FeniXX réédition numérique (Serpenoise)
Septième recueil de chroniques de la vie paysanne, Terres buissonnières rend un nouvel hommage au terroir lorrain. En une centaine de courts textes, superbement illustrés par Jean Morette et classés par thèmes, le lecteur est invité à retrouver une vie simple, en accord avec la nature, et inspirée de nombreuses traditions.
Les instants de nature que vous allez vivre en parcourant ce livre, sont des instants d'émotion ou d'émerveillement, saisis dans leur fulgurance par le crayon ou le pinceau d'un amoureux de la Lorraine. Ils ont été extraits de quelques-uns de ses carnets et cartons à dessins : il s'agit de scènes prises sur le vif, directement sur le motif, et glanées çà et là, au hasard des rencontres réalisées depuis une quinzaine d'années. Au fil des pages, vous découvrirez comment le peintre animalier perçoit et traite son sujet. Vous comprendrez quels sont ses intentions et ses partis pris esthétiques. Vous partagerez sa jubilation, lorsqu'il réussit à immortaliser - en quelques traits ou en quelques taches de couleur - la scène qui l'a ébloui. Partez donc avec lui, pas forcément très loin... Penchez-vous sur son épaule lorsque, assis sur son petit tabouret de toile, il "croque" le blaireau ou le rouge-gorge du jardin ! Regardez dans sa longue-vue. La nature peut être si belle ! Et puis, si l'envie vous en prend, chipez-lui son pinceau et sa boîte d'aquarelles !...
Lorsque s'ouvrent les portes du XXe siècle, Oberhomburg, anciennement Hombourg-Haut, a presque tout oublié de l'ancienne Hombourg-L'Évêque. Sur l'éperon rocheux jadis si bien fortifié par l'évêque Jacques de Lorraine, le château et ses immenses dépendances ont disparu. [...] En décidant de replanter une dernière fois le décor de jadis, l'Office de tourisme de Hombourg-Haut s'est aperçu de l'apparente immobilité du temps entre 1890 et 1950. Grâce aux premières cartes postales, aux photographies surannées, aux collections particulières, voici que sortent de l'ombre des hommes, des femmes, des enfants, des lieux aimés, que l'on croyait à jamais oubliés. Comment ne pas être gagnés par la nostalgie, quand sourit la mémoire de Hombourg ?
Les gens simples n'ont pas d'histoire, dit-on. Ils survivent quelque temps dans la mémoire de leurs proches, avant de sombrer définitivement dans l'oubli. C'est à eux que ce livre entend d'abord rendre hommage. L'auteur a recueilli de nombreux témoignages auprès des anciens, et fait appel à ses propres souvenirs d'enfance pour évoquer - dans une langue superbe et avec une tendresse infinie - la vie quotidienne dans un village lorrain d'autrefois. Un univers aux contours bien définis, où l'Église dicte sa morale, où le maître d'école représente le savoir, et où la conduite de chacun s'inspire exclusivement de la tradition. Lucien Borger - se tournant vers ce petit monde disparu - évoque pour nous les hommes et les femmes de cette époque, durs à la tâche et travaillant du matin au soir sur une terre souvent ingrate, qui les faisait vivre chichement, mais à laquelle ils étaient passionnément attachés.
18 octobre 1942, Joul a 18 ans et vient d'être incorporé de force, comme deux cents autres jeunes de la région de Sarrebourg, dans l'armée allemande. Comment faire autrement ? Les autorités ont très clairement menacé de représailles les familles en cas de désertion. Quelques semaines plus tard, Joul se retrouve, dans la neige et dans le froid, devant Leningrad. Au coeur de l'hiver, sous un déluge de fer et de feu, il découvre la souffrance, la haine et la peur. Tenu à l'écart par la plupart de ses camarades, qui se méfient des Alsaciens-Mosellans, que l'on a obligés à revêtir l'uniforme de la Wehrmacht, Joul vit replié sur lui-même, ne se liant qu'avec de rares amis : Phons, le Sarregueminois ou Claus, le Sarrois. Et puis, un beau jour, alors que son unité stationne en Ukraine, Joul rencontre une jeune réfugiée venue de Lituanie, blonde comme les blés et belle comme le jour. Avec Galina, il va vivre quelques brèves heures de bonheur, avant de replonger, pour de longs mois, jusqu'à son évasion d'un hôpital allemand en août 1944, dans la souffrance et l'horreur... L'auteur est né à Vallerystal, commune de Trois-Fontaines (Moselle). Par ce récit poignant, et largement autobiographique, il entend rendre hommage aux 130 000 Malgré-Nous originaires des trois départements annexés et, notamment, à ses 40 000 camarades morts pour une cause et un pays qui n'étaient pas les leurs. À son retour en Lorraine, et dès la Libération, Georges Koestler s'engagea dans l'armée française pour la durée de la guerre. Il participa à la campagne d'Allemagne dans les rangs du 151e R.I., avant de servir successivement au Maroc (3 ans), en Indochine (5 ans), puis en Algérie. Il retrouva le 151e R.I., à Metz, pour y terminer sa carrière avec le grade de capitaine.
Deux mille ans d'évolution urbaine et rurale ont dessiné cet espace original, auquel on a donné le nom de Pays messin. Émile-Pierre Guéneau évoque, au fil des pages de ce passionnant ouvrage, comment cet ensemble s'est constitué au cours des siècles, et parvient à éclairer d'un jour nouveau une histoire que chacun croit connaître. Mais, en géographe averti, il nous propose aussi une réflexion approfondie sur la situation actuelle et le devenir de Metz et des 142 communes qui constituent le Pays messin. Son livre nous interpelle sans ambiguïté : quelle ville voulons-nous pour demain ? Une cité à l'image de celles de la fin du 20e siècle, victime de la pollution, de l'engorgement de la circulation, générant des banlieues-ghettos, tandis que les campagnes continuent dramatiquement à se désertifier ? Ou bien, un espace de vie plus harmonieux, né d'un dialogue fécond entre urbanité et ruralité et qui serait, à coup sûr, source d'un nouvel équilibre social, économique et démographique, créateur d'emplois et de richesses. Le débat est ouvert...
Enfin, un mince filet de lave rouge commença à couler. Il grossit peu à peu, et Guy s'émerveilla en découvrant ce miracle : ce feu, ce fer qui serpentait lentement. Les yeux embués par la chaleur qui régnait près du bas-fourneau, il se tourna vers le soleil rouge-orangé, qui capta son regard en se posant sur l'horizon. Au fond de la vallée, ses rayons caressaient le cours d'eau, que le ruisselet de matière fondue semblait aller grossir. Il s'extasia, car la rivière devenait - méandre après méandre - rouge de feu, rouge de fer...
Ce livre est un pied de nez désabusé à la partie de la presse française que les télés ont rendue folle. Celle qui, depuis les années 80, joue facilement au petit soldat, ou fouille un peu trop souvent dans les tiroirs. Le journalisme change... Au lieu d'humblement s'immerger dans l'événement, un batelage de surface récupère les émotions à l'écumoire, enjambant l'actualité de scoop en scoop, comme on passe un gué, d'une pierre à l'autre. Une poignée d'envoyés spéciaux des grands quotidiens régionaux se sont démarqués instinctivement de ce nouveau parisianisme qui, souvent, s'en étonnait. D'où le titre provocateur du livre. Eh oui ! on devait s'y faire, même aux antipodes... Jacques Gandebeuf venait vraiment de Metz, pour le Républicain Lorrain ! L'auteur a quadrillé les cinq continents. Il a vécu, autour de ses papiers, des centaines de moments forts ou drôles, qui sont le sel de tout reportage, mais qu'il avait gardés pour lui. Des facettes imprévues de notre monde... Avec l'envie d'en raconter quelques unes, un jour, en hommage à ce métier formidable.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Porté par une vague émotionnelle incomparable, le F.C. Metz a accompli une saison 1995-1996 en tous points remarquable, ponctuée d'une superbe victoire en Coupe de la Ligue. De surcroît, le club lorrain, qui puise sa force principale dans les racines de sa région, s'apprête à célébrer prochainement un anniversaire historique : à savoir 30 années de présence continue au plus haut niveau de la Division 1. La réussite du F.C. Metz va bien au-delà du simple aspect sportif. Dans le giron du club, tous insistent sur le travail en profondeur mené, trente années durant, par le « patriarche » Molinari et ses fidèles, autour de valeurs sacrées : stabilité, discrétion, fidélité, fair-play, longévité, sérieux, professionnalisme. Du coup, le F.C. Metz dispose aujourd'hui de racines profondes, de structures rationnelles, homogènes et compétitives. En vérité, le système Molinari relève d'abord d'une organisation sans faille et d'une gestion millimétrée. En définitive, le F.C. Metz, c'est l'histoire d'une mécanique de précision, fabriquée artisanalement, où chaque pièce, chaque rouage a sa place, et concourt à la bonne marche du dispositif. Anecdotes, potins, témoignages, portraits ; des avant-matchs aux « 3e mi-temps » : fruit d'une longue et minutieuse enquête - qui met l'accent tant sur l'aspect sportif, que sur les hommes qui contribuent quotidiennement à ce succès ; cet ouvrage a pour vocation d'analyser en profondeur les arcanes du F.C. Metz.
Comme toute ville, Metz a beaucoup changé, étirant ses rues, peuplant ses banlieues, nivelant ses remparts, rénovant ses quartiers. Que sont devenues, dans ce perpétuel chantier, toutes les statues dispersées au hasard de ses rues et de ses promenades ? Quelques, unes, les moins nombreuses, n'ont pas bougé de l'emplacement qui leur fut initialement assigné : le brave Ney, sur l'Esplanade, a vu, fidèle au poste, défiler d'innombrables régiments sans lâcher son fusil. D'autres ont disparu, vaincues par les fondeurs de canons ou victimes de patriotiques vindictes. Plusieurs enfin ont eu la bougeotte : on les chercherait en vain aux endroits signalés par les guides d'antan. Ce sont toutes ces statues, qui contribuent tant au charme de notre cité, et qui sont aussi un élément non négligeable de son Histoire, que Christian Jouffroy et Christian Bleirad se proposent de vous faire découvrir dans ce guide.
En avril 1956, une poignée de bénévoles, dirigeants de clubs cyclistes aux budgets limités, décidèrent d'unir leurs forces et créèrent de toutes pièces une course à étapes, qui rayonna autour du bassin ferrifère de Briey. Le Circuit des Mines était lancé ! En quarante ans d'existence, cette épreuve sportive a gravi, un à un, tous les échelons de la reconnaissance internationale. Sur ce terreau fertile, ont éclos les belles promesses du cyclisme mondial. De jeunes talents y ont affirmé leurs prétentions futures et habillé leurs certitudes : d'autres, vieillissants, sont venus y attiser les braises d'une carrière qui commençait à s'éteindre. Il était temps de se pencher sur l'histoire de cette course, une histoire d'une richesse insoupçonnée, qui fourmille de mille anecdotes graves ou dramatiques : l'Histoire du Circuit des Mines est le livre d'une passion, celle de Jean-Pierre Marcuola, un instituteur serémangeois, bercé depuis toujours par le mythe fabuleux des "géants de la route".
« Trop d'amis, trop d'ennemis, trop de visages pour un seul profil, le passé de Guaïta - certains jours - m'égare, le présent m'inquiète, m'affole. N'y a-t-il pas un devin qui me précède - où que j'aille - et dont je ne connais toujours pas la véritable identité ? » Par le biais d'une étrange enquête, un photographe - le narrateur - esquisse le portrait de Stanislas de Guaïta, poète et occultiste lorrain de la fin du dix-neuvième siècle...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Combien de fois vous êtes-vous demandé ce que signifiait le nom de telle ou telle rue de Longwy, la date à laquelle elle fut tracée, les noms anciens qu'elle a portés ou, tout simplement, qui était le personnage dont elle perpétue le souvenir ? Le livre de Madame Harmand-Labro entend répondre à toutes ces questions. L'auteur a cependant renoncé à la sécheresse des notices de dictionnaire, et c'est finalement à la lecture d'un véritable roman qu'elle nous convie, restituant les lieux, les hommes, les métiers, les événements, qui ont fait l'histoire de Longwy. Pour chaque rue et place des trois sections de la ville : Longwy-Bas, Longwy-Haut et Gouraincourt, on trouvera des indications concernant la situation, le tracé, les anciennes dénominations. Le nom actuel, évoquant le plus souvent un personnage ou un événement, fait l'objet d'une notice détaillée, complète et passionnante. Enfin - et ce n'est pas le moindre intérêt de cet ouvrage - l'auteur a rassemblé, en une savoureuse et réjouissante anthologie, toutes les chansons qui ont été consacrées à la ville de Longwy. Maurice Noël
Gorze a joué, dans l'histoire lorraine, un rôle essentiel. Fondée par Chrodegang, évêque de Metz proche de Pépin le Bref, l'abbaye bénédictine de Gorze connut une exceptionnelle période de gloire et de rayonnement, et continua à exercer longtemps son influence spirituelle et temporelle. De ce riche passé, subsistent maints témoignages, que ce guide pratique et parfaitement documenté vous invite à découvrir, comme les milliers de visiteurs qui, chaque année, se rendent dans ce vert vallon situé à deux pas de la Moselle. Fils de cette terre, Marcel Gourlot en connaît les moindres recoins. Il nous propose - au fil des pages - de multiples promenades, non seulement à Gorze, mais à travers le val de Metz, la vallée du Rupt de Mad, et sur le champ de bataille de 1870. Des dizaines de villages à parcourir et à découvrir.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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« Né rue des Allemands, le petit garçon est venu - tout jeune - habiter le numéro 10 de la rue du Haut-de-Sainte-Croix. Construite sur trois mille ans de strates archéologiques, la maison de ses parents occupait le point le plus élevé de la cité. Abritée sous ses toits rose pâle, hérissés de cheminées, elle regardait au loin la douceur des pentes de la côte de Moselle, prenant - grâce à son exposition - autant de soleil que le climat maussade lui en accordait. Une dizaine de familles habitait le quartier, inégalement fortunées et logées : un chanoine âgé et ses deux gouvernantes, des couturières à façon, une veuve et sa fille employée de préfecture, des retraités aisés ou modestes, un ménage ouvrier, quelque vieille dame. Une tranche de société messine avec ses différences acceptées. Il n'en reste plus rien aujourd'hui. Les cadres supérieurs ont succédé aux bourgeois sans les remplacer, car ils n'ont ni leur indépendance ni leurs racines. Les gens modestes, soigneusement séparés des beaux messieurs, ont été parqués dans le béton de lointaines banlieues. Le concile et sa suite ont eu raison des chanoines. Les résidences du troisième âge, où se cachent les vieilles dames, sont plus confortables que les logis d'autrefois, mais aucun enfant ne les y vient visiter à l'improviste. Certes, on sait bien que la Terre tourne et que les modes de vie évoluent. Mais quand un mode de vie a contre lui les affairistes, les déracinés, la ségrégation des classes, le clergé, les édiles, les fonctionnaires et les autos, il n'a évidemment aucune chance de survivre ».
Juin 1940... La déroute des armées françaises, le sabordage du Républicain Lorrain, où je venais d'entrer quelques mois plus tôt et, pour finir, l'annexion de fait - par les Allemands - de Metz et de la Moselle. Une carrière à peine commencée m'échappait, me plongeant dans un profond désarroi ! Un homme, avec qui je m'étais rapidement lié, le comprit et m'invita à travailler avec lui. Georges Bour, reporter-photographe indépendant, me prit sous sa coupe et m'enseigna rapidement toutes les facettes de ce dur - mais passionnant - métier qu'est le reportage-photo. Avec un maître de cette trempe, je ne fus pas long à m'initier à la prise de vue du fait divers, des sports - et du football en particulier -, ainsi que des diverses manifestations politiques, militaires ou religieuses. Les circonstances faisaient de Georges Bour et de moi-même les rares photographes témoins des événements de toute une époque. C'est pourquoi ce livre d'images d'actualités messines ne pouvait oublier celui qui fut l'une des figures marquantes du reportage-photographique à Metz. Certaines des photos présentées ici, tout particulièrement celles ayant trait à l'actualité avant 1939, portent sa griffe. J'ai voulu, en associant Georges Bour à cet ouvrage, lui rendre, ainsi qu'à sa fidèle épouse « Ketty », l'hommage qui leur est dû.