Brigandine
-; Deux fois, mon père... deux fois ! Ce... ce débauché a voulu me posséder deux fois ! -; Consécutives ? -; Consécutives. Ah ! mais c'est que, vous pensez bien, c'est que j'ai refusé, moi ! La première fois, je me suis laissé faire : je sais que mon devoir d'épouse m'impose de tels sacrifices de temps en temps... et que, à condition de n'y puiser moi-même aucun plaisir malsain, je ne fais là qu'obéir à la volonté divine... Mais deux fois, vous rendez-vous compte ? Deux fois ! Je lui ai dit : " Gaston, nous ferons désormais chambre à part si vous sombrez dans l'ignominie ! " -; Peut-être votre réaction a-t-elle été un peu vive... dictée par la plus ardente et la plus louable des bonnes intentions, certes, mais un peu vive... -; Comment ? Vous n'allez tout de même pas approuver ce satyre ? En vingt-cinq années de vie conjugale, c'est la première fois qu'il se permet de me demander ça ! À mon âge ! C'est honteux !
-; Il faut que je sorte ! Il faut que je sorte ! L'air résolu, elle s'est levée et se dirige vers la porte comme un robot ; je l'empoigne par un bras. -; Maria, par pitié ! En poussant une clameur hystérique, elle me saute au visage ; ses ongles me déchirent la joue, je recule et m'effondre, entraînant dans ma chute une pile de caisses qui rebondissent sur le ciment avec un barouf d'enfer. Toujours hurlante, Maria s'élance dans l'escalier ; deux détonations résonnent entre les murs bétonnés, et le cri cesse dans un gargouillement écoeurant. Rebondissant de marche en marche, le corps nu de la folle roule jusqu'au pied de l'escalier ; un coup d'oeil me suffit pour comprendre que Maria Sardonia a définitivement réussi son évasion.
Un rire nerveux, étouffé par ses tremblements, la secoua. Ses nerfs craquaient. Elle n'entendait plus aucun bruit derrière elle. Elle était seule et perdue, mais vivante. Prise de hoquets convulsifs, elle roula sur le sol, s'appuya à l'arbre le plus proche pour se redresser. Un liquide chaud lui inondait les jambes. Elle était à genoux, la bouche souillée de terre et de feuilles, aveuglée par ses cheveux et agitée de spasmes quand la détonation claqua dans le silence. La balle lui fracassa la poitrine et le sang jaillit. Elle fut projetée en arrière, les yeux exorbités. La deuxième balle lui transperça le bas-ventre alors qu'elle était déjà morte...
Après un temps, le baron de Maurevert se leva et, terrible, l'index pointé sur l'épouse qui gisait nue à ses pieds, prononça sa sentence : -; Je vous reconnais coupable de vous être conduite en gueuse. Je vous reconnais coupable d'avoir été indigne de moi et du titre de noblesse que je vous ai donné. Je vous reconnais coupable d'avoir pratiqué le vice et le Mal sous leur forme la plus dégradante. Pour vous faire expier cela, je vous condamne à mourir - mais à mourir comme vous avez voulu vivre : de façon infamante. Vous serez livrée aux caprices de mes monstres, à tout ce qu'il leur prendra fantaisie de vous infliger, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ce sera long, madame, et j'espère que cela sera atroce.
Marc jeta un coup d'oeil circulaire et actionna la portière dans le dos de Claude. D'une poussée, il la bascula hors de la voiture, sur l'herbe. Elle réalisa ce qui se préparait et fixa l'arme qui entrait soudain dans son champ de vision. Marc s'était rapproché d'elle d'une détente, et allongeait le bras vers sa poitrine. Le silencieux effleura son ventre, remonta vers ses seins et eut un petit sursaut dans la main de l'homme. Claude fut d'abord surprise de n'entendre que si peu de bruit, puis surprise que cela fît si mal, si vite. Touchée dans le sein gauche, elle chavira, les lèvres ouvertes sur une question muette. Marc s'était déjà redressé. Il savait qu'une seule balle était suffisante.
Le blouson d'Evelyne gisait sur le tapis derrière elle. Le mouvement qu'elle fit pour faire passer la robe au-dessus de sa tête découvrit son corps hâlé, la ligne gracieuse de ses jambes, son ventre plat. Elle exécuta le geste en un seyant ralenti, livrant en se cambrant ses seins jeunes et ronds, aux pointes couleur de pain brûlé. -; Envoie-moi ton slip. Le geste de la jeune fille pour s'en défaire ne démentit pas l'impression de souple aisance qu'évoquaient ses lignes. Elle tendit du bout de ses doigts le triangle humide, et comme Alexa ne faisait pas mine de s'approcher, le lança vers elle. Il disparut dans la main baguée qui le froissa. -; Joli, très joli, vraiment, murmura Alexa.
L'odeur de son corps monta jusqu'à ses narines. Elle ne la reconnut pas, mais sut que c'était la sienne. C'était une odeur aigrelette et sûre, une odeur de frousse, paniquante, et qu'elle adorait respirer. En bas, sur la dernière marche, la lame étincelante ouvrit en deux le dragon d'or. Elle sentit l'acier froid passer sur son omoplate et dut se cambrer pour que la pointe n'érafle pas la peau. Son ventre se tendit en avant, et la mousse de son aine jaillit, protubérante, entre ses cuisses tendues. Charlot ricana et lui flatta les fesses d'une main cajoleuse. -; T'es couillon, Charlot, gloussa Freddy. Il était déjà ouvert devant, son kimono ! -; C'était juste pour voir s'il était bien affûté, laissa tomber Charlot, la voix morne. Tu comprendras jamais rien !
À 17 heures 42, la tour Eiffel disparut tout à coup, se volatilisa. Avec ses ascenseurs, son restau, son émetteur radio-télé et les 927 personnes qui, employés ou visiteurs, se trouvaient sur elle à cet instant. À son emplacement, il n'y eut subitement plus rien - que quatre grands trous béants, laissés par les fondations des piliers. Toutes les chaînes de radio et de télévision interrompirent leurs émissions pour annoncer l'incroyable nouvelle et beaucoup de gens, probablement, crurent à une plaisanterie, à un canular colossal. L'hypothèse d'une farce se confirma, aux yeux du public, lorsqu'à 18 heures 12 on proclama sur les ondes que la tour, avec ses ascenseurs, son restau, son émetteur radio-télé et ses 927 passagers, avait été retrouvée. Mais pas n'importe où. Au sommet du mont Blanc.
Paul sentit sa raison vaciller ; ses jambes étaient de plomb. L'homme avait à présent courbé Françoise sur l'évier ; d'une main, il retroussait sa robe légère, et de l'autre défaisait sa ceinture. La jeune femme l'aida en ôtant elle-même sa petite culotte blanche ; la virilité impatiente de l'homme disparut entre les cuisses de Françoise. Paul ferma les yeux. Son premier et légitime réflexe était d'entrer et de massacrer son rival ; il sut qu'il ne le pourrait cependant pas : l'homme qui baisait sa femme, c'était lui ! et il se souvenait parfaitement avoir vécu cette situation, JUSTE AVANT DE SORTIR FAIRE SA PROMENADE APÉRITIVE ! Paul comprit que le professeur l'avait ramené trop tôt... Éperdu d'horreur, il se retourna vers le fond du jardin mais dut abandonner tout espoir : l'astro-jet avait disparu.
Naturellement, elle s'est mise à chialer. Elles chialent toutes, dans ces moments-là. On peut presque prédire, à la seconde près, le moment où leurs grands yeux innocents vont s'embuer. -; Je peux vous montrer mes papiers, si vous voulez, elle a insisté en balbutiant. Là, dans mon sac ! Crac ! Ma seconde mornifle lui a cloué le bec. Elle s'est affaissée sur ses talons, comme si elle se dégonflait, et l'air qui la remplissait s'est évadé en chuintant. Ce genre de comportement pitoyable a le don de m'agacer. Je l'ai prise au colback, pour la remettre sur pieds. Elle résistait, la vache, se lestait, faisait son poids mort, son cul de plomb ! Ah, j'allais te l'alléger, moi, te la soulager de sa pesanteur ! J'allais le faire valser, son tafanar d'handicapée moteur ! Ça, une danseuse ? Mon genou !
Las ! la lutte fut de courte durée, la Frochard - dont la carrure rappelait celle de Steve Reeves - ayant une poignée de fer. Elle parvint bientôt à maîtriser sa frêle adversaire et à l'immobiliser, l'ayant plaquée au sol et la maintenant écartelée en s'agenouillant carrément sur elle. Les fesses en l'air, sa blouse d'infirmière relevée jusqu'à la taille et laissant nu son veste cul tendu et cambré, la Frochard pesait sur Justine de tout son poids, l'écrasait, et lui tenait fermement les poignets dans sa grosse pogne. -; Allez-y, Jacques ! cria-t-elle triomphalement au docteur. Je la tiens ! Vous pouvez lui flanquer la canule où je pense ! -; Banzaï ! s'exclama le médecin. Il s'élança, la canule haute, et la planta comme une banderille.
Bon sang ! Qu'est-ce que ce tandem de déments avait donc fait subir à Ghislaine, pour la foutre dans cet état ? Outre que son visage était ensanglanté à la suite du coup de poing qui l'avait assommée, son corps portait, un peu partout, de multiples ecchymoses. Les lascars n'y étaient pas allés mollo pour la dérouiller. Ils avaient dû cogner sur elle comme des sourds. Et aussi, à en juger par les traces de leurs sévices, la pincer aux endroits dodus, la mordre, la brûler çà et là, notamment sur les seins, avec des cigarettes. -; Comment qu'tu trouves ta p'tite copine ? demanda-t-il. On a un peu fait joujou avec elle, tu comprends...
Il suffisait de refermer la porte sur elle et on était sûr de la retrouver à la même place au retour. Elle mangeait, dormait, et se laissait baiser sans réagir. Tout paraissait lui sembler normal. Elle n'était pas très intéressante. Elle s'appelait Sylvia. Peut-être. Peut-être aussi qu'elle s'appelait Monique, Nicole, ou même Josette. Personne, d'ailleurs, ne le lui avait demandé. Tout le monde se foutait bien de son nom de baptême, comme de son patronyme, autant que de la chemise qu'elle ne portait pas. Simplement, elle avait énoncé ce prénom, d'une voix terne, la veille ou l'avant-veille, au moment où Man avait engouffré son monstrueux mandrin entre ses lèvres minces : -; Je m'appelle Sylvia... Gulp !
La détonation lui parut produire un terrible fracas. Elle était plus forte que toutes celles qui l'avaient précédée. Un fracas qui se répercuta dans son épaule, roula comme un écho dans son côté, gronda à l'intérieur de son corps. Le bruit de l'explosion lui vrillait les oreilles, et la balle déchirait ses chairs, le transperçait, broyait ses muscles, lacérait ses nerfs. Il se vit tomber au ralenti, avec une lenteur extraordinaire, et en même temps effroyable, parce qu'il attendait le prochain coup de tonnerre, le second éclair qui allait l'atteindre, la deuxième balle. Il sentit à peine le sol, et n'eut pas le temps de se réjouir du silence. Il sombra dans un trou noir.
Agnès Robineau s'est levée en souplesse, avec une grâce féline. Elle se tourne vers la fenêtre, s'étire, seins bombés, hanches lascives, bouche mouillée et entrouverte. Elle fait deux pas vers les rideaux, s'arrête, fixe la fenêtre du sixième. La détente cède sous la pression lente du doigt. L'épaule encaisse le recul, les bras ne fléchissent pas. La détonation produit un claquement sec, étouffé. Figée sur place, Agnès Robineau porte ses deux mains à ses seins, comme en un geste de tardive pudeur. Elle ouvre grand la bouche, sur un cri qui déchire l'air. Dans le viseur, son image bascule. Le tueur déjà se détourne, abaisse l'arme. Il n'a pas eu besoin de doubler.
-; Arrêtez-la ! Elle a tué un homme ! Ses poursuivants étaient tout proches. Il y eut des cris dans la bande de fêtards attardés qui lui faisaient face. Ils se déployèrent pour lui barrer le passage, excités par l'aventure. -; Arrêtez-la ! Les autres la talonnaient. L'un des noceurs s'élança, l'attrapa par un bras. -; Je la tiens ! Elle eut un regard de bête traquée, se retourna. L'homme n'eut pas le temps de voir la main qu'elle abattait sur lui en rugissant. Il s'écroula, le visage arraché par les formidables griffes. Elle fit front aux autres qui s'étaient arrêtés net et se taisaient, effrayés par ce qu'ils venaient de voir. Pendant de longues secondes, ce fut le silence. Puis il y eut le déclic d'un surin dont la lame surgissait, un autre, un autre encore. Plusieurs couteaux luirent simultanément et le cercle commença à se refermer lentement sur elle...
Indéfinissable, Bénédicte ! L'âge ingrat. Deux grands yeux fiévreux dans son étable. Cernés, très, trop cernés pour être honnêtes ! Son petit doigt sentirait la crevette plus qu'à son tour que je n'en serais pas surpris ! Elle doit lire le Divin Marquis depuis qu'il est trouvable en 10/18 ! Elle feint d'ignorer mon existence, mais elle tortille du croupion comme une radeuse de la rue Saint-Denis dès qu'elle me tourne le dos ! Une allumeuse... affaire à suivre, à poursuivre, même ! Surtout dans les couloirs ! Viens, mon poussin, je vais te compter les côtes ! Allons, Hector, mon pote, un peu de calme... ne gâche pas tes réveillons de fin d'année par des incongruités fort mal venues chez un futur premier Ministre ! Mais, par Ravachol, mon sang bouillonne ! J'ai vingt ans !...
J'ai très froid, soudain. J'avance dans la chambre en me tenant éloigné du lit. Je le contourne, butant au passage dans un peignoir en éponge blanc, roulé en boule. J'aperçois le bras. Il est presque vertical et la main dépasserait du rebord du lit si elle n'était recourbée, crispée sur le drap. Le corps est coincé entre le lit et le mur, la tête reposant contre le bois du sommier, les jambes à demi tendues, cherchant un appui sur l'angle du mur. Les cheveux blonds sont maculés de traînées sanglantes, et le visage défiguré par la terreur. Je ne vois pas la blessure, mais je sais déjà que je n'entendrai jamais la voix de Valérie.
-; Te laisser partir ? Tu plaisantes, grosse putain puante ! La farce ne fait que commencer ! À nouveau la caméra ronronna. Il revint vers elle, une cravache à la main. -; Tu vas payer tes immondes péchés par la souffrance, gueuse ! Je vais faire partir le démon de la lubricité de ta carcasse de chienne en rut ! Il la cingla au visage, puis aux seins, au ventre, la zébrant de rouge. Elle hurlait. -; Gueuse, se réjouit-il, vas-y ! Personne ne peut t'entendre et j'aime ça ! Il lui frappa les cuisses, lacérant les bas. Elle se raidit, essayant de résister à la douleur. -; Allons, s'impatienta Sidoine, gueule ! Je veux t'entendre hurler, femelle !
-; Vous savez, Jacky, d'habitude, je suis vénale, avec les messieurs... mais avec vous, je ne sais pas si je pourrai, vous êtes tellement mignon... Vous faites quoi, dans la vie ? Jacky contempla rêveusement son verre ; il répondit doucement : -; J'assassine... Le sourire de Lola resta accroché à son visage, comme un tableau pendu de travers à une cimaise. -; Pardon ? articula-t-elle. -; J'assassine, répéta Jacky, en plongeant son regard noisette dans les yeux du travelo. Lola, un peu désarçonnée, émit un petit rire fêlé, en disant bêtement : -; Ben vous, alors ! Jacky joignit son rire à celui de Lola, et sorti son automatique. -; Amusant, n'est-ce pas ? fit-il en se levant.
-; Sont toujours encastrés l'un dans l'autre, ces deux-là, t'as remarqué, Sylvio ? -; Tu penses, si j'ai remarqué ! Allez, habillez-vous ! Ils commençaient sérieusement à me gonfler, ces deux-là ! J'ai comparé leurs tronches : impossible de déterminer exactement lequel avait la plus moche bobine. -; Oh ! j'ai fait... Je m'en suis tenu là parce que la manchette que j'ai reçue entre les omoplates m'a coupé le sifflet. J'ai rebondi sur le ventre plat de Dominique. J'étais très mortifié ! -; Don Vincenzo vous attend. Ce n'est pas quelqu'un qui aime beaucoup patienter. Et nous non plus, on n'aime pas ! Il y a eu un petit squisshh ! quand on s'est décollés. Pas de quoi rire !
Crispée à l'extrême, Eugénie serre ses poignets à les briser. Les mouvements de Marianne sont ralentis ; elle est entièrement immergée et tente d'un sursaut désespéré de renverser Eugénie. La panique qui l'envahit lui fait ouvrir grand la bouche. Eugénie l'enfonce un peu plus et voit ses yeux s'exorbiter, à quelques centimètres de son sexe blond. L'incompréhension qui se lit dans le regard affolé de Marianne glace Eugénie. Les ultimes contractions de sa victime manquent de lui faire lâcher prise. Les deux corps remontent vers la surface dans un éclaboussement. Mais les muscles tétanisés qui enserrent la gorge de Marianne accentuent encore, en un réflexe meurtrier, leur pression. Eugénie sent sous elle le corps inconscient s'amollir et l'immerge à nouveau, impitoyablement.
De la main gauche, il la tenait par les cheveux. Sa main droite était crispée sur le manche d'un rasoir, un impressionnant coupe-chou qu'il avait dû tirer de sa fouille et qu'il lui brandissait sous le nez. -; Si tu brailles trop fort ou si tu essaies encore de carapater, la prévint-il, je transforme en deux coups de cuillère à pot ta choucarde petite frimousse en steak tartare avec ce joujou-ci. Tu peux me croire sur parole : il est mieux aiguisé qu'un bistouri et je le manie comme un champion. Tu penses ! j'en ai hérité de mon arrière-grand-père. C'est donc un souvenir de famille, une relique en quelque sorte, et je ne m'en sépare jamais. Il la lâcha, assuré qu'elle était trop terrorisée pour faire de nouveau la mariole. -; C'est avec ça que j'ai déjà zigouillé cinq foutues salopes de ton espèce ! ajouta-t-il en rigolant.
Les pimbêches ont toujours eu le don de m'agacer et de me donner la trique. Les filles de bourgeois, leurs bonnes femmes, avec leur accent XVIe et leurs manières trou-d'balle-la-Duch', ça me fait immédiatement monter à la tronche des envies de viol ! Mais celle-là battait tous les records. Pas plus tard que la veille, je l'avais vue s'autotrouducuter soi-même devant un public cosmopolite de bougnoules et de portos et elle se permettait de jouer les serrées ! Pas dégoûtée, la greluche ! Mais si ça la faisait reluire de faire son étroite pour le moment, j'avais rien contre ! On verrait bien, à la finale, celui de nous deux qui rirait le dernier.
-; Ah, soixante-neuf ! emphatisa Hector en remplissant les verres ; certes, sur un certain plan, je préfère soixante-huit, mais tout dépend si l'on se trouve dans un lit ou sur une barricade ! Soixante-huit, ça sent la poudre, et soixante-neuf, ça sent bon la crevette ! Finalement, c'est complémentaire... Entre une partie de jambons et une bastonnade avec des gardes mobiles, je me sens comme l'âne de Buridan... Boissansôif s'exaltait, devenait tout rouge ; les filles nous offraient un son et lumière dont le grandiose effaçait les arènes de Nîmes et le château de Versailles réunis.