André Siganos
André Siganos
S'attache à mettre en application les principes définis pour analyser l'un des mythes qui nous touchent le plus aujourd'hui, celui de Pasiphaé, en s'appuyant sur les concepts de mythe littérarisé et de syntagme minimal du mythe. « Copyright Electre »
À y bien réfléchir, la montagne est partout, ne serait-ce que sous la forme d'une éminence, qui a le plus souvent présidé à l'origine des villes. On connaît sa puissance sacrée, le rôle symbolique fondamental qu'elle a toujours joué, et l'on devine à quel point elle constitue l'un des éléments essentiels d'un paysage psychique. Or, des certitudes toutes faites peuvent s'écrouler si l'on analyse de façon pluridisciplinaire la production artistique européenne et japonaise depuis le Moyen Âge. La montagne dont il est le plus souvent question est la plus archaïque, c'est-à-dire généralement celle qu'on n'escalade pas, que l'on gravit tout au plus, que l'on contemple surtout : ce qui est visé ici n'est pas la montagne accessible, fût-ce au péril de sa vie, mais celle, plus difficile à appréhender, que le corps ne saurait vaincre. La puissance du décor montagnard est en effet si grande que la notion même de décor se trouve remise en question, que se produit une sorte d'aplatissement entre ce qui paraîtrait relever du détail et ce que l'on considérerait trop hâtivement comme essentiel. Certes, des montagnes célèbres sont ici examinées, mais l'ouvrage que l'on va lire, lorsqu'on en embrasse l'ensemble des contributions, montre bien que les considérations esthétiques sur le paysage montagnard seront toujours ou presque secondes, la plupart de ces nouveaux discours sur la montagne désignant en effet paradoxalement par les attitudes les plus anciennes, sinon les plus primitives, ce que la montagne n'est pas et voudrait donner à voir. Ce qui conduira à constater alors combien l'écart entre l'Europe et le Japon peut parfois se réduire à l'extrême.
La nostalgie de ce que nous portons de plus ancien en nous, de ce moment sans souvenir où l'on a pris langue avec le monde sans langage, renvoie à cet autre moment de l'histoire des hommes, où ce qui n'était plus tout à fait un animal, par un premier balbutiement, s'est séparé du monde. Cette nostalgie est au coeur d'une écriture régressive, une écriture archaïque, qui mime parfois la vraie-fausse. Parole du mythe, pour mieux y renoncer et exprimer son désir - au-delà du fait littéraire - d'un silence qui n'est pas une absence, d'une vérité supérieure qu'elle ne peut atteindre, mais dont elle tient à montrer, toutefois, qu'elle en espère l'efflorescence. En s'appuyant, notamment, sur des situations principielles (comme l'égarement ou le face-à-face avec l'animal) et sur des images primordiales (la montagne, la forêt), l'auteur analyse des traits d'écriture qui touchent à tous les aspects du texte littéraire, puis en montre les effets dans neuf chefs-d'oeuvre contemporains japonais (Fukazawa Shichirô, Ôé Kenzaburô, Abé Kôbô), péruvien (Vargas Llhosa), cubain (Carpentier), brésilien (Lispector), portugais (Ferreira) et français (Brion, Le Clézio).
Ecrit sans langue de bois, sans parti-pris ni complaisance, mais avec une rigueur empathique, cet ouvrage est le viatique indispensable de tous ceux qui veulent vivre ou travailler aux Antilles, comme de tous ceux qui veulent comprendre de quoi se nourrit le malaise identitaire antillais. Eclairées par un séjour de quatre ans aux Antilles, s'inspirant des événements nationaux les plus récents, ces pages détruisent bien des clichés et traversent les préoccupations actuelles.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Vincent et Zoé emménagent dans une maison à la campagne. Leur maman, institutrice, a été nommée à l'école du village. C'est un nouvel environnement pour Vincent qui découvre son école et surtout son instituteur, Monsieur Verdun, un homme original... Il se fait aussi de nouveaux amis. Mais, très vite, il est intrigué par un garçon un peu demeuré que personne ne semble connaître. Vincent mène alors l'enquête... Ce garçon, qu'il appelle Gogol, n'a pas de nom. Il vit avec ses grands-parents et sa soeur, ne va pas à l'école et aide aux travaux de la ferme. Mais un lourd secret pèse autour de Gogol, secret que Vincent finira par percer.