FeniXX réédition numérique (Éditions Complexe)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Mars 1921, Petrograd. Les marins de Cronstadt, héros de la Révolution russe, se soulèvent contre le pouvoir bolchevique.
1945-1949 : quatre années qui ont redessiné l'Allemagne et l'Europe. L'Allemagne occupée d'Henri Menudier analyse comment la rupture entre Alliés a donné naissance à deux États rivaux.
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Depuis 1973, l'économie mondiale présente des symptômes de malaise : chocs pétroliers, désorganisation monétaire et inflation, endettement généralisé et carence de nombreux débiteurs, marchés boursiers passant brusquement de l'euphorie à l'effondrement, tels sont les faits évidents qui forment la trame d'une histoire chaotique ponctuée de récessions douloureuses et de reprises incertaines. Faillite de la sidérurgie, marasme des chantiers navals, difficultés de l'automobile..., gêne des entreprises et licenciements, gonflement du chômage et remous sociaux affectent gravement le tissu vivant de vieilles mais puissantes régions industrielles de la planète tandis que d'autres affichent une prospérité désarmante ; cependant, des continents entiers ne parviennent pas à s'arracher à la pauvreté qui maintient une grande partie de l'humanité dans le dénuement le plus complet. Au moment où la maîtrise de l'inflation et la réapparition de la croissance se conjuguent pour dessiner ce qui ressemble de plus en plus (au moins dans les grands pays occidentaux) à une véritable « reprise » sur fond de « troisième révolution industrielle », il semble opportun de recenser les événements écoulés et d'explorer quelques pistes susceptibles de conduire à l'intelligence des phénomènes qui influencent les grandes tendances planétaires comme notre vie quotidienne.
Quand la photographie rencontre la littérature : Rêves unit les images oniriques d’Arthur Tress et les mots de Michel Tournier, membre de l’Académie Goncourt.
13 août 1961 : en une nuit, un mur scinde Berlin en deux. Anne-Marie Le Gloannec analyse la crise qui a figé la guerre froide dans le béton et changé le destin de millions d’Allemands. Un essai clair et percutant sur un tournant de l’Histoire.
1979 : au Nicaragua, le dictateur Somoza est renversé, la révolution sandiniste commence. Le Salvador et le Guatemala sont à leur tour plongés dans la guerre civile. Les États-Unis, contestés dans leur « arrière-cour », sont entraînés dans la tourmente. L'Amérique Centrale devient un point chaud, un nouvel enjeu entre les deux superpuissances. 1989 : la crise s'est installée dans la durée. La révolution sandiniste a survécu à l'ère Reagan. Entre-temps, tous les pays de l'isthme se sont transformés en profondeur. Pourquoi cette crise ? Quels en sont les enjeux ? Quelle est la stratégie des États-Unis ? Quels changements politiques en une décennie ? La démocratie a-t-elle une chance en Amérique Centrale ? Alain Destexhe propose ici une vision synthétique d'un conflit aux multiples dimensions.
Le Berry vu par George Sand : une plongée intime dans les paysages, les manoirs et les secrets de la Vallée-Noire, là où l’écrivaine a puisé son inspiration pendant plus de quarante ans.
Entre leadership tiers-mondiste et bouleversements sociaux internes, L'Algérie et ses populations dépeint les contradictions d’un pays en pleine mutation.
Le monde entier connaît L'Hôtel des Invalides. Pour son architecture, ses collections ou pour le tombeau de Napoléon... en oubliant généralement que, derrière ses murs, l'Hôtel continue, trois siècles après sa fondation, de soigner et d'héberger les blessés, victimes de leur dévouement à la patrie. Premier souverain français à se préoccuper des misères de ses vieux soldats, Louis XIV ordonne, en 1670, la construction d'un magnifique hôtel afin d'y abriter les derniers jours des malheureux vétérans de son armée. Véritable ville dans la ville, avec son administration, son clergé, ses manufactures et son gouverneur, l'Hôtel des Invalides constitue un microcosme, vivant reflet de trois siècles d'histoire de France. On y rencontre Louis XIV incognito, Louvois en maître d'oeuvre, le tsar Pierre le Grand et l'empereur Joseph II en touristes ; Parmentier dans son laboratoire et... l'étonnante Angélique Brulon, première femme décorée de la Légion d'honneur. On y vit les premières heures de la Révolution et on observe l'ascension de Napoléon ; on assiste au retour des cendres de l'Empereur et, plus tard à celui de l'Aiglon, tandis que Voltaire, Montesquieu, Chateaubriand, Victor Hugo, Balzac ou Berlioz font revivre l'épopée glorieuse d'un des plus beaux monuments de Paris.
1945 : Roosevelt, Staline et Churchill scellent à Yalta une alliance qui ne survivra pas à la paix. En deux ans, le monde bascule dans la méfiance, la course aux armements et la division.
1989 marque la fin d’un monde bipolaire et le réveil brutal des nations. Le Retour de l’histoire décrypte comment la chute du mur de Berlin a redessiné les équilibres géopolitiques.
17 juin 1972, Washington : cinq hommes sont arrêtés au siège du Parti démocrate. Ce qui semble un simple cambriolage révèle bientôt une affaire d’État impliquant la Maison Blanche.
Piratage des ordinateurs du Parlement européen, introduction de messages antisémites dans le site réputé protégé du FBI, infiltration de celui du Pentagone, « bombardement électronique » d'un institut de communication en Espagne... Malgré son histoire encore récente, le réseau Internet a déjà connu quelques déboires. Au-delà de ces incidents, que présage l'avenir ? Internet n'étant que le précurseur des autoroutes de l'information et du cyberespace, serons-nous demain sous la menace de conflits d'un genre nouveau, où le soldat aura cédé le pas au pirate informatique, où les guerres se déplaceront du terrain militaire vers celui du civil ? Le risque est réel et doit être pris au sérieux. Car en paralysant le transport aérien, en rendant inopérant le réseau électrique, en faussant le système bancaire... via le cyberespace, il serait possible de déstabiliser une entreprise, voire l'économie de tout un pays ! Présenter de manière attrayante et accessible ce nouveau concept de « cyber conflit », tel est l'objet du présent ouvrage. Après avoir examiné le cyberespace lui-même et ses différents composants (éléments matériels, logiciels et humains), l'auteur se penche sur ces « cyber conflits » : leurs caractéristiques, les divers acteurs, les cibles principales... Et de conclure sur une interrogation : le cyberespace, ne pourrait-il aussi jouer un rôle positif sur le plan de la sécurité internationale, en tant qu'outil de prévention des conflits ?
Le 7 décembre 1941, en attaquant la base de Pearl Harbor, le Japon précipite les États-Unis dans la guerre, et trois jours plus tard, l'Allemagne se range à ses côtés : le conflit européen et le conflit asiatique s'amplifient en une guerre mondiale. En lançant cette attaque, l'amiral Yamamoto voulait détruire la flotte américaine du Pacifique afin que celle-ci ne puisse pas intervenir dans la grande offensive qu'au même moment l'empire nippon déclenchait sur le sud-est asiatique. Cette opération ne peut ainsi être comprise que dans le cadre de l'antagonisme américano-nippon dans le Pacifique. Au-delà de ce problème apparaissent des questions dont certaines ont suscité des controverses qui ne sont pas éteintes : Pourquoi les États-Unis furent-ils surpris, alors qu'ils avaient réussi à décrypter tous les messages japonais ? Roosevelt a-t-il offert la grande base des îles Hawaï comme un appât aux Japonais ? Quelle fut la responsabilité de l'empereur Hiro-Hito ? Pourquoi Hitler déclara-t-il la guerre aux États-Unis, alors qu'au même moment la Reichswehr subissait un sévère échec devant Moscou ? Pour la première fois, ces questions sont étudiées dans la perspective globale d'une guerre dominée par l'imbrication des aspirations impérialistes et des passions idéologiques.
Quelle est véritablement la dimension du bouleversement suscité par ce qu'il est convenu d'appeler « l'effondrement du communisme » ? L'héritage soviétique a-t-il été totalement balayé (et doit-il l'être totalement) ? Les mentalités issues d'une longue histoire - et notamment le rapport au pouvoir qu'elle a forgé - ne sont-elles pas toujours à l'oeuvre pour élaborer les actuelles stratégies de survie ? Rejeter verbalement un système, une idéologie, un mode de vie, signifie-t-il pour autant que ceux-ci ont disparu ? L'impasse incontestable dans laquelle se débat la Fédération russe relève-t-elle d'une propre fatigue historique ou met-elle en cause une fatigue historique occidentale, voire mondiale ? Dès lors, la Russie ne serait-elle pas un miroir révélateur de la santé du monde ? Pour tenter de répondre à ces questions, des spécialistes, parfois en radicale opposition, présentent le fruit de leurs réflexions.
Et si les civilisations pouvaient s’analyser comme des systèmes vivants, à la fois uniques et interconnectées ?
Dans l'ensemble de la 2e guerre mondiale la Libération de Paris est, militairement, un petit événement ; faibles furent les forces engagées, mince l'intérêt stratégique ; on a même mis en doute l'utilité de l'insurrection parisienne ; on s'est demandé si, en immobilisant les forces alliées, ne fût-ce que pendant quelques jours, on n'avait pas retardé la défaite de la Wehrmacht. Mais l'optique change totalement si on se situe sur le plan de la France ou, mieux encore, de l'Europe occidentale. Paris est la seule capitale occupée qui, en se soulevant, ait provoqué et aidé sa propre libération. Or, les moyens en hommes et en armes étaient faibles et grand le risque que la ville fût détruite. À l'arrière-plan des combats des « journées glorieuses » restituées dans le climat d'effervescence générale du Paris de l'été 44, Henri Michel ne dissimule certes pas les profondes divisions qui séparaient les résistants parisiens et la méfiance mutuelle qui en résultait. Il montre comment le prestige, et l'habileté, du général de Gaulle lui permirent, en définitive, d'imposer sa personne, ses hommes, et ses vues, en réalisant autour de lui la plus large union nationale que la France ait jamais connue dans son histoire. À bien des égards, la Libération de Paris marqua ainsi l'an premier d'une renaissance française, encore lourde d'incertitude et d'inconnu. Ce qu'étaient les plans et les projets des alliés concernant Paris, pourquoi la ville ne fut pas détruite, quelles formes et quelle ampleur prit « l'épuration » à la libération, autant de questions encore passionnément discutées sur lesquelles l'auteur apporte des éléments nouveaux.
Et si l'anthropologie et le marxisme pouvaient s'éclairer mutuellement ? Anthropologie et Marxisme de Marc Abélès revisite les concepts clés du matérialisme historique à la lumière des sociétés étudiées par les ethnologues.
Cette analyse fouillée des rapports complexes reliant de Gaulle et l'Allemagne ne traite pas seulement de l'histoire des relations franco-allemandes pendant la Ve République, mais de toute la vision gaullienne de l'Allemagne qui se forge dès 1916. Jacques Binoche aborde tour à tour l'Allemagne au centre des réflexions militaires de l'officier de Gaulle pendant l'entre-deux-guerres, les réactions allemandes aux idées politiques et stratégiques de De Gaulle, le chef de la France libre face à l'Allemagne nazie, l'ermite de Colombey jugé par l'Allemagne d'après-guerre, la politique allemande du président de Gaulle, « La solution d'un problème aussi vaste que celui de l'Allemagne ne peut avoir que de grandes dimensions et de grandes conséquences. La France, pour sa part, croit qu'il ne pourra être résolu autrement que par l'Europe elle-même, parce qu'il est à la dimension de l'Europe tout entière. C'est là à terme, sur ce continent, l'objectif essentiel de la politique de la France », dit de Gaulle en 1965,
La CGT a un siècle. Ce livre constitue la première histoire globale du syndicat, de sa naissance à nos jours. Cette histoire, qui s'explique par certaines caractéristiques du mouvement social et politique français (syndicalisme très revendicatif et peu gestionnaire, montée du communisme en 1936 et à la Libération), lui a donné une physionomie différente de celle des autres syndicats européens. Née des besoins d'organisation et de défense du monde du travail, l'existence de la CGT apparaît presque comme une succession de séismes à l'issue desquels l'organisation peut remporter ses plus belles victoires (1936 et dans une moindre mesure 1968) mais aussi connaître des échecs et la répression dont elle ressort gravement affaiblie (1906, 1919-1920, 1947-1948). À travers cette histoire se révèle également une caractéristique générale de la société française : sa difficulté à mener « à froid » des réformes. S'il n'a pas l'ambition d'apporter une ou des réponses à la grave crise que traverse le syndicalisme - français et étranger -, à travers cette étude minutieuse, l'auteur nous propose, par l'analyse des spécificités du mouvement syndical français, de la resituer dans la succession de crises qui ont jalonné son histoire depuis un siècle.
La crise du Golfe éclate en août 1990 avec l'invasion du Koweït par l'Irak, point central d'une crise grave qui bouleverse le monde entier. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, un État s'empare par la force d'une nation reconnue par la communauté internationale. Le monde se trouve tout à coup devant la menace d'une guerre à grande échelle. Comment en est-on arrivé là ? Cet ouvrage analyse les origines historiques, géopolitiques, économiques et sociales de cette crise, décrit les ambitions régionales de Saddam Hussein et les éléments conjoncturels et structurels qui ont précipité son agression contre le Koweït. Il explique également l'importance économique et géostratégique du Golfe, la politique des grandes puissances au Moyen-Orient après le changement des relations Est-Ouest ainsi que le rôle des États-Unis dans la conduite de la guerre, à la tête de la coalition anti-irakienne. Enfin, Chapour Haghighat s'interroge sur les conséquences de cette guerre qui était censée rétablir l'ordre et le droit. Le dictateur que l'on voulait éliminer est toujours en place et les Kurdes ont été une fois de plus abandonnés à leur sort. A-t-on réellement mis fin à la course infernale aux armements au Moyen-Orient ? A-t-on réglé le problème de la prolifération des armes nucléaires ? A-t-on favorisé l'accession au pouvoir de régimes plus démocratiques ? À l'évidence, la guerre s'est soldée par une écrasante défaite de l'Irak et la restauration du régime koweïtien mais ne porte-t-elle pas les germes de nouveaux déséquilibres et de profondes transformations dans le monde arabe ? Et n'a-t-elle pas accru le fossé entre l'Occident et le monde arabo-musulman ?
Entre 1920 et 1940, la presse française a scruté, analysé et parfois mal compris la montée du fascisme italien.
Le Nigéria, géant africain aux 80 millions d’habitants, entre exode rural et boom pétrolier : une analyse sans concession de ses défis démographiques et sociaux.
Le 16 octobre 1793, Marie-Antoinette monte à l'échafaud. L'audience de son procès a duré moins de deux jours, l'exécution suit immédiatement. Ce procès a suscité bien des commentaires depuis deux siècles. Les accusations d'inceste, de détournement de fonds ont impressionné les mémoires sans convaincre. Les écrivains, Dumas le premier, se sont emparés du destin romanesque de cette princesse autrichienne sacrifiée sur l'autel de la Révolution française. La lecture des minutes du procès permet de faire le point et de rétablir la vérité historique. Procès rapide, procès bâclé, il s'agit néanmoins d'un document de toute première importance dont la lecture des actes permet de saisir, à travers l'interrogatoire des quarante témoins cités, les préoccupations et la nécessité pour le tribunal révolutionnaire de condamner la ci-devant Reine, convaincue d'intelligence avec l'ennemi.
1893, Toulon : l'arrivée d'une escadre russe scelle une alliance inattendue entre la France républicaine et la Russie des tsars.
Depuis 1920, le Parti communiste français traverse crises et dissidences, façonnant son histoire et celle de la gauche.
Février 1948 : la Tchécoslovaquie bascule dans le camp communiste sans un coup de feu. Prague, le rideau de fer s’est abattu plonge au cœur de ce tournant historique, entre manipulations politiques et tensions internationales.
Et si le tiers-mondisme n’était qu’un mythe à déconstruire ? Dans Repenser le tiers monde, Gérard Chaliand analyse avec lucidité les écarts entre idéaux révolutionnaires et réalités économiques, démographiques et politiques.
Septembre 1970, la guerre civile jordano-palestinienne éclate. L'image du front de solidarité arabe s'écroule. Olivier Carré, spécialiste du monde arabe et des mouvements palestiniens en particulier, montre combien était (et reste) inévitable la contradiction entre les États arabes - Jordanie en tête - et la Résistance palestinienne ; la divergence d'intérêt entre Nasser, engagé dans une négociation avec Israël à travers la mission Rodgers, et les mouvements révolutionnaires hostiles à toute solution négociée qui, de toute façon, n'aurait pas satisfait leurs espérances ; l'opposition entre les impératifs de Hussein de restaurer l'ordre en Jordanie et la poussée palestinienne désordonnée mais menaçante pour le trône hachémite. Les Palestiniens croyaient « pouvoir faire du Proche-Orient un enfer... » Les événements sont ici minutieusement décrits dans le contexte diplomatique et psychologique arabe, comme sont analysées les relations par la presse locale et étrangère. Au-delà des réactions indignées - tant arabes qu'occidentales, l'auteur montre la réalité des forces en présence et les enjeux politiques et stratégiques internationaux sur l'échiquier proche-oriental.
Et si l’enseignement de la philosophie à l’université n’était qu’une illusion de liberté ? Socrate fonctionnaire déconstruit avec ironie et rigueur le rôle du philosophe académique, entre mission morale et soumission aux pouvoirs.