La chouette - Détective club
Il y a certaines activités lucratives qu'une femme du monde ne saurait pratiquer sans déchoir, et Manou Métrier ne veut pas déchoir, car elle goûte les délices de la vie bourgeoise. Et pourtant, la séduction des milieux équivoques est irrésistible. Il n'y a qu'une solution à ce dilemme : s'organiser méthodiquement une double vie. C'est ainsi que la respectable Madame Métrier - de l'Esplanade des Invalides - et Palmyre, l'inquiétante tireuse de cartes de la rue de Douai, ne sont qu'une seule et même personne. Mais, dans une vie pareille, les dangers - comme les plaisirs - sont multipliés par deux. C'est ce que découvrira Manou, quand ses clients et ses complices seront systématiquement assassinés et que, pour protéger sa double existence, elle devra lutter seule.
Chevrel savait que la mort l'attendait, protégée par la nuit et tapie dans l'impasse obscure. Plus loin, sur l'avenue, le trafic grondait. Le coeur battant, Chevrel se dirigea vers sa voiture. Il posait la main sur la poignée quand le couteau déchira l'air tiède, et alla se planter dans son dos... Le parfum de la peur, insidieux, entoure Nora. Elle n'a pas cru au danger qui menaçait son collègue. Mais Chevrel est mort assassiné, et la jeune fille sait qu'elle est compromise. La victime lui a confié une lettre à remettre à la police en cas de mort subite. Nora hésite. Elle hésitera trop longtemps, et les trois coups qui résonnent contre sa porte, en ce tranquille matin parisien, annoncent l'horreur et le désespoir. Le monde des trafiquants de drogue n'épargne pas les témoins dangereux.
Bernard Givelt et Jean-Paul Rivière avaient associé leurs talents et leurs chances... Les films se succédaient, les prix montaient, et la chance leur souriait. Jusqu'au jour où ils décidèrent de baser un scénario sur un crime parfait ! L'idée de ce crime, c'est un de leurs amis, l'inspecteur Dubois, qui la leur fournit. Et, dans le calme d'une villa de la Côte d'azur, le scénario s'élabore lentement, cependant qu'à l'insu de tous, le meurtrier prépare soigneusement son coup. Quand le crime éclate, déchirant la vie de trois couples, l'inspecteur Dubois découvre avec horreur qu'avec sa brillante idée de bain de minuit, il a été l'auxiliaire inconscient du meurtrier. Aussi n'aura-t-il point de cesse qu'il n'ait démasqué celui-ci.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une jeune et belle héritière qui se jette à l'eau, un mystérieux billet signé d'une plume écarlate, un crime à l'Auditorium de Chicago, où sont exposés des coqs de combat : il n'en faut pas plus à Johnny Fletcher, le sympathique vendeur de livres, détective à ses heures, pour qu'il flaire une histoire sensationnelle et s'y jette à corps perdu, entraînant dans la bagarre son fidèle copain, Sam Cragg. Et quand Sam appuie de sa force herculéenne les arguments de l'astucieux Johnny, ça fait des étincelles ! Les coqs de combat - Johnny l'apprendra à ses dépens - peuvent devenir aussi féroces que les hommes qui les ont déchaînés. Et le roman s'achève dans une apothéose de plumages sanglants, tandis que la belle Loïs sourit à son bonheur retrouvé.
Lorsque René, à l'insu des meurtriers, avait assisté - impuissant - au double crime de la rue des Moines, il avait compris qu'il était promis, lui aussi, au rôle de victime. Mais la victime de qui ? De la société, qui se défend, ou des bandits ? Il n'a pourtant « donné » personne, il a simplement tenté de se ressaisir - mais trop tard. Il faut payer. Coincé entre la police, qui veut le faire parler, et les meurtriers, qui sont résolus à supprimer un témoin accablant, il n'est plus qu'un insecte, qui vole sans espoir entre deux implacables toiles d'araignées. Cependant, la Sûreté est prévenue et agit aussitôt. Lancé de la Préfecture de police, un immense filet s'abat sur Paris. Les agents, les motards, les inspecteurs en civil, les bornes téléphoniques, les voitures-pies sont autant de mailles innombrables, qui se resserrent autour des criminels jusqu'à la capture finale.
De ce bar scandinave, installé dans un sous-sol de la rue Montparnasse, Solo, le pianiste tzigane, contemple le monde dans l'encadrement des soupiraux. Un monde où défilent, au cours des nuits sans sommeil, les plus étranges témoins : des jambes fines, campées sur d'interminables talons, des jambes d'hommes, et des pattes de chiens. Un soir, son attention est attirée par les pieds d'un inconnu, et les pattes soyeuses d'un lévrier afghan qui, après un instant, repartent en compagnie des deux jolies jambes d'une habituée de ce trottoir. Aussi lorsque, dans la nuit, on retrouvera la malheureuse étranglée dans sa chambre d'hôtel, la police s'intéressera immédiatement à tous les propriétaires d'un lévrier afghan... jusqu'au jour où Dorothée, tremblante de peur sous la menace des tueurs qui la surveillent de leur voiture, fera passer et repasser ses jambes ravissantes devant les soupiraux du « Skol-Bar ».
S'il s'agit d'un suicide, Gino pourrait décrire les angoisses qui ont conduit l'écrivain Patrice Dulac à se donner la mort dans cette ferme isolée de l'Yonne. Car il a été son compagnon de tous les instants. Et si, malgré les apparences, malgré les portes et les fenêtres fermées de l'intérieur, c'est à un crime qu'a affaire la maréchaussée de Cruzy, Gino pourrait confondre le meurtrier, en dénonçant la ruse diabolique, grâce à laquelle il a réussi à commettre son forfait. Car Gino a été le témoin du drame. Mais Gino ne dira rien, Gino est un épagneul breton, et les chiens ne parlent pas. C'est pourquoi Julien, le frère de Patrice, devra se fier surtout à son instinct, et à sa connaissance des êtres, pour identifier le coupable. Mais lorsqu'au bout de sa longue randonnée à travers les plaines et les forêts, il aboutira au château de Sombrevent, son jugement risquera fort d'être mis en déroute par le comportement de ses étranges habitants.
Au dehors, l'incendie faisait rage. La lueur dansante des flammes teintait de rose les rideaux de mousseline. Clémence ferma le coffret à bijoux, le prit sous son bras, et se tourna pour fuir. C'est alors qu'elle aperçut l'ombre qui barrait la porte, l'ombre armée d'une hache... Dans une petite ville corse, une inexplicable série d'incendies et de crimes amène la peur. Dans la nuit parfumée du maquis, un monstre tue et brûle. Deux clans sont en présence : Morjevo, une famille unie aux yeux du monde, déchirée dans l'intimité. Et puis les autres, les vagabonds, les va-nu-pieds, Francesco, qui reconnaît lui-même être un voyou, Christophe, jeune, beau et révolté contre la société, Violette, facile et vénale, Pagie, capable de tout pour protéger sa fille. Dans ce pays sauvage, l'odeur fauve du feu signale à chaque fois un crime plus affreux que le précédent. Forfait de maniaque, apparemment. Mais s'agit-il bien d'un maniaque ?