Les Symboles Maçonniques
Selon la terminologie maçonnique, l’Orient éternel est le lieu où résident les francs-maçons après leur mort physique. Mais cette symbolique n’est pas si simple, pas davantage que le passage d’un décès à une vie en éternité. Comment accéder à l’Orient éternel grâce à l’initiation ? Et à quoi correspond vraiment cet Orient-là ? À ces questions essentielles, il existe un certain nombre de réponses recueillies grâce aux témoignages, aux visions et aux réflexions de Frères qui, venus d’horizons très différents, ont accompli un long parcours initiatique en envisageant divers modes d’accès à cet Orient éternel. Voici ces paroles de vie, fruits d’une pratique des rituels et d’une recherche initiatique approfondie. Elles méritaient d’être transmises.
Les tableaux de Loge de la franc-maçonnerie sont les héritiers d’une tradition initiatique très ancienne dont l’une des sources importantes se trouve en Égypte ancienne. Partant de ce constat, François Figeac étudie ici la signification symbolique de sept tableaux issus de cette tradition, en commençant par celui qui est sans doute le plus ancien d’entre eux : le peigne en ivoire de Meret-Neit. Inscrits sur des supports de diverses natures, chacun de ces tableaux est porteur d’un riche message initiatique qui permet d’approfondir le sens symbolique d’un tableau de Loge et de comprendre pourquoi le tracer est une nécessité rituelle pour toute Loge initiatique qui souhaite bâtir le temple.
La magie d’une Loge en particulier, et d’une communauté initiatique en général, est de permettre à des hommes ou des femmes rituellement réunis et assemblés de réaliser ce qui semblait impossible : vivre le mystère de l’Origine et du renouvellement de la vie. Mais pour parvenir à cet extraordinaire résultat, il est nécessaire, après avoir été initié, de suivre la voie des grades, afin de construire et développer, tant au niveau individuel que communautaire, une sensibilité spécifique nourrie par le vécu des rituels et le travail sur les symboles. Cette voie est celle de l’ouverture, de la structuration, et de l’élargissement du cœur-conscience, vecteur d’une sensibilité particulière, indispensable pour pénétrer l’univers de la Connaissance qui s’ouvre devant les initiés. En tant que membre d’une Loge initiatique depuis de nombreuses années, Régis Grandmaison témoigne ici de son expérience et révèle la nature à la fois individuelle et communautaire de la sensibilité initiatique.
Goethe n’a jamais cessé d’affirmer qu’un conte devait toujours avoir une fonction qui le justifie « sans quoi il ne serait que pure vacuité ou divertissement sans profondeur ». Fort de cette assertion, Laurent Bernard, livre ici son analyse du troisième et dernier conte publié par Goethe franc-maçon (en 1817) intitulé La Nouvelle Mélusine. L’histoire est celle d’un jeune homme « débrouillard » qui rencontre dans une auberge une femme d’une grande beauté. Elle lui confie un coffret mystérieux et une clé qui « ouvre toutes les serrures ». Sa seule tâche sera d’accompagner le coffret dans son voyage et de le déposer chaque soir dans une chambre spéciale fermée à clé. Évidemment, c’est un voyage symbolique qui commence pour le jeune aventurier dont les différentes étapes seront autant d’épreuves initiatiques. Ainsi Goethe livre-t-il un enseignement universel et intemporel sur les obstacles à la quête initiatique, et jette en passant quelque éclairage sur la clé du grade de Maître secret.
L'analyse étymologique du terme « freemason » et de sa traduction française en « franc-maçon » ouvre des portes surprenantes sur les origines de l'Ordre maçonnique, en Angleterre puis en France, ainsi que sur la constitution du Rite Écossais Ancien et Accepté (R.É.A.A.). C'est l'occasion de faire le point sur les sources de ce Rite et des 33 degrés qui le constituent, afin d'éclairer ses fondements, ses enjeux et... ses secrets. En se fondant rigoureusement sur les rituels et les sources historiques disponibles, et en évitant tout jargon, Louis Arnolphe nous propose enfin une approche synthétique et claire du « mystère » que constitue l'Écossisme.
Véritable écriture universelle accessible même à ceux qui ne savent « ni lire ni écrire », le langage des symboles traverse le temps et fait se rejoindre des traditions qui n'ont, a priori, pas de rapport entre elles. Une sculpture, un sceau, un outil de construction expriment mieux que de longs discours la réalité d'un monde invisible, spirituel, peut-être même sacré, qui transcende le temps et l'espace. S'appuyant sur une sélection de symboles inscrits sur les murs des églises romanes, des commanderies templières ou des cathédrales gothiques, Jacques Rolland explore dans ce petit traité les liens atemporels existant entre certains symboles Templiers et Francs-Maçons, parmi lesquels celui, célèbre, des deux cavaliers portés par un même cheval, ou encore ceux de la triple enceinte, de la balance ou du Beaucéant et du pavé mosaïque. La véritable utilité des outils symboliques n'est-elle pas, quelles que soient les formes qu'ils prennent, d'accéder à une invisible réalité qui relève de l'éternité ?
Das Märchen, en français Le Conte, plus connu aujourd'hui sous l'intitulé Le Serpent Vert, a été publié en 1795. Chronologiquement, il précède deux autres contes initiatiques écrits par Goethe : Le nouveau Pâris (1811) et La nouvelle Mélusine (1817) qui forment avec lui une trilogie de sens. Le Conte expose, sous le voile du symbole et de l'allégorie, le parcours de ces hommes qui, à partir du moment où ils ont pris conscience de l'existence d'un état supérieur à leur condition strictement humaine, décident de rectifier leur nature première défaillante, avec humilité mais aussi détermination, seule attitude pouvant conduire, un jour peut-être, à la sagesse. Symbole de l'esprit qui s'éveille, se purifie et se transforme pour découvrir la royauté en esprit et participer ainsi à l'accomplissement d'une création lumineuse reliant les mondes, le Serpent Vert dévoile le sens profond des différentes étapes du voyage initiatique.