Il y a toujours un reporter
Et si la fin de Rome n’était pas seulement une date, mais le résultat d’un effritement bien plus profond ?
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Espion ou héros ? Camarade Sorge lève le voile sur l’une des énigmes les plus troublantes du XXe siècle : qui était vraiment Richard Sorge, l’homme qui influença le cours de la Seconde Guerre mondiale depuis l’ombre ?
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Six mariages, deux divorces, deux exécutions : Henri VIII reste l’un des rois les plus énigmatiques de l’histoire.
1915-1916 : au cœur de l'enfer de Verdun et de l'escalade mondiale, La Grande guerre (2) d'Eva Rice rassemble les voix des soldats, généraux et civils qui ont vécu et écrit l'Histoire.
Le 2 décembre 1859, dans la Virginie, John Brown est pendu pour avoir tenté de soulever les esclaves. Un an plus tard, Abraham Lincoln, adversaire de l'esclavage, est élu président des États-Unis et la Guerre de Sécession éclate. Tout le monde sait quelque chose des événements et des personnages principaux de cette guerre : la bataille de Gettysburg, la prise d'Atlanta, la reddition à Appomatox du général sudiste, Lee, au général Grant, l'assassinat de Lincoln au lendemain même de la victoire... Mais pour « situer » tout cela il fallait évoquer d'abord le vieux Sud : la vie dans les demeures des grands planteurs et dans les cases des esclaves. Et, puisque la guerre n'est pas seulement une affaire entre hommes, les femmes aussi apportent leur témoignage depuis les plantations (qu'elles dirigent presque seules entourées parfois de centaines d'esclaves), les hôpitaux, les abris d'une ville assiégée ou depuis un camp de prisonniers. D'autres témoignages évoquent les forceurs de blocus, (dont le type a été campé sous les traits de Rhett Butler dans le roman de Margaret Mitchell, « Autant en emporte le vent »), et la ressource des sudistes, coupés du monde extérieur, à remplacer les articles qui leur font défaut depuis le café jusqu'à la poudre à canon. Voici l'événement capital de l'Histoire des États-Unis. On peut dire qu'on assiste là vraiment à la douloureuse naissance d'une Nation.
Cent témoins directs, qui furent aussi, le plus souvent, les protagonistes des évènements qu'ils relatent et commentent, ont fourni la matière vivante de ce livre. Grâce à ces "reporters", pris dans les deux camps, et parmi lesquels voisinent les plus grands personnages et les plus modestes exécutants, l'Expédition d'Alger est reconstituée, jour après jour, de sa minutieuse préparation à son issue victorieuse. Successivement sont évoqués : la constitution et la mise sur pied, à Toulon, du corps expéditionnaire et de l'armada qui doit le transporter, la traversée et ses multiples incidents, le débarquement à Sidi-Ferruch - "opération combinée" comme on dirait aujourd'hui -, la campagne, la prise d'Alger, et le tableau de la Régence en 1830, enfin. Mais cette histoire de l'expédition de 1830 écrite par ceux qui l'ont vécue, serait incomplète si elle se limitait aux seuls aspects militaires d'une entreprise qui, dès le premier jour, eut de profondes incidences politiques. Aussi Henri Noguères a-t-il donné également la parole à des "reporters" qui ont, à Paris, assisté aux délibérations des ministres de Charles X, mené campagne dans la presse pour ou contre l'expédition, ou, tandis que la flotte faisait voile vers Alger, "dansé sur un volcan" au bal donné par le duc d'Orléans. Le récit s'achève au moment où le volcan - le Paris des Trois Glorieuses - étant entré en éruption, la nouvelle de la Révolution de juillet parvient à Alger.
« J'ai passé, auprès de Louis XVI, la dernière nuit de son règne ; j'ai passé auprès de Bonaparte la première nuit du sien », écrit Roederer qui fut un ami de Napoléon. Voilà le type même du témoin qui peut dire, comme dans La Fontaine : J'étais là, telle chose m'advint. Vous y croirez être vous-même. Un événement se produit, émeute ou exploit, désastre ou découverte, crime ou coup d'État : quelqu'un était là. Il a vu. Rentré chez lui il note, afin de garder vivante cette chose qui s'est passée sous ses yeux. Le témoin se fait reporter. Il existe environ cinquante mille témoignages connus sur la Révolution Française ; pour composer le présent ouvrage, il a donc fallu opérer un choix entre l'érudition et l'anecdote. Un journaliste et une historienne ont conjugué leurs efforts dans ce sens. Voici donc la Révolution Française racontée par des hommes et des femmes qui tous ont pu dire : « J'y étais » ; et M. André Maurois de l'Académie Française, dans la préface qu'il a bien voulu donner à cet ouvrage, d'ajouter : « Ce ne sont pas là les à-côtés de l'Histoire, c'est l'Histoire elle-même, humaine et palpitante. »
L'Angleterre moderne date d'Elizabeth Ire, dite la Grande, dite aussi la reine vierge, puisqu'elle repoussa tous les prétendants à sa main, dont son beau-frère Philippe II d'Espagne. En tenant victorieusement tête, avec l'aide des vents, à l'Invincible Armada de ce roi, sa jeune flotte arracha la suprématie des mers aux Espagnols. Ses armateurs et ses négociants préludèrent à cette ascension prodigieuse de l'Île, dont le zénith devait être atteint trois siècles plus tard sous une autre reine, Victoria. Les écrivains et les poètes, parmi lesquels Shakespeare, assurèrent l'immortalité à l'ère élizabéthaine. Mais la reine vierge envoya à l'échafaud sa cousine Marie Stuart, et persécuta les catholiques et les non-conformistes. L'Église anglicane lui doit par ailleurs sa véritable naissance. Toute cette époque prodigieuse revit ici sous divers aspects et par la plume des contemporains eux-mêmes.