Jean-pierre Le dantec
Jean-pierre Le dantec
Le règlement pacifique des conflits collectifs, qui constitue l'une des caractéristiques les plus remarquables du système juridique belge en matière de relations de travail, est-il remis en question ? D'aucuns ont pu certainement le craindre à la suite des nombreux conflits collectifs récents pour lesquels les protagonistes n'ont cessé de solliciter l'intervention du pouvoir judiciaire en vue de mettre un terme aux différends qui les opposaient. Le présent ouvrage reprend les contributions juridiques qui ont été présentées à l'occasion d'une journée d'études organisée par la Faculté de droit des Facultés universitaires Saint-Louis le 10 juin 1988 et consacrée à cette évolution récente des modes de règlement des conflits collectifs du travail. Il est apparu également intéressant et utile, pour la bonne compréhension des débats qu'un tel thème peut soulever, de publier les réflexions émises par les participants à la table ronde constituée à l'occasion de cette journée.
Au coeur de notre mémoire et de nos curiosités présentes émergent des lieux uniques, symboles d'un art de vivre, bouillonnants d'images et d'émotions : des villes en Europe. Des villes, comme autant de coups de foudre, qui incitent au rêve, au voyage, aux aventures esthétiques et sentimentales. Conçus pour des voyageurs sensibles aux ambiances, à la séduction des lieux et des mots, ces guides intimes sur les villes les plus romantiques d'Europe veulent être de véritables compagnons de lecture et de découverte. Une "lecture", raffinée et pratique, de chaque ville avec : o l'invitation au voyage d'un écrivain contemporain qui raconte et met en scène "sa" ville ; o quelques courts textes de la littérature mondiale et des photographies qui nourrissent la connaissance et provoquent l'imaginaire ; o un guide concis, subjectif, de lieux utiles et charmants - hôtels, restaurants, bars, boutiques, rues, musées... - lieux où saisir un fragment de plaisir, de beauté.
Plongez dans le récit autobiographique et auto-critique de Jean-Pierre Le Dantec, ancien militant maoïste, qui revisite son engagement révolutionnaire des années 1970.
Julien Gracq écrivait, voici presque trente ans : Le cycle de la Table Ronde appartient à l'espèce de mythes la plus haute : il est, par essence, l'un de ces carrefours où de très petits déplacements du promeneur correspondent, à chaque fois, à un foisonnement de perspectives nouvelles. Ce sont de telles perspectives que nous ouvre Jean-Pierre Le Dantec, dans cet étrange exercice d'une fidélité absolue et d'une liberté sans entraves. Y avait-il meilleure voie pour nous démontrer d'évidence, que le corpus de légendes qui a façonné notre Europe demeurait toujours vivant, comme par-delà les temps - et qu'à s'incarner tout d'un coup dans une époque nouvelle, il retrouvait aussitôt une force, une jeunesse, une fraîcheur vivifiantes et sans cesse renouvelées ? Alors, un monde barbare et somptueux se découvre soudain, où l'imagination se débride et où, dans la modernité même du style, de la construction du récit, du vocabulaire employé, un microcosme s'impose dans lequel nous devons plonger, sans hésiter. Que le lecteur fasse donc comme s'il n'avait jamais rien su de la Matière de Bretagne, et qu'il goûte Graal-Romance en ayant fait table rase de toutes ses connaissances - et de tous ses préjugés.
Fin 1978, Youssef Sassi est contrôlé à Marseille. Il est gravement violenté au commissariat. Malgré les mobilisations, il est expulsé en Tunisie, où il sera torturé, avant d'obtenir l'asile politique en Suède. Fin 1978, Johanna Siméant-Germanos a 9 ans ; de ce souvenir d'enfance, la politiste tire une enquête incarnée et passionnante sur l'engagement, la violence et l'exil.
L'art des jardins et des paysages accompagne, au rythme des mutations profondes de la société, la transformation de la France en un univers urbain, mondialisé et confronté à des crises inédites, notamment d'ordre environnemental. La confrontation historique entre les partisans d'une beauté « libre » et « naturelle » et ceux d'une expression fondée sur la rationalité technique et géométrique s'est constamment renouvelée, au point d'en brouiller la pertinence. Elle s'efface désormais au profit de nouveaux enjeux liés à la définition du cadre de vie et aux exigences de survie des écosystèmes. Cet ouvrage présente l'histoire des jardins et du paysage en France aux époques moderne et contemporaine en s'appuyant sur une riche iconographie constituée de photographies, croquis et gravures. Il retrace leur évolution, influencée par des courants artistiques majeurs - le néoclassicisme des Duchêne, les jardins d'Espagne et du Maroc avec Forestier, les jardins modernes cubistes ou art déco, Jacques Simon et le renouveau de l'art paysager, etc. - jusqu'aux développements contemporains qui en font des lieux d'expérimentation de formes artistiques nouvelles et de techniques horticoles écologiques comme la permaculture ou la phytoremédiation. Il démontre ainsi à quel point l'art des jardins et paysages est un art capital qui, tout en conservant sa vocation première de création de beauté à partir d'éléments naturels, se met au service d'un dessein plus large, visant à la gestion, l'aménagement et la création des territoires.
Parmi les figures héroïques de la Résistance, l'une des plus controversées est celle de Georges Guingouin. Un héros raconte la métamorphose de cet instituteur laïc et communiste en chef de guerre exceptionnel, et la façon dont il organise le premier maquis de France - sans hésiter à entrer en conflit avec la direction du parti communiste, dont il conteste la stratégie et les consignes. Il n'obéit qu'à sa conscience et à son intelligence politiques pour mettre sur pied des opérations de sabotage et de soulèvement, jusqu'à obtenir la libération de Limoges par capitulation de la garnison allemande. Tout sera fait, pendant et après la guerre, pour que Georges Guingouin paie son insoumission. Alors que de Gaulle voit en lui "l'une des plus belles figures de la Résistance" et l'élève au rang de compagnon de la Libération, d'autres s'emploient à le faire passer pour un fou, un renégat ou un bandit. Le récit de sa vie hors du commun se lit comme un roman d'aventures.
Parmi les figures héroïques de la Résistance, l'une des plus controversées est celle de Georges Guingouin. Un héros raconte la métamorphose de cet instituteur laïc et communiste en chef de guerre exceptionnel, et la façon dont il organise le premier maquis de France - sans hésiter à entrer en conflit avec la direction du parti communiste, dont il conteste la stratégie et les consignes. Il n'obéit qu'à sa conscience et à son intelligence politiques pour mettre sur pied des opérations de sabotage et de soulèvement, jusqu'à obtenir la libération de Limoges par capitulation de la garnison allemande. Tout sera fait, pendant et après la guerre, pour que Georges Guingouin paie son insoumission. Alors que de Gaulle voit en lui "l'une des plus belles figures de la Résistance" et l'élève au rang de compagnon de la Libération, d'autres s'emploient à le faire passer pour un fou, un renégat ou un bandit. Le récit de sa vie hors du commun se lit comme un roman d'aventures.
François Contellec tombe par hasard sur un ancien camarade de classe, Pierre-Alain Jézéquel, dans un TGV. Les retrouvailles entre les deux hommes font ressurgir un passé fait d'amitié adolescente, de rivalités scolaire, politique, sportive et amoureuse, au sein d'un pensionnat breton marqué pour eux par la personnalité d'un jeune professeur de français, Loïc Quéméner. Nous sommes en 1959. Quéméner, qui a réussi à faire aimer la littérature aux plus obtus des cancres, est appelé en Algérie. C'est de là qu'il écrit à ses élèves pour leur rapporter la réalité de cette guerre qui ne dit pas son nom. François décide d'enquêter, des décennies plus tard, sur les circonstances du décès de Quéméner au cours d'une opération militaire. D'autant que Pierre-Alain, devenu général de l'armée française, lui confie des éléments troublants... Le disparu retrace avec finesse la période de la guerre d'Algérie vécue par des jeunes gens à la fois enthousiastes et naïfs. Jean-Pierre Le Dantec tisse délicatement le lien entre cette histoire exhumée et la France d'aujourd'hui.
François Contellec tombe par hasard sur un ancien camarade de classe, Pierre-Alain Jézéquel, dans un TGV. Les retrouvailles entre les deux hommes font ressurgir un passé fait d'amitié adolescente, de rivalités scolaire, politique, sportive et amoureuse, au sein d'un pensionnat breton marqué pour eux par la personnalité d'un jeune professeur de français, Loïc Quéméner. Nous sommes en 1959. Quéméner, qui a réussi à faire aimer la littérature aux plus obtus des cancres, est appelé en Algérie. C'est de là qu'il écrit à ses élèves pour leur rapporter la réalité de cette guerre qui ne dit pas son nom. François décide d'enquêter, des décennies plus tard, sur les circonstances du décès de Quéméner au cours d'une opération militaire. D'autant que Pierre-Alain, devenu général de l'armée française, lui confie des éléments troublants... Le disparu retrace avec finesse la période de la guerre d'Algérie vécue par des jeunes gens à la fois enthousiastes et naïfs. Jean-Pierre Le Dantec tisse délicatement le lien entre cette histoire exhumée et la France d'aujourd'hui.
Étourdissement : "Trouble caractérisé par une perte momentanée de conscience due à la fatigue, à l'insolation, à l'ivresse ou à toute autre cause, désirée ou non." Chaque fois à partir d'un angle de vue différent, ce roman raconte trois étourdissements survenus dans l'existence mouvementée du Davidsbund. Née au début des années soixante, cette "ligue des compagnons de David" rassemblait quatre étudiants en architecture (Jacques, Paul, Pierre et Line) et un jeune ouvrier typographe (Jean) autour d'une même passion pour le cinéma, la littérature, la musique, l'art en général et la Révolution. Mais, selon l'auteur de ce livre (qui a connu des étourdissements du même genre), cette ligue a survécu à son mentor, le peintre David Grimbert, célèbre dans les années cinquante à Saint-Germain-des-Prés pour son engagement dans la Résistance et ses activités pré-situationnistes, ainsi qu'à la défunte Gauche prolétarienne où milita le Davidsbund après Mai 68. On l'aura compris : "étourdissement" est synonyme, ici, d'amour fou.
"On était au mois de juin et, avec les premières chaleurs, les femmes lisant dans la salle de lecture, dont j'aimais les minces colonnes de fonte et la lumière fine tombant des coupoles, habitaient des corps neufs. Spécialement une rousse au regard perdu et à la peau laiteuse, placée juste en face de moi, qui, chaque fois que je levais les yeux, avait les siens levés eux aussi, et dont je sentais avec une violence délicieuse, cachées sous la table nous séparant, les hanches et les cuisses se mouvoir, tièdes, sous l'étoffe mince d'une robe d'été." Presque au même instant, dans cette même salle de l'ancienne Bibliothèque nationale, Guillaume, nègre dans l'édition, fait en ouvrant une plaquette éditée par un certain L., membre d'une société savante liée au Muséum, une seconde rencontre, tout aussi imprévue : celle de A. Dès lors, sa vie et le livre qu'il prépare se mettent à balancer entre Paris et l'Afrique, notre époque et le XVIIIe siècle, la traite des nègres et les sans-papiers, l'esprit encyclopédique des Lumières et la gueule de bois post-révolutionnaire, l'embrasement de l'amour et sa crémation. Tout roman n'est-il pas, depuis Don Quichotte, une auberge espagnole aussi confuse que nos vies, un enchevêtrement de noeuds, de plis, d'entrelacs et de coïncidences, une "toile" enfin, où se trament présent et passé, réel et virtuel ? J.-P. L.D.