Les petits matins
En 2030, la France est dirigée par une extrême droite vieillissante, ayant exclu jeunesse et immigrés. Le pays sombre dans l'autoritarisme, la crise sanitaire et économique. Des résistances émergent. Sans eux dépeint une dystopie glaçante mêlant satire et politique-fiction, proche d'un futur possible.
L'Europe affronte une dépendance croissante envers les États‑Unis dans les secteurs stratégiques, fragilisant sa souveraineté. L'élection de Donald Trump accentue cette vulnérabilité. L'ouvrage affirme que cette situation résulte de choix politiques et industriels, et qu'elle peut être surmontée en reconstruisant l'autonomie européenne.
Un essai sur la branche la plus secrète du trotskisme français, le lambertisme, et son influence sur la vie politique et syndicale du dernier demi-siècle - et aujourd'hui encore.
La natalité ne doit pas être une injonction d'État mais une question de vie. Une civilisation qui ne respecte pas les femmes ni les enfants ne disparaîtra pas faute de bébés, mais faute d'humanité.
Une magistrate décrypte et bat en brèche les attaques récurrentes exercées contre un supposé " gouvernement des juges ", sévère avec les puissants et laxiste avec les délinquants ordinaires
Le scrutin majoritaire ne reflète plus une France tripolaire : il fragilise les gouvernements, alimente la défiance et accentue un présidentialisme inadapté. Ce livre défend la proportionnelle comme réforme simple et réaliste pour restaurer la représentation, encourager le compromis et redonner sens à l'action politique.
Une remise en cause du culte de la croissance et des pistes pour une autre prospérité, " plus juste et plus douce ".
Quand Barbara Peveling était adolescente, son père, qui était violent envers sa femme et ses enfants, a retourné sa violence contre lui-même et s'est suicidé. Plus tard, alors qu'elle était devenue elle-même mère de famille, ses voisins ont appelé la police, soupçonnant, à juste titre, des actes de violence de la part de son mari. Ce jour-là, elle a eu l'impression que les murs de sa maison s'étaient fissurés et que chacun pouvait y voir sa honte et sa douleur. Mais ces " fissures " sont aussi à comprendre de façon métaphorique : son rêve d'une jolie famille unie - dont elle serait la mère parfaite telle que les assignations sociales l'exigent - s'effritait en même temps. Dans ce livre très fort, l'autrice joint la puissance d'analyse de l'anthropologue qu'elle est à la puissance émotionnelle de son parcours personnel. Elle interroge les ressorts de la violence masculine, montrant en quoi celle-ci est imbriquée dans les structures mêmes de la société. Elle pointe notamment une attribution genrée des rôles, qui place les femmes dans une situation de dépendance et crée chez les hommes les conditions de la violence.
Les auteurs, enseignants‑chercheurs en ergonomie, restituent des histoires de travail issues de nombreux métiers. Ces récits dévoilent contraintes de temps, injonctions contradictoires et " modèle de la hâte ", mais aussi les ruses et solidarités qui préservent des temps essentiels : transmettre, construire, créer. Ils invitent à imaginer une véritable " écologie des temps du travail ".
Le retour de l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot dans le débat politique, avec ce bref plaidoyer pour une alliance sociale-écologiste susceptible de conduire le pays. Cécile Duflot prône union éco-sociale
Le chemsex n'est pas marginal : il révèle une époque valorisant performance et intensité, où les applis de rencontre démultiplient la disponibilité et où la connexion permanente s'accompagne d'un délitement du lien social. Professionnels de santé, les auteurs décryptent ce phénomène sans moraliser, croisant témoignages de personnes concernées, soignants et acteurs de terrain : femmes, hétéros, ruraux, jeunes sont concernés. Ils plaident pour une politique de santé publique.
La 3e édition actualisée d'un livre paru en 2016 puis en 202, pleinement inscrit dans l'intense mouvement de libération de la parole liée au viol et à l'inceste.En France, chaque année, entre 60000 et 100 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Environ 16 % des Françaises ont subi une telle agression au cours de leur vie. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles. Chaque jour, que ce soit à la maison, au travail ou dans la rue, des femmes sont agressées sexuellement ou harcelées. Ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Ces violences sexuelles n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas non plus partie de la " nature humaine " ou de la " nature masculine ". Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité - et ne sont donc pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justifications et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin. Nourri de notions nord-américaines développées depuis un demi-siècle et enfin rendues accessibles en France au grand public, s'appuyant sur nombre de situations concrètes, ce livre s'adresse à toutes celles et à tous ceux qui se sentent concernés par l'ampleur du problème et refusent que notre société se résigne à cette situation. " Ce livre d'une actualité brûlante propose une réflexion fondamentale pour nourrir les débats qui parcourent notre société. " Michelle Perrot, historienne et professeure d'histoire émérite à l'université Paris-Diderot.
En 2014, face au manque de moyens pour ouvrir un second centre pour jeunes femmes victimes de violences, naît l'idée d'une Fondation féministe. Neuf ans plus tard, la Fondation des Femmes a mobilisé des fonds, renforcé les droits, soutenu les associations et fait progresser la lutte contre les inégalités. Le combat continue.
Récit d'un dirigeant face à l'IA générative, Rester humain montre une transformation rapide mais mal gouvernée, où le vrai défi est humain et organisationnel. Le livre défend une productivité fondée sur la confiance et l'apprentissage collectif, et appelle à protéger vérité, justice et recours humain via transparence, traçabilité et responsabilité.
Le récit de la première moitié du mandat de Marine Le Pen à la présidence de la République. Selon le point de vue, une dystopie sérieuse ou un cauchemar à portée de main." Nos soutiens ne te demandent pas de cocher toutes les cases du programme. Personne ne l'a lu, de toute façon, ton programme. Ce que tu leur as promis, au fond, ce n'est pas de leur donner des subsides, c'est de leur rendre leur fierté, leur fierté de vrais Français, et d'en faire baver aux autres, à ceux qu'ils n'aiment pas. Leur fierté à eux, les autres qui en bavent, c'est ça qu'on veut voir tous les soirs au 20 heures. " Nous sommes en 2027. Voici un an que Marine Le Pen a été élue présidente de la République. Ce livre est le récit de la première moitié de son quinquennat. Soucieuse de faire au mieux, elle s'entoure de personnalités a priori compétentes, dont certaines bien intentionnées. Et puis une logique politique se met en place : l'État de droit renversé comme promis ; le pluralisme démocratique asphyxié par un capitalisme de connivence ; la transition écologique mise entre parenthèses ; les centres de rétention qui débordent ; les passions qui se soulèvent, les banlieues qui s'embrasent et la guerre civile qui se rapproche ; et enfin la dette qui menace et l'euro qui se fissure. La France restera-t-elle dans l'Europe ? Ou deviendra-t-elle un narco-État ? Une dystopie sérieuse ou, si l'on préfère, un cauchemar à portée de main.
Une magistrate analyse les mécanismes qui, derrière l'apparente neutralité du droit, conduisent l'institution judiciaire, pourtant largement féminisée, à perpétuer les inégalités de genre et à préserver l'impunité des auteurs de violences sexuelles comme des discriminations.Pourquoi, tant d'années après le déclenchement du mouvement #MeToo, les violences sexuelles demeurent-elles si souvent impunies ? Pourquoi les discriminations de genre perdurent-elles en dépit des dispositifs de parité ? Pourquoi le divorce appauvrit-il autant les femmes ? Par quelle mécanique les filles se trouvent-elles lésées au profit de leurs frères au moment de l'héritage ? Alors même que la profession de magistrat est aujourd'hui hyper-féminisée, nombre de processus judiciaires restent défavorables aux femmes. L'analyse des effets des décisions de justice révèle l'androcentrisme de l'institution, d'autant plus difficile à combattre qu'il s'ancre dans des pratiques et des habitus professionnels, dans la sociologie des magistrats et, plus largement, dans des stéréotypes toujours puissants au sein de la société. Contre la perpétuation des inégalités, Magali Lafourcade propose un changement d'approche. En enrichissant le processus judiciaire des apports des sciences humaines, il s'agit de mettre en oeuvre une justice réaliste, inscrite dans la cité, portant une vision concrète de l'égalité réelle et participant à l'émancipation des assignations de genre, au bénéfice des femmes et des hommes.
Un expert de l'énergie et du climat bat en brèche les objections à l'encontre de la transition énergétique, qu'elles proviennent des négateurs du dérèglement climatique ou de la mouvance écologiste. Il l'affirme : les solutions sont là, mais il n'y a plus de temps à perdre !Alors que le dérèglement climatique se fait de plus en plus sentir, la lutte pour le maîtriser et surtout les solutions à mettre en oeuvre sont remises en causede toutes parts. Donald Trump " casse le thermomètre " en détruisant la recherche sur le climat. Dans le même temps, de larges fractions du mouvement écologiste s'en prennent aux technologies bas carbone comme l'éolien, le solaire et les voitures électriques, au nom des " limites planétaires ". Seule une décroissance sévère pourrait sauver la planète avec le climat. Enfin, une fraction des partisans de l'énergie nucléaire croit défendre utilement sa technologie favorite en tapant sur les énergies renouvelables, dont le rôle est pourtant de plus en plus important, et le potentiel à court terme sans égal. Cédric Philibert poursuit ici une oeuvre salutaire de défense de la transition énergétique. Il met cette fois au coeur de sa réflexion l'énergie solaire et l'électrification de l'économie mondiale, y compris celle de l'industrie. Grâce à sa riche expérience (journaliste scientifique, conseiller ministériel...) et à sa connaissance intime du monde de l'énergie, il montre le pouvoir extraordinaire du changement technique, sans rien cacher de ses limites dans certains domaines où des efforts de sobriété s'imposent, comme celui du transport aérien.
Trois ingénieurs agronomes analysent la crise agricole sous un angle original : ce ne sont pas les règles européennes et les bas prix qui tuent les agriculteurs, mais l'agro-industrie, qui les rend dépendants du machinisme et des intrants chimiques. La crise agricole, fruit d'une dépendance
Une analyse éclairante sur les racines de la crise de régime française actuelle, par deux spécialistes du droit constitutionnel.
Une experte des enjeux environnementaux, familière des cercles du pouvoir, tire le bilan d'une décennie de politiques écologiques à l'occasion des dix ans de la COP21, pointe l'incohérence de nos politiques en la matière et propose des solutions concrètes pour embarquer tous les citoyens dans la transition de demain. Transition écologique : embarquer tous les citoyens
Un essai appuyé sur des entretiens avec une trentaine de femmes journalistes (reporters, présentatrices, chroniqueuses...), pour comprendre ce qui continue de les motiver à exercer leur métier, toujours traversé d'inégalités et de sexisme, dans un contexte de dénigrement des médias et de crise du secteur.Le journalisme se féminise en France. Les étudiantes sont de plus en plus nombreuses à se former à la profession et les femmes représentent désormais près de la moitié des détenteurs de la carte de presse. Pourtant, les difficultés et les inégalités perdurent : insécurité financière, horaires exigeants, fatigue et perte de sens, auxquels s'ajoutent parfois sexisme et racisme, voire des cas de harcèlement qu'Internet et les réseaux sociaux amplifient. Comment expliquer alors ce paradoxe qui veut que, tandis que la profession est dévaluée et décriée, son attrait ne se démente pas parmi les femmes ? Sur quoi repose cette croyance - que Pierre Bourdieu nomme illusio - que le jeu, malgré tout, en vaut la chandelle ? Surtout, cette croyance est-elle en train de s'effriter ? Pour le comprendre, ce livre donne la parole à des femmes journalistes aux profils variés, s'intéressant aux stratégies qu'elles déploient pour continuer de faire vivre leur désir de journalisme. Parmi elles : Dorothée Olliéric (France 2), Clémence Dibout (BFMTV), Nora Hamadi (France Culture et BFM), Cécile Ollivier ( Elle, coautrice du récent livre sur Gérard Miller, Anatomie d'une prédation) ou Ariane Lavrilleux (Disclose), qui a été placée sous le statut de témoin assisté dans une enquête sur des atteintes au secret-défense.
Une spécialiste en psychologie du travail et une sociologue analysent les entraves à l'épanouissement dans le travail ainsi que les stratégies des personnes pour s'en libérer, à travers une vingtaine de récits de vie à la fois individuels et universels.Le monde du travail, nous le voyons tous, connaît de nombreux bouleversements. Et nombre de personnes souffrent d'un travail " empêché ". Soit qu'elles en sont privées (chômage, exclusion en raisonde l'âge oudu handicap, assignation à la maison pourcertaines femmes...), soit qu'il comporte son lot de souffrances ou de frustrations (harcèlement, perte de sens, jobs précaires à répétition, doubles journées harassantes...). Cet ouvrage retrace en trois temps le processus qui conduit de situations d'immobilisation, inactivité, repli, solitude,vers des voies de dégagement. Comment ? En retrouvant les autres par la médiation d'une activité investie, susceptible de restaurer lesens de sa vie par la construction et l'engagement dans un projet personnel et/ou professionnel. Le propos est soutenu par des récits de vie illustrant ces différents empêchements et stratégies de sortie d'impasse. Nous croisons notamment Lucas, qui s'émancipe d'une place assignée par son père ; Louise, qui trouve sa place en rejoignant des collectifs de lutte ; Sophie, qui peut déclarer que, " finalement, il n'y a pas que du négatif dans le burn-out ", etc.
À l'approche des élections municipales de 2026, le bilan des mairies écologistes en France.En 2020, les élections municipales ont été marquées par deux singularités : premièrement, la campagne, le scrutin et les premiers temps du mandat ont été profondément imprégnés par le covid-19 et ses bouleversements ; deuxièmement, au soir du second tour, les Écologistes sont apparus comme les vainqueurs en faisant élire leurs candidat·es dans de nombreuses villes parmi les plus importantes (Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Poitiers...). L'auteur est parti à la rencontre d'une cinquantaine de maires partout en France. Du village de 50 habitant·s aux grandes métropoles, il leur a posé la question suivante : qu'ont-ils et qu'ont-elles fait en six ans (voire douze pour celles et ceux qui réalisaient un deuxième mandat) ? Aménagement urbain, logement, mobilité, sécurité, climat, solidarité, inclusion, attractivité territoriale... Cet ouvrage fait le tour de France de l'écologie municipale en action. Premier constat: loin des procès en radicalité, les maires écologistes gouvernent avec réalisme et conviction. Deuxième constat : l'écologie municipale a pris corps autant dans les grandes villes scrutées par lesmédiasque dans des communes rurales, des villes moyennes ou des communes périurbaines. Partout, l'empreinte d'une politique écologiste est visible,dans les réalisations du quotidien comme dans la manière de gouverner. Le portrait qui en ressort est d'abord celui d'un ou d'une édile qui prend en compte ses concitoyen·nes et les associe aux décisions : partir des besoins des habitant·es pour construire les réponses qui iront de pair avec les grands défis de la transition.
Un essai qui défend une conception positive, écologiste et solidaire de l'adaptation au changement climatique en s'appuyant sur l'expérience concrète des acteurs de terrain.Marie-Hélène Lafage contribue à politiser la question de l'adaptation au changement climatique en montrant que celle-ci ne se limite pas à des choix techniques mais suppose de " changer la société dans un climat qui change ". Il s'agit de définir ce que nous voulons préserver, et de quelle manière, en prenant en compte les inégalités sociales. Ce livre met en lumière l'impact du changement climatique à l'échelle locale (eau, gestion des risques, économie...) et dans de multiples secteurs (assurances, agriculture, tourisme...), en donnant la parole à des acteurs impliqués dans des initiatives et des conflits autour de l'adaptation. Il vise à alimenter le débat public en dénonçant les impréparations, mal-adaptations et autres projets inadéquats face au climat futur. Face à des conceptions néolibérales et conservatrices, l'autrice plaide pour une adaptation écologique et solidaire envisagée comme une " métamorphose ", esquissant une voie pour engager localement des transformations fondamentales, renouveler les pratiques politiques, mobiliser les forces vives de la société et redéfinir notre rapport au vivant.
Le 9 février 1972, le Néerlandais Sicco Mansholt lâche une bombe. Le vice-président de la Commission européenne chargé de l'agriculture écrit une lettre au président de la Commission (auquel il succédera d'ailleurs un mois plus tard) : l'Europe, affirme-t-il, doit d'urgence engager une politique écologique fondée sur la décroissance de l'économie. En pleines Trente Glorieuses ! Pourquoi un tel revirement de la part d'un homme politique jusqu'alors productiviste ? Mansholt a lu les travaux du rapport Meadows (Limits to Growth : Les Limites à la croissance), qui sera publié peu après par le Club de Rome, et en a été profondément ébranlé. Il y a déjà un demi-siècle, en effet, ce rapport annonçait les dangers climatiques auxquels l'humanité s'exposerait en continuant de produire comme elle le faisait. Nous y sommes... et nous avons perdu cinquante ans. Mansholt n'a pas été écouté. Il a même été raillé ou conspué, dénoncé comme ennemi des travailleurs ou du progrès par Georges Marchais comme par Raymond Barre. Cette longue lettre a été publiée la même année 1972 par les éditions Pauvert, accompagnée d'un recueil des réactions médiatiques et politiques qui ont suivi. Ce document passionnant est aujourd'hui épuisé et introuvable. Nous rééditons l'intégralité de la lettre et une partie de ces réactions, introduites par une passionnante remise en contexte de Dominique Méda. Sicco Mansholt (1908-1995) était un homme d'État néerlandais. Membre du Parti travailliste (PvdA), il a été ministre de l'Agriculture des Pays-Bas de 1945 à 1958 et a présidé la Commission européenne du 22 mars 1972 au 5 janvier 1973. Dominique Méda est professeure de sociologie à Paris-Dauphine et présidente de l'Institut Veblen pour les réformes économiques
Manifeste politique et récit d'engagement, ce livre défend Paris comme espace de démocratie et de vie partagée. Contre spéculateurs et cyniques, il appelle à la reconquête du droit de vivre, à la bataille écologique et sociale, à une souveraineté locale. Une parole offensive, lucide et profondément parisienne. Paris, démocratie vivante à défendre
Le récit de la conquête de la superpuissance américaine par Donald Trump, X et Elon Musk. Par un spécialiste des bouleversements politiques à l'ère numérique.Donald Trump a conquis par deux fois la présidence des États-Unis en menant une politique " à la renverse ". Sa méthode est singulière : c'est par ses médias à lui - ses comptes Facebook et Twitter (désormais X) - qu'il rassemble des électeurs et s'impose dans un parti qui ne voulait pas de lui. Il a compris ce qu'apporte la révolution numérique : la possibilité de s'adresser directement - sans le filtre de journalistes - à des millions de personnes. Il tire parti de cette liberté pour imposer l'incorrection politique. Dans la forme : les à-peu-près, les blagues, les insultes. Et sur le fond : en projetant des pulsions jusqu'alors refoulées. En dix années, il renverse les standards de l'espace citoyen. L'auteur décrit ce modèle en suivant concrètement l'histoire des victoires et des défaites de Donald Trump. Comment il substitue au vrai le vraisemblable puis le plausible, avant d'imposer des " faits alternatifs " et enfin des " réalités alternatives ". Sa défaite de 2020, qu'il métamorphose en un " vol " électoral, devient un tremplin pour sa victoire de 2024. Le brouillard des fake news lui permet de fabriquer des représentations fallacieuses du réel dans son camp. Donald Trump est déjà devenu l'influenceur politique numéro un en Amérique latine. Si l'Europe veut avoir les moyens de faire face, il est temps de tirer les leçons du phénomène Trump et d'édicter des règles protectrices.
Un essai sur la branche la plus secrète du trotskisme français, le lambertisme, et son influence sur la vie politique et syndicale du dernier demi-siècle - et aujourd'hui encore. L'histoire qui est contée ici est celle de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), la branche la plus secrète du trotskisme français. Une histoire en partie de l'intérieur, puisque dans leur jeunesse les auteurs ont eux-mêmes été " lambertistes " (du nom du leader de l'organisation, Pierre Boussel, dit Lambert). Ils livrent une enquête politico-historique sur ce mouvement peu connu en dépit de son influence sur la vie publique des dernières décennies. Il suffit, pour le comprendre, de citer les personnages qui, à visage découvert ou caché, en ont été membres, de Lionel Jospin à Jean-Christophe Cambadélis en passant par Jean-Luc Mélenchon, sans parler de nombreux syndicalistes comme Marc Blondel ou Jean-Claude Mailly. Cette plongée dans le passé donne des clés pour comprendre la crise que traverse la gauche aujourd'hui. Elle permet de connaître le rôle d'un clan qui, rassemblé autour de Cambadélis, a pris d'assaut la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef), avant, plus tard, de prendre le contrôle du Parti socialiste et de contribuer à son déclin historique. Elle permet enfin d'identifier certaines des origines de la crise qui déstabilise La France insoumise. Car s'il y a une personne qui a préempté le legs du lambertisme, c'est bien Mélenchon, qui reproduit culturellement les traits les plus caractéristiques de ce courant du trotskisme : un rapport problématique avec la démocratie, une hostilité envers les médias, un imaginaire géopolitique de guerre froide.
L'un des pères de la théorie de la régulation propose une réflexion sur les voies à emprunter pour faire de l'économie sociale et solidaire une alternative crédible au néolibéralisme.Un nouvel opus de la collection " Mondes en transitions ".
Un expert de l'énergie et du climat examine et bat en brèche les nombreuses critiques adressées aux véhicules électriques. Il montre la nécessité de l'électrification des voitures et des poids lourds pour lutter efficacement contre le dérèglement climatique. Un livre en partenariat avec l'Institut Veblen pour les réformes économiques. Pour préserver le climat et la santé des populations, l'Union européenne a décidé d'interdire le moteur thermique pour les voitures neuves en 2035. Depuis, la bataille fait rage. Au-delà des campagnes de désinformation qui polluent le débat, les questions sont nombreuses et légitimes. La voiture électrique est-elle réellement écolo ? Sera-t-elle abordable pour le plus grand nombre ou réservée aux riches? Pourra-t-on encore partir en vacances en famille? Y aura-t-il des bornes et de l'électricité pour tout le monde? Les constructeurs européens sont-ils menacés par l'industrie automobile chinoise ? Et les poids lourds, pourra-t-on les électrifier aussi ? Cédric Philibert répond ici à toutes ces questions. Il montre que le bilan CO2 des véhicules électriques, lié au déploiement des énergies renouvelables, est bien meilleur qu'annoncé, qu'on n'est pas près d'épuiser les métaux entrant dans la fabrication des batteries et que l'industrie européenne, au milieu du gué, perdra tout si elle recule devant le passage à l'électricité, inéluctable. Bien sur, la mobilité, c'est plus que la voiture : il faut aussi davantage de transports en commun, de vélo, de fret ferroviaire... Mais la voiture électrique est indispensable à la réduction des gaz à effet de serre, de la pollution atmosphérique et de notre dépendance au pétrole importé. Oui, elle est bonne pour le climat !
Les auteurs, enseignants-chercheurs en ergonomie, s'adressent ici à un plus large public que le monde académique. Ils rendent compte d'histoires de travail cumulées lors des études qu'ils ont menées ou encadrées dans de multiples milieux professionnels : ouvriers de l'automobile, de la sidérurgie, du BTP, compagnons dans l'aéronautique, pâtissiers, horticulteurs, infirmières et aides-soignantes, ripeurs, techniciens de la sécurité sociale, cadres administratifs... Ces femmes et ces hommes vivent des expériences communes relatives aux contraintes de temps, aux injonctions contradictoires de faire vite et bien, à l'impossibilité de prendre le temps nécessaire pour acquérir et faire circuler des savoirs professionnels... tout en ayant le sentiment que les difficultés qu'ils éprouvent leur sont personnelles. Il s'agit ainsi de décrire les rouages du " modèle de la hâte ", ses méfaits, mais aussi les stratégies et ruses déployées dans l'activité quotidienne, individuelle et collective, pour le contrer. De ces histoires se dégagent les temps essentiels, ceux qui ont du sens et participent au fait que le travail puisse être source de bien-être : le temps pour transmettre, pour construire avec les autres, pour créer. En partageant ces histoires, les auteurs veulent susciter une réflexion collective sur les manières de faire autrement, de participer à une " écologie des temps du travail ".
À l'aube de la sixième crise d'extinction du vivant, provoquée par un modèle économique insoutenable et encore largement aveugle à ses propres dégâts, il y a urgence à transformer radicalement nos façons de produire et de consommer, nos conceptions du monde, nos institutions, voire notre contrat social. L'exploitation de la biosphère nécessaire au développement des sociétés humaines a été tour à tour fondée sur une économie de la prédation puis de la production, avec des conséquences terribles pour la biodiversité. Un des enjeux du XXIe siècle est de faire émerger une économie de la coévolution permettant de redéfinir notre rapport avec la nature. Nous ne partons pas d'une page blanche : des initiatives, dès le XVIIIe siècle, ont tenté de tracer une voie alternative à la surexploitation de la nature. Redécouvrir ces initiatives permet de mieux comprendre les sources de la crise actuelle et de nourrir la recherche de solutions. Les auteurs articulent ces expériences anciennes avec de nombreuses évolutions récentes, du développement de l'agroécologie à la reconnaissance de droits à la nature en passant par le réensauvagement de territoires autrefois totalement contrôlés par les humains. Considérer l'économie comme partie prenante des dynamiques écosystémiques, reconnaître la dette écologique générée par nos modes de production et de consommation, nous nourrir autrement, apprendre à cohabiter avec les espèces sauvages, ou encore nous appuyer sur de nouveaux communs apparaissent ainsi comme autant de leviers de la transformation écologique de nos systèmes socio-économiques.