Autrement (réédition numérique FeniXX)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Meilleur chevalier de la cour arthurienne, amoureux de la femme du roi, Lancelot se trouve à la jonction des deux grands mythes du Moyen Age que sont la quête du Graal et l'amour absolu dit courtois. « Copyright Electre »
Au coeur de notre mémoire et de nos curiosités présentes émergent des lieux uniques, symboles d'un art de vivre, bouillonnants d'images et d'émotions : des villes en Europe. Des villes, comme autant de coups de foudre, qui incitent au rêve, au voyage, aux aventures esthétiques et sentimentales. Conçus pour des voyageurs sensibles aux ambiances, à la séduction des lieux et des mots, ces guides intimes sur les villes les plus romantiques d'Europe veulent être de véritables compagnons de lecture et de découverte. Une "lecture", raffinée et pratique, de chaque ville avec : o l'invitation au voyage d'un écrivain contemporain qui raconte et met en scène "sa" ville ; o quelques courts textes de la littérature mondiale et des photographies qui nourrissent la connaissance et provoquent l'imaginaire ; o un guide concis, subjectif, de lieux utiles et charmants - hôtels, restaurants, bars, boutiques, rues, musées... - lieux où saisir un fragment de plaisir, de beauté.
Six extraits de romans phares de la rentrée littéraire à découvrir en un seul ebook : une porte d’entrée idéale pour explorer les nouvelles voix françaises et étrangères. Parfait pour les amateurs de découvertes littéraires et de formats innovants !
1986. La Chine s’éveille, entre réformes audacieuses et résistances tenaces. Stratégie chinoise offre une analyse franco-japonaise inédite de cette métamorphose, où économie, société et géopolitique se redessinent sous nos yeux.
Découvrez les années de formation de Winston Churchill, de sa naissance au château de Blenheim à ses premiers exploits militaires et littéraires.
Entre mer Baltique et héritage soviétique, découvrez comment l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont reconstruit leur identité après des décennies d’oubli.
Et si le temps n’était qu’une illusion à décrypter ? La course du temps d’Anne Brontë explore cette énigme à travers les regards croisés de philosophes, poètes et chefs d’entreprise.
Plongez dans Florence, un guide littéraire et sensible qui vous transporte au cœur de la cité toscane, entre art, histoire et émotions.
1886, Pologne sous domination tsariste : voici l’histoire vraie de David Gryn, futur Ben Gourion, dont les années de jeunesse forgèrent un destin hors norme.
Plongez dans l’âme envoûtante de Budapest à travers ce guide littéraire et poétique, où histoire, culture et adresses secrètes se mêlent pour un voyage sensoriel unique.
Et si le cinéma pouvait capturer la vie mieux que la fiction ? Cinéma du réel plonge au cœur des œuvres de Depardon, Varda, Rouch et bien d’autres, révélant comment ces réalisateurs ont transformé le quotidien en art.
Comment s'inculquent le bon et le mauvais, l'authentique et le faux, le "mangeable" et "l'immangeable", comment doit-on faire honneur à une table et comment, aussi, s'apprend, après l'abondance, la privation ? Mon grand-père Victor était cuisinier, artisan exemplaire, véritable artiste à son insu. Avec lui, notre ordinaire devenait exceptionnel. Nous nous régalions de ses plats avec un respect presque religieux et nos papilles atteignaient l'extase. Ma mère se mit en quatre toute sa vie pour être à la hauteur. Mon père jouait au gastronome distancié mais à cheval sur les principes, et moi, je faisais sans vergogne le "petit difficile". Tels étaient les principaux rôles de cette comédie de la sainte table et de la communion. Sans compter quelques comparses, pitoyables gâte-sauce, qui nous servaient de bouffons.
Un père épicier de campagne, opiniâtre et irascible, qui a connu une succession d'échecs ; une mère quaker. De lointains ancêtres irlandais arrivés au début du XVIIIe siècle. La Californie, terre de pionniers, à l'horizon encore un peu vide. En janvier 1913, Richard Milhous Nixon naît dans une pauvre ferme de Yorba Linda, à l'est de Los Angeles. Tout en poursuivant, avec un grand sérieux, ses études, il travaille dans l'épicerie familiale. Malgré un palmarès brillant, il ne peut, faute de moyens, intégrer Harvard, faisant son droit à Duke, en Caroline du Nord. En 1937, il revient à Whittier, ville de son enfance, comme avocat d'affaires. "Il a tout fait tout seul", dira sa mère lors de son élection à la présidence en 1968. Richard Nixon a voulu prendre sa revanche sur le sort et sur les plus favorisés. Sombre et solitaire, l'air emprunté, il était timide avec les femmes et ne savait parler que de politique.
Il y a toujours des missionnaires en Afrique. Qui sont-ils ? Que font-ils ? D'où viennent-ils ? Ont-ils changé depuis la colonisation ? Quel est leur avenir ? Quels sont leurs rapports avec le clergé local ? Quelles sont leurs positions face à l'Islam ? Comment réagissent-ils devant la montée des sectes ? Comment vivent-ils dans les régimes marxistes-léninistes ? Quelle est leur attitude vis-à-vis de la théologie de la libération ? Pourquoi un schisme est-il possible ? A près un périple à travers la Côte d'Ivoire, le Togo, le Bénin, le Cameroun, le Gabon, le Congo et le Zaïre, Alain Brézault et Gérard Clavreuil, en donnant la parole aux intéressés, proposent au lecteur les éléments de réponse à ces questions.
K. Le personnage-initiale du Château et du Procès, est l'un des rares mythes du XXe siècle. Mais qu'incarne-t-il ? Jamais décrit, il n'a ni visage ni passé et erre dans un monde qui sans cesse se refuse à lui. Figure de l'exil ou de la paranoïa, de l'absurde ou de la culpabilité, K. se dérobe à toute étiquette. Certains ont vu en lui la victime du capitalisme, du monde bureaucratique ; d'autres, le prophète des grands systèmes totalitaires et des camps de concentration. Les interprétations s'entrelacent, se superposent sans l'atteindre vraiment. Cette inaccessibilité du sens se présente comme le reflet de l'impuissance du personnage. K. est, en effet, un artiste de l'échec ; toujours, il est détourné avec une facilité déconcertante de son objectif Anti-héros par excellence, K. s'est néanmoins hissé au rang de mythe. Connaîtra-t-il la postérité d'un Prométhée ou d'un Don Quichotte, ou n'est-il que le produit éphémère d'une société et d'une époque ? Dirigé par Éric Faye Avec Philippe Cappelle, Laurent Gerbier, Eduard Goldstücker, Václav Jamek, Pierre Jourde, Thierry Lévy, Besnik Mustafaj.
Berlin, ville-mémoire et ville-rêve : Pierre Mertens en capture l’âme entre histoire et poésie, pour un voyage littéraire aussi intense qu’inoubliable. Un guide intime où chaque rue, chaque lieu raconte une aventure esthétique et sentimentale unique.
En juillet 1889, accompagné d'une jeune femme élégante et voilée, Freud se rend à Nancy afin d'améliorer sa technique hypnotique auprès de Bernheim et de Liébault. C'est le moment où à Nancy, Barrès mène une campagne électorale nationaliste et raciste. « Copyright Electre »
De l'"OEdipe-roi" de Sophocle au complexe d'OEdipe freudien, de multiples chemins d'enquête donnent à voir la complexité du personnage mythique et les traits majeurs de son évolution au cours des siècles. Le mythe d'OEdipe meurt et renaît sans cesse pour continuer à raconter l'histoire de cette recherche de soi. « Copyright Electre »
Des Évangiles à l'aube de la psychanalyse, en passant par les légendes médiévales et les peintures de la Renaissance, du rêve collectif aux paroles personnelles, des chefs-d'oeuvre aux productions commerciales, dont le nombre même est signifiant, des célébrations hallucinées à l'exorcisme cruel des parodies : chaque siècle apporte à la mince histoire originelle sa contribution, ses motivations psychologiques, sa collection d'objets symboliques, jusqu'à ce point de cristallisation des années 1890 où semble se figer l'image de Salomé. Ainsi se forme le mythe, enrichi des alluvions de l'imaginaire des hommes. Le banquet d'Hérode devient la scène où se jouent la tentation du sacrilège, la peur du désir, l'idée de la féminité et les enjeux mêmes de l'art.
Quand le père des philosophes boit la ciguë, en 399 av. J.-C., qui peut se vanter de l'avoir bien connu ? Ses amis, ses disciples ? Tous ces Athéniens qui l'ont admiré ? Ceux qui ont raillé ses traits disgracieux, et souri à son allure un peu trop débraillée ? Et que dire de ceux, qui, à travers Platon et Xénophon, ont désossé Socrate, en oubliant que ce penseur, d'abord, fut un grand homme ? Socrate n'a pas vécu entre ciel et terre, mais dans une cité qui, en l'espace d'un demi-siècle, passe de l'apogée aux troubles les plus graves. C'est dans l'Athènes de Périclès, d'Aspasie, d'Alcibiade, des Trente Tyrans, que la liberté insolente de ce maître de sagesse lui vaut d'être admiré, redouté - puis condamné. Socrate avait un démon, ce daïmôn qui, au fond de lui, est souvent la voix du doute... Une voix : en grec, Tisphoné. Face aux trois juges des Enfers, Tisphoné raconte Socrate. Car, mieux que personne, Tisphoné, son démon, lui, connaît Socrate, sa vie, son âme, et peut-être ses secrets.
Vingt-cinq ans. Pendant vingt-cinq ans à Belfast, un affrontement armé a dévasté la société nord-irlandaise à coups de bombes, d'explosifs, de massacres dans les quartiers, les pubs et les centres commerciaux. Vingt-cinq ans, pour l'Histoire, ce n'est rien. Un quart de siècle de la vie d'un homme, c'est toute sa jeunesse. 1969 : Sean McDermaid a dix-sept ans quand tout commence. Il en a quarante-deux au moment du cessez-le-feu de 1994. Il porte en lui la mémoire d'une Irlande catholique et révoltée, mais aussi les angoisses d'un combattant qui tue au nom de tous les siens. Ce soldat de l'IRA fait-il l'Histoire ou subit-il la guerre ? Au coeur d'un drame qui, si près de nous, peine encore à se dénouer.
L'Islam, aujourd'hui, inquiète. Après le péril jaune, la menace en turban ? Au coeur de cette interrogation, les Frères Musulmans, les intégristes du Coran. Depuis la chute du Shah, et l'assassinat de Sadate, on voit les Frères partout, conspirateurs et organisés, présents aussi bien dans les massacres de Syrie, que dans les usines automobiles françaises. Claire Brière a suivi l'itinéraire de ces hommes et de ces femmes voilées, depuis la Haute-Égypte jusqu'aux banlieues parisiennes, en passant par la plaque tournante du Caire. Elle raconte ces réseaux, que constituent les Frères pour imposer des législations passéistes en matière de moeurs, de crédit ou de droit pénal. Elle explique enfin, et avec prudence, ce que peut être l'influence de ces mouvements sur les travailleurs musulmans en France. Olivier Carré, un des meilleurs spécialistes de l'islam égyptien, apporte, au témoignage actuel, le recul de l'histoire, en même temps qu'il pose la question fondamentale de la religion comme ciment social et politique. Ces deux contributions, très différentes dans leur forme comme dans leur perspective, font la part, exacte et contrastée, des courants de pensée touchant l'islam contemporain.
Lisbonne, octobre 1502. En pleine fièvre des découvertes, dans un port envahi par l'or, les épices et les esclaves, éclate une étrange affaire d'espionnage. Un planisphère royal a disparu. Représentant, pour la première fois, les Indes atteintes par Vasco de Gama et le Brésil touché par Cabral, il est un véritable secret d'État. Il réapparaît, début 1503, en Italie du Nord, à la cour du Duc de Ferrare, Hercule d'Este. Transféré, en 1598, dans le château ducal de Modène, la carte de Cantino y passe deux siècles et demi, avant de disparaître à nouveau, mystérieusement, lors du soulèvement pour l'unité italienne en juin 1859. Un collectionneur la retrouve neuf ans plus tard au fond... d'une charcuterie de la ville ! Histoire vraie, dans toutes ses péripéties de Lisbonne à Ferrare, Gênes et Modène... mais où les détails manquent, permettant à l'auteur de bâtir, d'aventure en aventure, le roman d'histoire de la carte de Cantino.
Le corps était allongé sur la table en inox, dans une salle de découpe de l'institut médico-légal, place Mazas, dans le XIIe. Plutôt maigre. Dans cet amphithéâtre, la voix de l'assistant du médecin légiste portait bien. Il venait de dire qu'Élisabeth Chappe avait été opérée des végétations, n'avait jamais enfanté, avait souffert d'une légère anémie, et de décalcification. Martine Lewine voyait deux images en alternance : celle de la femme en tailleur de lin, collier de perles, sac noir et bombe de self-défense, celle de ce corps cireux et décharné. Il n'y avait que les cheveux courts pour faire le lien. Adieu Paris, rive noire, adieu Paris, rive glauque, voici qu'arrive, imprévisible et cruelle, la sombre rive chaude. Unique et sensuelle, elle se déhanche, car enfin a sonné l'heure du triomphe définitif et durable des femmes sur le polar.
C'est en 1982-1983 que tout a commencé. Que l'Allemagne s'est réveillée. Pour dire non aux Pershing. Et qu'en France, ont resurgi les vieux spectres d'une Allemagne germanique, au coeur de l'Europe. Finis les ronronnants rituels d'amitié, place à l'échange cru des quatre vérités entre voisins, entre nations. Identité nationale, Heimat... sanctuaire national, Europe. On parle enfin de ces choses-là en termes réels. Et l'on redécouvre l'étonnante imbrication de nos histoires communes. Deux pays liés intimement, deux peuples objets des passions les plus contradictoires. Obsédé de l'Allemagne, ou plutôt d'Allemagne - car l'Allemagne est-elle la Prusse, la Bavière, une culture, un mythe, Patrick Démerin tente ici de comprendre comment fonctionne ce pays, de quoi il est fait, vers quoi il tend, quels sont les rêves qui agitent cette citadelle instable. Pas de thèse bien ficelée sur le problème allemand, pas de démonstration. Sous son ordre apparent, le modèle est trop fluctuant ! Mais plutôt le journal de bord grave, drôle, complice ou provocant, d'un long voyage dans les régions allemandes, des années 70 à aujourd'hui, celui d'un adolescent qui a mûri avec les questions qu'il y rencontrait. Écrit pour les Allemands, autant que pour les Français, ce livre apporte images et idées-force, en conclusion d'un parcours singulier porté par la conscience que rien de ce qui est allemand ne nous est, à nous Français, étranger.
Tout le monde connaît Antigone, jeune fille intrépide attachée aux valeurs familiales, l'ensevelisseuse qui incarne les lois non écrites et le droit du sang, l'obstinée, la résistante, celle qui dit non au pouvoir établi. Ou plutôt, tout le monde croit la connaître. Car il y a des Antigones - pour reprendre la formule de George Steiner - multiples et paradoxales. Reflet de cette figure complexe, la littérature occidentale offre, depuis Sophocle, une multitude de versions, traductions et interprétations, penchant, tour à tour, pour une vision chrétienne, politique, féministe, psychanalytique... Prêtresse de l'amour pur, mais d'un amour extrême, presque absurde, Antigone est aussi la figure de la démesure et de la transgression, à la fois (trop) innocente et (pas assez) coupable. À cette folie de la démesure, la danse contemporaine de Mathilde Monnier donne corps et mouvement. Le désir absolu et mortifère - proche à s'y méprendre du désir de l'hystérique - et la faute tragique d'Antigone ne se résolvent que dans la mort. Une lumière d'Antigone, adaptée au monde mouvant d'aujourd'hui, nous souffle Henry Bauchau. Mais la lumière Antigone est parfois une lumière noire...
Fouletot, goule, hannequet, kakewa, lumerettes, nixes... Connaissez-vous les aventures et les ruses du monde souterrain et enchanté des lutins, farfadets, trolls, fées et autres petits personnages mythiques de l'imaginaire européen ? Voici, révélée pour la première fois par l'un des leurs - un tout jeune lutin lorrain d'à peine 150 ans -, la cartographie véritable de l'internationale des lutins, la saga échevelée de leurs tribulations et extravagances. Impertinent et vivace, ce récit s'adresse aux grandes personnes dans l'espoir qu'elles raffoleront de cet ouvrage, et qu'elles sauront en tirer la substantifique moelle pour elles-mêmes et leurs petits.
Jérusalem ! Guillaume Martin, apothicaire de Besançon, veut tremper sa foi en mettant ses pas dans ceux du Christ. Le voyage est une aventure, le pèlerinage, un enjeu spirituel. Mais, en 1565, quand la Réforme commence à ébranler la Chrétienté, quelle est la part des certitudes, quelle est la part des doutes ? De Venise au Saint-Sépulcre, le regard de Guillaume Martin se pose sur les villes, les sanctuaires, les hommes. Il interroge. Il nous éclaire. Quelle lumière vient-on chercher à Jérusalem, en ce temps-là ?
À l'heure où l'on va, répétant les mots de décadence et de déclin, parler de l'admiration peut prêter à sourire, voire à suspicion. Tant de déconvenues passées ne nous ont-elles pas persuadés de garder le silence, plutôt que de s'exposer, une fois de plus, à de futures déceptions, plus cruelles encore ? Déclarer une admiration ne va plus de soi. Pourtant, admirer n'est pas adhérer aveuglément. Il est de ces êtres devant qui l'on ne craint pas de s'incliner. Il est de ces étonnements d'où ni l'intelligence, ni la lucidité ne sont exclues : l'admiration en est un. Cette époque, si fertile en passions fugaces, le sait bien d'ailleurs, mais on dirait parfois qu'elle en a perdu le goût et la patience. Tâchons donc de le lui redonner. Contre l'indifférence, le cynisme érigé en norme ou les emballements immédiats, admirer reste une chance.
L'amant de Lady Chatterley : roman réputé scandaleux, oeuvre considérée comme pornographique... l'ouvrage est mis à l'index pendant trente-deux ans. Image d'un couple briseur de tabous sexuels, hardiesses de langage et descriptions érotiques assurent la popularité et la (mauvaise) réputation d'une oeuvre méconnue. En 1960, un procès retentissant lève l'accusation de publication obscène et autorise l'édition. Limites et légitimité de la censure, sexe, littérature, différences de classe... autant de questions sensibles qui ne bouleverseront pourtant pas les mentalités. Repenser la sexualité, la relation entre les hommes et les femmes, tel est le combat de D.H. Lawrence : un amour sans inhibitions et véritablement tendre. Une passion entre une châtelaine, Constance Chatterley, et son garde-chasse, Mellors. Mais, surtout, la rencontre d'un être à la féminité inaccomplie, et d'un homme à la virilité écorchée... un éveil à la sexualité, une célébration de la vie. D.H. Lawrence, à travers Constance et Mellors, nouvelle Ève et nouvel Adam, prône un retour aux temps des origines, à l'innocence perdue, au couple d'avant la chute.
On peut se demander, dans quel état Paris va passer le cap du troisième millénaire. Ce que nous proposent des auteurs de polars et de romans noirs, ce qu'ils nous disent, en minuscules, de la capitale, n'est pas à mettre entre les mains d'un millénariste quelconque. Ils nous offrent la vision fragmentaire d'une métropole en crise, à la dérive, étrangement située d'un seul côté de la Seine. La Ville Lumière est devenue ville noire. Non pas une capitale éteinte, mais plutôt une cité brillant du côté obscur de la vie quotidienne. Tous ces auteurs, qui célèbrent la mort tardive d'Haussmann, qui restent persuadés que les histoires remplacent l'Histoire, manient un humour glacé, s'amusent du pessimisme général, noircissent les cartes postales, entonnent a cappella le grand air de la violence et du désespoir.