Ecriture
En rapprochant le commentaire du premier chapitre de la Genèse du récit de vie des «Confessions» qui le précède, l'auteur fait apparaître la dépendance poétique et existentielle entre ces textes. Dépendance qui se retrouve dans «Circonfession» de J. Derrida où la tentative autobiographique conduite en bas de page tient lieu de commentaire. « Copyright Electre »
De l'idéal de la Sainte-Russie au Moyen Age, jusqu'au foisonnement actuel des utopies sur les décombres de l'utopie au pouvoir, la Russie semble avoir été gouvernée par l'utopisme religieux, politique, social ou idéologique. Cet ouvrage permet de revisite
S'attache à mettre en application les principes définis pour analyser l'un des mythes qui nous touchent le plus aujourd'hui, celui de Pasiphaé, en s'appuyant sur les concepts de mythe littérarisé et de syntagme minimal du mythe. « Copyright Electre »
Et si l’apprentissage de l’écriture par l’enfant reflétait les grandes étapes de son invention par l’humanité ?
L'espérance est un avantage biologique essentiel chez un être conscient de lui-même ; un esprit lucide ne peut que végéter s'il vit dans l'absurde. Ce livre tente d'esquisser les linéaments et souligne l'urgence d'une espérance qui serait en harmonie avec l'esprit de notre temps. À la différence des idéologies et utopies abstraites, toujours réductrices et éphémères, elle pourrait aider concrètement les hommes à créer autour d'eux le milieu spirituel qui leur est écologiquement indispensable pour respirer.
Ce livre explore des expériences de chute, et des représentations de la chute, à travers la lecture d'un certain nombre de textes littéraires, de l'accident de cheval raconté par Montaigne dans Les essais, jusqu'aux faux pas de Michaux dans Bras cassé. Avec Montaigne, l'expérience de la chute inverse la malédiction théologique : elle ouvre à une extase profane et à une appropriation de la terre. Il y a donc une histoire des chutes qui est, inévitablement, en relation avec celle des poétiques ou des métaphysiques construites autour de la chute (ainsi chez Baudelaire, Hugo ou Bataille). Cette histoire est sans doute celle de l'expérience elle-même, c'est-à-dire d'un savoir qui trouve sa place et sa légitimité dans la littérature. L'analyse littéraire au plus près des textes est, ici, l'instrument décisif d'une approche de ce savoir.
Ce livre retrace brièvement la naissance et le développement du roman au Moyen Âge, d'abord en français, puis dans toutes les langues européennes. Son originalité est dans son approche synthétique. Il prend en compte l'ensemble de la production romanesque médiévale, dans toutes les langues et à travers tout l'espace européen. Il touche ainsi la littérature générale et comparée autant que les études médiévales, et s'adresse aussi à tous ceux qui s'intéressent à l'unité culturelle de l'Europe.
Découvrez comment le roman chinois a reflété les bouleversements politiques de la Chine depuis 1949. Le Roman chinois depuis 1949 offre une analyse unique de la création littéraire sous la censure et la Révolution culturelle.
Le livre rassemble onze études dont quelques-unes, déjà publiées, sont devenues introuvables et d'autres entièrement ou partiellement inédites. Elles portent d'abord sur deux écrivains - Musset et Flaubert - auxquels l'auteur consacre une attention continue et des travaux depuis une trentaine d'années ; et, par contiguïté ou pour le plaisir, sur d'autres écrivains du XIXe siècle. La concentration du titre choisi exprime l'unité d'approche critique qui rassemble ces articles en faisceau et donne à l'ouvrage une tonalité commune. L'attention du critique est principalement portée sur ce que Mallarmé appelle « ces motifs qui composent une logique, avec nos fibres ». L'imaginaire « lu » dans les textes retenus et commentés emprunte des chemins qui s'apparentent à ce que J.-P. Richard appelle métaphoriquement les « sous-bois », ces « pistes à demi découvertes », ces « en-dessous de l'oeuvre » où s'enfouit souvent sa vérité secrète et profonde. Considérant qu'un commentaire critique est fait pour éclairer le lecteur, non pour le mystifier ou l'égarer, tous ces textes évitent soigneusement deux écueils fréquents de nos jours : la science absconse et le jargon prétentieux. La communication est directe, à deux ou trois termes près, toujours expliqués, et la perspective à la fois didactique et humaniste. Tant il est vrai que parler des livres qu'on aime, c'est d'abord vouloir les faire connaître, reconnaître et, si possible, aimer.
Comme on dit science-fiction. Pour indiquer que les objets ou les faits dont il s'agit n'ont pas d'existence à part entière. C'est en effet entre absence et présence, sur la page ou sur l'écran d'une image, que le fantastique se joue. Des objets et des faits interviennent comme ils ne devraient pas. Ils suscitent l'effroi, puis, par on ne sait quelle magie narrative, visuelle, ils disparaissent. Ce va-et-vient de l'invisible au visible, du visible à l'invisible est toute la matière de ce livre. Ce travail puise aux meilleures sources : grands auteurs, auteurs peu connus, ouvrages populaires, littératures françaises et étrangères. Il a recours aux icônes et aux mirages que suscite l'écran. Il offre, successivement, une théorie de la Fantastique-fiction, des explications sur les mécanismes de dédoublements et les évanescences, sur les lieux fantastiquement propices, sur le monstre, sur le spectre, sur ce qui n'a pas de nom. Il inclut dans son propos les merveilles et les « cadavres exquis ». A tant d'effervescence, il découvre une source : l'écriture.
Comme le montre très clairement le sous-titre du livre : « Un regard japonais sur le XVIIIe siècle », tous les chapitres, même ceux sur Diderot et Rousseau, donneront un éclairage différent de celui qu'ont apporté jusqu'à présent les chercheurs, tant européens qu'américains. En effet, l'auteur qui vit en dehors de la tradition judéo-chrétienne est mieux à même de saisir des aspects de la culture européenne qui ne sont pas toujours sensibles à la conscience des Européens. Ce livre réunit la synthèse de diverses études portant sur Diderot et Rousseau, un essai de réhabilitation littéraire d'un roman méconnu intitulé Le Nouveau Diable boiteux ainsi que l'examen des premières traductions japonaises du Contrat social et du Discours sur les sciences et les arts parues dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il est une contribution importante aux recherches concernant les Lumières et à l'histoire comparée des littératures et des idées.
La musique des romantiques s'inscrit à la suite de La musique des Lumières (de Béatrice Didier), dans la conception de la collection « Écriture » qui se préoccupe de la façon dont naissent les styles, les poétiques, dont les genres non répertoriés dans la rhétorique classique peuvent exister. Le développement de la musique en France, approximativement dans toute la première moitié du XIXe siècle, a provoqué, d'une part, un goût nouveau (qu'on va appeler romantique) dominé par les Classiques viennois et l'opéra international, d'autre part, une façon renouvelée d'écrire, la naissance de genres inédits (le livret d'opéra, la poésie à mettre en musique, la « sonate de poésie ») ; par-dessus tout, le roman a voulu être soit le roman de l'artiste musicien (G. Sand), soit le roman de la musique dans son mystère (Balzac), soit le roman qui recrée pour un lecteur dilettante le même plaisir que l'on éprouve à l'opéra (Stendhal). En d'autres termes, le romantisme français est très largement dominé, dans sa genèse comme dans ses formes, par le cosmopolitisme musical.
Pour caractériser la nouvelle de la fin du XIXe siècle, on songe traditionnellement à deux traits : la brièveté et la parution en journal. Mais ils sont superficiels. Leur lien profond est un troisième trait, constamment occulté par la critique. La nouvelle est monologique : refusant toute polyphonie, elle ne laisse respirer qu'une seule vérité, une seule « voix ». Le lecteur contemple un spectacle étrange, dont l'auteur dégage pour lui toutes les potentialités pittoresques. Ensemble, ils jettent un regard exotique sur la réalité, même la plus proche. Les Normands sont bestialisés, les employés et les provinciaux sont épinglés dans leurs ridicules, pour des lecteurs de la capitale ou du grand monde. Pareille absence de polyphonie n'est pas un accident ou le fait d'auteurs mineurs, elle est constitutive du genre. Pour le démontrer, on s'appuie ici sur un millier de textes en cinq langues, dont la totalité des nouvelles de Maupassant, Tchékhov, Verga, James et Akutagawa, le maître de la nouvelle japonaise.
1945, le Japon en ruines. Comment la littérature a-t-elle transformé ce chaos en un laboratoire d’écriture unique ?
De Corneille à Saint-John Perse, Rencontres invite à une exploration intime de la littérature à travers le regard unique de Roger Caillois.
Comment Bach, Mozart ou Stravinsky ont-ils transformé les œuvres de leurs prédécesseurs en créations originales ? Le compositeur et ses modèles explore la citation et la réinvention au cœur du processus créatif musical.
Et si la littérature révélait l’insaisissable ? Avec La pensée indéterminée (1), Georges Poulet explore les profondeurs de la conscience humaine, là où les idées naissent, floues et mouvantes, avant de se fixer en mots.
Un livre qui aide à rêver, qui réapprend à rêver ! La vie citadine, infestée par la technique, tend à nous séparer de la nature avec laquelle nous avons tissé, pendant des millénaires, des relations spirituelles qui structurent encore notre imagination et fondent concrètement notre présence au monde. Ce livre tente de ranimer ces antiques relations avec la lumière, la montagne, l'océan, la forêt, etc. Elles ne sont pas seulement poétiques, métaphysiques ou mystiques : elles sont vitales. C'est par leur médiation que nous prenons conscience de nos plus profonds désirs de plénitude et de dépassement. Ce livre plein de faits et de citations est un livre tonique. Il aidera en particulier les enseignants et les éducateurs à faire réentendre à la jeunesse le « chant du monde », base d'une culture vivante, instrument de la connaissance de soi, source inépuisable de joie.
Etude autour d'un corpus de textes fondateurs de notre modernité poétique. « Copyright Electre »
Comment le roman français a-t-il représenté le tiers-monde après les indépendances ? L’Image du tiers-monde dans le roman français contemporain de Jean-Marc Moura analyse les stéréotypes.
L'essor du roman et de la fiction narrative en prose est un aspect essentiel de la littérature française du XVIIIe siècle. Ces seize études monographiques soulignent la fonction critique qu'assume le roman. Fictions, idées, société : le croisement de ces trois approches de 16 chefs-d'oeuvre, des «Lettres persanes à «Adolphe», aide à donner un sens à la capacité d'invention du XVIIIe siècle. « Copyright Electre »
«L'Eve future» (1886) semble se donner pour un livre qui réécrirait le livre des origines. Sur le mode de la fiction, il fait d'Edison, l'inventeur du phonographe, un sorcier des temps modernes dont l'oeuvre - la création d'une Eve nouvelle - n'est pas
Comment peut-on définir le fragment ? Que signifie, au niveau du sujet et du savoir, mais aussi de l'oeuvre et de sa réception, le choix du bref et du délié ? Cet ouvrage de littérature comparée s'efforce, à partir d'un corpus textuel essentiellement français et allemand, de Lichtenberg à Handke, et de Valéry à Cioran, de proposer une typologie de l'écriture fragmentée. « Copyright Electre »
Une analyse de l'éloge paradoxal, genre illustré par la prouesse sophistique de Gorgias ou bien encore par l'apologie de l'inconstance par Dom Juan, qui conduit à relire, entre autres, l'éloge de Socrate par Platon ou du parasite par Lucien. Une vue cavalière sur l'évolution du genre entre la naissance antique de l'éloquence normée et le crépuscule de l'empire oratoire, en France, au XVIIe siècle. « Copyright Electre »
La mélancolie, épreuve de la perte, considérée dans son lien avec l'expérience extrême de la création, sert ici de révélateur privilégié. La mélancolie féminine y apparaît comme une formation pathologique inséparable de l'histoire, de l'ouverture d'un espace de sublimation absolue qui subvertit l'éternel féminin. « Copyright Electre »
Ce livre fait appel à la notion de subjectivité littéraire pour mettre en lumière une étape décisive dans la constitution de la littérature française au Moyen Age. « Copyright Electre »
Au cœur du XVIIIe siècle, les larmes deviennent un phénomène culturel et littéraire fascinant. Le Goût des larmes explore comment pleurs et pathos ont façonné la sensibilité, le théâtre et même l’idéologie d’une époque où l’émotion se marchandise.
D'un point de vue poétique, le présent travail postule et met à jour une connexion intime, sans doute intrinsèque, entre récit et commentaire, le second prenant du premier le relais vif. D'un point de vue rhétorique, il tente de caractériser non le texte
Tandis que la société française de la fin du siècle prend peur de sa jeunesse, enseignants et gens de lettres accordent une éminente vocation pédagogique au roman. Considérant un corpus de textes datés et des oeuvres plus dignes de mémoire, celle de Barrès notamment, cette étude mesure la puissance d'un imaginaire qui permet à des écritures de se démarquer de l'emprise du discours social et banal. « Copyright Electre »
Quatre angles d'approche sont appliqués ici au genre romanesque : Une première partie de critique génétique, une seconde s'attache au temps et à l'espace à travers Zola, Maupassant, Céline, puis viennent cinq études sur la relation du romancier et de l'hi
Cet essai parcourt les textes de référence classiques de Descartes, de Rousseau ou encore de Cervantès, pour montrer comment tous participent à l'écriture du monde. « Copyright Electre »
Le destin des fameux aventuriers du XVIIIe siècle, Casanova, Cagliostro, le chevalier d'Eon, Zannovitch, Trevoguine... reconstruit à partir des mémoires et des pamphlets, des lettres et des dossiers judiciaires, se présente comme un voyage à travers les espaces social, littéraire et géographique. « Copyright Electre »