LOYOLA
Magnifique humanité, première encyclique de Léon XIV, est un texte majeur. Véritable « discours de politique générale » écrit à l'aube de son pontificat, elle se confronte sans détour à l'un des bouleversements décisifs de notre temps : l'essor de l'intelligence artificielle.Mais lorsqu'il appelle à « désarmer l'IA », le pape ne dénonce pas seulement les dangers d'une technologie qui pourrait échapper à notre maîtrise. Il interroge un monde où le progrès risque de menacer la liberté, de creuser les inégalités et d'aggraver les désastres écologiques. Contre la « culture du déchet », dénoncée par le pape François, Léon XIV réaffirme avec force la solidarité, la fraternité et la dignité inaliénable de toute personne.Croyants ou non, nous sommes tous concernés. Car derrière la question de l'IA se joue celle, plus fondamentale encore, de notre avenir commun : quelle humanité voulons-nous construire ?Un manifeste vigoureux, lucide et nécessaire, pour penser l'avenir.Cette édition donne toutes les clés pour entrer dans ce texte essentiel. Une introduction générale en dégage les grands enjeux et les articulations. Chaque partie de l'encyclique est précédée de repères proposés par des spécialistes et accompagnée d'annotations.À la fin de chaque chapitre, des questions permettent de prolonger la réflexion, seul ou en groupe. Un glossaire et des index complètent enfin cet appareil de lecture.Préface de Monseigneur Denis Jachiet, évêque de Belfort-Montbéliard et président de la Commission Dialogue, bien commun et amitié sociale de la Conférence des évêques de France.Postface du cardinal Michael Czerny, préfet du Dicastère pour le développement humain intégral (Vatican).Édition réalisée conjointement parle Pôle dialogue, bien commun et amitié socialede la Conférence des évêques de France,les Facultés Loyola (facultés jésuites de Paris)et le Centre de Recherche et d'Action Sociales (CERAS).
Croissance fulgurante, diversité interne, controverses... Longtemps marginalisées ou mal comprises, les communautés évangéliques sont aujourd'hui sous les projecteurs. Mais que sait-on vraiment d'elles ?Dans cet ouvrage, fruit de nombreuses rencontres, le dominicain Michel Mallèvre offre une enquête lucide et nuancée, qui éclaire enfin un mouvement aussi dynamique que complexe. De ses origines mondiales à son implantation en Europe francophone, il dresse un panorama complet du mouvement évangélique, en retrace l'histoire, en révèle la théologie, et analyse les raisons de son essor spectaculaire. S'attardant notamment sur les évangéliques-pentecôtistes, il dévoile à la fois la vitalité spirituelle et les enjeux qu'ils posent aux formes traditionnelles de la vie chrétienne. Loin des clichés, ce livre fournit des repères sûrs pour comprendre ces communautés, discerner leurs dynamiques internes et envisager les conditions d'un dialogue authentique avec elles. Un ouvrage clair, documenté et accessible.Une clé essentielle pour comprendre l'avenir du christianisme. Fin connaisseur des évangéliques, acteur et observateur éclairé des dialogues entre ces protestants et l'Église catholique de France, Michel Mallèvre a été directeur du centre ISTINA, du service pour l'Unité à la Conférence des évêques de France et de l'Institut supérieur d'études oecuméniques à l'Institut catholique de Paris.
Théologien majeur du XXe siècle, Teilhard de Chardin pense le phénomène humain au carrefour de la paléontologie, de l'anthropologie et de la théologie, au travers de ces ouvrages esquissés dans l'enfer des tranchées de la Première guerre mondiale. À l'occasion du 70e anniversaire de la mort de Pierre Teilhard de Chardin, une nouvelle publication, avec présentation et notes inédites de deux spécialistes de la pensée de Teilhard, de ses deux ouvrages majeurs inspirés par une expérience scientifique inédite et par un itinéraire spirituel et mystique. Rassemblés en un seul volume, revus et annotés à nouveaux frais par les meilleurs spécialistes de la pensée de Teilhard, ces deux textes majeurs ne laissent pas indifférents les plus jeunes générations, comme ils ne passèrent pas inaperçus à l'époque de leur parution, dans les années soixante. Ils furent contestés (jusqu'à l'interdiction par le Vatican, après la mort de Teilhard), circulant sous le manteau. Ils dérangèrent les théologiens comme les scientifiques. Ils provoquaient la spiritualité endormie de l'époque. Le Phénomène humain proposait une synthèse magistrale et inédite du scientifique et du théologique. Le Milieu divin méditait sur le mystère du monde et l'appel du divin au coeur du tragique des tranchées de Verdun, sans occulter les questions et les doutes le plus vifs d'une foi ébranlée.
Le pardon ? Il en est peu question dans les évangiles. Étonnant, quand on mesure la place qu'il occupe, tant dans la tradition chrétienne que dans nos sociétés traversées par les heurts et les conflits. Jésus aurait-il laissé cette question, pourtant centrale, en marge ? Dans une dizaine de récits toutefois, la miséricorde affleure, sans que le terme lui-même soit toujours prononcé.Cette discrétion est une énigme que Jean-Noël Aletti déchiffre avec la rigueur de l'exégète et l'attention du pasteur, attentif à celles et ceux pour qui la réconciliation semble hors de portée. Les récits évangéliques qu'il scrute ne développent pas une théorie abstraite du péché ou de l'absolution : ils donnent à voir des rencontres, des visages, des histoires de chair et de sang. C'est là, au coeur de relations blessées mais jamais désespérées, que la miséricorde prend forme : lentement, pas à pas, comme une mélodie aux nuances infinies.Une lecture essentielle pour ouvrir le chemin de la réconciliation. Jésuite et exégète de renom, Jean-Noël Aletti est professeur émérite de l'Institut biblique pontifical de Rome et des facultés jésuites de Paris. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont récemment L'Évangile selon saint Luc. Commentaire et La saveur des récits évangéliques (Éditions Loyola).
Et si les Exercices spirituels de saint Ignace étaient, bien plus qu'un simple manuel de retraite, une véritable révolution de notre rapport au monde ? Si l'on connaît leur efficacité pour apprendre à discerner et à décider, on ignore souvent l'audace théologique qui les habite.À l'aube de la modernité, en pleine recomposition culturelle, saint Ignace relève un immense défi : repenser l'histoire du salut à hauteur d'homme. Loin des abstractions, il propose une rencontre avec un Dieu fait chair et dessine le profil d'un « Christ-compagnon » qui s'engage dans le sang et le feu du monde.Pas à pas, Bruno Régent nous guide à travers les quatre semaines de ce parcours de retraite afin de traquer cette figure du Christ et de nous faire entrer dans un dialogue brûlant entre le Créateur et sa créature.Une lecture indispensable pour redécouvrir la puissance d'une Bible vécue par le coeur. Membre de la Compagnie de Jésus, Bruno Régent, ancien assistant régional de la communauté Vie chrétienne et directeur de publication des revues Christus et Études, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La saga d'Abraham, De la vie spirituelle et Évangiles de guérison.
ue le diacre soit l'oreille de l'évêque, sa bouche, son coeur et son âme. » Cette exhortation du iiie siècle résonne aujourd'hui avec force. Alors que le nombre de prêtres diminue, celui des diacres necesse de croître. Face à l'essor des catéchumènes et aux urgences de la précarité, ils sont en première ligne.Dans les hôpitaux, les prisons, les quartiers, au service de la liturgie comme de la charité, les diacres incarnent un Évangile à visage humain.Et s'ils détenaient une clef pour l'avenir de l'Église ? Celle-ci leur donne-t-elle vraiment toute leur place ? Leur reconnaît-elle l'audace nécessaire pour agir aux frontières ?Enraciné dans la tradition la plus ancienne, Étienne Grieu ouvre ici un débat décisif. Il propose une théologie du diaconat - Vatican II avait laissé ce point en jachère - appuyée sur des lectures bibliques, historiques et liturgiques. La spécificité du diacre, clairement soulignée, y est avancée dans une perspective qui tient à l'unité du ministère ordonné.Théologien reconnu et jésuite engagé auprès des plus fragiles, c'est sur sa double expérience, intellectuelle et pastorale, qu'il fonde son propos, d'une autorité rare.Écouter les diacres, nous dit-il, c'est déjà discerner l'Église qui vient.Normalien, agrégé de géographie, professeur de théologie aux Facultés Loyola de Paris dont il fut le recteur de 2017 à 2024, Étienne Grieu accompagne associations et mouvements auprès des plus démunis. Ilest l'auteur de plusieurs ouvrages majeurs, notamment Les jésuites et les pauvres.
Et si la littérature nous aidait à respirer quand le monde devient illisible ?Depuis près d'un siècle, c'est en lecteur insatiable que Paul Valadier dialogue avec les grandes voix d'hier et d'aujourd'hui - de Dante à Proust, de Rousseau à Camus, de Pascal à Soljenitsyne, de Marie Noël à Kamel Daoud. Philosophe attentif à son temps, familier de Nietzsche et du dialogue entre foi chrétienne et modernité, il prend la littérature au sérieux : comme une expérience vivante, une traversée, une respiration.Roman, fiction, autobiographie ne sont pas des échappées hors du réel. Ils en révèlent les strates cachées. À travers le jeu du langage et la liberté de l'imaginaire, ils disent nos angoisses, nos attentes, nos espérances. Ils ouvrent des chemins inattendus vers l'invisible, discrètement niché au coeur du plus charnel de l'existence.La littérature n'explique pas tout, nous dit Paul Valadier, mais elle éclaire, apaise, aiguise - quand le réel devient trop étroit. Une invitation vibrante à retrouver, derrière le tumulte des mots, l'éclat du Verbe. Jésuite et professeur émérite de philosophie aux Facultés jésuites de Paris et à l'Institut d'études politiques, Paul Valadier a renouvelé en profondeur la lecture de Nietzsche. Au gré d'une longue carrière d'universitaire, de conférencier et d'écrivain, c'est en homme de conviction, épris de liberté, qu'il participe au débat entre religions et société.
Autrui ? Un défi de toujours. Amour, haine, séduction, rejet ou attirance, jalousie ou admiration... Enfer ou paradis !Est-il possible de vivre ensemble, et si possible apaisés, voire de nous entraider, de croire en la fraternité ? Le contexte culturel, politique et religieux n'aide guère, favorisant le repli sur soi et les aventures individuelles. Le terrain est plus propice à la méfiance qu'à la confiance.La tradition biblique, qui n'est pas exempte de récits de conflits, de guerres et de jalousies meurtrières, trace un chemin lucide, sans naïveté, résolument ouvert à l'autre. C'est en bibliste de renom que Jean-Pierre Sonnet nous invite à lire avec acuité le texte biblique en nous faisant goûter à ses racines juives quidémultiplient les figures subtiles de la relation humaine.Cinéphile averti, il confronte cette lecture avec trois chefs-d'oeuvre du cinéma (Le fils des frères Dardenne ; Gran Torino de Clint Eastwood et The Old Oak de Ken Loach) dans lesquels les relations humaines sont mises en scène, au risque de la chair et du sang.Et si autrui n'était pas un ennemi mais un allié ?Jésuite, bibliste et poète ( La ville où tout homme est né, 2021 ; Le Messie aux portes de Rome, 2017), Jean-Pierre Sonnet enseigne la théologie biblique à l'Université grégorienne de Rome.
La foi peut-elle survivre à l'indicible ?À 61 ans, Stéphane Nicaise voit resurgir un souvenir que son espritavait enfoui pendant plus d'un demi-siècle : le viol subi dans sonenfance. Lorsque l'amnésie traumatique se fissure, tout vacille. Pourne pas sombrer, il écrit.Jour après jour, son cahier, d'une écriture acérée et sans concession,recompose douloureusement la mémoire. Écrit de la main gaucheaprès une fracture, ce Cahier de gaucher devient le symbole d'unerenaissance. Dans une langue d'une rare intensité, l'auteur livre seschroniques les plus intimes, où se croisent la souffrance, la quêted'identité, le sacerdoce, la foi et le silence de l'Église.Sans jamais céder au ressentiment, Stéphane Nicaise chercheinlassablement le visage du Christ au coeur de l'épreuve. Sontémoignage éclaire de l'intérieur les blessures durables des violencessexuelles et interroge avec courage le cléricalisme, l'écoute des victimes,le pardon et la possibilité d'un chemin de guérison.Un récit bouleversant, d'une profonde authenticité, où la puissancede l'écriture rejoint celle de l'espérance.Préface de Marie Derain de Vaucresson,Présidente de l'INIRR(Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparationde la Conférence des évêques de France)En mission depuis de longues années à La Réunion, Stéphane Nicaise, jésuite, estimpliqué dans l'action sociale auprès des personnes les plus éloignées de l'emploi. Parsa compétence anthropologique, il fait valoir les valeurs culturelles et spirituellesde cette population. Il se ressource dans les Hauts de l'île, à l'intérieur du cirquede Mafate où il exerce son ministère sacerdotal.
Désormais, la guerre ravage ou menace tous les continents. La promesse d'une ère de pacification à l'échelle planétaire s'est révélée une illusion. La mondialisation aboutit à une fragmentation. Les conflits se multiplient. Ils sont multiformes, hybrides, incessants. Ils échappent au droit international et à l'État de droit. Ils opposent les peuples. Ils divisent les sociétés, les cultures, les religions. Pourquoi ne pouvons-nous plus tenir la paix pour acquise ? En quoi est-elle éminemment fragile ? Comment en penser le difficile exercice ? Et quel engagement réclame-t-elle de nous ? C'est fort de sa traversée du siècle écoulé, de son art philosophique et de son talent prophétique que Paul Valadier relève ici ce défi crucial pour aujourd'hui et pour demain. Recourant tour à tour à l'examen des déséquilibres géopolitiques, à l'analyse des pulsions fondamentalistes et à celle des réponses théologiques, il brosse de manière inédite le tableau complet de la crise actuelle. Et nous montre que la paix ici-bas n'est jamais perpétuelle. Qu'elle se construit toujours dans le combat spirituel. Qu'elle s'éprouve et se prouve dans l'épreuve. L'alerte indispensable et l'éclairage essentiel d'une des grandes consciences contemporaines. Jésuite, professeur émérite de philosophie aux Facultés Loyola et à l'Institut d'études politiques de Paris, Paul Valadier a renouvelé en profondeur notre lecture de Nietzsche ainsi que notre appréhension des mutations actuelles du fait religieux.
Des figures religieuses comme Thérèse de Lisieux ou Charles de Foucauld, mais aussi littéraires comme Franz Kafka ou Antoine de Saint-Exupéry, ont éclairé de manière prophétique le xxe siècle, ses espoirs et ses tourments dont nous sommes les héritiers. Ils ont diversement mené leur oeuvre au nom de l'esprit. Nous croyons connaître leur message. Est-ce si sûr ? Dominique Salin nous invite ici à les découvrir ou à les redécouvrir en compagnie d'autres témoins majeurs de l'intériorité face à l'essor de la modernité. Les portraits qu'il dessine avec force et finesse nous entraînent de manière pédagogique et lumineuse à leur rencontre vivante. Ce livre inspiré renouvelle en profondeur ce qu'il est convenu d'appeler la « spiritualité », sa définition et son histoire. En un temps où les attentes sont grandes de donner un sens transcendant à l'existence humaine mais se heurtent à un foisonnement de propositions confuses, syncrétiques et abusives, il constitue un véritable trésor de sagesse pour les agnostiques comme pour les croyants et un guide de lecture précieux pour tous les âges. Dominique Salin, jésuite, est professeur honoraire des Facultés Loyola (Facultés jésuites de Paris). Il a été professeur de lycée puis rédacteur en chef adjoint de la revue ÉTVDES.