Mademoiselle Clairon
share
Paris, 1735. Une gamine de douze ans rêve en voyant, de sa mansarde, une belle comédienne répéter un rôle dans le salon d'en face. Cet instant fixe son destin.
La jeune Claire Leris, bientôt devenue Clairon, s'initie à la scène, à la danse, au chant. Elle apprend en province, de Rouen à Lille, à concilier succès et plaisirs avec les hautes protections, indispensables à une débutante sans défense et sans le sou.
A vingt ans, elle débute à la Comédie-Française dans Phèdre. Sa voix profonde envoûte le parterre, son rayonnement sensuel fait dire à un spectateur : « On gagne à l'examiner un plaisir que les autres sens seraient jaloux de partager avec la vue. » Bien des ducs et des princes, les Richelieu, les Choiseul seront du partage, avec quelques amants de coeur dont le comte de Valbelle, l'homme de sa vie. Mais sa passion et sa liberté passeront avant tout.
Clairon s'abstrait des amours et des cabales pour étudier. Elle approfondit ses personnages, simplifie le costume, revient à une diction naturelle. Diderot lui donne raison. Voltaire la querelle, il voudrait voir déclamer ses vers avec plus de « pompe ».
La tragédienne est bientôt emprisonnée pour avoir résisté aux caprices des « gentilshommes de la Chambre », les tyrans de la Comédie-Française. Profondément croyante, elle quittera la scène en pleine gloire, lorsque ni l'Eglise ni le Roi n'accepteront de relever les comédiens de l'excommunication qui les menace.
Elle quittera la France pour régner sur « l'Europe des lumières ». Le margrave de Bayreuth et d'Ansbach, prince tolérant, l'autorisera même à recréer en terre protestante une communauté catholique. De retour d'exil, sous la Révolution, elle fera une dernière conquête, le mari - délaissé - de Mme de Staël.
Dans cette biographie très documentée, Jacques Jaubert, ancien courriériste dramatique et littéraire, retrace la vie de Mlle Clairon, qui a attendu la fin d'un siècle tumultueux pour quitter la scène, octogénaire, le 29 janvier 1803. Il y a deux cents ans.
Lire plus
Lire moins
La jeune Claire Leris, bientôt devenue Clairon, s'initie à la scène, à la danse, au chant. Elle apprend en province, de Rouen à Lille, à concilier succès et plaisirs avec les hautes protections, indispensables à une débutante sans défense et sans le sou.
A vingt ans, elle débute à la Comédie-Française dans Phèdre. Sa voix profonde envoûte le parterre, son rayonnement sensuel fait dire à un spectateur : « On gagne à l'examiner un plaisir que les autres sens seraient jaloux de partager avec la vue. » Bien des ducs et des princes, les Richelieu, les Choiseul seront du partage, avec quelques amants de coeur dont le comte de Valbelle, l'homme de sa vie. Mais sa passion et sa liberté passeront avant tout.
Clairon s'abstrait des amours et des cabales pour étudier. Elle approfondit ses personnages, simplifie le costume, revient à une diction naturelle. Diderot lui donne raison. Voltaire la querelle, il voudrait voir déclamer ses vers avec plus de « pompe ».
La tragédienne est bientôt emprisonnée pour avoir résisté aux caprices des « gentilshommes de la Chambre », les tyrans de la Comédie-Française. Profondément croyante, elle quittera la scène en pleine gloire, lorsque ni l'Eglise ni le Roi n'accepteront de relever les comédiens de l'excommunication qui les menace.
Elle quittera la France pour régner sur « l'Europe des lumières ». Le margrave de Bayreuth et d'Ansbach, prince tolérant, l'autorisera même à recréer en terre protestante une communauté catholique. De retour d'exil, sous la Révolution, elle fera une dernière conquête, le mari - délaissé - de Mme de Staël.
Dans cette biographie très documentée, Jacques Jaubert, ancien courriériste dramatique et littéraire, retrace la vie de Mlle Clairon, qui a attendu la fin d'un siècle tumultueux pour quitter la scène, octogénaire, le 29 janvier 1803. Il y a deux cents ans.
Jacques Jaubert
**Jacques Jaubert** (1923–2013) fut journaliste, critique littéraire et auteur de plusieurs romans et essais. Licencié en lettres et diplômé de philosophie, il a collaboré au *Parisien*, au *Figaro* et au *Figaro littéraire*, où il s’est distingué par son regard aiguisé sur la vie culturelle. *Le Baron sauvage*, publié en 1987, illustre son talent pour allier rigueur historique et narration romanesque, offrant une plongée vivante dans la Nouvelle-France.
Ebook
Téléchargement et lecture immédiats
Code produit : 9782213656847
Comment lire cet ebook au format epub (protégé par LCP ou Adobe) ?
Avis des lecteurs
Connexion
Soyez le premier à donner votre avis !