FeniXX réédition numérique (Librairie des Méridiens)
La forme n'est pas, pour les sciences sociales, un objet parmi d'autres. Ni structure abstraite ni simple configuration matérielle, elle possède un statut mixte ou intermédiaire de « réalité expérimentable » à la fois sensible et compréhensible. Elle constitue ainsi l'objet même auquel devrait s'appliquer nos descriptions, nos analyses, nos tentatives d'explication, nos types, nos concepts et nos idées. Les formes sociales sont spatiales et temporelles à des niveaux divers, plus ou moins simples et frustes : il y a des espaces et des temps plus ou moins extérieurs ou intérieurs dont vivent les formes. Ces formes, parce qu'elles ont un statut mixte, n'ont pas seulement des acceptions et des significations variables, elles ont aussi un sens propre qui tient à leur essence même : « elles se signifient » (Focillon). Les sens toutefois se rangent selon certaines modalités générales qui sont, celles-là mêmes, de la « compréhension » : quantitative et mécanique, fonctionnelle, esthétique, codée ou symbolique... À son degré le plus élevé, la forme sociale est une mise en scène où le social apparaît moins comme une substance qu'à la façon d'un projet et d'un vouloir, moins un donné qu'une tâche, de formation et de transformation. Le référent de la société est un absolu que rien ne peut exhiber, mais que tous les Symboles indiquent.
Du côté du social notre modernité est lasse. Seuls l'exilé et l'insomniaque persistent encore à en proclamer le sens, comme on découvre le nouveau monde. La « science des conversations comparées », le savoir ordinaire des circonstances pourront-ils calmer nos fringales de socialité totale ? Voilà la question qui traverse cet essai à l'enseigne du somnambule et de l'arpenteur. Par explorations successives il parcourt les territoires de la microsociologie depuis G. Simmel et G. Tarde jusqu'à E. Goffman. En un sens il s'agit toujours de savoir comment jouer son rôle en public. Réconcilier le sens de l'actualité, de la coprésence, et la force des convictions. Ou alors de dire comment le social - grand dramaturge - se débrouille des injonctions paradoxales de l'identité, de ses hésitations entre l'intégrité des situations et l'intégrité individuelle.
Le domaine propre aux récits de vie et les réflexions qu'ils suscitent quant au sens et aux stratégies d'approche deviennent l'occasion pour l'auteur de produire des analyses d'une étonnante fécondité. Une grande diversité notamment s'instaure dans le champ de ces discours où l'on rencontre des récits de pratiques limitées dans le temps ; des séquences biographiques (par exemple plusieurs moments insérés dans la chronologie personnelle) ; des entretiens biographiques impliquant une vision générale de l'existence du sujet ; des mini-histoires de vie et/ou autoprésentations, des reconstructions biographiques où le montage des informations est dû au chercheur ; des autobiographies dépourvues de la ritualisation propre à la transmission ; enfin des histoires de vie sociale où, cette fois, le récit comporte la comparaison et l'évolution des événements par un narrateur qui s'assume en tant que tel en fonction de valeurs. Tel est justement le cas de « Tante Suzanne ». [...] Voici donc un livre passionnant. À la fois par son apport théorique dont il faudra désormais tenir compte et pour la surprenante figure de Tante Suzanne qui laissera un souvenir inoubliable.
Que le quotidien monotone de tant de quartiers délaissés recèle des occasions d'émotions si fortes qu'elles en sont des moments essentiels pour le sens même de la vie de leurs habitants est l'argument de cet ouvrage. L'auteur s'interroge sur les relations affectives qui se nouent entre habitants et espaces publics de leur habitat. Nous sommes ainsi conviés à l'analyse de scènes qui se répètent journellement, et qui par leur ritualisation nourrissent l'identité des « habitants ». Cet ouvrage apporte un éclairage original dans le débat actuel sur l'urbain en montrant comment le quartier est avant tout une suite de lieux auxquels l'usage répété a imprimé une valeur de symboles affectivement chargés, assouvissant l'imaginaire des habitants. Tant les concepts d'identité et de symbole, que celui de quartier, sont discutés par rapport respectivement aux positions prises par les chercheurs en sciences sociales, ainsi que par les planificateurs.
Les relations de travail internationales, ici le cas de la France et du Japon mettent en évidence un nouveau fait social contemporain qui est celui de la confrontation culturelle entre nationaux de divers pays. Le monde économique crée des réseaux d'interdépendances et des situations de travail mixtes qui peuvent faire naître des relations de pouvoir relativement équilibrées rendant inévitable la rencontre de l'autre et de sa culture. La rencontre de culture n'est donc plus une affaire de diplomates, d'intellectuels mais une affaire du quotidien qui engage des processus d'apprentissages et de remises en question extrêmement aiguës au plan des personnes, des structures d'organisations et des mentalités collectives nationales et même religieuses. Le monde de l'entreprise ne peut ignorer cette dimension fondamentale des rapports sociaux du travail à venir et ne pas prendre en compte dans la gestion de la mixité cet acteur social qui est à la fois puissance et identité culturelle, le risque encouru étant celui de l'irrationalité économique pour des raisons culturelles.
L'introduction dans les entreprises de nouvelles technologies transforme profondément le sens donné au travail. Une étude de cas : celui de l'évolution des transports urbains de masse parisiens permet de dégager plusieurs résultats. Les données antérieures reposaient sur des métiers aux caractéristiques précises, sur des pratiques et des représentations individuelles et collectives de groupes socioprofessionnels spécifiques et nombreux, sur des sociabilités endogènes fortes constituant des « blocs sociotechnologiques » induits, sur le long terme, par un certain croisement du technologique et du social. Les technologies nouvelles découpent ces données construites sur l'épaisseur historique pour susciter l'émergence d'autres blocs. Polyvalence et flexibilité tendent à remplacer les qualifications segmentées antérieures. La réduction des postes induit un certain dépérissement des sociabilités internes et un glissement vers les interactions extérieures à l'entreprise. L'analyse approfondie de ces mutations nécessite l'étude des pratiques et des représentations allouées au concept de travail. Pour aborder ce champ, la démarche « socioanthropologique » proposée croise des problématiques et méthodes sociologiques avec des résultats de l'anthropologie (immersion dans les milieux d'entreprise, symbolique et ritualisation des quotidiennetés...) appliquées aux sociétés industrielles.
L'attraction sociale décrit le rêve imparfait de toutes les époques. L'auteur s'interroge sur cette puissance par où la volonté de chacun rencontre le destin des autres au sein d'une aventure collective. Parce qu'il indique les frontières de nos souhaits, sans couvrir les risques conjugués du hasard et de l'Histoire, l'idéal politique du Progrès allume de ses feux incertains l'obscure mobilisation des masses humaines en lutte pour le dépassement de leur permanente étrangeté. L'ouvrage souligne ainsi comment les sociétés tendent à réduire leur horizon culturel sur l'autel de la rationalité solitaire de l'utile et de l'efficace. Toutefois, la gestion technique de la mémoire sociale ou le contrôle étatique de la vie quotidienne n'ont jamais interdit aux émotions d'irriguer discrètement une sensation lyrique de la socialité. À travers les avant-gardes littéraires et artistiques de ce siècle (expressionnisme allemand, surréalisme, Internationale situationniste...), P. Tacussel croit deviner l'affirmation d'un espace dans lequel la subjectivité et les désirs seraient enfin délivrés de la violence de l'inexorable fuite du temps. Le poétique désignerait dès lors une éthique sans projet.
Comment changer l'entreprise en faisant le pari qu'une autre productivité, un regain d'efficacité et de créativité pourront être trouvés dans l'expression et la participation des salariés aux décisions qui les concernent ? Telle est la question que pose toute volonté d'organisation plus démocratique des rapports de travail. Des réponses existent déjà dans les faits. Des entreprises petites et moyennes, françaises ou étrangères, ont choisi de s'organiser sur ce modèle. Elles ont largement dépassé le stade expérimental et fait la preuve de leur vitalité ; mais pas à n'importe quelles conditions ! L'analyse sociologique de leurs fonctionnements montre que la démocratie en organisation est certes différente des bureaucraties et entreprises tayloriennes ou plus traditionnelles, mais qu'elle doit surmonter d'autres problèmes spécifiques d'organisation, dès lors que chacun s'exprime et participe. Faire découvrir cette réalité humaine et sociale des fonctionnements collectifs de travail, telle est l'ambition de cet ouvrage sociologique.
Le temps libre, fait social apparu avec l'industrialisation, est devenu un droit appuyé sur une législation de plus en plus complète. Enjeu de luttes et de conflits, il s'est diversifié en périodes de temps qui constituent des points forts rythmant la vie collective. Son accès progressif à des catégories sociales de plus en plus nombreuses représente une victoire face aux inégalités. Sa valorisation contribue à modifier la relation des individus et des groupes à l'ensemble du temps et à créer des innovations dans l'organisation de celui-ci. Par tous ces aspects, qui sont analysés dans l'ouvrage, le temps libre apparaît comme un temps social au sens fort du terme, créateur de nouveaux rapports sociaux, et porteur de valeurs nouvelles. Certains signes permettent-ils alors de repérer une forme de société qui résulterait de l'extension des rapports sociaux liés au temps libre ? Un éthos de société post-consommatoire, centré sur les valeurs de temps libre ne pointe-t-il pas à l'horizon ?
Les fantasmes, dont le conditionnement organique reste à établir, structurent notre inconscient et sous-tendent nos comportements quotidiens. Leur stock pourrait bien être fini et invariable même si leur mode d'expression change avec les lieux, les milieux et les époques. Ce sont eux qui animent les mythes d'hier et les récits de science-fiction d'aujourd'hui. Le présent ouvrage qui s'appuie aussi sur les données de la psychanalyse et de l'anthropologie culturelle tente de les débusquer à travers quelques thèmes privilégiés. La technique et les machines, les avatars de la durée, le devenir du religieux, les pulsions de dévoration, la rencontre avec les méta-vivants, la dialectique du masculin/féminin. Ainsi se trouvent révélés la quête et la toute-puissance, la fréquence de la projection animiste et homocentrique, la fascination de l'engloutissement, la hantise de l'évincement.
Et si la division gauche/droite puisait ses racines dans une controverse théologique vieille de seize siècles ?
Onze auteurs représentant un large éventail de spécialités mais également de sensibilités philosophico-politiques ont joint leurs efforts pour éclairer l'un des problèmes les plus importants et les plus préoccupants du temps présent, celui des clivages résultant des différences ethniques ou raciales et de leurs perceptions. Problème auquel l'évolution démographique (et notamment celle des flux migratoires) conférera probablement une durable actualité. Ces diverses contributions présentent l'intérêt de permettre des comparaisons entre la situation européenne et celle d'aires culturelles extra-européennes (l'Inde, l'Afrique et les États-Unis). De plus, elles ne se limitent pas à l'examen des définitions des « races » ou à l'auscultation du « racisme ». Plusieurs auteurs se sont, en effet, interrogés sur l'« antiracisme » dont le développement institutionnel, sinon doctrinal, est un phénomène significatif de notre temps. Le résultat est assez surprenant. En particulier, certaines convergences entre des auteurs d'orientations politiques divergentes ne laisseront pas d'interroger le lecteur. Le présent ouvrage devrait ainsi contribuer à une prise de conscience aussi sereine que possible des difficultés à résoudre, laquelle pourrait être la condition d'une action à la fois raisonnable et efficace.
Et si le corps était bien plus qu’un simple enveloppe biologique ? Corps et Société de David Le Breton explore comment notre corporalité façonne et reflète nos identités, nos cultures et nos rapports au monde.
Cas de légitime défense, ou meurtres dissimulant mal leur préméditation ? On ne cherche pas ici à dissiper le flou de ces incidents, mais, prenant acte de leur indécidabilité, d'élucider le sentiment d'inquiétante étrangeté que provoque en nous l'écho des coups de fusil. Au coeur de l'enquête dont ce livre rend compte, un discours collectif qui légitime cette pratique comme solution finale, comme punition ou comme acte de guerre. Discours équivoque qui ne vise pas seulement les malfaiteurs, mais l'État qui se fait complice de la délinquance, mais l'enfant en qui culmine la visibilité du changement social, mais nous aussi qui n'avons plus l'assurance d'être épargnés par les balles des propriétaires et qui, de ce fait, ne sommes plus avec eux dans un rapport de concitoyenneté. Il ne s'agit pas ici de présenter l'autodéfense comme un phénomène objectivable, mais de manifester ses implications quant à la redéfinition du lien social élémentaire qui nous unit à chaque membre de la société.
La crise au-delà des fatalités économiques qui lui servent abondamment d'explication, c'est aussi un moment de la lutte capital-travail. Chômeurs, intérimaires et autres hors-statut, toutes ces figures qui s'élargissent avec la crise ont profondément déstabilisé les représentations classiques de la classe ouvrière. On la dit coupée en deux, on lui fait même ses adieux. L'analyse présentée ici des diverses stratégies qu'adopte aujourd'hui le mouvement ouvrier révèle l'ampleur des mutations de l'ordre productif. Retranché dans ses forteresses ouvrières, le mouvement syndical contrôle de moins en moins un nouvel espace productif qui déborde largement le cadre du rapport salarial traditionnel centré sur la branche et l'entreprise. Des expériences syndicales actuelles tentent de prendre en compte cette socialisation élargie de la production dans ces nouvelles configurations que sont le bassin d'emploi ou le site. Elles révèlent alors la difficulté de mobiliser ces travailleurs précaires aux pratiques largement déviantes de la classique conscience professionnelle mais aussi l'opportunité offerte au mouvement ouvrier de ressortir du ghetto corporatiste dans lequel l'avait enfermé le fordisme.
Quoi de commun entre pérégrinations, déambulations et connaissance des sociétés - recherche d'une « vérité » à leur endroit ? Quoi de commun entre Colomb et l'Achab de Melville ? Comme entre l'anthropologue, le reporter, l'errant ? Pour qu'un regard s'ouvre - qu'il pénètre en un lieu, un monde - faut-il nécessairement qu'il transmigre ? Qu'il glisse ? Mais s'il glisse, n'est-ce pas pour se délivrer ? Ce ne sont pas les frontières uniquement, qui nous cernent ; ce sont les murailles de la vie, les champs clos du savoir, les livres parfois. Alors il faut sortir ! Aux livres, pourtant, tout revient. Que serait un voyage sans récit ? Mais qui narre un mouvement - travelling, journal de bord, inventaire de découvertes - ne peut le faire ex cathedra. Des villes furent ses ports. Des vents lui soufflèrent un secret. Tout cela, comment le penser, l'écrire ? Le texte s'emporte. Est-il déraison, cet emportement ?
On reparle du civisme, ce qui ne signifie pas qu'on le pense. Et pourtant, ce devrait être la première chose à faire, si l'on ne veut pas que les évidences du consensus (« les citoyens doivent avoir l'esprit civique ») l'emportent à trop bon compte sur celles de la critique (« l'appel à l'esprit civique est un masque de la domination »). Peut-on agir en société, sans faire légitimer son action par une communauté civile quelconque ? Et cette communauté légitimante se présente-t-elle toujours sous les mêmes aspects ? À ces deux questions, ce livre répond par la négative, ce qui permet à la fois de montrer que le consensus n'est pas un cas limite de la pratique civile, mais plutôt la condition de sa réalisation ; et d'expliquer pourquoi, cependant, le civisme des uns est, si souvent, l'incivisme des autres. La quête de légitimité, coextensive aux ententes qui assurent la conduite des affaires ordinaires de l'existence, est aussi au fondement de ses conflits les plus violents, Les effets extra-ordinaires de certains civismes particulièrement virulents, peuvent donc déjà être lus, dans les formes les plus ténues du civisme ordinaire.
Dernier-né, tard-venu des arts, le cinéma doit à sa qualité d'art mineur, ou populaire, la vitalité et la vivacité qu'il paye d'une certaine réputation de vulgarité. C'est pourquoi son univers ne relève ni de l'anthologie, ni même du musée imaginaire, qui consacrent les activités depuis longtemps embaumées en chefs-d'oeuvre, mais plutôt du florilège - pour ses séquences les plus dignes d'être remarquées - et de l'album de portrait de famille - pour ses acteurs et ses personnages momentanément les plus célébrés - où chacun est représenté dans ses activités les plus caractéristiques. Malgré tout, ces attitudes semblent à la fois inspirées par de plus vénérables antécédents artistiques, enracinées dans une culture qui précède de loin l'invention technique, et inspiratrices de comportements sociaux tout à fait usuels et débonnaires, que chacun peut rencontrer dans la vie courante. Parce qu'il s'origine dans la tradition de la fiction, et se prolonge dans les ritualisations de la vie quotidienne, le cinéma est un objet privilégié pour le développement d'une sociologie des circulations culturelles.
Dénoncer l'invisibilité du travail domestique et son attribution exclusive aux femmes, n'a plus à être fait. Mieux encore, le poids du travail domestique dans l'économie nationale a été reconnu et même mesuré, et on sait maintenant que les économies les plus développées s'appuient sur l'existence d'un secteur productif non marchand. Pourtant, dès qu'on va y voir de plus près, les paradoxes surgissent. L'activité domestique est bien un travail, et cependant celui-ci ne peut être défini au moyen des catégories de l'analyse économique. Les femmes s'occupent des enfants, de la maison, de la cuisine depuis des siècles, et, pourtant, il y a une histoire des formes familiales et de la division du travail entre les sexes. Le travail domestique s'exerce dans des rapports interindividuels au sein de la famille, pourtant c'est l'ensemble des femmes qui l'assure. Qu'hommes et femmes partagent les tâches domestiques, et un grand pas sera fait vers l'égalité des sexes, pense-t-on, mais le travail domestique se laisse-t-il découper en tâches, et est-ce bien du travail domestique que font les hommes lorsqu'ils y participent ? Par une analyse systématique des pratiques des femmes et des hommes, au sein de familles socialement différenciées, les auteurs dénouent ces apparentes contradictions, et font apparaître la spécificité socio-économique de l'activité domestique : forme de travail radicalement différente du travail salarié, mais néanmoins intrinsèquement liée à l'existence de celui-ci.
La nostalgie, ce chemin voluptueux et douloureux qui relie l'adulte au pays de l'enfance est la part sans doute la plus intime de chacun, mais aussi, comme ce livre voudrait le montrer, la plus sociale... Cette « empreinte qui se date », ce passé qui fut un Actuel, sont faits des mille petits riens de la vie sociale ; blagues qui circulent, refrains qui se fredonnent, argot qui se renouvelle, affiches publicitaires, imageries de toutes sortes... Il faut interroger ces productions sans gloire pour retrouver l'essence d'une époque. Ici, la nostalgie s'attache au récit en images, histoires illustrées et bandes dessinées ; elle explore l'enfance historique du récit en images dans le goût populaire, retrouvant les mystères anthropologiques d'une mémoire collective, liée au récit et à l'image. Puis, se souvenant qu'elle appartient à chaque mémoire individuelle, la nostalgie navigue le long de la trajectoire des stéréotypes depuis leur célébration (hagiographie) jusqu'à leur crise (parodie) : trajectoire d'une sensibilité sociale, nostalgie narcissique.