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Jusqu'au début du XIXe siècle, les enfants des classes pauvres n'étaient pas, dans leur immense majorité, destinés à suivre la moindre scolarité. Le travail était, dès le plus jeune âge, leur sort commun. Mise en avant par quelques précurseurs au XVIIIe siècle, l'école du peuple, c'est-à-dire l'école pour les enfants des classes populaires, va susciter, à partir de 1815, un étonnant courant d'adhésion. Ce livre décrit avec précision les multiples tentatives pédagogiques entreprises auprès des enfants du peuple, et des jeunes ouvriers tout au long du XIXe siècle. Souvent influencé par les courants philantropiques français et anglais, ce mouvement fait preuve d'une créativité surprenante, en favorisant, par exemple, l'enseignement mutuel des élèves. Cette floraison de tentatives, sera diversement relayée par l'État à partir de 1830, et trouvera son aboutissement sous la IIIe République, 50 ans plus tard. Tout en racontant les péripéties et l'évolution du travail de ces pédagogues d'un nouveau type, l'auteur analyse le sens des discours qu'ils élaborent au travers de leur expérience. Il montre comment, en matière d'éducation populaire, la tradition philantropique se démarque de la tradition catholique, qui y apparaît en contrepoint au travers des réalisations des frères des Écoles Chrétiennes. Par là, il donne à comprendre comment on assiste en réalité à plusieurs naissances de l'école du peuple. Cet ouvrage apporte également un précieux éclairage historique à la compréhension du rôle de l'école dans la société, au moment où l'Éducation nationale est en butte à de multiples interrogations touchant, notamment, à l'égalité des chances...
« Pour le bien comme pour le mal, nous subissons plus que jamais l'action de l'image », disait, dès 1947, Gaston Bachelard. Aujourd'hui, ce phénomène prend des allures de boîte de Pandore : le temps s'efface devant la conservation, et l'espace s'amenuise grâce aux moyens de communication ; les barrières tombent une à une, faisant se côtoyer siècles, continents et formes. L'image se démultiplie et se propage à l'infini, à chaque fois différente, offrant autant de possibles par la quantité que par ses qualités intrinsèques. La confrontation avec l'autre devient alors presque inéluctable, posant crûment les problèmes de toute cohabitation. À l'occasion du Salon de Mars, qui regroupe toutes les périodes et toutes les tendances de la création, depuis l'antiquité classique jusqu'aux expressions les plus avancées de l'art contemporain, nous avons recueilli les points de vue d'un certain nombre de professionnels, leur demandant de s'exprimer sur le bien-fondé de telles confrontations. Qu'ils soient experts, critiques, historiens de l'art, conservateurs, écrivains, artistes ou commissaires-priseurs, leurs avis divergent ou se rejoignent, mais peu importe, chacun s'en trouve concerné. À travers chaque point de vue, une image distincte s'exprime, enrichie de références historiques, théoriques, esthétiques ou sensorielles. Gageons qu'à la suite de la lecture de ces propos chacun verra sa propre image enrichie, si ce n'est confortée. S.E.
En août 1994, le Club Cévenol fête ses cent ans. Rares sont les associations à pouvoir se vanter d'une telle vitalité. Pour saluer ce centenaire qui est en même temps une affirmation de dynamisme et d'ouverture, nous avons voulu un ouvrage à la hauteur de la commémoration. D'où l'idée de ce livre, oeuvre collective, qui, en 320 pages regroupant les textes de près de cent quatre-vingts auteurs, retrace l'extraordinaire place que les Cévennes occupent depuis plus de dix siècles dans l'imaginaire collectif. Peu de pays ont, en effet, autant inspiré voyageurs, historiens, poètes et écrivains, preuve que les Cévennes incarnent depuis toujours ce lieu magique auquel, Cévenols d'origine ou d'adoption, nous sommes si profondément attachés. De Jules César et Sidoine Apollinaire à Thomas Platter, d'Abraham Mazel et Antoine Court à Arthur Young, de Stendhal et Michelet à R.L. Stevenson, d'André Chamson et Max Olivier Lacamp à Jean Pierre Chabrol, Jean Carrière et Adrienne Durand Tullou, l'ouvrage retrace en vingt-trois parties thématiques (soie, protestantisme, tradition orale, vie quotidienne, Résistance, exode rural...) cet immense panorama de la mémoire cévenole qui, écrit Philippe Joutard, « ne signifie en aucune façon un enlisement dans un passé révolu et la nostalgie d'un âge d'or qui compenserait un présent morose et un avenir sombre. Bien au contraire. » À l'instar de Paul Arnal qui « avait pressenti la fin d'une civilisation cévenole, mais se refusait de croire à la mort des Cévennes », Philippe Joutard souligne que « le principal obstacle à la survie de nos montagnes ne réside pas dans la fragilité de leur économie, mais dans la perte de confiance et de découragement de certains de leurs habitants. » Et, ajoute-t-il avec force, « le meilleur moyen de combattre ces sentiments, c'est encore de rappeler les victoires impossibles obtenues dans le passé ». En cela, « Dire les Cévennes n'est pas un mausolée pour un pays défunt, c'est une mémoire pour demain ».
Mende, ville millénaire et capitale de la Lozère, se dévoile à travers son histoire, son patrimoine et sa modernité.
Dunkerque, 1662 : la ville flamande devient française et se transforme. Les Façades anciennes à Dunkerque révèle, grâce à des archives inédites, comment l’architecture civile a façonné l’identité de la cité après son rattachement au royaume.
Les textes qui composent ce document offrent aux enseignants des informations de base et des synthèses sur le patrimoine, notion riche, complexe et en phase de questionnement, qui occupe une place importante dans les programmes scolaires de l'école, du collège et du lycée. L'étude du patrimoine permet une éducation du regard, de la perception et une appropriation qui participe à la construction de l'identité et d'une citoyenneté contemporaine active. Ce dossier se compose de cinq parties :