Voix narratives
Une forêt dans la voix raconte l'odyssée d'Ariane Delmage, enfant élevée dans une petit ville bucolique où la nature - jardin, bois, marais peuplés d'oiseaux et d'insectes - est un lieu d'exploration et de découverte de soi. Entourée d'un père musicien, d'une mère mélancolique et d'un frère poète, Ariane mène une vie en apparence normale jusqu'à ce qu'un secret sur ses origines lui soit révélé. Ébranlée, Ariane entreprend un long voyage initiatique enrichi par la beauté de la musique transmise par son père, la sagesse intuitive de la nature et des rencontres fortuites avec des personnages hors du commun. C'est au coeur d'une forêt profonde qu'elle découvrira la puissance insoupçonnée de la voix qui sommeille en elle. Dans ce roman envoûtant, rythmé comme une partition et profondément ancré dans une conscience écologique, Andrée Christensen nous invite à réfléchir à notre rapport à la terre, à éveiller nos sens et à ressentir la richesse et la complexité de notre propre parcours. Originaire de Vanier, en Ontario, Andrée Christensen est poète, romancière et artiste visuelle. Son oeuvre, qui comprend vingt-huit ouvrages et navigue à travers les genres - poésie, roman, récit et traduction littéraire - s'est vue honorée d'une trentaine de prix et distinctions.
Après la Seconde Guerre mondiale, Frans et Hannah Dykstra arrivent au Canada, comme plusieurs autres familles néerlandaises, dans l'espoir d'y trouver un avenir plus prometteur. Ils s'installent sur une ferme de l'Est ontarien avec leurs enfants, Margriet et Pieter, d'âge scolaire, et leur bébé Adriaan. Ils commencent alors à apprivoiser leur nouvelle vie et à réaliser leur rêve dans ce pays van melk en honing (de lait et de miel). Mais tout n'est pas gagné... Un drame inattendu survient et met subitement fin à leur stabilité et à leur bonheur. Le village entier sera ébranlé et des vies seront changées par les événements qui vont s'y dérouler. Une enquête policière se met en branle. Qu'est-il arrivé en septembre 1959 ? Dans ce roman captivant qui se transforme peu à peu en un véritable thriller, Claire Ménard-Roussy fait revivre, avec beaucoup de réalisme et de finesse, le quotidien du petit village de son enfance, tout en rappelant que le Canada a été, dans les années cinquante, une grande terre d'accueil et que les défis de l'immigration - l'isolement, le mal du pays, les préjugés - ne datent pas d'hier. Claire Ménard-Roussy a grandi en Ontario, dans le canton de Glengarry, avant de mener une carrière d'enseignante à Sturgeon Falls et à Ottawa. Son premier roman Raoul, tu me caches quelque chose a été publié aux Éditions Prise de Parole en 2019.
Paris, 1941, sous l'Occupation allemande. Antonio Jose Henrique Dos Santos Mbwafu, prince héritier du royaume Kongo (dans l'Angola colonisé par les Portugais), se livre à un trafic de diamants qui transite entre son pays et la France. À Paris, il est secondé par son traducteur et interprète de swahili, Jean de Dieu, et son chauffeur Hans. Il décide de faire un voyage à Lisbonne dans le but de récupérer les sacs de café que son père, le roi Pedro VII, lui a envoyés afin de les vendre. Dans ces sacs, il y a des diamants... Les activités du Prince Antonio ont attiré l'attention du major Baumeister, un tortionnaire de la Gestapo qui cherche à s'approprier les pierres précieuses. Dès lors, s'organise une captivante chasse à l'homme dans Paris, un duel opposant le nazi aux amis du Prince, Sarah sa copine polonaise juive, Jean de Dieu le dandy, Jenny la Chinoise qui fume des cigarettes à la menthe, Armando le Brésilien propriétaire de café, et d'autres personnages aussi colorés. Dans ce roman d'espionnage fascinant, Didier Leclair fait voir l'Occupation de Paris durant la Deuxième Guerre mondiale d'un point de vue original, celui des Noirs et des colonisés qui ont eux aussi refusé d'accepter le nazisme. Didier Leclair, nom de plume de l'auteur Didier Kabagema, est né à Montréal. Il a vécu dans plusieurs pays en Afrique avant de s'établir à Toronto. Récipiendaire du Prix Trillium en 2000 pour Toronto, je t'aime, finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général en 2004 pour Ce pays qui est le mien et lauréat du Prix Christine-Dimitriu-Van-Saanen en 2016 pour son roman Pour l'amour de Dimitri, il partage son temps entre la littérature et sa passion pour le jazz.
Emma aime les vieux avec tendresse, et les mots avec passion. Elle travaille comme animatrice en loisirs au Paradis sur terre. Et pour joindre les deux bouts, elle propose à des résidentes désireuses de laisser une trace de leur passage sur terre de rédiger leur biographie. Jusqu'à ce que la nouvelle directrice lui interdise de poursuivre sa démarche, l'accusant d'extorsion de fonds. Un jour, sa dernière cliente, madame Cohen, est retrouvée morte dans sa chambre. Une mort suspecte, d'autant que la vieille dame avait souvent évoqué l'idée d'avoir recours à l'aide à mourir. Rapidement, Emma est soupçonnée par l'enquêteur, alors qu'elle jure n'avoir rien à se reprocher. Dans une atmosphère de travail de plus en plus délétère, Emma essaie de rester sereine malgré la persévérance de l'enquêteur et l'autorité abusive de sa patronne. Pour autant, elle devra faire face à ses tourments et affronter certaines vérités qui remettent en question sa propre identité. Je mens, songe et m'en tire, une enquête policière enlevante servie à la sauce Hauy, soit dans une langue savoureuse alliant humour, finesse et plaisir des mots. Monique Hauy vit au Québec depuis 1975. France, Baie James, Tunisie sont des régions du monde qu'elle a habitées. En 2007, elle publie aux Éditions David un premier roman intitulé C'est fou ce que les gens peuvent perdre. Elle a écrit plusieurs nouvelles, un conte pour enfants et des pièces de théâtre.
Damien, un employé de Greenpeace établi à Londres, rentre en France pour les funérailles de son grand-père à Mongy. Le petit village savoyard de son enfance est marqué, depuis le chaud été 1976, par le meurtre d'une jeune fille, Claudia Campana, commis par un immigrant algérien, Arezki Hamani. Toutefois, des doutes persistent encore sur les circonstances du meurtre. Solitaire et dévasté par le décès de sa soeur en 2002, Damien reste persuadé du lien entre la mort « accidentelle » de sa soeur et les secrets conservés par plusieurs résidents du village autour du drame de l'été 1976. Aidé par son frère Adrien et par la journaliste franco-ontarienne Cristina, il part à la quête des secrets du village et de sa famille. Puisant dans ses origines, Sébastien Pierroz traite dans ce fascinant polar du racisme qui hante depuis longtemps cette France de « l'entre-deux », avec en filigrane la désindustrialisation et les effets pervers de la mondialisation.
Dès le début du XXe siècle, des milliers d'Italiens émigrent au Canada et s'installent à Montréal. Ils sont perçus avec une certaine crainte par les Canadiens français, car ils vivent dans une sorte de ghetto en plein quartier ouvrier. Mais l'éternel miracle de l'amour se répète quand un Canadien de souche et une Italienne se rencontrent, s'aiment et finissent, grâce à leur personnalité attachante, par abattre les murailles de la méfiance et bâtir des ponts entre les deux communautés. Leur relation va toutefois prendre un tour inquiétant quand la Deuxième Guerre mondiale éclate et que les Italo-Canadiens deviennent des « ennemis étrangers ». Leur amour va-t-il triompher de cette épreuve ultime ?
Après la dévastation de la guerre, avec pour seul espoir une vie ouvrière dans un Londres d'un gris implacable, Catherine s'embarque sur un navire outre-Atlantique. New York l'attend ! Elle aboutit pourtant à Montréal, où elle rencontre Élias, son futur conjoint, et Mathilde, la soeur de ce dernier, qui devient rapidement sa grande complice. Comme fissurées, les pensées de Catherine avancent en boucle à travers les années, nourrissant ses réflexions sous le prisme de l'émancipation. Héritière d'une lignée de femmes résilientes, Catherine adopte, tout comme sa mère, la figure tutélaire de Rosa Luxemburg, révolutionnaire éprise de liberté et d'égalité, qui éclaire ce roman féministe. Que reste-t-il quand on choisit de tout quitter ? Comment survit-on à son propre départ ? Clara Lagacé explore avec finesse les questions liées à la migration, à l'enracinement, aux rapports familiaux et aux grandes aspirations confrontées aux désillusions de la vie quotidienne. Originaire de l'Outaouais, Clara Lagacé est l'autrice du recueil de poésie En cale sèche et co-créatrice des projets balados Poule mouillée, La douceur n'est jamais loin et Les envolées.
Dès 1933, sous le régime d'Hitler, les personnes aveugles, sourdes, handicapées ou atteintes de troubles mentaux, ciblées comme étant « impures », ont subi les affres des lois visant à les stériliser. Sourde de naissance, Hildegard, une jeune Allemande de dix-huit ans, verra sa vie et celle de ses proches perturbée par la brutalité nazie. Malgré les pressions sociales et les aléas de la guerre, elle souhaite épouser son amoureux, Aymeric, et refuse la stérilisation à laquelle la condamne la loi. Dès lors, elle devra lutter pour sa survie et même envisager de quitter son pays pour éviter le sort que subissent les victimes du régime. Un roman bouleversant et poignant sur un épisode sombre et tumultueux de la persécution nazie.
Pendant dix-sept mois, Elian, jeune professeur de philosophie engagé dans les tumultes de son temps en Algérie, attend avec impatience son premier rendez-vous avec Ahlam (le nom signifiant « rêves » en arabe). Cette ravissante étudiante en médecine n'a de cesse d'allumer les lampes inextinguibles de son insomnie. Mais la pandémie survient, et les autorités algériennes annoncent le début du confinement le jour même de cette première sortie avec Ahlam. Les obstacles et les interdits qui se dressent devant les deux amoureux sont plus grands que jamais. La jeunesse et l'audace suffiront-elles pour surmonter les peurs, quand la répression politique, de surcroît, bat son plein ? Louenas Hassani décrit avec sensibilité le rêve et la marche de la jeunesse algérienne pour se sortir de la dictature. Il aborde du même souffle la condition des femmes dans une société utraconservatrice, la place de l'altérité au milieu de l'urgence sanitaire et, surtout, il fait voir comment l'amour et les simples et tendres choses de la vie deviennent des outils de dépassement, des petites clairières qui cultivent des espoirs nouveaux. Louenas Hassani est né à Bejaia, en Kabylie maritime. Il a quitté l'Algérie en 2001 pour poursuivre ses études en France, à Paris. En 2006, il immigre au Québec. Il enseigne présentement dans une école francophone à Ottawa. Il a déjà publié deux romans aux Éditions L'Interligne, La coureuse des vents (2016) et La république de l'abîme (2017).
À l'aube de la cinquantaine, Olivier Dumais souffre de prosopagnosie, un trouble de reconnaissance des visages qui met fin à sa carrière de journaliste à Vancouver. Il rentre à Québec pour voir ses enfants, sa mère atteinte d'Alzheimer, ses amis et ses anciennes amours avant qu'il ne puisse plus les reconnaître. Ce séjour dans sa ville natale est l'occasion pour Olivier de revisiter son passé et de retrouver des visages familiers pour les fixer dans sa mémoire. Ses rencontres et ses démarches l'amènent à des découvertes surprenantes sur le passé trouble de son père, notamment ses liens avec Osias Bain, mystérieux chimiste et joueur d'échecs. Avec en arrière-plan la Guerre froide, la montée du nationalisme et la course aux armements, André Lamontagne nous plonge, avec ce dernier volet du triptyque « Dans la mémoire de Québec », dans un univers mémoriel éclaté, à la recherche de filiations dans une société en perte de repères.
En mission diplomatique en Russie, la ministre Laurence Fox se fait piéger dans un scandale sexuel... De l'autre côté de l'océan, Samia Taboury, une adolescente harcelée par une bande de trolls, apprend que des photos dégradantes d'elle circulent sur Facebook... Au même moment, Antoine Carpentier, un octogénaire, fait aussi l'objet de chantage sur Internet. Ce sont les trois premiers dossiers qui atterrissent sur le bureau de l'inspecteur Alex Duval, récemment muté au département de la cybercriminalité de la SQ. On devine que traquer ce nouveau type de fraudeurs invisibles, camouflés sous le Dark Web, s'avérera une tâche titanesque. Réussira-t-il à extirper ces victimes des mailles de la Grande Toile et à débusquer les escrocs ? À l'ère des fausses nouvelles et des arnaques répétées sur le Web, Jocelyne Mallet-Parent traite dans ce roman captivant de l'une des plus grandes menaces de l'heure dans nos vies.
Depuis des millénaires, les bois de Némi recèlent un terrible mystère qu'on croyait enfoui à jamais dans les décombres du temple de Diane. Ce secret a refait surface après que Jules, un jeune imprudent et avide de reconnaissance, se soit laissé berner par une intrigante sur les réseaux sociaux. Petit à petit, il apprendra les secrets du prêtre de Némi, le disciple sanguinaire de Diane. Ce que Jules avait d'abord pris pour un jeu se révélera être une sordide histoire de pouvoir et d'argent. Au cours de ses voyages en Italie et en Grèce, il comprendra que, de l'époque romaine à nos jours, la transmission du pouvoir a toujours suivi les mêmes sombres chemins. Dépassé par les événements, le jeune homme qui rêvait d'amour et de succès parviendra-t-il à survivre aux épreuves auxquelles il sera confronté? Dans ce captivant thriller, Louis L'Allier illustre avec brio comment l'histoire peut nous donner la clé de notre propre liberté et assouvir notre soif d'aventure.
Deux jeunes hommes à l'aube de la vingtaine, Ilia et Témour, ne voient pas d'avenir pour eux dans leur petite ville de Géorgie, Koutaïssi. Ils décident d'en partir. Celui qui conçoit le projet, Ilia, est un tombeur de filles et une tête brûlée. L'autre, Témour, est un lycéen introverti qui a une passion pour le piano. Un échec amoureux, conjugué à la vie minable qu'il mène avec son père, le convainc de suivre Ilia en Amérique. Leur périple sera parsemé d'embûches. Plusieurs fois repris et battus, ils échappent de peu à la possibilité d'être renvoyés en Géorgie et remis à la Guépéou, la police secrète de Staline. Ils réussissent toutefois à atteindre la Turquie, puis le Liban où, après plusieurs déboires, le destin va finalement leur sourire.
À 90 ans, Gabrielle Berlatier se rappelle comment, le 20 février 1888, de sa fenêtre de l'Hôtel Carrel d'Arles, elle a vu un homme habillé à la bohémienne se pointer à la porte. Gabrielle, qui a alors quinze ans, fait le ménage dans cet établissement où Vincent Van Gogh vient de débarquer. Elle se lie vite d'amitié avec le peintre, fascinée qu'elle est par ses toiles, ses couleurs, ses tournesols et ses portraits. Bientôt, Vincent connaîtra toutes sortes de déboires financiers et personnels. Objet de moquerie des gens du quartier, il lutte tant que bien que mal contre sa propre déchéance, sous l'oeil inquiet mais affectueux de sa jeune amie. Dans un moment de boisson et de folie, il se tranche l'oreille et la remet à Gabrielle. Aujourd'hui, elle lui rend ce témoignage à travers ses mémoires. Après La bonne de Chagall, Karen Olsen réitère sa fascination pour la vie des grands artistes en relatant la dernière année de vie de Vincent Van Gogh à Arles. La jeune fille à qui elle donne la parole pourrait être le sujet de la célèbre peinture, La Mousmé.
Cela fait plus de vingt ans que Jak a quitté sa ville natale dans l'espoir de trouver une vie meilleure, loin de son pays plombé par la dictature. Mais le passé le rattrape et il ne parvient pas à oublier le meurtre de Rosa, son premier amour, victime des manifestations. L'ombre de Rosa raconte cette semaine où Jak revient chez lui pour tuer l'homme qui a ruiné ses espoirs. Une semaine à errer sur les lieux qu'il a souvent hantés avec Rosa et ses amis étudiants, comme le Café Yasmine où resurgissent certaines figures oubliées. Une semaine à se convaincre que son choix est le bon et qu'il n'est pas un assassin, mais un justicier... Dans une lutte à finir, aux allures kafkaïennes, entre le bien et le mal, se joue le destin d'un homme en colère, déchiré entre son besoin de vengeance et sa lente marche entre hier et demain.
Un tueur en série continue de semer la terreur dans la région vancouvéroise : une autre femme au corps mutilé est retrouvée sans vie près de la voie ferrée où passe le West Coast Express. Le psychopathe, qui se fond depuis des mois dans le Downtown Eastside, a modifié son modus operandi depuis son dernier meurtre. Son terrain de chasse s'étend désormais aux parcs et aux sentiers de la forêt. Les enquêteurs, Tony, Pierre, François et Nicolas, dirigés par Greg McLeod, se lancent dans une traque sans précédent. Réussiront-ils enfin à attraper ce ou ces tueurs insaisissables ? En toile de fond, les lecteurs renoueront avec le sympathique sans-abri qui inlassablement pousse son panier à travers les sombres rues de la ville, la toxicomane, Sylvia, la prostituée, Inga, tous ces personnages attachants qui nous font pénétrer au coeur de cette folie meurtrière. Sans oublier Rachel, la journaliste, qui devra affronter ses propres démons... Après Terreur dans le Downtown Eastside, Jacqueline Landry nous fait revivre ici toute la détresse qui imprègne l'un des quartiers les plus pauvres et les plus criminalisés en Amérique, avec ses toxicomanes et ses prostituées, ses revendeurs de drogue et ses bons Samaritains.
À travers le récit d'une femme atypique qui a su défendre son indépendance, Monia Mazigh nous fait voir avec beaucoup de réalisme le modèle patriarcal qui conditionnait la société tunisienne au siècle dernier.
Cambodge, 1975. Anouk'chet a cinq ans et file une enfance heureuse dans un milieu aisé. Sa vie bascule lorsque les Khmers rouges saisissent le pouvoir. S'ensuit une dictature d'une extrême violence. Les Khmers rouges évacuent les villes et chassent les habitants de leurs maisons, les obligeant à laisser leurs biens derrière. On les envoie travailler dans les campagnes. Ils sont mal logés, privés d'eau, de riz et de toute nourriture digne de ce nom. Âgée d'à peine sept ans, Anouk'chet doit aider à bâtir des digues dans les rizières. Au cours des quelque trois ans qui suivent, elle est séparée de sa famille, souffre de faim, de soif et d'un sentiment d'abandon. Constamment surveillée et contrainte d'obéir aux ordres, elle rêve de liberté. Ce désir de liberté et sa force de caractère permettront de se révolter intérieurement et de survivre aux ignominies du régime. Ce récit est une histoire de résilience. Anouk'chet est à l'image du lotus qui émerge des eaux stagnantes pour éclore et manifester toute sa beauté.
1238, Égypte. Chagaratt el-Dorr, ancienne esclave devenue épouse du sultan, défie les lois de son temps et accède au pouvoir suprême.
Printemps 1968 - Un attentat perpétré par de jeunes révolutionnaires cause la mort d'un innocent. Un an plus tard, un homme se jette, entre Lévis et Québec, dans les eaux glacées du fleuve Saint-Laurent. Ce suicide dont la narratrice Monique est témoin et la mort de sa grande amie Claudie, dans des circonstances étranges pendant le festival country de Saint-Tite, vont la hanter longtemps. Les révélations d'Allan, musicien et ancien compagnon de Claudie, que Monique revoit des années plus tard, jetteront un éclairage nouveau sur ces drames. Puis, des liens d'amitié qu'elle noue avec Laurie, une Amérindienne rescapée des pensionnats, viendront changer le cours de sa vie. À travers ces destins qui se croisent et s'entrechoquent, tels ces morceaux de glace flottant et se brisant sur le fleuve, Claire Boulé nous plonge, avec beaucoup de finesse, au coeur de l'histoire récente du Québec, de la Crise d'Octobre au Printemps érable.
Née aux Cèdres, un petit village à l'ouest de Montréal, Léa Bertrand voit très tôt ses projets contrecarrés par la volonté de son père, puis par la rigidité de l'Église qui refuse de la relever d'un serment. Dès lors, sa vie ne semble plus lui appartenir. Le parcours de Romuald et de Rodolphe est tout aussi étonnant, de l'orphelinat d'Huberdeau, dans les Laurentides, à leur arrivée à Montréal où Romuald se trouvera un travail permettant aux deux frères de vivre décemment. Quant à Roger et à Juliette, ils apprendront avec consternation qu'ils ne sont pas qui ils croyaient être. Comment ces destins atypiques sont-ils reliés les uns aux autres ? Micheline Tremblay nous l'apprendra dans ce singulier roman qui rappelle les tabous et les travers d'une époque pas si lointaine. Cette fascinante saga, à saveur historique, nous fait revivre le Montréal du début du XXe siècle avec ses grands bouleversements, tels le passage de la campagne à la ville, l'arrivée de la « fée électricité » et l'apparition du cinématographe.
Après avoir fait connaître l'incroyable histoire de son ancêtre et de sa lignée, dans «L'étonnant destin de René Plourde» et «Le clan Plourde», Anne-Marie Couturier raconte celle de Flavie, fière descendante du pionnier René. Née au début du siècle dernier dans le New Hampshire, Flavie Plourde va passer sa vie au Madawaska. Aînée d'une famille nombreuse, elle devient rapidement le bras droit de ses parents. À cinq ans, elle pétrit déjà le pain. L'école ne sera pas pour elle, ou si peu. En 1918, elle se marie avec Benjamin, son ami d'enfance, et va s'établir avec lui chez sa mère, dite Mémé, pour s'occuper d'elle et de la ferme. Les relations entre Flavie et sa belle-mère acariâtre s'avèrent pour le moins difficiles. Bientôt, la situation deviendra intolérable et Flavie devra faire des choix douloureux pour elle et ses nombreux enfants. À travers le portrait de Flavie, Anne-Marie Couturier rend hommage à toutes ces femmes de caractère qui ont bravé les difficultés de la première moitié du XXe siècle et vécu les premiers balbutiements du féminisme qui ont mené notamment à l'obtention du droit de vote.
En 1994, le milieu des arts est secoué par ce qui deviendra bientôt « l'affaire Chagall », soit le vol d'une centaine de gouaches et de lithographies du maître. Cette histoire fascinante commence lorsqu'Irène Menskoï, une modeste bonne débarquée à Paris dans l'espoir d'une vie meilleure, entre au service des Chagall et gagne peu à peu leur confiance quand elle s'installe avec eux dans leur villa, à Vence, où l'artiste finira ses jours. Profitant de son accès privilégié aux studios de Chagall, Irène tombe dans le piège d'un marchand de tableaux véreux, qui lui fait miroiter la possibilité d'être riche et libérée d'un mari abusif. Séduite, et prise dans le dédale inextricable de cette escroquerie, elle suivra son incroyable destin, dont la réalité dépasse la fiction... Dans ce roman captivant, qui tient à la fois de la biographie et du thriller, Karen Olsen fait revivre une des plus surprenantes affaires de recels de tableaux du 20e siècle.
Dans un village hors du temps, Vanessa et sa fille Immaculée voient leur destin basculer à l’arrivée du musicien Vlad Vamberger.
1453, Constantinople tombe sous les coups des Ottomans. Nikolaos, jeune copiste, fuit la ville en flammes avec un manuscrit capable de bouleverser l’histoire.
Depuis que son frère Bruno est interné dans un asile psychiatrique, Étienne se croit à l'abri de tout et de tous, dans son domaine du Bois des Songes. Cette trêve sera toutefois de courte durée. Cherchant en vain une forme de libération dans l'écriture, il s'enfonce de plus en plus. La fuite semble alors le seul moyen d'échapper aux ressacs de son passé. Son refuge en Corse marque le début d'une nouvelle vie : la mer, Laurence, les chevaux... Confronté à ses démons, il les apprivoise et se construit un bel avenir. Mais c'était sans compter le retour de Chacal... Suite de «Chacal, mon frère» (Prix des lecteurs Radio-Canada et Prix France-Acadie), «L'ombre de Chacal» raconte l'histoire fascinante de deux frères dont le destin se conjugue entre la lucidité et la folie.
Plongez dans Du pain et du jasmin, un roman poignant de Monia Mazigh qui lie deux révolutions tunisiennes à travers les destins croisés d’une mère et de sa fille.
Après nous avoir fait découvrir dans «Les fossoyeurs», premier volume de la série «Dans la mémoire de Québec», un visage méconnu de la vieille capitale, celui de sa communauté chinoise, André Lamontagne nous entraîne cette fois-ci dans les arcanes des escaliers de Québec, véritables métaphores de l'ascension sociale et des rites de passage. Les lecteurs retrouveront avec plaisir Olivier, le journaliste enquêteur, Rachel Ng, sa compagne d'origine chinoise, et leur ami Jérôme, qui vit le deuil de son père. En faisant une recherche sur l'histoire du syndicalisme dans la ville, Olivier découvrira l'étonnant passé de sa famille et sera vite partagé entre les racines militantes de son arrière-grand-père paternel et l'héritage obscur de son aïeul maternel, un puissant industriel anglophone. «Les escaliers» : un récit identitaire magnifiquement construit, lieu de mémoires croisées et d'étranges filiations.
Dans l'Europe déchirée de l'après-guerre, Théodora porte en elle un secret plus lourd que la perte de son fiancé résistant.
Une nuit, la vie de Christophe bascule quand Kaï, sa compagne, rentre chez elle après un viol. Entre impuissance et colère, il tente de la ramener à lui par la parole, comme un dernier rempart contre l’horreur.
Découvrez C’est fou ce que les gens peuvent perdre, un roman drôle et poignant où Hélène Heden, n’ayant plus rien à perdre, se lance dans la quête d’objets égarés.
En transit à Paris après un séjour à Moscou, Ève, interprète de métier, est bloquée à l'aéroport en raison du mauvais temps. Juste avant d'embarquer pour Ottawa, elle croit entendre aux nouvelles télévisées le nom d'une personne qui a jadis eu un impact déterminant dans sa vie et qui réveille en elle des souvenirs enfouis depuis plusieurs décennies. Que sont devenus Charles et tous ceux qui, sans le vouloir sans doute, l'avaient poussée à partir précipitamment de chez elle ? Errant de ville en ville (Tanger, Montréal, Prague), tel un oiseau migrateur qui n'arrive jamais à se fixer, Ève a le curieux sentiment d'être partout de passage. Petit à petit, grâce à l'influence réconfortante de sa grande complice Dacha, de ses amis Maxime et Julien, puis de Charles, elle parvient à se réconcilier avec sa propre histoire. Un roman impressionniste, tout en nuances, sur le destin peu commun d'une femme en quête de l'essentiel.