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Nos rayons et sélections

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18 livres
Couverture ebook de Blanche de Castille, de Gérard Sivéry
Fayard | 5 juin 1990

Pendant plus d'un demi-siècle, Blanche de Castille, deux fois " régente " (1226-1237 et 1249-1252) pour son fils Saint Louis, a bien servi son pays d'adoption. En épousant un roi de France qu'elle avait aimé avec passion, Louis VIII, elle fit siens les intérêts du lignage capétien et ceux de la France. Dès l'annonce de sa mort (1252), elle s'inscrit dans la mémoire des hommes, et la conscience collective se souvient d'elle comme d'une très grande reine ayant su mater la révolte des grands féodaux, mis un terme à la terrible guerre des Albigeois et surtout préservé l'héritage politique de Philippe Auguste en consolidant les institutions royales menacées. Ce souvenir n'exclut pas quelques défauts biens réels que ses contemporains ne se sont pas fait faute de lui reprocher durement: despotisme politique, autoritarisme familial, mesquine jalousie envers sa belle-fille, Marguerite de Provence; l'amour du pouvoir l'a conduite à certains excès. Malgré tout, sa personnalité apparaît comme plus complexe, avec des formes inattendues de profonde sentimentalité et, parfois, avec une tolérance indéniable. Selon que l'on s'attarde sur tel ou tel aspect de son caractère, le jugement que l'on porte sur elle est plus ou moins sévère. Mais l'unanimité se fait sur son rôle: elle est un grand témoin de notre histoire nationale. En outre, sa puissance et son action montrent la place tenue par certaines femmes à l'apogée du Moyen Age. Professeur d'histoire médiévale à l'université de Lille-III, Gérard Sivéry a publié, à côté d'ouvrages d'histoire économique, une grande somme sur Saint Louis et son siècle (1983) et une biographie sur Marguerite de Provence, épouse de Saint Louis (Fayard, 1987).

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Couverture ebook de T'inquiète pas , maman, ça va aller, de Hélène de Fougerolles
Fayard | 23 février 2021

«  Je marche dans la rue en levant les yeux au ciel. Il paraît que c'est ultra-efficace pour éviter de pleurer. J'inspire à fond. J'écoute battre mon coeur. Je viens d'entrer dans un tunnel immense... C'est le début du grand huit. Il va falloir que je m'accroche.  Longtemps, je n'ai pas voulu voir, pas voulu savoir. J'étais dans le déni et la mauvaise foi. J'ai joué à merveille mon rôle d'actrice lumineuse, pétillante et légère. J'avais une double vie  : celle à laquelle je voulais croire, et l'autre, celle que je vivais vraiment...  Il m'aura fallu dix ans pour accepter la différence de ma fille. Dix ans de fuite, dix ans de combat.  Je ne m'attendais pas à un tel voyage.  Je voudrais aujourd'hui partager ce chemin de rires et de larmes, de colères, de doutes, de joies et d'amour. Parce que, si longue que puisse être la route, si gigantesques que soient les montagnes à franchir, nous avons tous le choix d'être heureux.  »

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Couverture ebook de Suzanne Valadon, de Jeanne Champion
Fayard | 3 février 2004

Elle se voulait libre d'aimer et de peindre en un temps où seuls les hommes pouvaient prétendre à mener une vie de bohème. Qui était donc cette Suzanne Valadon, qui, au début du siècle, brave préjugés et interdits par amour de son art ? Au-delà de tout scandale, sa vérité à elle tenait en un seul mot : la peinture. De ce désir de vivre pleinement et sans entrave naquit en effet - et quel qu'en fût le prix à payer pour elle et ses proches - une oeuvre puissante et singulière trop méconnue aujourd'hui. Pourtant, il n'est pas de livre sur le Montmartre de la Belle Epoque qui ne parle de « Suzanne la folle » de la « mauvaise mère » d'Utrillo le maudit. Les biographes de Toulouse-Lautrec ou d'Erik Satie évoquent la maîtresse du peintre ou du musicien. Mais, à ce jour, en dehors de quelques monographies, aucun ouvrage ne lui était entièrement consacré : Suzanne Valadon n'existait qu'à travers les hommes de sa vie. La présente biographie romanesque vient réparer cet étrange oubli.

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Couverture ebook de Madame de Montespan, de Jean-Christian Petitfils
Fayard | 9 novembre 1988

Il est peu de dire que la figure de Madame de Montespan a été déformée dans l'Histoire, suscitant fascination chez les uns, répulsion chez les autres. La faveur de cette éblouissante maîtresse de Louis XIV, " beauté à faire admirer à tous les ambassadeurs " (Mme de Sévigné), correspond à la période la plus glorieuse du règne, entre la passion encore juvénile pour Mlle de La Vallière et l'attachement de l'homme vieillissant pour Mme de Maintenon. Etincelante d'esprit, Françoise _ dite Athénaïs _ de Rochechouart, épouse du marquis de Montespan, fut la vraie reine de Versailles et de ses fêtes, la royale déesse des arts et des lettres, encourageant Molière, Racine, Boileau, soutenant La Fontaine, Mansart, Lulli, Lambert. Ombres et lumières dessinent sur sa personnalité un étonnant contraste. Cette " Junon, tonnante et triomphante ", impérieuse, dépensière, brûlante d'ambition et de jalousie, fut-elle la cliente des sorciers et des empoisonneuses? Le point est fait ici avec rigueur sur cette troublante affaire des poisons et la culpabilité supposée de la mère des bâtards royaux. Moins connue est la longue pénitence de celle qui, pendant ses dernières années, retrouva la foi chrétienne, racheta ses péchés et le scandale du " double adultère " par une vie de jeûne, de prière et de charité. Jamais ouvrage aussi complet ne nous avait restitué de façon si vivante le portrait de cette favorite royale qui, sans avoir joué de rôle politique, occupa une place exceptionnelle en son siècle, le Grand Siècle. Docteur d'Etat en science politique, Jean-Christian Petitfils est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages dont certains consacrés à l'histoire des idées politiques et d'autres à l'histoire des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment une biographie du Régent, parue chez Fayard (1986).

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Couverture ebook de Génération Balavoine, de Didier Varrod
Fayard | 5 janvier 2016

Daniel Balavoine est vivant. Malgré sa disparition tragique, le 14 janvier 1986, il est porteur d'une oeuvre dont l'influence perdure encore aujourd'hui. Didier Varrod, qui l'a beaucoup côtoyé, apporte un nouvel éclairage sur la vie de ce personnage aux multiples facettes : un chanteur qui voulait absolument être reconnu, un citoyen engagé qui s'emportait pour ce qui lui importait, un amoureux de la vie qui voulait vivre vite « pour ne rien regretter ».Fasciné par l'artiste, Didier Varrod brosse un portrait original, nourri de témoignages inédits de ses proches, de ceux qui l'ont connu, mais aussi d'autres, plus jeunes, comme Cali, Christine & the Queens, Soprano ou Orelsan, qui, profondément marqués par ses chansons, font partie de la génération Balavoine. Un livre-événement à l'occasion des trente ans de la mort de Daniel Balavoine. Didier Varrod est journaliste, auteur de livres sur la chanson française et de grands portraits pour la télévision. Directeur artistique et de la musique sur France Inter, il y produit également de nombreuses émissions.           

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Couverture ebook de Un parfum d'orange amère, de Jean Benguigui
Fayard | 28 octobre 2014

C'est au balcon d'un appartement d'Oran que tout a commencé. Encore enfant, Jean Benguigui regarde passer les voitures des vedettes venues de Paris et, entre deux pitreries, rêve du monde des artistes. À l'âge de dix-sept ans, il est envoyé en France pour échapper à la guerre et à la pression montante de l'OAS. Jean rejoint la famille des acteurs qui, au premier ou au second plan, font les grandes heures de la scène et du cinéma français. Il fréquente Chéreau, de Broca, Deneuve, Noiret, Chabrol, Depardieu. Avec la « bande à Ruquier », il révèle une personnalité chaleureuse donnant la réplique aux hommes politiques et aux humoristes. Dans ce livre, tout en tendresse, il revient sur les riches heures de sa vie, celles où son destin a basculé. Plus qu'une histoire, c'est une ode à l'amitié, à l'amour et à l'humour.Jean Benguigui a mené sa carrière d'acteur en jouant au théâtre (Brecht, Feydeau ou plus récemment Labiche), tout en multipliant les rôles à la télévision et au cinéma : de Buffet froid de Blier au Grand Pardon d'Arcady.

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Couverture ebook de René Cassin, de Antoine Prost
Fayard | 5 avril 2011

Né en 1887, mort en 1976, René Cassin a, en quatre-vingt huit ans, vécu plusieurs vies. Né de parents juifs, il fréquente le lycée Masséna, à Nice, puis étudie le droit à Aix-en-Provence et à Paris. Licencié es-lettres puis docteur en sciences juridiques, il est mobilisé en 1914. Grièvement blessé, il mettra des mois à se remettre de ses blessures. Son action, dès 1916, auprès de l'Union fédérale des associations de mutilés et réformés (UF) est le socle de sa première vie. L'épreuve du feu, la blessure, l'hôpital, l'expérience partagée avec les autres mutilés, son entrée parmi les professeurs de droit sont autant d'étapes décisives qui lui donnent, à l'âge de 32 ans, son orientation définitive. Il devient fondateur de la CIAMAC, dont le but est de faire pression pour qu'« aucune génération future de jeunes hommes ne connaissent les ravages de la guerre ». Mais l'approche de la Deuxième Guerre mondiale ruine le projet, il concentre son action à la SDN où il a été nommé membre de la délégation française, qui va lui permettre d'accumuler un capital social, politique et intellectuel au service de la paix entre les nations. Dès 1940, deuxième vie, il rejoint de Gaulle et, avec d'autres exilés londoniens, commence à examiner les buts de guerre alliés afin de faire sortir du conflit un « nouvel ordre international » démocratique. C'est à ce moment que prend forme la contribution capitale de Cassin à la pensée des Droits de l'homme, l'idée que la loi ne suffit pas à définir le droit : il existe au-dessus des principes généraux qui s'imposent, qu'elle doit respecter et dont la violation doit être punie.

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Couverture ebook de Mademoiselle Clairon, de Jacques Jaubert
Fayard | 14 janvier 2003

Paris, 1735. Une gamine de douze ans rêve en voyant, de sa mansarde, une belle comédienne répéter un rôle dans le salon d'en face. Cet instant fixe son destin. La jeune Claire Leris, bientôt devenue Clairon, s'initie à la scène, à la danse, au chant. Elle apprend en province, de Rouen à Lille, à concilier succès et plaisirs avec les hautes protections, indispensables à une débutante sans défense et sans le sou. A vingt ans, elle débute à la Comédie-Française dans Phèdre. Sa voix profonde envoûte le parterre, son rayonnement sensuel fait dire à un spectateur : « On gagne à l'examiner un plaisir que les autres sens seraient jaloux de partager avec la vue. » Bien des ducs et des princes, les Richelieu, les Choiseul seront du partage, avec quelques amants de coeur dont le comte de Valbelle, l'homme de sa vie. Mais sa passion et sa liberté passeront avant tout. Clairon s'abstrait des amours et des cabales pour étudier. Elle approfondit ses personnages, simplifie le costume, revient à une diction naturelle. Diderot lui donne raison. Voltaire la querelle, il voudrait voir déclamer ses vers avec plus de « pompe ». La tragédienne est bientôt emprisonnée pour avoir résisté aux caprices des « gentilshommes de la Chambre », les tyrans de la Comédie-Française. Profondément croyante, elle quittera la scène en pleine gloire, lorsque ni l'Eglise ni le Roi n'accepteront de relever les comédiens de l'excommunication qui les menace. Elle quittera la France pour régner sur « l'Europe des lumières ». Le margrave de Bayreuth et d'Ansbach, prince tolérant, l'autorisera même à recréer en terre protestante une communauté catholique. De retour d'exil, sous la Révolution, elle fera une dernière conquête, le mari - délaissé - de Mme de Staël. Dans cette biographie très documentée, Jacques Jaubert, ancien courriériste dramatique et littéraire, retrace la vie de Mlle Clairon, qui a attendu la fin d'un siècle tumultueux pour quitter la scène, octogénaire, le 29 janvier 1803. Il y a deux cents ans.

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Couverture ebook de Une femme rebelle - Vie et mort de Rosa Luxembourg, de Max Gallo
Fayard | 19 septembre 2000

Au lendemain du XXe siècle, alors que tant d'idoles sont tombées, que l'on a renversé toutes les statues, une figure singulière vibre encore, palpitante : celle de Rosa Luxemburg, authentique héroïne du roman vrai qui, au début de notre siècle, fit battre les coeurs à l'unisson d'un même espoir. L'Histoire, hier, l'assassina. Aujourd'hui, elle lui donne raison. Seule parmi les grandes figures du socialisme, cette théoricienne profonde - auteur notamment de L'Accumulation du Capital (1913) -, cette fine politique, cette économiste austère fut aussi une analyste visionnaire : militante de l'aile gauche de la social-démocratie allemande, emprisonnée en 1914 à la suite d'une campagne pacifiste, fondatrice avec Karl Liebknecht du groupe " Spartakus ", elle dénonce les nationalismes et condamne dès 1918 le mariage contre nature entre socialisme et terreur, cette terrible glaciation communiste qui allait provoquer l'échec d'un idéal auquel elle refusait de renoncer. Car Rosa Luxemburg ne pouvait, ne voulait renoncer à rien. Dans un univers lourdement masculin, elle agit et s'impose ; handicapée par la maladie qui l'a rendue boiteuse, elle est cependant, sa vie durant, une femme aimée, courtisée ; antimilitariste convaincue et farouchement internationaliste, cette Juive polonaise devenue allemande se désigne en 1914 à la vindicte de tous les conformistes. Rebelle, Rosa semble portée par un mysticisme laïc qui la pousse à s'offrir, victime qui témoigne et dont la voix ne s'éteindra pas. Elle le paiera de sa vie et, le 15 janvier 1919, lors de la révolution spartakiste à Berlin, elle sera arrêtée et tombera sous les balles d'officiers qui, plus tard, deviendront des nazis. Ce jour-là, un jeune poète de vingt et un ans, Bertolt Brecht, écrivit : Rosa-la-Rouge aussi a disparu Le lieu où repose son corps est inconnu Elle avait dit aux pauvres la vérité Et pour cela les riches l'ont exécutée. Max Gallo a publié notamment des biographies de Robespierre, Jules Vallès, Garibaldi, et de nombreux romans dont, chez Fayard, les dix volumes de La Machinerie humaine. Il est par ailleurs l'auteur de deux grandes séries romanesques consacrées à Napoléon et à De Gaulle ; en 2001 en paraîtra une autre chez Fayard, consacrée à la Résistance.

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Couverture ebook de Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans, de Jacqueline Duchêne
Fayard | 10 octobre 1995

Naître en pleine Révolution anglaise quand on est la fille du roi, débarquer à deux ans en France comme une fuyarde, séduire ensuite son beau-frère Louis XIV, et régner sur sa cour dix années durant par son charme, son esprit et son art de la danse, puis mourir en pleine gloire, à vingt-six ans, si brusquement qu'on croit à un empoisonnement, la vie d'Henriette, princesse d'Angleterre, duchesse d'Orléans, arrière-petite-fille, petite-fille, soeur et belle-soeur de rois, a de quoi surprendre et captiver. Ce n'est pas tout. Négociatrice patiente et privilégiée du traité secret d'entente franco-anglaise signé à Douvres entre deux rois qu'elle chérissait, Charles II et Louis XIV, elle brûla sa vie dans les plaisirs, endura huit grossesses et un époux, Monsieur, frère du roi, qui n'aimait pas les femmes, écouta enfin les leçons de Bossuet, qui lui fit la plus belle des oraisons funèbres. Tourbillon des fêtes, maladies, intrigues domestiques et diplomatiques, cérémonies de cour, bruits de guerres, l'univers d'Henriette revit grâce aux témoignages des contemporains et aux documents d'archives, français et anglais, utilisés conjointement, et souvent pour la première fois. Revit aussi pour le lecteur, par la finesse de compréhension et le talent romanesque du biographe, celle qui fut la plus française des princesses d'Angleterre. Jacqueline Duchêne a publié chez Fayard, en 1985, une Françoise de Grignan, ouvrage couronné par l'Académie française, puis, en 1992, un Bussy Rabutin, (Grand Prix de la Culture bourguignonne 1993).

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Couverture ebook de Gabrielle d'Estrées, de Inès Murat
Fayard | 8 septembre 1992

En cette fin de XVIe siècle, la France est le théâtre de passions débridées, de haines extrêmes, d'actes d'une violence incontrôlée, d'une cupidité délétère et d'extravagances de toutes sortes. Les remises en cause consécutives à l'apparition de l'humanisme, aux guerres religieuses et aux mutations économiques, troublent les esprits. Les amours d'Henri de Navarre et de Gabrielle d'Estrées reflètent ce temps de fer et de feu. Contraint comme huguenot à quitter la cour des Valois, bientôt chef du parti opposé au roi, ennemi juré des catholiques de la Ligue, puis héritier désigné mais contesté du trône, enfin mal accepté, Henri trouve avec sa jeune maîtresse (elle a vingt ans de moins que lui...) et les enfants qu'elle lui donne le réconfort d'un foyer paisible que la reine Margot _ à laquelle on l'a naguère marié _ ne lui procure pas. Gabrielle est devenue une " presque épouse ", voire une " quasireine ". Henri s'était mis en tête d'en faire la reine de France, lorsqu'elle mourut brutalement (ce qui résolut le grave problème dynastique que cette union n'aurait pas manqué de poser). Issue d'une " famille dont les femmes savent plier leur vertu aux exigences du moment qui passe ", la favorite n'a certes pas aimé le roi sans réserve; elle n'a jamais oublié ses intérêts et ceux des siens. Néanmoins, elle a joué auprès de lui un rôle bienfaisant, par exemple en l'assistant moralement lors de son abjuration, puis en le poussant à proclamer l'édit de Nantes. Qui sait si l'Histoire n'aurait pas tourné autrement sans la belle Gabrielle? Historienne, Inès Murat a publié Napoléon ou le rêve américain, Colbert et La IIe République.

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Couverture ebook de Isabelle Rivière, de Alain Rivière
Fayard | 8 novembre 1989

Toute la vérité de Jacques Rivière, d'Alain-Fournier et d'Isabelle, c'est ce que nous avons les moyens de révéler aujourd'hui grâce à une longue quête qui nous a rendus possesseurs d'un dossier de dix mille lettres, à quoi s'ajoutent mes souvenirs personnels. A la lumière d'Isabelle Rivière, toutes choses prendront désormais leur dimension d'éternité. Pour la première fois, tout est dit et replacé dans son contexte, vérifié, affirmé par les témoins de sa vie: son mari Jacques Rivière, son frère Alain-Fournier d'abord, dont nous ne connaissions pas l'ensemble des correspondances avec elle, mais aussi ceux qui sont venus chercher près d'elle une part de cette vérité dont elle se sentait dépositaire et qui fut, avec la passion d'aimer, sa véritable raison de vivre. Ce récit composé de voix diverses et sincères, célèbres ou inconnues, doit apporter un point final aux querelles absurdes qui ont entaché la mémoire d'Isabelle Rivière. Car c'est à elle que Jacques Rivière et Alain-Fournier ont dû d'avoir été ce qu'ils sont et de s'être survécus parmi nous grâce à sa fidélité, à son intelligence et à son coeur. A. R.

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Couverture ebook de Madame Palatine, de Dirk Van der Cruysse
Fayard | 23 août 1988

" Voilà un deuil pour toute l'Europe. On perd une bonne princesse et c'est chose rare. " Cet éloge, écrit par le chroniqueur Mathieu Marais au lendemain de la mort de la Palatine, est sans doute la plus belle oraison funèbre d'une femme exceptionnelle, que l'on a trop souvent décrite comme une Allemande à peine dégrossie dont les manières rustiques et le caractère sauvage auraient déparé la cour la plus raffinée du monde... Epouse de Monsieur, duc d'Orléans, et donc belle-soeur de Louis XIV, mère du Régent, ennemie farouche de Mme de Maintenon, Madame est un témoin capital du Grand Siècle. Sa jeunesse mouvementée en Allemagne, son mariage avec un prince qui n'avait d'yeux que pour ses mignons, les cinquante années qu'elle passa à Versailles font d'elle un personnage hors du commun. Peu d'existence de cette époque sont si bien documentées et pourtant si mal connues. Née dans une famille d'incorrigibles épistoliers, la Palatine correspondit avec la plupart des cours d'Europe: elle aurait écrit près de 60 000 lettres, dont un dixième est conservé. Mais cet océan d'encre _ paroles de femme, paroles d'exil _, qui nous renseigne avec un luxe inouï de détails sur la vie et les opinions de Madame, a été jusqu'à présent peu exploité ou mal traduit. Or le franc-parler de la Palatine, son solide bon sens détruisent l'image de " Commère du Grand Siècle " que le XIXe avait forgée d'elle et font par ailleurs revivre une femme aussi lettrée qu'une princesse pouvait l'être sans verser dans le ridicule. Né en 1939, Dirk Van der Cruysse est professeur à l'Université d'Anvers où il enseigne l'histoire de la littérature française. Il est l'auteur de deux ouvrages sur Saint-Simon, a publié une édition des Lettres françaises de Madame Palatine (Fayard, 1989) et des Mémoires et Lettres de voyage de Sophie de Hanovre (Fayard, 1990).

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Couverture ebook de Mademoiselle George, de Roselyne Laplace
Fayard | 27 octobre 1987

Grâce à une réussite et une longévité professionnelles exceptionnelles, la comédienne Marguerite Weimer _ Mademoiselle George _, née en 1787, aura eu le privilège de vivre toutes les transformations qu'a connues le théâtre depuis la Révolution jusqu'à Napoléon III: multiplication des salles, changement profond dans le goût du public, passage de la tragédie classique (Corneille, Voltaire) au drame romantique (Hugo, Dumas, Vigny). Elle aura aussi, grâce à la place considérable du théâtre dans la société de ce temps, rencontré, connu ou aimé la plupart des personnalités qui ont compté au cours de ce demi-siècle: hommes politiques, écrivains, poètes. D'une extrême beauté dans sa jeunesse, portée aux nues par des hommes aussi divers que Murat, Napoléon (qui a été son amant), Hugo ou Gautier, elle a été, avec Mlle Mars, reine de la comédie, la plus grande star tragique, réclamée et acclamée par l'Europe entière, jusqu'à Constantinople et Saint-Pétersbourg, où l'ont conduite ses tournées... Jamais les revers de fortune n'ont entamé son énergie et son amour de la scène. Erudit et alerte, cet ouvrage permet aussi à Roselyne Laplace de faire revivre, à travers le monde du spectacle et son héroïne, une époque riche en bouleversements. Chargée de recherche au CNRS _ pour lequel elle a précisément effectué des travaux dans les archives de la Comédie-Française _, Roselyne Laplace est spécialiste de l'histoire du théâtre en France aux XVIIIe et XIXe siècles.

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Couverture ebook de Marguerite de Provence, de Gérard Sivéry
Fayard | 8 septembre 1987

Quoique méconnue; en dépit de l'évocation qu'en fit Dante, Marguerite de Provence (1221-1295) est l'une des reines de France au Moyen Âge sur laquelle existent le plus de renseignements. Fille du comte de Provence Raymond Bérenger V, soeur de trois reines, elle devint elle-même la femme du plus puissant roi d'Occident, Louis IX (c'est-à-dire Saint Louis). Elle eut le destin singulier de vivre aux côtés d'un homme exceptionnel dont le dessein était d'accéder à la sainteté. L'harmonie et la tendresse qui régnaient dans la famille royale sont significatives en ce qu'elles font figure d'exception dans les usages de l'époque. Elle joua en outre un rôle non négligeable dans la première croisade que mena son époux, et excerça un temps une forme de régence. À travers le portrait exemplaire de cette reine de France, la biographie de Gérard Sivéry nous restitue un témoignage précieux sur la place de la femme dans cet apogée du Moyen Âge que fut le mi' siècle.

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Couverture ebook de Marguerite de Navarre, de Jean-luc Dejean
Fayard | 10 mars 1987

Marguerite de Valois, reine de Navarre par son second mariage, est la soeur de François Ier et la grand-mère d'Henri IV. Après des siècles d'oubli, elle nous apparaît comme l'une des plus passionnantes figures de femmes du XVIe siècle et comme l'un des très grands écrivains français. Pourquoi si longtemps méconnue? D'abord parce que ses oeuvres lyriques les plus achevées ne furent découvertes que trois cent cinquante ans après sa mort. Ensuite parce que l'on mésestima longtemps son Heptaméron, le chef-d'oeuvre dru et cru de la jeune langue française. Oubliée aussi, Marguerite, par la discrétion qu'elle s'imposa. Farouche partisan de l'oecuménisme en pleine crise du christianisme, l'intouchable soeur du roi exaspère sans cesse les théologiens de la Sorbonne. Elle protège tout auteur accusé d'hérésie: Marot, mais aussi Rabelais. Chez elle, à Nérac, se réfugient les penseurs qui contestent. Calvin, en fuite, y passera. Catholique déclarée, Marguerite deviendra tour à tour suspecte à chaque confession chrétienne, qui tentera pourtant après sa mort de la récupérer. Inconditionnelle de son frère, elle le brave à l'occasion, mais chevauche en Espagne pour le délivrer ou le long du Rhône avec ses armées. Folle de Dieu, elle promène cependant sur la société de son temps des yeux bien ouverts, en malicieux témoin. Jean-Luc Déjean, ancien professeur de lettres, a produit de nombreuses émissions de télévision d'art et d'histoire. Il est l'auteur notamment de Quand chevauchaient les comtes de Toulouse.

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Couverture ebook de Françoise de Grignan, de Jacqueline Duchêne
Fayard | 5 février 1985

Tout le monde connaît Mme de Sévigné. Personne ne parle de Françoise de Grignan, sa fille qui écrivit elle-même à son mari d'admirables pages d'amour. Il faut lire la célèbre correspondance pour mesurer le poids écrasant d'un amour maternel excessif et indiscret qui utilise supplications et pressions, ruse même, pour faire venir la bien-aimée à Paris, l'y garder jalousement et l'arracher à la Provence où la retiennent pourtant mari, enfants, devoirs. Françoise était la troisième femme d'un mari qui avait presque l'âge de sa mère, beaucoup d'esprit et de charme, un grand nom et des dettes immenses. Elle s'appliqua avec résolution à sa tâche harassante d'épouse du représentant du Roi dans la plus importante province de France. Son comportement avec ses deux belles-filles et les trois enfants qui lui restèrent des six qu'elle mit au monde montre son dévouement et sa tendresse maternelle, moins envahissante mais non moins passionnée que celle de Mme de Sévigné. Ces tensions, ces devoirs ou ces affections qui l'accablèrent toute sa vie avec excès, Françoise les vécut avec excès, même si elle donna par maladresse, ou voulut donner d'elle, une image froide qui la défendit de sa trop grande sensibilité. Son corps traduisit en des maux fluctuants, incessants, le trouble et les passions de son âme. Farouchement désireuse d'aimer et d'être aimée, Françoise de Grignan fut souvent trop aimée ou mal aimée, et ce mal retentit profondément en elle jusqu'à lui en faire une blessure mortelle.

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Couverture ebook de Madame de Pompadour, de Danielle Gallet
Fayard | 9 janvier 1985

Légèreté, ambition, avidité, ces traits légendaires des favorites royales s'effacent devant la qualité des liens qui ont uni à Louis XV, Mme de Pompadour. Créature harmonieuse, énergique et chaleureuse, elle n'a vécu que pour le roi et l'a aidé à vivre. Pendant près de vingt ans (1745-1764), elle a partagé avec lui le souci des affaires. Le récit de son ascension et de sa faveur se confond avec l'histoire de son temps, avec la crise de l'Ancien Régime. Autour d'elle ont gravité ministres, généraux, diplomates, artistes, écrivains, financiers qui l'avaient hissée au pouvoir et qu'elle soutenait à son tour. Elle a charmé par ses talents la Cour de France, qui donnait le ton à l'Europe. Douée d'une aisance souveraine, elle a offert un modèle à la beauté féminine, influé sur l'art de vivre, la civilité, la sensibilité, l'amour. Mme de Pompadour a exercé par délégation le ministère des beaux-arts, confié successivement à son oncle et à son frère. Elle a fait construire ou aménagé une vingtaine de résidences, inspiré le mouvement artistique et l'effort créateur en un temps où les arts décoratifs parvenaient à leur point de perfection. Sa vie quotidienne permet d'évoquer les humbles et fait entendre les échos de la France profonde. La mort de sa fille unique la rappelle aux exigences de l'au-delà, donnant à sa personnalité une dimension spirituelle, une gravité inattendue. Elle meurt à quarante-trois ans, après avoir intensément et dangereusement vécu. Pour notre temps, Mme de Pompadour reste un symbole de grâce, d'esprit et d'élégance capable d'enchanter le rêve des hommes. Philologue et historienne, Danielle Gallet a consacré des travaux à l'humanisme à la Cour de Bourgogne, au passé du protestantisme et aux institutions monarchiques de l'Ancien Régime. Elle est la soeur du poète et traducteur Armel Guerne et l'épouse de l'historien de l'art Michel Gallet. Danielle Gallet est conservateur aux Archives nationales.

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