Intégra
376 pages d'émotion pure...50 ans qu'il vit ici, sur ce caillou, dans son vaisseau de granit. Bateau immobile qui ne l'emmène nulle part et qui ne rejoindra jamais aucun port... Et pourquoi quitter ce lieu alors que le monde au-delà de cette satanée ligne d'horizon fait si peur ? Où s'évader lorsqu'on n'a nulle part où aller ? Comment combattre la solitude et empêcher que ce silence perpétuel ne devienne assourdissant ?... Des années passées sur son rocher, avec l'imagination comme seule compagne... Avec Tout seul, Christophe Chabouté signe un de ses albums les plus surprenants, où se côtoient onirique et quotidien et où s'enchevêtrent subtilement sensibilité, tendresse et humour...
Chabouté revient, avec son regard particulier et son exceptionnelle maîtrise du noir & blanc...L'histoire d'un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années... Ceux qui passent, qui s'arrêtent, d'autres qui reviennent, certains qui attendent... Le banc devient un havre, un îlot, un refuge, une scène... Un ballet d'anonymes et d'habitués évoluant dans une chorégraphie savamment orchestrée ou les petites futilités, les situations rocambolesques et les rencontres surprenantes donnent naissance à un récit drôle et singulier. Chabouté tisse avec brio une histoire où plane la magie d'un Tati, agrémentée d'un soupçon de Chaplin, quelques miettes du mime Marceau et d'une pincée de Keaton ... 330 pages d'une aventure dont le héros est un banc, un simple banc public... Juste un peu de bois et d'acier...
Chaque année des milliers de pêcheurs de morues partaient en direction de Terre-Neuve, vers des mers froides et dangereuses. Durant ces longues campagnes qui pouvaient durer six à neuf mois, la maladie, les blessures, les noyades, l'hygiène déplorable, la saleté repoussante, la violence et l'alcoolisme étaient le lot quotidien de ces pêcheurs que l'on surnommait aussi les ?forçats de la mer?. 3 avril 1913, après avoir navigué pendant trente-sept jours, la goélette ?la Marie-Jeanne? et ses 28 hommes d'équipage arrivent enfin au large de Terre-Neuve? mais les poissons ne ?donnent? pas. L'absence de bancs de morues présage une mauvaise pêche et un maigre salaire? Les tensions montent. L'ambiance à bord s'échauffe? Quand un matin, on découvre le corps inerte du second dans sa couchette, un couteau planté dans le dos? Autour du manche, un petit ruban de soie? Chabouté nous immerge avec brio dans les conditions de vie extrêmes de ces marins du début du XXe siècle et signe un thriller captivant et inquiétant.
L'histoire vraie du premier tueur en série français En 1922, Henri Désiré Landru est reconnu coupable de l'assassinat de 10 femmes et d'un homme. De la fumée nauséabonde se dégageait de la cheminée de sa villa de Gambais... On y a récupéré une cuisinière dont les tuyaux avaient beaucoup servi... Malgré deux ans d'instruction acharnée, personne ne réussit à faire reconnaître ses crimes à Landru... Il n'avoua rien. Aucun cadavre ne fut retrouvé... Christophe Chabouté revisite cette période obscure de l'Histoire qui a défrayé la chronique, et où s'enchevêtrent le fait divers macabre et les séquelles d'une guerre atroce. 144 pages d'un suspense haletant...
Peu de mots pour de petits mauxUne rue passante, un meeting politique, une banlieue, un bureau de tabac, les couloirs du métro, des bouts de de vies ponctués ou rythmés de minuscules lâchetés, de grandes toutes petites solitudes et de menu faux-pas. Autant de petits riens duquel Chabouté tisse pourtant des récits d'une grande profondeur. En poète anthropologue, simple témoin ou spectateur, il s'empare de la banalité des accrocs du quotidien pour dépeindre, sans jugement ni morale, des instantanés de vie : parfois amers, toujours justes, profondément humains.Près de 10 ans après le premier volume de Fables Amères, Chabouté renoue avec la nouvelle de bande dessinée et nous livre, sur 104 pages, 11 histoires courtes laissant entrevoir son formidable talent à faire parler les silences.
Le métro à l'heure de pointe, à la caisse d'un supermarché, une grasse matinée ou un jogging dans un parc, autant de lieux et de situations banales souvent jalonnées de petits incidents dérisoires et anodins... Chabouté renoue avec la nouvelle dans ce recueil de onze histoires courtes... Sans jugement ni moralisme, il dépeint simplement la banalité de ces petits accrocs du quotidien, ces broutilles ordinaires qu'il envoie avec talent à la face du lecteur, ces terribles futilités qui ne peuvent que laisser un goût amer ... 104 pages où les silences de ces "tout petits riens" en disent long...
Deux histoires tendres et sensibles, emplies d'un humanisme profond et rythmés par des regards et des silences...Quelques jours d'étéUn petit garçon de la ville confié à des gens de la campagne... Un vieux monsieur taiseux dont l'épaisse carapace craquera pour ce petit bonhomme. Un tournant dans la vie d'un petit garçon. Une histoire simple et intimiste ou même les rivières chuchotent...Un îlot de bonheurLa rencontre d'un enfant et d'un SDF. L'enfant aux portes de l'adolescence, le monsieur qui traîne ses souvenirs... Une amitié furtive. Deux personnages blessés par la vie qui viennent chercher dans un parc, un de ces îlots de bonheur que peu parviennent à saisir.
Un couple qui sillonne les routes en quête d'imprévu...Ce type étrange, sorti de nulle part, qu'ils prennent en auto-stop... cet individu, inquiet, agité et armé, qui leur indique maladroitement la route à l'aide du canon de son pistolet... Ce vieil alcoolique qui veut jouer aux Lego... Les autoroutes truffées de caméras, les cigarettes, toujours ces satanées cigarettes, un soi-disant pouvoir occulte, Merlin l'enchanteur, un chauve qui court à tort et à travers, cette manie de toujours vouloir éviter la foule, ce paquebot garé là, en plein milieu du chemin... Et les princesses dans tout ça ?Chabouté nous livre ici une histoire où, non content de le tenir en haleine, il prend un malin plaisir à désorienter, égarer et embrouiller le lecteur. Un récit déconcertant où tout est sens dessus-dessous et rien n'est à sa place... 112 pages d'un bazar réglé comme du papier à musique, un grand n'importe quoi raconté avec une rigueur et une précision implacables...
« Ma mort est mon chef-d'oeuvre »Pour beaucoup, Yukio Mishima reste un mystère. Écrivain de génie, épris de tradition et de modernité, basculant de la création à la destruction, esthète de toutes les ambivalences et de toutes les controverses, il livre un regard sans précédent dans le paysage culturel japonais et mondial. Celle d'un homme qui a incarné à la fois toute la grandeur, les échecs et les contradictions du Japon de l'après-guerre. Un personnage fascinant qui achèvera son oeuvre de façon spectaculaire à travers un ultime acte : la mise en scène de sa propre mort.Avec Mishima, Patrick Weber raconte la vie de cet artiste flamboyant, s'inspirant en partie de son célèbre livre Confessions d'un Masque. Faisant appel au dessin tout en finesse de Li-An, il livre un roman graphique passionnant et subtil qui permet d'entrevoir une période cruciale de l'histoire du Japon contemporain.
Petits meurtres dans le Maine-et-Loire...Dans la campagne angevine, près de Cholet, Pierre Martino découvre qu'il est cocu. Armé d'un fusil, il se rend au motel où sa femme et son amant ont l'habitude de se retrouver, bien décidé à les répudier sauvagement. Mais, dans sa précipitation, il se trompe de chambre et tue le mauvais couple ! Après vingt années passées derrière les barreaux, Martino a purgé sa peine mais il a toujours la rage au ventre. Il a eu le temps de la ruminer, sa vengeance... Son ex-femme, aujourd'hui remariée avec son amant, vit dans sa famille, les Verron, des marginaux, dans une espèce de décharge à la sortie du village. Des parasites notoires, voleurs de poules et habitués aux petites combines. Martino pourrait la laisser à cette vie misérable mais ce serait trop charitable. Lucette et son mari doivent payer. Et toute leur famille doit y passer...Pascal Rabaté et Sébastien Gnaedig signent une comédie délicieusement cynique, doublée d'un thriller social, digne d'un film des frères Coen et des frères Dardenne ! Comme à son habitude, Rabaté prend un malin plaisir à dresser une galerie de personnages truculents, caustiques et dramatiquement « vrais ».
Je serais riche un jour, elle me l'a prédit ! Depuis qu'une tsigane a lu la fortune dans les lignes de sa main, Siméon Ivanovitch Nevzorov est impatient ! Il usurpe le titre d'un aristocrate déchu, ramasse tout ce qui brille au milieu des cendres de la Sainte Russie, et adopte le mode de vie d'un dandy. Il croit enfin avoir atteint le but ultime quand, croyant faire une bonne affaire, il rachète le domaine d'un comte en exil. Mais le souffle de la Révolution le rattrape et écroule comme un château de cartes son beau palais et ses rêves de richesse ! A son tour Siméon est jeté sur les routes et marche dans la steppe au milieu des champs de bataille ! La fortune promise viendra-t-elle de la guerre ? Alph-Art du Meilleur Album de l'année au Festival d'Angoulême 2000.
En ces premiers jours de 1917, Siméon Ivanovitch Nevzorov s'ennuie au bureau, s'ennuie au lit, s'ennuie dans l'alcool. Il rêve de richesses et d'aventures sans avoir le courage d'entreprendre quoi que ce soit. Mais Siméon a de la chance : cette vie pleine de rebondissements qu'il n'arrive pas à forger par lui-même, la Révolution va la lui apporter sur un plateau ! Le chaos est une période formidable ! Il sufffit de se baisser pour ramasser les débris de la grande Russie, comme de l'or, de l'argent ou des âmes perdues... A condition, bien sûr, de faire preuve de cynisme et d'opportunisme. Et cela, Siméon Ivanovitch Nevzorov n'en manque pas, lui qui est né sous le signe de la mort, sous le signe du crâne parlant d'Ibicus... Une nouvelle histoire signée Pascal Rabaté dont le dernier album, Un ver dans le fruit, a été primé Meilleur album au festival de Sierre 1997 et a obtenu le prix Bloody Mary décerné par les journalistes spécialisés.
« Je serai riche un jour, elle me l'a prédit ! » Depuis qu'une tsigane a lu la fortune dans les lignes de sa main, Siméon Ivanovitch Nevzorov est impatient ! Il usurpe le titre d'un aristocrate déchu, ramasse tout ce qui brille au milieu des cendres de la sainte Russie, adopte le mode de vie d'un dandy, et se lance dans le commerce des peaux. Enlevé dans sa chambre d'hôtel, il est retenu « par erreur » dans les locaux de la police, où il revoit le comte Chamborain. Les policiers sont à la recherche d'un ponte anarchiste responsable d'un trafic de diamants. Ils forcent Nevzorov à intégrer le contre-espionnage, véritable « état dans l'état », avec lequel il va devoir collaborer s'il veut sauver sa peau et tirer son épingle du jeu. Nevzorov, parfait délateur et suffisamment couard, les met sur la piste de Chamborain qu'ils vont essayer de coincer... Rabaté nous invite à suivre la destinée d'un homme entre actes de lâcheté et vils calculs, partagé entre la quête de la réussite et sa perdition dans l'argent, le sexe, la drogue, l'alcool... La vision qu'a Rabaté de l'être humain est noire et pessimiste, mais ô combien réaliste et fascinante.
Le bateau laissé en quarantaine, dans lequel croupit Siméon, finit par accoster sur une petite île au large d'Istambul. En attente de visas, les Russes réorganisent une micro-société sur une île infestée par les cafards. Epié par le contre-espionnage, Siméon se déguise en Turc, mais se fait tout de même attraper par Liverovski, la veille d'obtenir son visa ! Le message est clair : soit Siméon assassine Burstein, soit il est balancé aux forces alliées. Mais il rate son coup et se fait rosser par la police du contre-espionnage. Laissé pour mort dans la forêt, sans un sou, on le retrouve mendiant dans les bas quartiers d'Istambul, réduit à faire les poubelles, lui, le comte Nevzorov ! Et voilà qu'il vire maquereau... « Tu n'es qu'un cafard, mais tu es sous le signe d'Ibicus, le crâne qui parle... » lui avait dit la tsigane. Et comme par hasard, ce sont les cafards qui vont lui sauver la vie. Voici le dernier livre de la fabuleuse série expressioniste de Rabaté. Sa vision de l'être humain est noire et pessimiste, mais ô combien réaliste et fascinante.
Quand la survie des hommes met en jeu leur humanitéRussie, 1812. Ils sont une poignée d'hommes et de femmes qui errent dans le grand blanc, dans une étendue de neige immaculée dont la blancheur n'est cassée que par la verticalité de quelques bouleaux timidement dressés. Ce petit groupe livré à lui-même depuis des jours, des semaines, lutte pour sa survie, dans l'enfer froid de l'hiver russe, en marge de la grande retraite napoléonienne de 1812.S'il se place dans un contexte historique, La Marche est un roman graphique qui explore avant tout l'intensité des rapports entre personnages au coeur d'un environnement extrême. Dans un magnifique noir et blanc qui justifie pleinement l'adhésion de La Marche à la prestigieuse collection Intégra des éditions Vents d'Ouest, Régis Penet et Anne-Laure Reboul offrent un survival historique aussi cruel que prenant, un huis-clos à ciel ouvert sur fond blanc, à l'issue forcément tragique...
Comment aurait-il pu imaginer ça, Pépé Moustier, sous son casque bleu horizon ? L'époque n'est plus au Merveilleux. Et pourtant, dans ce quartier à la Doisneau, condamné par les mâchoires des pelleteuses, le Merveilleux fait un retour fracassant sous une forme inattendue, surgie de sous les gravats. Et plus rien ne sera comme avant. Qu'on soit de la bande à Moustier, ancien combattu, deux fois médaillé, Don Quichotte de faubourgs et incorrigible hâbleur qui « n'a pas sa calpette dans l'sac à mégots », ou qu'on soit de la tribu bambouleuse de Mustapha, « le sacré bacoulou avec sa culotte grandes manches »... La surprise finale vaudra son pesant de loukoums. « Cré pétard ! Ca d'vrait yoyotter de la touffe chez les glandouilleux ». Un conteactuel et savoureux qui nous rappelle, mine de rien, que le Merveilleux est toujours là, au fond de chacun, évanoui. Auteur des fameuses séries d'humour Raymond Calbuth et Jean-Claude Tergal, Tronchet choisit plutôt ici le souffle romanesque et met en scène avec sensibilité cette histoire belle et forte de la romancière Anne Sibran. Ce roman BD paru aux Editions Glénat en 1994 est aujourd'hui réédité en grand format dans la très belle collection Intégra de Vents d'Ouest.
Edouard Tolweck est célibataire, travaille à la Sécurité Sociale et mange le même cassoulet tous les soirs. Edouard Tolweck est un beauf' de la pire espèce : il est raciste, misogyne, vulgaire, lèche-bottes, réactionnaire... Bref, c'est un personnage exécrable. Un soir de pleine lune, alors qu'il s'apprête tranquillement à regarder son match de foot à la télé, son patron lui confie une mission : apporter une lettre en main propre... A cause de cette lettre, Tolweck va tomber dans une spirale d'emmerdements dont il aura beaucoup de mal à s'extraire. Gitans aux longs couteaux, contrôleur SNCF, routière à la libido exacerbée, bande de gangsters drogués, régiment militaire, chasseur raciste ivre mort, le pauvre fonctionnaire d'état va rencontrer, durant la nuit entière, d'ignobles individus qui ne lui veulent pas que du bien... Est-ce sa bêtise qui l'a plongé de la sorte dans une merde noire ? Où sont-ce simplement les effets néfastes de la pleine lune ?... Dans l'esprit du After Hours de Martin Scorsese, Chabouté fait vivre à son abject héros une aventure d'une nuit qui semble ne pas avoir de fin. Truffé d'humour noir, de prise de parti, de dénonciation de la bassesse humaine, Pleine Lune est une véritable merveille qui se dévore et se déguste avec un plaisir non feint.
À la découverte d'une Inde fantasmée et subliméeL'Inde, Georges Bess la connaît par coeur. Il l'a arpentée en long, en large et en travers. Dans ses carnets de voyage, il montre à travers le prisme de son double Jordi son observation du pays, mêlant contemplation, questionnements existentiels ou délires métaphysiques. En résulte une série d'histoires courtes savoureuses, servies magistralement par un trait tantôt précis, expressif, grandiose ou comique, mais toujours juste.Rassemblées dans le présent recueil augmenté d'illustrations et croquis, ces histoires offrent un panorama unique de l'Inde et permettent d'admirer le travail polymorphe d'un auteur à nul autre pareil.
Que faire quand on s'est trompé de rêve ?Vladimir Principal, écrivain malchanceux, n'est jamais parvenu à se faire publier. Un beau soir, il va boire son désespoir et faire le deuil de son inspiration dans un bar. Il y rencontre un bien mystérieux individu, un vieil homme qui se dit « éditeur de destin ». Ce dernier propose à Vladimir ni plus ni moins que d'avoir ce qu'il a toujours voulu. Le voici donc écrivain célèbre, honoré, convoité, chouchouté, adulé, suivi, harcelé...Le travail de ces deux jeunes auteurs fait la part belle à la folie burlesque, pour mieux pointer du doigt l'absurdité et la vacuité du désir de célébrité. On pense à Dumontheuil sur Qui a tué l'idiot, à de Crecy ou encore au cinéma de Jeunet, en découvrant ce roman graphique qui combine fable morale à un dessin magnifique à l'encre de chine.
« Y'a pas, dès qu'on goûte au luxe, on prend des habitudes. Tenez, les Visons par exemple. Y z'étaient pas mal installés dans leur caravane. Bon, c'était un peu étroit, surtout depuis que la Fabienne elle a eu son petit Johnny. Mais enfin, y z'ont eu un bel héritage ! Pensez donc : un pavillon ! Même qu'on dit qu'il était qu'à moitié naturel, l'héritage... Et ben ça leur suffit pas ! Ils tournent encore autour de la mère Chartier, leur viager... M'étonnerait pas qu'ils aimeraient bien qu'il finisse vite, ce viager. » Initialement publiés en couleur, Villa mon rêve, À la noce comme à la noce et Dans la dentelle forment les trois épisodes de l'ouvrage Les Pieds dedans, une fable moderne et sarcastique, qui met en scène deux familles cupides qui se disputent un héritage providentiel. Chacune étant prête à tout pour le récupérer. Entre les Deschiens, Céline et la comédie italienne, cette fresque familiale, à l'ombre du capitalisme, est le portrait caustique d'une humanité au fond du ruisseau.
« Y'a pas, dès qu'on goûte au luxe, on prend des habitudes. Tenez, les Visons par exemple. Y z'étaient pas mal installés dans leur caravane. Bon, c'était un peu étroit, surtout depuis que la Fabienne elle a eu son petit Johnny. Mais enfin, y z'ont eu un bel héritage ! Pensez donc : un pavillon ! Même qu'on dit qu'il était qu'à moitié naturel, l'héritage... Et ben ça leur suffit pas ! Ils tournent encore autour de la mère Chartier, leur viager... M'étonnerait pas qu'ils aimeraient bien qu'il finisse vite, ce viager. » Initialement publiés en couleur, Villa mon rêve, À la noce comme à la noce et Dans la dentelle forment les trois épisodes de l'ouvrage Les Pieds dedans, une fable moderne et sarcastique, qui met en scène deux familles cupides qui se disputent un héritage providentiel. Chacune étant prête à tout pour le récupérer. Entre les Deschiens, Céline et la comédie italienne, cette fresque familiale, à l'ombre du capitalisme, est le portrait caustique d'une humanité au fond du ruisseau.
« Y'a pas, dès qu'on goûte au luxe, on prend des habitudes. Tenez, les Visons par exemple. Y z'étaient pas mal installés dans leur caravane. Bon, c'était un peu étroit, surtout depuis que la Fabienne elle a eu son petit Johnny. Mais enfin, y z'ont eu un bel héritage ! Pensez donc : un pavillon ! Même qu'on dit qu'il était qu'à moitié naturel, l'héritage... Et ben ça leur suffit pas ! Ils tournent encore autour de la mère Chartier, leur viager... M'étonnerait pas qu'ils aimeraient bien qu'il finisse vite, ce viager. » Initialement publiés en couleur, Villa mon rêve, À la noce comme à la noce et Dans la dentelle forment les trois épisodes de l'ouvrage Les Pieds dedans, une fable moderne et sarcastique, qui met en scène deux familles cupides qui se disputent un héritage providentiel. Chacune étant prête à tout pour le récupérer. Entre les Deschiens, Céline et la comédie italienne, cette fresque familiale, à l'ombre du capitalisme, est le portrait caustique d'une humanité au fond du ruisseau.