflexive est devenu un incontournable pour former des professionnels. La force de cet ouvrage est d'articuler la clarification des concepts clés autour de la réflexivité à la conception de dispositifs de mise en oeuvre de la pratique réflexive. L'auteur a créé un dispositif de formation initiale des enseignants, ARPPEGE (Analyse Réflexive de Pratiques Professionnelles En Groupe d'Echanges) et en décrit le fonctionnement concret, ce qui permet au lecteur de visualiser un dispositif à travers : o les séances, o les règles, o les phases et les effets. Dans cette 2e édition, il élargit son approche à d'autres contextes professionnels tels que ceux de la santé, du travail social ou du management. Son objectif est de doter les professionnels d'outils (qu'ils soient conceptuels ou pratiques) pour penser leur pratique et la faire évoluer en fonction de leurs problématiques contextuelles.
Véritable précis d'ingénierie pédagogique qui s'inscrit dans une double continuité par rapport à l'ouvrage Comment concevoir un enseignement ? : préciser les bases théoriques de l'ingénierie pédagogique et fournir de nombreux exemples pour soutenir sa mise en oeuvre. Les auteurs proposent une théorie fondée sur les trois actes : l'acte d'apprendre à l'école, l'acte d'enseigner et l'acte de concevoir un dispositif d'enseignement-apprentissage. S'appuyant sur les recherches les plus récentes en psychologie cognitive, en psychologie de l'apprentissage et en résolution de problèmes, cette théorie établit le lien entre les approches didactiques, centrées sur l'analyse des savoirs à enseigner, et les approches pédagogiques, centrées sur les activités à proposer aux élèves. Autrement dit, comment s'y prendre pour faire apprendre sachant ce qu'est "apprendre". L'ouvrage propose ensuite 11 applications dans des domaines et des niveaux d'enseignement très diversifiés (l'histoire au collègue, le système de numération au lycée, le calcul littéral en IUT, la résolution de problèmes de mécanique pour préparer un concours...).
Dans le supérieur, les étudiants mobilisent 3 compétences essentielles, dont les ressorts sont trop peu connus des enseignants, pour réussir : l'écriture, l'oral et la lecture. Avec cet opus, Caroline Scheepers clôture le triptyque et fait le point sur la lecture dans l'enseignement supérieur. Plus étudiée que l'oral universitaire, mais bien moins que l'écriture universitaire, la lecture constitue pourtant une condition essentielle pour s'affilier à l'enseignement supérieur et à la profession visée. L'auteur répondra à des questions telles que : Comment s'articulent et se distinguent lecture, écriture et oral dans l'enseignement supérieur, dans le champ de l'enseignement ou de la recherche?? Quelles pratiques lecturales sont mobilisées, voire enseignées explicitement?? Comment qualifier les pratiques et les représentations, tant des étudiants que des enseignants-chercheurs?? Comment étayer et évaluer leurs pratiques lecturales des étudiants, mais aussi des enseignants-chercheurs?? Comment former les (futurs) enseignants à lire les textes de leurs élèves ou de leurs étudiants ?
L'apprentissage autorégulé, soit la façon dont l'élève ou l'étudiant prend en charge son propre apprentissage, est un thème d'actualité dans les pratiques éducatives et la recherche en éducation. Comment l'élève mobilise des stratégies d'apprentissage cognitives et métacognitives, comment il se motive ou encore comment il gère son travail et son environnement en vue d'atteindre les objectifs fixés ou qu'il se fixe sont en effet des questions essentielles, d'autant plus d'actualité suite à l'essor des cours en ligne ou de l'enseignement hybride lié à la pandémie de Covid 19 . Le livre se compose de trois parties : o Aspects conceptuels de l'apprentissage autorégulé o Modèles de l'apprentissage autorégulé en contexte de lecture et d'écriture o Approche et recensions des écrits sur les pratiques en enseignants o Un outil indispensable pour tous les chercheurs en Sciences de l'éducation.
La boîte à idées et à outils de la classe inversée pour l'enseignement supérieur. Bien qu'il paraisse simple, la mise en application du concept de classe inversée ou flipped classroom peut toutefois se révéler complexe. Dans certains cas, cela nécessitera d'ailleurs un accompagnement pédagogique adapté en ayant recours à la fois à des notions théoriques ou à des outils pratiques (comptes rendus de pratique individuelle et institutionnelle, études de cas, applications à d'autres domaines que l'enseignement - par ex. le conseil pédagogique aux enseignants du supérieur). La nouvelle édition inclut un nouveau chapitre sur le podcasting comme alternative pour varier les supports de diffusion.Ce livre permettra à chaque enseignant de repenser ses pratiques pédagogiques pour rendre les étudiants davantage maîtres de leur apprentissage.
Cet ouvrage fait le point sur les débats actuels entre la pertinence d'une collaboration entre les neurosciences cognitives et les sciences de l'éducation en ce qui concerne notamment le langage, la mémoire, l'attention, le raisonnement, l'apprentissage et les troubles qui lui sont reliés. Les auteurs parmi les plus prestigieux (Canadiens, Américains, Français, Suisses) donnent un aperçu général des résultats de recherches récentes et font le point sur de nouvelles avancées en neurosciences cognitives en lien avec les sciences de l'éducation. Bien que prometteuse, cette collaboration entre neurosciences, sciences cognitives et sciences de l'éducation comporte plusieurs obstacles (attentes irréalistes ; interprétations abusives de résultats de recherche ; fausses croyances qui ont profondément pénétré le milieu des enseignants et des formateurs d'enseignants dans différents pays). L'ouvrage rend attentif à de telles dérives. La diversité des sujets traités rencontrera l'intérêt tant des psychologues que des étudiants à l'enseignement, des enseignants, des formateurs d'enseignants et des chercheurs en éducation et en psychologie de l'éducation.
Dans ce manuel, les trois auteures, formatrices d'enseignants, conjuguent leur expertise pour examiner de quelle manière les neurosciences peuvent éclairer l'apprentissage et soutenir l'élaboration de stratégies pédagogiques et orthopédagogiques adaptées. Elles proposent des réponses ou, mieux dit, des hypothèses de travail aux questions que se posent formateurs et enseignants dans l'exercice de leur métier. À cette fin, ce livre, dont le lecteur est le héros, offre à tout moment la latitude de choisir où se rendre. Si le lecteur souhaite examiner sa pratique en posture « méta », il sera intéressé par le profil apprenant présenté dans la première partie. S'il se demande ce qu'il doit comprendre quand l'autre ne comprend pas, la deuxième partie lui offrira de nombreuses pistes. S'il cherche quelle approche privilégier en individuel ou en collectif, il lira les coins de l'intervention. S'il veut savoir comment les neurosciences aident à comprendre pourquoi certaines stratégies marchent mieux que d'autres, il lira les coins de la réflexion. Enfin, s'il se demande comment raconter le fonctionnement du cerveau à ses élèves, il choisira les coins de l'expérimentation. Ce livre s'adresse à tout enseignant qui souhaite retrouver le plaisir d'exercer ce métier impossible, comme Freud se plaisait à le qualifier. Il s'adresse aussi à tout formateur d'enseignants qui souhaite instaurer une culture enseignante fondée sur le plaisir d'apprendre à apprendre toute la vie.
Rédigé par des spécialistes de l'écrit, ce livre propose des réflexions théoriques, des pratiques, des représentations, des dispositifs transposables, des perspectives pour mieux (faire) écrire. Un des points névralgiques d'une acculturation difficile au supérieur semble souvent lié à des difficultés dans le domaine de l'écrit. Si ces difficultés peuvent entraver le cursus académique des étudiants, elles peuvent également nuire à leur professionnalisation.Adressées aux chercheurs, mais aussi aux enseignants et aux formateurs, les différentes contributions de ce livre cherchent à articuler étroitement, dans une relation circulaire, connaissances scientifiques et situations ordinaires de formation, théorie et dimensions pratiques innovantes et facilement transférables dans d'autres contextes. Comment se passe la transition entre l'enseignement secondaire et supérieur sur le plan de l'écrit ? Quel bilan établir de vingt ans de recherches en matière d'écrit dans le supérieur ? Comment l'écrit se décline-t-il dans les différentes disciplines et dans les différents cursus du supérieur ? Qu'en est-il pour les étudiants allophones et plurilingues ? Comment évaluer et étayer les compétences lecturales et scripturales des étudiants ? Comment le numérique peut-il soutenir les pratiques ?
Ce manuel développe une approche pluridisciplinaire des rapports entre éducation et citoyenneté en s'appuyant sur des enquêtes de terrain et des témoignages de professionnels et d'acteurs du monde éducatif et de la société. La thématique "Citoyenneté et éducation" fait l'objet d'enjeux importants sur le plan sociétal (repli sur soi, montée du nationalisme...). Sur le terrain scolaire, les demandes dans le cadre de la mise en place de nouveaux dispositifs d'éducation à la citoyenneté se multiplient. Dans le domaine scientifique, les recherches sont nombreuses mais menées de manière isolée, ce qui explique la rareté des publications qui élargissent la réflexion au delà du champ scolaire. Cet ouvrage est le fruit de travaux menés au sein du « Réseau d'études pluridisciplinaires citoyenneté et éducation » (REPCITé) fondé en 2014 par des enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales et des professionnels intervenant dans des dispositifs d'éducation à la citoyenneté. Il comporte trois volets : o des réflexions sur les liens entre citoyenneté, éducation et socialisation, dans une perspective sociohistorique et culturelle ; o des analyses de pratiques et de dispositifs dédiés à l'éducation à la citoyenneté (ateliers philosophiques, conseils d'élèves, conseils de vie lycéenne,conseils municipaux d'enfants, création d'un parcours o citoyen de l'école élémentaire à à l'âge adulte...) ; o des résultats d'enquêtes focalisées sur la construction du rapport à la citoyenneté vue du point de vue des enfants, adolescents et jeunes adultes dans divers cadres éducatifs et de socialisation.
Un ouvrage incontournable sur l'échec scolaire. Cette nouvelle édition développe une large réflexion à la fois sur le redoublement qui ne produit pas les effets escomptés et sur la formation des enseignants qui nécessite un changement dans les pratiques d'évaluation notamment. L'échec scolaire n'est pas une fatalité. Cette nouvelle édition développe une large réflexion sur la problématique de l'échec, toujours fondée sur des éléments de recherche empirique, comme l'étude de l'évolution des taux de retard scolaire dans trois pays francophones (Belgique, France et Suisse) ou l'analyse des représentations que se font les enseignants à son propos, ou encore l'évaluation des effets cognitifs du redoublement ou des préjudices socio-affectifs. L'ouvrage aborde également les études internationales du rendement scolaire. Elles permettent de comparer l'efficacité respective des systèmes d'enseignement qui ont aboli le redoublement et de ceux qui ont conservé cette pratique. Les enseignants, les pédagogues et les décideurs politiques trouveront dans cet ouvrage de très nombreuses informations scientifiques qui nourriront leur réflexion.
Une synthèse mondiale de l'état de la recherche sur la cyberviolence et le cyberbullying (prévalence, nature, caractéristiques et lien avec la violence en milieu scolaire). Une recension des politiques publiques et modes d'intervention existants. Happy Slapping, diffusion de photos ou films embarrassants sur la Toile, exclusion des réseaux sociaux, diffamation, « lynchages » d'enseignants sur des blogs sont de nouveaux modes d'expression de la violence des jeunes et entre jeunes. Les conséquences de ces violences sont graves et peuvent entraîner des problèmes de décrochage scolaire mais aussi de dépression, voire le suicide des victimes. Les agresseurs ne sont pas toujours conscients de la portée de leurs actes qu'ils situent dans un monde virtuel et montrent ainsi peu d'empathie pour leurs victimes. Les victimes quant à elles doivent faire face à un sentiment d'impuissance important devant une agression potentiellement diffusée à des centaines voire des milliers de personnes, 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. Si les canaux de communication sont virtuels, l'impact dans la vie quotidienne et la souffrance sont bien réels. Les parents mais aussi les enseignants sont souvent démunis car peu au courant des activités des jeunes sur la Toile et parfois peu habiles eux-mêmes à utiliser ces outils de communication. L'auteur propose, ici, une synthèse internationale des recherches sur ces nouvelles formes d'expression de violence, leurs caractéristiques, leurs conséquences. Elle envisage aussi le problème en lien avec le milieu scolaire et la violence à l'école et présente des résultats de recherche empirique inédits sur la situation française, montrant le lien entre ce qu'il se passe dans les établissements et les activités en ligne. Dans une deuxième partie, cet ouvrage présente une synthèse des politiques publiques et modes d'intervention possibles pour tenter de prévenir et réduire le phénomène. Cet ouvrage de référence s'adresse aux professionnels de l'éducation, aux parents, aux travailleurs sociaux, aux étudiants en sciences sociales et en sciences de l'éducation et à tous ceux qui se sentent concernés par les questions sociales.
Apprendre et enseigner reviennent toujours à travailler (avec) le langage (écrit ou oral). Le langage est à la fois outil et objet d'apprentissage, levier et miroir. Parfois source d'inégalités, il peut alors devenir un obstacle. Apprendre (à) l'école et (à) l'université revient donc notamment à apprendre les diverses formes d'écrit et d'oral qui s'y déploient. Les écrits et les oraux à et pour apprendre varient selon les disciplines dans lesquelles ils s'ancrent et qu'ils contribuent à échafauder. Ce livre : aborde ces questions de la maternelle à l'université ; mobilise les apports des sciences de l'éducation et du langage, de la didactique des sciences, des mathématiques, de la littérature et des langues premières et étrangères ; étudie différents genres discursifs, tels que les interactions orales en classe, les écrits et les oraux réflexifs, les supports de travail, le mémoire, la littératie numérique ou l'écriture professionnelle enseignante. Chercheurs, formateurs et enseignants découvriront dans ce livre des analyses qui leur permettront de penser et de moduler leurs pratiques. Ils y trouveront également un hommage aux travaux conduits durant trente ans par Jacques Crinon.
Comment réformer nos systèmes éducatifs au XXIe siècle ? Les recherches scientifiques dites evidence-based education ou données probantes sont un outil au service d'une école plus efficace. Regroupant les spécialistes francophones de la question, ce livre analyse les modalités de telles recherches mais aussi leurs usages, leurs finalités et leurs perspectives avec comme objectif de : de préciser le rôle possible de l'intégration des données probantes dans les recherches en éducation ; d'intégrer, si les recherches sont concluantes, des pratiques pédagogiques nouvelles (yoga, méditation, école du dehors...) dans les systèmes éducatifs publics. Sujet d'actualité mais aussi question vive de la recherche, les différentes contributions interrogent directement les liens entre expérimentations par les données probantes et réformes éducatives.
Avec le développement des stages, de l'apprentissage par projet et par problème, des études de cas, des portfolios..., l'enseignant du supérieur doit quitter sa chaire et prendre place à côté des étudiants pour les accompagner dans leur apprentissage et les aider à construire leur identité professionnelle. Mais comment faire ? Quel contrat passer avec l'étudiant ? Comment évaluer les compétences ? Comment se former au tutorat ? Comment accompagner en distanciel ?... À partir d'une centaine de situations vécues en France, en Belgique, en Suisse et au Québec dans une grande variété d'institutions et de disciplines, les enseignants du supérieur trouveront dans ce livre des pistes de réflexion, des exemples et des outils qui les aideront à mettre en place ou améliorer leur propre dispositif d'accompagnement.
Comprendre les activités cognitives des apprenants dans la classe de langue permet l'analyse des activités de classe non pas à travers les caractéristiques apparentes des tâches, mais à travers la nature des activités cognitives sous-jacentes, qui sont supposées conduire à l'acquisition de la langue-cible. Cette analyse permet d'identifier des leviers didactiques pour la classe de langue. L'ouvrage propose de considérer les concepts théoriques de la psychologie cognitive comme des outils pour questionner, penser ou repenser à la fois les pratiques d'enseignement des langues étrangères en milieu scolaire, mais aussi certaines théories de l'acquisition qui sous-tendent la didactique des langues. Il aborde quelques grands thèmes tels que le rôle du guidage et de l'attention, la théorie de la charge cognitive, la compréhension de l'oral, le potentiel des supports vidéo, puis des outils numériques, et enfin le vif débat actuel autour de la possibilité d'apprendre un contenu disciplinaire enseigné dans une langue étrangère.
Transformer l'enseignement supérieur en misant sur les compétences : voici le défi relevé par cet ouvrage, qui allie théorie et pratique à travers 11 études de cas concrets.
Ce livre est le premier qui propose un bilan critique de l'internationalisation de l'enseignement supérieur en abordant à la fois les aspects politiques, économiques, institutionnels et pédagogiques. L'enseignement supérieur s'est massivement internationalisé ces dernières années. Dans tous les pays les plus développés économiquement, les universités cherchent à capter un public d'étudiants étrangers, à envoyer elles-mêmes leurs étudiants à l'étranger et à recruter des enseignants-chercheurs étrangers. Les finalités assignées sont multiples, parmi lesquelles mieux préparer les étudiants à travailler dans un monde multiculturel et globalisé, obtenir une meilleure visibilité à l'international en accédant au statut « d'université de classe mondiale », se manifestant entre autres par un classement en bonne place dans les palmarès les plus réputés (Shanghai, Times Higher Education). L'objectif de ce livre est de proposer une analyse globale du processus d'internationalisation de l'enseignement supérieur en examinant les aspects politique, économique, institutionnel et pédagogique et en clarifiant plusieurs concepts utilisés dans ce domaine tels que globalisation, éducation transnationale, citoyenneté globale, compétence interculturelle, mobilité internationale et internationalisation chez soi. L'ouvrage développe en outre différents scénarios d'évolution de l'internationalisation de l'enseignement supérieur et avance des propositions pour qu'elle soit plus équitable et plus sociale.
Unique en son genre, cet ouvrage est un outil inédit de travail pour les enseignants-chercheurs, les étudiants et les praticiens dans le domaine en pleine émergence de l'e-formation des adultes. Ce traité offre une synthèse des savoirs de référence produits en e-Formation des adultes. Il réunit en un seul volume 14 chapitres ou textes scientifiques fondamentaux de chercheurs francophones reconnus dans ce domaine. Les chapitres balisent ensemble un champ circonscrit de connaissances liées à deux niveaux d'observation empirique et de formalisation théorique. Le premier niveau concerne les environnements d'e-Formation (dimensions instrumentales, technico-pédagogiques ou socio-pédagogiques) tandis que le second porte sur les dynamiques des apprenants adultes en e-Formation. Ces dynamiques individuelles et/ou collectives sont abordées sous l'angle motivationnel (projet, choix, engagement, persistance, etc.), métacognitif (mémoire, émotions, autorégulation des apprentissages, etc.) ou encore relationnel (collaboration/ coopération, entre-aide, etc.).
Cet ouvrage met en évidence les nouveaux enjeux de l'évaluation en formation ainsi que les nouveaux dispositifs à l'oeuvre: le digital et les innovations pédagogiques tout en donnant des points de repères sur l'évolution de la recherche en évaluation et les obstacles récurrents. La complexité croissante des organisations et des dispositifs d'éducation et de formation, la multiplication d'acteurs et de partenaires à la fois plus nombreux et représentant des sphères variées, la rareté des ressources financières, autant de transformations qui font que l'évaluation est devenue une nécessité. Les pratiques d'évaluation évoluent sous l'effet de la prégnance du numérique en éducation et formation mais aussi des expérimentations nouvelles conduites dans les dispositifs de formation. Les nouveautés, qui relèvent d'une ingénierie de formation, coexistent à côté de pratiques plus courantes et néanmoins pertinentes. Cet ouvrage rend compte de cette diversité d'approches et permet aux professionnels de l'éducation - formateurs, enseignants, éducateurs, cadres de la formation- de porter un regard avisé sur les formes évaluatives en usage.
Comment la variété des champs disciplinaires qui composent les sciences de l'éducation participe-elle à la compréhension du "phénomène éducatif" ? Comment cette pluridisciplinarité forme-t-elle à la polyvalence des métiers de l'enseignement, de la formation et de l'accompagnement de publics très divers ? Adressé aux universitaires, aux étudiants, aux enseignants et professionnels des soins comme du travail social, cet ouvrage montre comment différents regards disciplinaires contribuent chacun à la perception du champ éducatif et à la profondeur de ses enjeux. Il retrace la façon dont ces savoirs inspirent des dispositifs d'apprentissage et de formation adaptés à une pluralité de publics, selon des besoins et contextes spécifiques. Il tente de sensibiliser aux nombreuses perspectives de recherche mais aussi d'interventions socio-éducatives qui font les métiers d'aujourd'hui et de demain, de l'école aux structures d'insertion, de l'inclusion de publics en situation de handicap à l'accueil et la valorisation des compétences de publics âgés.
Cet ouvrage présente une synthèse des différentes approches théoriques et propose des réponses pratiques aux enjeux de management des établissements scolaires. Le management des établissements scolaires s'inscrit dans le fonctionnement global du système éducatif. La démarche générale de cet ouvrage consiste à identifier les différentes problématiques de management et à fournir le cadre conceptuel pour y répondre. La première partie est ainsi consacrée à la compréhension du système éducatif (principes du service public d'éducation; approche systémique en éducation; cadre institutionnel des établissements scolaires; principes de gouvernance). La seconde partie est axée sur la pratique du management (compréhension du rôle du chef d'établissement; prise en compte de la complexité; conduite du changement; pratique de l'évaluation globale des établissements scolaires). De nombreux exemples illustrent la mise en oeuvre concrète de la conduite de l'action collective dans les établissements scolaires et différents outils sont proposés pour accompagner les personnels de direction dans l'évolution de leurs pratiques de manager.
Cet ouvrage s'interroge sur l'avenir de l'institution scolaire, dont le projet et la forme, étroitement liés à la modernité, sont mis en difficulté du fait des évolutions majeures touchant nos sociétés. De nos jours, l'École est soumise à de fortes pressions. Souvent décriée, elle est sommée de s'adapter aux évolutions sociétales. Mais où mènent les multiples réformes et innovations mises en place en réponse à ces pressions ? Ne contribuent-elles pas à dissoudre la forme particulière d'éducation qu'incarnait l'École ? N'éloignent-elles pas l'École de ses finalités émancipatrices ? Ne fragilisent-elles pas l'institution scolaire au point de la fragmenter en organisations éducatives de plus en plus différenciées et de la mettre hors-jeu alors qu'elle a longtemps régné en maître sur le terrain éducatif ? Pour vivifier les débats, les auteurs de cet ouvrage replacent l'École dans l'histoire et la société. Plutôt que de présenter les résultats de recherches pointues, ils cherchent à prendre du recul et à poser des questions essentielles trop peu débattues. Leur objectif est d'identifier certains enjeux fondamentaux masqués par l'amoncellement d'enjeux mineurs, et d'imaginer, sans nostalgie, de nouvelles perspectives pour une éducation émancipatrice.
Au coeur d'une société de plus en plus complexe et technologique, les pratiques d'enseignement et de formation sont à repenser en vue d'une éducation nouvelle orientée vers la créativité. Face à un public d'élèves et d'étudiants amenés à devenir des acteurs de la société, le développement de la créativité, comme capacité transversale en lien avec les apprentissages, les prépare à affronter le monde d'aujourd'hui et de demain. L'enjeu n'est pas de s'adapter à leur environnement pour répondre à des attentes économiques, mais bien de pouvoir développer cette flexibilité pour leur permettre d'envisager un même problème sous plusieurs angles, afin de converger vers la solution la plus efficace et créative, voire d'être créateurs de produits innovants. L'école et la formation jouent un rôle essentiel dans cet enjeu sociétal. Si les finalités peuvent apparaître claires, d'autres questions restent encore en suspens. Qu'est-ce que la créativité à l'école et en formation ? Quelle est sa place au coeur des apprentissages ? Quel est son rôle ? Comment la mettre concrètement à l'oeuvre dans des contextes variés ? Sur quels fondements théoriques les professeurs peuvent-ils s'appuyer pour la mettre en pratique ? L'originalité de cet ouvrage est de croiser plusieurs ancrages théoriques dans différentes disciplines (psychologie, sciences de l'éducation, ergonomie, neurosciences, didactiques, etc.) et des contextes d'enseignement variés (école maternelle, secondaire, formation universitaire d'ingénieurs, de designers, d'économistes, d'artistes, etc.). Les apports théoriques sont à chaque fois illustrés par des approches pragmatiques et hétérogènes. L'ouvrage s'ouvre et se ferme sur une réflexion et un questionnement novateurs autour de la place de la créativité au sein de la société et de l'école, d'aujourd'hui et de demain.