Sciences Humaines
L'un des trop rares livres sur l'Histoire de l'Afrique. Préface inédite de Giulia Bonacci, historienne, chargée de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD).
Parce que le débat est un outil de recherche mais aussi d'enseignement, il est important de comprendre et de connaître les grandes controverses qui font la philosophie. Controverse, querelle, dispute, duel, débat, polémique, discussion, différend, lutte… Les mots pour dire les désaccords de la pensée sont innombrables. Chacun apporte sa nuance : un duel se fait à deux, la polémique est marquée par l'agressivité et aussi par une montée aux extrêmes, la discussion est plus posée, les querelles philosophiques ou littéraires (songeons à la querelle des universaux ou celles des Anciens et des Modernes) opposent souvent des écoles de pensée plus que des individus… La place des affects connote diversement ces termes. Si nous avons choisi de parler de controverses philosophiques, c'est précisément pour les tenir un peu à distance même s'ils sont bien présents y compris quand les philosophes débattent. En philosophie, le choc des idées n'est pas une étape, le débat est perpétuel. Il fait même corps avec la discipline. Que ce soient avec leurs contemporains ou au contraire à des siècles de distance, les philosophes débattent. On pense avec, mais aussi contre, tout contre. Le débat est un outil de recherche mais aussi d'enseignement. Aujourd'hui, le débat à visée philosophique s'enseigne dès la maternelle. Changeons donc de regard sur le conflit quand il est d'idées et songeons à Héraclite qui énonçait il y a plus de deux mille cinq cents ans déjà : " Ce qui est contraire est utile et c'est de ce qui est en lutte que naît la plus belle harmonie ; tout se fait par discorde. "
Un sujet toujours plus d'actualité, surtout au vue de ce qui se passes ces dernières années aux États-Unis. Plus de 6500 ventes en grand format. On oublie souvent que l'humain se distingue des autres espèces animales par sa propension à croire en l'existence d'un monde surnaturel. C'est ainsi que derrière la banalité d'un réel immédiatement accessible, il y aurait un monde proprement spirituel doté de forces qui nous échappent et qui pourtant infléchissent puissamment nos vies. La prise en compte de cette réalité dissimulée serait susceptible de donner un sens à notre existence, de la rendre plus acceptable et plus maîtrisable… Nous sommes là dans l'univers de la croyance. Dans ce livre, Thierry Ripoll, Professeur de psychologie à l'Université d'Aix-Marseille, s'attelle à la passionnante et troublante tâche d'identifier les processus psychologiques et cérébraux qui nous conduisent à croire une multitude de choses (simples superstitions, croyance en l'existence d'énergies non matérielles, pouvoir des rituels et des prières, capacités extrasensorielles, croyances religieuses, théories du complot…). Ces processus, pour la plupart inconscients, n'épargnent personne, pas mêmes ceux qui affichent un scepticisme radical. À des degrés divers, les croyances trouvent toujours un espace pour se développer et conditionnent souvent à notre insu, nos vies, nos décisions, nos choix et notre rapport au monde. S'il ne fait aucun doute que les croyances sont des réponses naturelles aux difficultés inhérentes que tout un chacun rencontre dans sa vie et si elles participent en partie à notre équilibre psychique, elles n'en constituent pas moins de redoutables tremplins à des comportements potentiellement dangereux pour le croyant comme pour la société dans laquelle il vit. En comprendre l'origine est donc essentiel. Dans ce livre instructif et mordant, Thierry Ripoll apporte un éclairage nouveau sur ce sujet épineux et sociétalement crucial.
Dans ce livre, Jean-François Dortier retrace l'histoire de la pensée, d'Homo erectus à aujourd'hui, en passant par l'âge d'or des lumières arabes, chinoises et européennes et la révolution industrielle. Tout commence quelque part en Afrique, il y a bien longtemps. L'ancêtre de Sapiens – Homo erectus – taille des bifaces, maîtrise le feu, fabrique des lances et construit des abris. Il possède cette capacité mentale extraordinaire qui consiste à anticiper, inventer, imaginer. Ce qu'on appelle couramment : penser. De cette capacité naîtront les cultures humaines, les mythologies, l'écriture, les mathématiques, les sciences, l'électricité et la philosophie. Au fil des pages, nous tenterons de déterminer et comprendre les dynamiques profondes qui ont guidé et guident encore la marche des idées. En suivant les routes du savoir, nous assisterons enfin à ce petit miracle : le transfert de pans entiers de la pensée d'une époque à l'autre. Car si les civilisations meurent, certaines de leurs idées leur survivent. Ce qui fait de nous les héritiers d'une histoire millénaire.
Ce livre permet de faire le point sur les troubles psychologiques du moment et met en avant l'importance de prendre soin de sa santé mentale et de celle de son entourage. - Un point plus particulièrement est fait sur la santé mentale des jeunes. Ce livre, qui présente la large palette des psychopathologies, entend surtout montrer dans quel état se trouve notre psychisme – individuel et collectif – en cette première moitié du 21e siècle. Depuis la pandémie de covid, les indicateurs de la santé mentale se sont dégradés, notamment chez les jeunes. Il y a davantage d'idées et de tentatives de suicide, de dépressions, de troubles anxieux… Pourtant, les spécialistes qui s'expriment dans nos pages font tous apparaître une forme d'espoir. Oui, les troubles mentaux, des plus modérés aux plus graves, peuvent se soigner et, sinon se guérir, du moins s'équilibrer, s'atténuer, devenir plus supportables. Les patients et leur entourage sont des acteurs de cette approche moins fataliste des troubles mentaux. Le " tout médicament " ne règne plus en maître, pas plus que le " tout psychothérapie ". Contre l'ennemi intime qui peut nous faire tant souffrir, l'arsenal s'enrichit, renforcé par des recherches tous azimuts. À condition d'avoir accès aux soins, mais c'est là une autre histoire…
Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Existe-t-il plusieurs types de guerre ? Quel est le rôle des enfants lors d'un conflit armé ? Un livre pour parler clairement aux enfants de la guerre et de ce qu'elle engendre. Montrer aux enfants l'importance de bien comprendre d'où viennent les informations qu'ils reçoivent, afin de dissocier la " vraie " information de la désinformation. Depuis les débuts de la civilisation, hommes, femmes et enfants sont victimes de conflits armés. Aucun endroit sur la planète n'a été épargné par la guerre. Ceux qui l'ont vécu traversent une expérience terrible. Ceux qui ne l'ont pas vécu sont effrayés par les images qui arrivent jusqu'à eux. Des journalistes, des artistes, des professeurs tentent de nous raconter la réalité de la guerre. La faim, la peur, la mort, la fuite, le sang, mais aussi la solidarité, l'engagement, la résistance. Dans ce livre, Cécile Guibert Brussel tente de répondre aux questions que les enfants se posent sur la guerre qui, aujourd'hui, semble être partout sur nos écrans. Elle leur indique aussi la bonne voie à suivre pour trouver l'information correctement. Un livre à mettre dans les mains de tous les enfants à partir de 8 ans pour comprendre le monde qui les entoure.
Comment un enfant peut-il être haut potentiel et avoir des problèmes d'apprentissage à l'école ? - Comment détecter ces problèmes lorsque l'enfant met tout en œuvre pour cacher ses difficultés ? - Un livre qui, s'en donner de recette miracle, tentera de répondre à ces questions. Cet ouvrage propose une nouvelle vision de tous ces enfants et adolescents qui à la fois possèdent des aptitudes intellectuelles de haut niveau et – paradoxalement – souffrent de difficultés dans leurs apprentissages scolaires. Ce HP-DYS, ou " twice exceptional " selon l'appellation consacrée chez les Anglo-Saxons, est actuellement reconnu comme une problématique de santé publique à part entière, même s'il existe encore quelques réticences, en particulier dans les milieux psycho-pédagogiques, à en accepter l'existence. Alors pourquoi ce déni persistant ? Quels enjeux pour la santé, pour l'école ? Et surtout comment aider l'enfant et sa famille souvent en détresse face à l'incompréhension ambiante ? Autant de questions auxquelles ce petit ouvrage va tenter de répondre, en évitant les clichés et les croyances, mais en s'appuyant systématiquement sur les données probantes, notamment celles des neurosciences qui commencent à peine à s'intéresser à la question. Au fil des chapitres, c'est une discipline phare, la neuropsychologie, qui servira de fil rouge, en imposant la rigueur du raisonnement alliée à la richesse de l'observation clinique interdisciplinaire comme une voie cohérente vers la compréhension et donc la bientraitance de l'individu par son entourage et tous les acteurs qu'il aura pu croiser au cours de son chemin de vie.
Une " lettre ouverte " de l'auteur et une préface de Philippe Gaberan alertent sur la mise en péril de ce métier. " Une fillette meurt sous les coups de son beau-père après des années de calvaire. Ils sont tous les trois mineurs, le plus jeune n'a pas 14 ans et un visage d'ange, il est en larmes, le juge vient d'ordonner leur mise en examen pour viol sur mineure de moins de 15 ans. Ces histoires font régulièrement les gros titres des journaux, ou la rubrique des faits divers. À chaque fois, un cri d'indignation s'empare de l'opinion publique. Comment a-t-on pu laisser faire ça ? Que fait la protection de l'enfance ? Je travaille pour la protection de l'enfance depuis bientôt 15 ans. Des situations dramatiques, parfois sordides, j'en ai connu quelques-unes, elles font partie de notre univers professionnel. Ce sont les risques du métier. Mais celui-ci est surtout fait de petites choses. C'est un art du quotidien qui s'apprend au plus près des personnes, loin du regard de tous, dans les banalités d'une rencontre, dans les pépites d'une parole. On accuse souvent les travailleurs sociaux de ne pas avoir vu, malheureusement c'est parfois vrai. Il nous arrive d'être aveugles, il nous arrive même de détourner le regard. Mais c'est peut-être parce que tous les jours nous regardons en face ce que plus personne ne veut voir, la face cachée de notre société, la souffrance sous toutes ses formes : la misère, la maltraitance, l'isolement, l'exclusion, la violence conjugale, la maladie. Non seulement nous regardons la souffrance dans les yeux mais nous essayons d'y déceler une raison d'y croire. Et c'est généralement là que pour nous tout commence, sans espoir démesuré mais avec la conviction profonde de pouvoir être utiles. Les éducateurs ne peuvent pas tout, mais ils doivent essayer. " Treize ans après la première publication du livre de Xavier Bouchereau, le quotidien des éducateurs spécialisés semble être resté le même, voire s'être dégradé, faute de moyens, de temps, d'une administration débordée par les besoins.
Un livre facile à lire et ludique sur la manière dont le langage peut servir à manipuler ou se faire manipuler. Après la lecture de cet ouvrage, vous saurez comment mieux comprendre et décrypter le discours de votre interlocuteur et éviter les erreurs. Depuis plus d'un siècle, la linguistique s'est développée en tant que discipline et s'est intéressée aux différents types d'influences que le langage exerce sur la pensée. Il est connu depuis longtemps que des mots bien choisis ont le pouvoir de convaincre ou de dissuader, de rendre une personne sympathique ou simplement plus crédible aux yeux de ses interlocuteurs. C'est tout l'art de la rhétorique, pratiqué depuis l'antiquité. Mais pendant des siècles, ces observations sont restées cantonnées à des manuels fondés sur des exemples spécifiques et des situations souvent inventées. Or, depuis quarante ans, l'essor de la psycholinguistique, de par sa capacité à tester au moyen des outils de la psychologie des phénomènes liés à la structure du langage et à son usage, a fondamentalement changé la donne. La linguistique peut à présent se définir comme une science humaine, car elle présente des résultats fondés empiriquement et qui ont grandement gagné en validité et en généralisation. Cet ouvrage se fait l'écho de l'union entre linguistique et psychologie, en présentant une série de phénomènes linguistiques du quotidien qui sont à l'origine de la puissance du langage en tant qu'outil de persuasion. Chaque chapitre pose le phénomène traité dans son contexte linguistique en utilisant des mots simples et des exemples réels (souvent tirés de la publicité ou de discours politique), avant de présenter les recherches expérimentales (et souvent ludiques !) qui ont permis d'affiner notre connaissance de leur impact sur la persuasion, voire même en font de redoutables outils de manipulation que tout un chacun gagnerait à connaître.
Un livre pour rendre visibles des figures féminines qui ont jalonné l'histoire des idées, alors qu'elles ont été peu considérées, voire évincées de la mémoire collective. Que nous enseignent les quatre-vingt-sept figures féminines qui ont jalonné l'histoire des idées ici rassemblées ? Leurs réflexions ont emprunté des voies différentes de celles des hommes, comme la philosophie de l'amour, la littérature romanesque, les sciences de l'éducation, la psychologie et la psychanalyse, l'étude des discriminations, des minorités et du genre, le care… Une situation due sans doute aux centres d'intérêt de ces femmes, à leur rôle assigné, mais aussi aux résistances masculines auxquelles elles se sont heurtées, et qui les ont incitées à inventer leurs propres sujets de recherche. Cet ouvrage montre la richesse de la production féminine, encore perçue parfois comme moins légitime que celle des hommes.
Un livre de fonds et de référence sur les atypies neurodéveloppementales de l'enfant. Nos enfants sont-ils tous devenus " hors norme " ? Qui sont vraiment les enfants atypiques ? Comment les éduquer ? Faut-il les " médicaliser " ? Autant de questions auxquelles se livre veut répondre. Dyslexique, dyspraxique, précoce, hyperactif, hypersensible… : ces adjectifs se sont banalisés ces dernières années. Ils témoignent d'un fait de société, la médicalisation croissante des enfants dits " atypiques " : ceux qui ont du mal à se concentrer ou tardent à lire, ceux qui rêvent en classe ou ne tiennent pas en place, ceux qui pleurent trop fort ou apprennent trop vite. Bref, tous ceux qui semblent grandir en décalé. Ces enfants sont de plus en plus souvent soumis à des bilans médicaux et psychologiques, ce qui permet de mieux comprendre leur profil et proposer des aides adaptées. Mais cette évolution pose aussi de nombreuses questions. Nos enfants sont-ils tous devenus " hors norme " ? Qui sont vraiment les enfants précoces, dys, TDAH… ? Comment les éduquer ? Jusqu'où faut-il individualiser les apprentissages ? Et que révèle, de notre société et de notre rapport à l'enfant, cette " quête de l'étiquette " ?
Il est urgent de mieux connaître ce colosse. Car c'est chez lui que s'écrivent à coup sûr la plupart des chapitres de l'histoire du monde à venir. C'est un géant industriel, économique, démographique et militaire qui se dresse aujourd'hui à l'Orient. On avait fini par l'oublier, car Gulliver gisait entravé depuis deux siècles. Et pourtant, la Chine c'est une civilisation prestigieuse (ce livre nous plonge dans des passés exotiques, entre archéologie et mythe), une histoire immémoriale : de l'effervescence sanglante des Royaumes combattants, on verra émerger un empire, une dynastie Han qui donnera son nom à un peuple ; on assistera à de longues périodes de fragmentation, des moments d'unification sous les Tang, de lutte contre un destin funeste sous les Song. On verra des peuples des steppes dont l'histoire se lit en symbiose avec les Chinois, tels ces Yuan ou ces Qing qui incarnèrent aussi l'Empire. On explorera les longs siècles où ce pays fut l'hyperpuissance du monde, le pôle d'attraction de l'économie planétaire. Jusqu'aux 17e-18e siècles, moment où la Chine fut distancée par l'Occident. Et c'est aujourd'hui un retour au centre du monde. Des centaines de millions de Chinois ont accédé à la prospérité depuis trente ans, un épisode unique dans l'histoire économique. La Chine était hier l'incarnation du communisme. Elle offre aujourd'hui un visage inédit : un État autoritaire, une économie libérale, des écosystèmes en perdition, une démographie déjà vieillissante. Un pays tissé de contradictions, qui a entrepris de reprendre au 21e siècle la place qu'il a longtemps occupée dans la hiérarchie mondiale : celle de numéro 1.
Quels sont les effets de la musique sur le cerveau ? La musique rend-elle plus intelligent ? La musique est-elle bénéfique ? Autant de questions auxquelles Michel Habib tente de répondre dans cet ouvrage clair et documenté. Parmi les mystères du cerveau humain, une question a longtemps hanté les scientifiques, les enseignants et les philosophes : comment et pourquoi l'évolution a-t-elle doté notre cerveau, parmi toutes ses qualités remarquables, de celle de l'art musical ? Et de cette tendance, tout aussi singulière, à utiliser le rythme et la mélodie pour échanger avec autrui, que ce soit la maman avec son bébé, le danseur avec sa partenaire, le prêtre avec ses ouailles, le militaire dans un défilé, l'orchestre avec son auditoire ou encore les participants à une rave-party ? Les progrès des neurosciences ont commencé à apporter quelques réponses à ces questions séculaires en démontrant, de manière de plus en plus précise, que notre cerveau est en fait un organe éminemment musical, qui abrite en son sein des milliers de résonateurs, véritables boîtes à rythmes animées en permanence d'une activité oscillatoire. C'est en se synchronisant avec cette activité oscillatoire des réseaux de neurones que la parole et la musique prennent tout leur sens ; c'est aussi grâce à cette synchronisation que nous communiquons avec autrui, transformant notre cerveau en un outil fondamentalement social. C'est enfin en agissant sur cette même activité rythmique que la pratique musicale est capable de soigner différentes pannes ou dysfonctionnements du cerveau, depuis l'enfance jusqu'à la vieillesse, comme la médecine le démontre de plus en plus clairement. Tout au long de l'ouvrage, l'auteur nous guide, avec précision et pédagogie, à travers le chemin fascinant de son expérience de neurologue et de musicien, pour terminer sur une vision synthétique de la musique comme un puissant instrument de connexion et de communication, capable à la fois de faire circuler l'information entre les différentes parties de notre cerveau et entre notre cerveau et celui des autres, mais aussi de réparer ces connexions quand elles sont défectueuses.
Ce livre est le premier ouvrage en Français a faire la synthèse et le bilan critique de la psychologie de la niaque. La niaque est une combinaison de passion et de persévérance. Elle renvoie à une grande énigme du comportement humain : Pourquoi met-on autant d'énergie à accomplir des efforts difficiles, parfois superflus ? Et pourquoi certains persévèrent-ils jusqu'au bout lorsque d'autres abandonnent à la première difficulté ? Aristote s'interrogeait déjà sur la " force de vie " qui nous pousse à nous lever tous les matins. Plus près de nous, au 19e siècle, la théorie de l'élan vital d'Henri Bergson a inspiré les pédagogies nouvelles : tous les enfants naîtraient dotés d'une force intérieure, puissante et mystérieuse, orientée vers l'apprentissage et l'accomplissement de soi, susceptible d'être stimulée ou au contraire freinée par l'environnement. On retrouve ce sillon vitaliste dans les mots finlandais " sisu " ou italien " grinta " : tous désignent une volonté farouche de réussir quelque chose, dont l'origine, obscure, viendrait du fond des tripes. Aux États-Unis, elle est perçue comme la force motrice du succès, et véhicule avec elle un cortège de valeurs : la volonté individuelle, la pugnacité, la résilience… En France, elle s'invite dans les mobilisations collectives quand il s'agit de ne " rien lâcher " face à des mesures politiques ou patronales jugées injustes. Dans la recherche anglo-saxonne, tout un champ s'est constitué pour comprendre les causes et en mesurer - et parfois nuancer - les effets sur nos trajectoires.
Jugé indispensable par les Grecs, puis par les Romains, remis en avant par Michel Foucault et la notion de " souci de soi ", l'otium, ce temps nécessaire à la réflexion sur le monde et sur soi si nécessaire en ces périodes de grande confusion, paraît plus actuel que jamais. Aujourd'hui, tout s'accélère et nous agrippe dans un rythme devenu fou. Le temps de la réflexion est le grand sacrifié de ce nouveau chaos. Jugé avec les critères de la productivité, il passe pour un luxe inutile. Nous le vaporisons donc allègrement dans les interminables séances de scrolling qui vampirisent nos loisirs. Addicts au shoot émotionnel des écrans, nous dépensons désormais sans compter notre temps de cerveau disponible. Comment nous désintoxiquer de ce nouvel opium ? Comment refaire du temps libre un havre où, à nouveau, réfléchir, imaginer, contempler, comprendre ? Décisives pour notre autonomie, ces facultés ne doivent plus être la part superflue de l'existence. Loin d'être réduit, comme souvent, à l'oisiveté, le loisir pourrait ainsi se refonder sur l'otium – le " loisir fécond " que la pensée antique hissait au sommet des activités humaines. Prodigieux espace d'invention existentielle, ce temps libéré des urgences et des calculs, permettait à ses bénéficiaires la quête du for intérieur, de la sagesse, du bien commun. Le moment semble venu de nous réapproprier cet usage émancipateur et responsable du temps libre. Révélant sa profonde actualité, Bourdieu considérait le loisir fécond comme une possibilité anthropologique universelle et, Foucault, comme l'outil d'un souci de soi soucieux d'autrui. Longtemps réservé à quelques-uns, l'otium pourrait bien être le mot capable de traduire ce désir éperdu de durée et de profondeur qui saisit parfois nos errances digitales. Après des siècles d'oubli, il pourrait enfin devenir l'otium de tous, l'otium du peuple.
- Un aperçu de l'Histoire de l'Afrique pour lequel nous explorerons des lieux emblématiques ; des trajectoires de vie ; des énigmes, comme celle posée par les San, qui constitueraient par leur génétique le plus vieux peuple de la Terre… C'est un continent trop peu présent dans nos livres d'histoire. Et pourtant. C'est là où est née l'humanité, là où avec l'Égypte a fleuri le plus durable des empires, là où des femmes ont pu exercer le pouvoir. C'est un bloc géographique, qui a été victime des plus importantes entreprises de déportation et de spoliation de l'histoire, mais aussi un lieu où un philosophe du 17e siècle pouvait être rationaliste. C'est un continent immense qui abrite une part croissante de la jeunesse mondiale et se trouve à l'avant-garde du changement climatique. Il a pour nom Afrique
Une approche sans détour et dédramatisée d'un sujet sensible : pour les petits et les grands. Sur Terre, la vie est partout. Les arbres, les fleurs, les poissons, les oiseaux, les papillons, les humains. Même les créatures minuscules, comme les bactéries, sont des êtres vivants. Vivre c'est quoi ? C'est naître, respirer, manger, grandir, faire des enfants (ou pas), vieillir et un jour… mourir. Les arbres, les fleurs, les poissons, les oiseaux, les papillons ou les humains, tout ce qui vit finit un jour par mourir. La vie et la mort sont liées. Il n'y a pas de vie sans mort. Pas de mort sans vie. Des Égyptiens aux Champs Élysées, du Paradis au Nirvāna, en passant par les zombies, Jean-François Dortier montre aux enfants comment les humains envisagent l'après…
Comprendre le monde d'aujourd'hui par la philosophie de Platon et Aristote. Paru en 2021, le grand format de ce livre est épuisé. Dans la version poche, nous retrouverons de nouveaux textes et des illustrations adaptées au format. " Platon et Aristote… Ce sont deux géants, et nous sommes d'une certaine manière tous leurs enfants. Même s'ils ont vécu dans l'Antiquité, même si nous ne les avons pas lus, même si nous ne savons pas grand-chose d'eux, ils influencent encore aujourd'hui nos manières quotidiennes de raisonner, d'imaginer, de classer ou d'argumenter. Ces deux intelligences aussi immenses que différentes ont construit un socle sur lequel s'est développée toute la philosophie occidentale. Quoiqu'en désaccord profond, ils ont néanmoins, à deux, délimité le terrain et établi les règles du jeu de la pensée tel que nous le pratiquons depuis. Mais, pourquoi passer du temps avec ces deux philosophes qui ont pourtant tout aussi faux que les autres savants de leur époque ? Parce que ce qu'il faut partager avec Platon et Aristote, ce ne sont pas leurs idées, mais la démarche rigoureuse avec laquelle ils ont voulu les élaborer. " Luc de Brabandere nous emmène à travers ce livre dans un voyage philosophique, une joyeuse initiation, démontrant que Platon et Aristote sont aujourd'hui, et depuis toujours, incontournables pour penser les grandes questions du Monde, et que leur rigueur peut éclairer les problèmes qui nous concernent aujourd'hui et nous préoccuperont demain.
Mouvements, théories et galeries de portraits, un livre facile d'accès et permettant d'avoir une bonne vue d'ensemble sur le sujet. Une histoire du mouvement féministe de ses frémissements au 19e siècle jusqu'à aujourd'hui. Depuis ses origines, le mouvement féministe a déployé une énergie phénoménale pour défendre les droits des femmes. Les militantes ont dû faire preuve de courage, de ténacité et de créativité. La recette de leur succès tient en grande partie à la diversité des rhétoriques et aux mobilisations originales qu'elles ont déployées. Le féminisme se veut pluriel dès son commencement. Il s'inscrit dans les courants de pensée de son temps : libéral, socialiste et révolutionnaire ; différentialiste, marxiste ou matérialiste à l'heure des théories de la domination sociale ; lesbien, égalitariste, du care, écologique, transhumaniste, queer de nos jours, avec le triomphe des quêtes identitaires. Bien sûr, certains courants ont tenté de prendre le dessus. Les passes d'armes étaient parfois vives voire violentes, mais l'union l'emportait pour défendre les droits des femmes. Porte ouverte à d'autres manières de percevoir la vie collective et la place de chacun, le féminisme n'a pas fini d'écrire son histoire et, ainsi, d'apporter un autre regard sur notre commune humanité. C'est cette grande histoire, vivante et palpitante, que nous vous racontons dans ce livre.
Est-ce que l'intelligence c'est tout comprendre ? Tout savoir ? Dans ce livre de la collection " comment on sait " Jean-François Marmion met son expertise à portée de vue des 8-11 ans et leur explique ce qu'est l'intelligence, comment elle se calcule, mais surtout qu'il y a plusieurs formes d'intelligence. Alors que depuis des décennies l'intelligence et sa mesure ne cessent d'interpeller chercheurs et parents et d'être la source d'un débat sans fin, il était temps d'expliquer aux enfants de quoi l'on parle. " Personne ne sait tout, ni ne comprend tout. L'intelligence, c'est d'essayer. Et aussi, prendre du plaisir à apprendre, être curieux, original, s'amuser, imaginer, jouer ! S'intéresser aux autres, se sentir bien avec eux. Ça n'est pas juste être très sérieux et réfléchir avec les sourcils froncés : aimer la vie, lui faire confiance, ça aide aussi à avoir une tête bien faite et bien pleine ! " Dans ce livre, Jean-François Marmion, psychologue, met ses connaissances à disposition des enfants pour leur faire comprendre comment être plus intelligent, dans tous les sens du terme.
Quatrième volume de la série de connologie entamée en 2018 avec le best-seller Psychologie de la connerie, sous la direction de Jean-François Marmion. " L'amour rend très con. Mais pas encore assez. L'amour est la seule forme de connerie qui rende la vie plus supportable. Une connerie d'exception ! Enfin, jusqu'à un certain point… Car lorsque ça tourne mal, c'est-à-dire très souvent, l'effet boomerang est dévastateur. Ce qui nous consolait de tout, nous sauvait, donnait un sens à la destinée, désormais nous torture, nous déçoit, nous désole, plus que n'importe quoi d'autre. Ce qui magnifiait l'existence nous tue. C'était un piège ! Et le plus con dans l'histoire, c'est qu'on n'a qu'une hâte : recommencer. " Jean-François Marmion L'amour est partout, tout le temps. Il peut nous transporter comme nous anéantir… et nous rendre très cons. Au travers de nombreux sujets, allant des sex friends aux romantiques éperdus, des sites de rencontres aux amours au long cours, Jean-François Marmion continue ici son exploration de la connerie à l'aide de grands noms de la psychologie, pour nous faire comprendre – admettre – que celle-ci transcende nos vies, et même ce qui semble le plus intouchable : l'amour.
Être bête, qu'est-ce que cela veut dire ? Est-on tous un peu bêtes ? Si oui, pour qui ? pour quoi ? À l'heure où, plus que jamais, les enfants sont confrontés au fake news et à la méchanceté accrue sur les réseaux sociaux, il est important de leur expliquer comment le savoir se construit et qu'il est important de combattre la bêtise… sous toutes ses formes. Nos meilleurs amis, nos parents et même dans les histoires, les héros font parfois des bêtises : ils se trompent, mais apprennent de leurs erreurs. Donc ils font des bêtises, mais ils ne sont pas vraiment bêtes. Faire des bêtises et être vraiment bête, ça n'est pas la même chose. Nous faisons, disons, pensons tous des bêtises, mais quand on s'en aperçoit et que l'on décide de ne plus recommencer, nous ne sommes pas bêtes du tout ! Tandis que les gens vraiment bêtes ne se rendent pas compte de leurs bêtises. Essayons de comprendre pourquoi tant de gens sont parfois si bêtes. Pourquoi on l'est tous un peu. Et comment on peut devenir plus intelligent en réfléchissant sur nos petites ou grosses bêtises…
L'amitié un sujet d'une grande importance à tous les âges de la vie, mais peut-être plus encore lors de la construction sociale et identitaire de l'enfant. Une collection pour apprendre " comment on sait " : comment sait-on ce qu'est un vrai ami ? Que l'amitié est importante ? Qu'elle peut exister entre filles et garçons ? Autant de questions auxquelles répond l'autrice via la philosophie, la psychologie ou encore la sociologie... à portée de vue des 8-11 ans.
Faire comprendre aux enfants l'importance de la relation entre les animaux et les hommes. Un livre qui permettra à votre enfant de comprendre comme se construit le savoir scientifique. Les Hommes et tous les animaux habitent la Terre, mais l'espèce humaine y impose son modèle de développement et ses choix, dans une cohabitation parfois harmonieuse, mais souvent douloureuse pour les autres espèces. Longtemps Homo sapiens s'est senti différent des animaux tellement il se trouvait supérieur à eux, ce n'est qu'au 18e siècle que la science lui a ré-appris qu'il était pourtant l'un d'eux. C'est donc en sachant qu'il n'est qu'un animal parmi les animaux que l'Homme continue à les réduire en esclavage, à les élever pour les manger, à les utiliser pour ses besoins propres et son plaisir, à les détruire, volontairement ou non. Mais, nous verrons aussi combien l'Homme aime à être entouré d'animaux de compagnie, et qu'avec certains il partage tous ses privilèges, comme il le ferait avec ses propres enfants. Nous verrons qu'il est aussi capable de garantir à la faune sauvage des espaces protégés. Ce livre, qui s'adresse aux enfants, les invite à prendre la mesure de ce lien indéfectible qui uni les Hommes et les animaux.
Un livre original et captivant sur la marche de l'Histoire et des idées. Né de la rencontre entre deux penseurs, l'un humanologue – grand curieux de l'Homme et de son histoire –, l'autre philosophe – non moins curieux et aux centres d'intérêt éclectiques –, ce dialogue sur la marche de l'histoire et des idées est captivant par le fait même que ce sont des non-historiens professionnels qui s'emparent de l'histoire, de l'histoire globale, des civilisations, des cultures, des sociétés, passées, présentes et futures – renouvelant ainsi les interprétations habituelles. Ce qui rend cet échange hors du commun et passionnant est, qu'en plus d'être érudits, Jean-François Dortier et Vincent Citot ne sont d'accord ni sur le fond ni sur la forme que prendrait cette marche. Citons ici Vincent Citot : " Un dialogue n'est intéressant qu'en respectant une double condition : qu'il y ait du désaccord (sans quoi, l'ennui triomphe) et qu'il y ait un terrain commun d'intelligibilité (sinon, c'est stérile). Inutile de s'attarder sur le second point : Jean-François et moi avons tout de suite senti que nous creusions dans la même carrière. J'essayerai donc plutôt de résumer nos désaccords. Ils sont d'abord méthodologiques : Jean-François pense au contact des choses et se méfie des abstractions théoriques, tandis que mon penchant propre est exactement inverse. (…) Jean-François insiste sur le caractère buissonnant des explications et l'hétérogénéité des choses humaines, tandis que je tiens fermement à distinguer la règle des exceptions. Il me semble que nous avons conscience de nos biais respectifs et que le dialogue a permis en partie de les dépasser. S'agissant du fond, et non plus de la méthode de travail, les désaccords sont tout aussi marqués : sur les oscillations (voire la cyclicité) des réalisations humaines, sur l'émergence de l'État, le rôle de la démographie dans l'histoire ou encore les conséquences de la révolution industrielle. Notre conception des temps présents et futurs n'est pas la même. (…) Au total, ce ne sont pas deux théories de l'histoire qui s'opposent, mais deux sensibilités et deux approches qui composent, qui négocient, qui argumentent, autant que faire se peut. " Au sortir de ce livre foisonnant, dans lequel les auteurs, on l'aura compris, ne nous incitent pas à un type de pensée particulier, ce sera à chacun de se faire son idée sur la marche de l'histoire,
Alors que la consommation et la surproduction de viande animale est devenu l'un des enjeux majeurs de la crise climatique, le véganisme ne peut plus laisser indifférent. Ce livre constitue l'un des seuls ouvrages sur la question éthique du véganisme en langue française. Ce constat ne peut qu'interpeller : chaque année, près de 400 milliards d'animaux d'élevage sont tués pour la consommation humaine. Quoiqu'il demeure le faitd'une infime minorité, le véganisme est devenu en à peine une décennie un sujet de société, un thème clivant qui ne laisse personne ou presque. Dans les librairies de France, pourtant, seuls quelques ouvrages lui consacrés, dont plus ou moins aucun ne relève de l'éthique. La question de la moralité du véganisme a été largement négligée par les auteurs francophones. Le présent ouvrage vise à combler cette lacune. Son auteur s'attache d'abord à définir le véganisme, qu'il conçoit comme le mode de vie excluant à la fois l'exploitation animale et l'achat et l'utilisation de ses produits. Il s'ensuit de cette définition que le véganisme est moralement obligatoire si et seulement s'il est immoral d'exploiter les animaux et d'acheter et d'utiliser les produits de leur exploitation. En toute logique, l'auteur examine alors les arguments qui s'opposent à l'exploitation animale, à l'achat de produits d'origine animale et à l'utilisation de ces produits. Enfin, il pose la question du choix que font certains d'imposer le véganisme à autrui – par exemple, à leur enfant ou à leur animal domestique.
La vie est une merveilleuse histoire qui ne cesse de nous étonner au fil des nouvelles découvertes des chercheurs et de l'avancée du progrès scientifique. Ce documentaire a pour but de montrer comment le savoir scientifique se construit et nous permettre de mieux comprendre d'où nous venons et pourquoi il faut protéger toutes les formes de vie sur terre. Sur Terre, la vie est partout. Nous sommes entourés de vie : la mousse sur les arbres, les fleurs, les insectes, les microbes, Bubulle le poisson rouge, les oiseaux dans le ciel, le chien de la voisine… mon meilleur ami. Grâce aux microscopes, les scientifiques ont découvert qu'une vie minuscule grouille dans l'eau, dans le sable, dans la terre, et même en nous. La vie est partout, mais, la vie c'est quoi ? Comment fonctionne une cellule ? Un organisme ? Ces questions, ces incorrigibles curieux que sont les chercheurs se les posent depuis longtemps. Ils n'ont pas toutes les réponses, mais ont fait de grandes découvertes que nous t'exposerons dans ce livre. Jean-François Dortier invite ici les enfants à comprendre ce qu'est le vivant, comment il fonctionne et pourquoi il est important de le protéger.
Nos vies semblent gérées par nos émotions et il est souvent difficile de les combattre. Haut les cœurs les émotifs ! Ceux qui sont parfois mis à l'écart pour leurs difficultés à réprimer leurs sentiments sont aujourd'hui observés avec intérêt par les sciences humaines et sociales. Et pour cause, depuis les années 1990, et plus encore de nos jours, les chercheurs (re)découvrent progressivement les charmes discrets des émotions : appuis incontestables de l'équilibre personnel, de l'éducation, de nos relations sociales, de notre santé mentale et physique… Si la rationalité fut un temps considérée comme le Graal des rapports humains, en particulier au 20e siècle, des voix s'élèvent aujourd'hui pour montrer tout l'intérêt d'un monde un peu plus sensible. À condition toutefois de ne pas se laisser submerger…
Est-il possible d'appliquer dans la pratique les fondements de l'éducation positive ? Pourquoi provoque-t-elle tant de débats ?Un livre qui met à plat les discours et débats sur le thème, en en présentant ses grandes figures.
- L'utopie est la " construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal ".- Un demi-millénaire après sa rédaction, de Thomas More continue de nourrir les luttes politiques.- Abolir les inégalités, la guerre ou la mort... Nous n'avons jamais été aussi utopistes qu'en parlant de demain.
Un livre drôle et complet sur l'histoire de la psychologie. Une référence pour les étudiants. Ces références incontournables de l'histoire de la psychologie ont un point commun. Lequel ? • Pour asseoir son pouvoir, Louis XIV provoque le " Grand Renfermement " des fous, ou présumés tels. • Après la Révolution, Philippe Pinel libère les aliénés de leurs chaînes. • Puis il invente le " traitement moral ", ancêtre de la psychothérapie, qui guérit efficacement par la parole. • Sigmund Freud découvre l'inconscient. • Puis la guérison d'Anna O. lui inspire la cure psychanalytique. • Puis son " Interprétation du rêve " représente un immense coup de tonnerre. • Par sa rigueur, la psychologie expérimentale fait oublier les approximations de la psychanalyse. • Les électrochocs ont disparu. Alors ? Le point commun ? Le voici : tous ces lieux communs sont faux. Le panorama que nous vous proposons va vous montrer pourquoi la psycho est beaucoup plus complexe et nuancée. En outre, excusez du peu, vous apprendrez notamment que : • L'auteur de la première loi scientifique en psycho écrivait aussi sur l'anatomie comparée des anges. • La méthode Coué fut plébiscitée jusqu'à la Maison Blanche. • C'est un rêve qui a suscité les recherches sur le sommeil paradoxal. • On a découvert les neuroleptiques par hasard. • Un psychologue de Harvard fut considéré comme une menace majeure pour les États-Unis. • On apprivoise un membre fantôme à l'aide d'un coton-tige. • Il existerait 549 perversions.
Un livre pédagogique pour comprendre la violence sous toutes ses formes. La violence ? Un mot fourre-tout qui a le pouvoir d'englober un grand nombre de faits différents : guerres, homicides, viols, coups et blessures, insultes, harcèlement sexuel ou moral, etc. Leur point commun : faire mal volontairement. Mais au-delà de ce constat, comment y voir plus clair ? Quels sont les différentes formes et les degrés de violence dans le monde ? Sur le long terme, l'histoire semble montrer une tendance à la réduction des violences. Le monde s'est globalement pacifié, tant au niveau des conflits guerriers que des violences publiques et privées. Cependant, cette tendance séculaire n'empêche pas l'existence de foyers de violences extrêmes qui surviennent localement et qui nous touchent d'autant plus que nous sommes maintenant habitués à vivre dans un monde plus sûr. À travers ce livre, découpé en quatre parties (histoire, société, enfance, violences sexuelles), les auteurs étudient et décryptent ces différentes formes de violence.