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Qu'est-ce que connaître et comment apprend-on ? La question est au coeur des préoccupations professionnelles des enseignants ; elle s'inscrit aujourd'hui avec acuité dans les programmes de formation initiale ou continue des maîtres. Les auteurs, spécialistes de sociologie de l'éducation, de communication éducative et de neurosciences, ont choisi de répondre à cette question par une formule simple, qui correspond précisément à la façon dont se déroule tout apprentissage : on apprend dans un contexte social (la famille, les médias, l'école...), par des actes de communication (lecture, écoute, prise de notes, production de textes...), avec son cerveau (réseaux neuronaux, pensée, langage, mémoire...). L'ouvrage s'articule suivant ce schéma en trois chapitres (sociologie des activités cognitives en éducation ; l'école, lieu de communication ; le cerveau, machine à connaître), qui présentent les fondements et les déterminants de toute action cognitive en éducation.
Comment comprendre le « retour » du religieux ? Religions et modernité ne seraient donc pas incompatibles ? Qu'est-ce qui a changé depuis les temps de la sécularisation et de la laïcité triomphante ? Faut-il chercher la réponse du côté d'une étonnante faculté d'adaptation des religions ou des angoisses sociales et des désarrois individuels ? Cette 2e édition refondue propose des grilles de lecture et d'interprétation aptes à cibler les interactions du social et du religieux. C'est à ce besoin que la sociologie des religions s'est efforcée de répondre, dans la diversité de ses approches et de ses terrains. Comment s'est-elle développée depuis Durkheim et Weber ? Quels sont ses grands représentants actuels, ses débats, ses acquis ? Que dit-elle du phénomène religieux dans nos sociétés contemporaines ? Olivier Bobineau est enseignant-chercheur, membre du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS/EPHE). Sébastien Tank-Storper est chargé de recherche au CNRS, membre du Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux (CNRS-EHESS).
Ces dernières années, les domaines d'intervention de l'État ont proliféré. De multiples acteurs économiques et sociaux, territoriaux et transnationaux, ont été également mobilisés et interfèrent avec l'État. Ce manuel permet de comprendre ces dynamiques et leurs transformations. Il reprend les principaux concepts et modèles d'analyse et présente une synthèse à partir de deux questions fondamentales : - Qu'est-ce qu'une politique publique ? Un commandement émanant d'une autorité centrale afin de résoudre un problème au nom du bien commun ; ou bien un vaste espace de négociation entre une multitude d'acteurs privés et publics ? - Comment changent les politiques publiques ? Par des mobilisations sociales appelant à une régulation publique ; ou bien en fonction des contextes institutionnels qui formatent ces demandes, selon leurs logiques internes ?
L'usage du terme « race » en sciences sociales se démarque très fortement de son acception dans l'idéologie raciste et est mobilisé pour penser les rapports sociaux : la race est définie comme une construction sociale et non une donnée naturelle et immuable, mais une production sociale historiquement située, et mouvante . L'ouvrage met en évidence le fait que des groupes sociaux sont racisés, c'est-à-dire placés en position subordonnée ou privilégiée dans de nombreux domaines sociaux, juridiques, politiques, économiques. Il mobilise le concept d'intersectionnalité forgé à la fin des années 1980 qui désigne l'interaction entre les identités raciales et celles que dessinent la classe, la religion, le genre, l'âge, la manière dont elles se cumulent ou parfois se compensent. Dans un premier temps l'ouvrage revient sur l'histoire du concept, de ses premiers usages, et de l'utilisation de la race en tanyt que construction sociale et non de réalité biologique. Puis est abordé le concept de race par ses controverses. Pour finir, l'ouvrage analyse ce que la race comme objet d'analyse fait à la sociologie comme analyse des faits et rapports sociaux.
Traduit de l'anglo-américain, le concept de genre s'est progressivement imposé en France au cours des quinze dernières années. Il recouvre désormais un corpus incluant d'autres concepts qui l'ont précédé, tels que « rapports sociaux de sexe » ou « domination masculine ». L'objectif de ce manuel est de mieux cerner la polysémie du genre et d'introduire aux recherches prolifiques qui sont rassemblées sous sa bannière. Tous les travaux de la sociologie du genre ont en commun une problématique : la construction sociale de la différence hiérarchisée des sexes et/ou des sexualités ; une histoire, commencée dans les années 1970, ancrée dans une critique féministe de la sociologie de l'époque qui voyait dans la classe sociale le seul clivage pertinent pour analyser les relations sociales ; une ambition : faire la preuve, enquête après enquête, de la transversalité des rapports de sexe et de sexualité dans le monde social, et convaincre de la nécessité de leur prise en compte dans l'élaboration de n'importe quel objet sociologique.
Cet ouvrage répond avec clarté et rigueur aux questions majeures que se posent tout concepteur d'enquête par questionnaire et toute personne souhaitant analyser statistiquement des données : qu'est-ce qu'un échantillon représentatif, un pourcentage significatif et une « bonne estimation » ? Comment recoder des variables et concevoir des indicateurs ? Comment analyser leurs relations, avec quelles méthodes ? Comment interpréter des résultats ? Sans recours inutile au formalisme mathématique, il expose les principes des raisonnements statistiques en sociologie. Les présentations des méthodes et notions sont accompagnées d'exemples concrets, issus de vraies enquêtes. Tous les éléments sont fournis pour comprendre, analyser et produire des données, que ce soit en sociologie ou dans les domaines des études, du marketing, des sondages d'opinion ou des enquêtes de comportement. L'ouvrage, actualisé dans cette 6e édition, répond aux besoins bien identifiés des étudiants, enseignants comme des chargés d'études.
Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.
Comment la société construit-elle les individus ? Quels sont les processus sociaux à travers lesquels nous devenons ce que nous sommes ? C'est toute la question de la socialisation. Cet ouvrage en dresse un panorama d'ensemble, des écrits des fondateurs de la discipline aux recherches les plus récentes, et propose une grille d'analyse de la façon dont la société nous forme et nous transforme. L'auteure montre comment, au fil du cycle de vie, s'articulent les actions socialisatrices respectives de la famille (et à travers elles de la structure sociale et des rapports sociaux de sexe), des professionnels de l'éducation et des normes éducatives, de l'école, des groupes de pairs, de la vie en couple, du travail, du passage par diverses institutions ou de la participation à diverses interactions. Chacun pourra ainsi mieux mesurer la puissance des processus de socialisation, et leurs enjeux.
Depuis la fin du XIXe siècle, la famille s'est transformée en permettant à chacun de ses membres d'avoir une identité de plus en plus personnelle, reconnue par ses proches, et dans une ambiance idéalement affective. Schématiquement les changements se sont déroulés en deux temps. Lors de la première modernité jusqu'aux années 1960, se sont imposés l'évidence du mariage amoureux, une grande division du travail entre les sexes, le repli sur le bonheur familial, et le soutien de l'État-providence. Avec la seconde modernité, sont apparus le droit au divorce et à la séparation, l'apparition de nouvelles formes familiales, le succès des normes psychologiques, le processus d'individualisation de la femme et de l'enfant, le déclin de la norme hétérosexuelle. En conséquence, des tensions naissent entre les exigences du maintien de la vie commune et celles de la défense de soi pour chacun de ses membres. Dans cette 7e édition, revue de cet ouvrage, sont décrites les manières dont la famille est réinventée.
L'approche narratologique présente trois caractéristiques majeures : elle permet l'analyse des différents types de récits (littéraires ou non) ; elle met en lumière leurs principes de composition communs au-delà des différences apparentes ; elle peut s'articuler avec des approches fondées sur la production ou la réception de ces textes. Cet ouvrage expose donc les concepts fondamentaux et les outils descriptifs permettant l'étude précise des grands niveaux du récit : fiction, narration et mise en texte. Afin d'éclairer leurs applications possibles, les notions sont illustrées de nombreux exemples issus aussi bien d'oeuvres littéraires variées que de récits non littéraires.
Cet ouvrage répond à deux questions indissociables : à quoi servent les enquêtes par questionnaire ? Comment produire de « bons chiffres » ? Grâce à de nombreuses enquêtes, il permet d'acquérir une double compétence : d'une part, celle de la sociologie explicative, avec la recherche des déterminants sociaux des comportements ; d'autre part, celle des règles de la formulation des questions, le choix de l'échantillon, le codage et surtout les principes de lecture des tableaux statistiques. Tous ces actes mêlent réflexion théorique sur l'objet étudié et décision empirique. Et ce sont ces allers et retours entre les deux niveaux qui forment le raisonnement sociologique. Réactualisé dans cette 5e édition, l'ouvrage s'adresse aux étudiants en sciences sociales, aux chargés d'études, aux travailleurs sociaux et aux cadres des collectivités locales.
Cet ouvrage propose une présentation des principales notions de la psychanalyse à partir de plusieurs approches, afin de cerner d'une façon non dogmatique les questions toujours critiques qu'ouvre la méthode analytique. Ainsi sont abordés les concepts fondamentaux de la doctrine, saisis dans l'histoire où ils sont produits, et leurs remaniements successifs, les apports des psychanalystes contemporains postérieurs à Freud, ainsi que les questions cruciales de la pratique et de la formation qui sont difficilement séparables de la situation du mouvement psychanalytique aujourd'hui. Conçu comme une sorte de guide, c'est un large panorama des problèmes actuels de la psychanalyse et du point d'avancée des élaborations théoriques qui est ici esquissé.
Ce livre a pour but de permettre aux étudiants, quelle que soit leur discipline, d'acquérir des méthodes performantes en particulier dans les domaines de la lecture et de la prise de notes, mais aussi dans les domaines de la mémoire et de l'organisation du travail. Grâce à l'apport des neurosciences, il propose à l'étudiant de découvrir son propre fonctionnement mental et, de ce fait, lui permet de mieux exploiter son potentiel intellectuel. Après avoir déterminé son profil cérébral dominant à l'aide de tests, l'étudiant pourra suivre l'itinéraire méthodologique qui lui convient, et trouver dans l'ouvrage des gammes d'entraînement accompagnées de leurs corrigés.
À un degré inédit dans l'histoire des sociétés, la consommation s'est aujourd'hui découplée de la stricte réponse aux besoins naturels ; elle s'offre désormais comme un « territoire » aux frontières sans cesse étendues au sein duquel groupes et individus manipulent sens et valeurs et mobilisent une part croissante de leurs ressources (en temps, effort et énergie psychique). La consommation implique la domination de croyances et de pratiques transmises à travers des systèmes d'échange et d'influence et fonctionnant via des processus adaptés de construction et de manifestation de l'identité individuelle. Ce livre éclaire cette question majeure pour la compréhension de nos sociétés. Il met en lumière les différentes facettes des pratiques de consommation en synthétisant l'apport des approches sociologiques, anthropologiques et sémiotiques, et donne à réfléchir en cernant avec précision les enjeux liés à l'extension de la consommation à l'ensemble de la vie sociale.
Cet ouvrage décrit la réalité complexe de l'alcoolisme, troisième rang des causes de décès en France. L'approche psychopathologique, soutenue par l'auteur, facilite un repérage clinique des différentes formes d'alcoolisme (alcoolisme secondaire et alcoolisme primaire). Elle favorise une meilleure compréhension de la souffrance psychique de ces patients et de leurs prises en charge. Exposant les principales théories psychanalytiques à partir d'auteurs de référence comme Freud, Lacan et Winnicott mais aussi d'auteurs contemporains, l'ouvrage propose également des développements sur les dispositifs thérapeutiques et une théorisation originale de l'alcoolisme. Illustré par de nombreuses séquences cliniques, ce livre sera d'un recours précieux aux étudiants en psychologie, en médecine ainsi qu'aux professionnels de santé. Isabelle Boulze, psychologue clinicienne, est maître de conférences, habilitée à diriger des recherches à l'université Montpellier III.
Montre comment la philosophie s'efforce de s'interroger sur le sens de l'éducation. Présente le mouvement des idées éducatives, de l'Antiquité à la post-modernité, ainsi que la réflexion des grands philosophes et penseurs : Socrate, Platon, Aristote, Rabelais, Descartes, Comenius, Rousseau, Comte, Bachelard, Bergson, James, Dewey. « Copyright Electre »
Cet ouvrage consiste en une présentation actualisée de l'ensemble des problématiques relatives à la société chinoise contemporaine. Les mutations accélérées qui ont permis à la Chine de sortir du sous-développement et de devenir une grande puissance économique et politique sont ici rappelées, dans la perspective de la longue durée. La prise en compte de la dimension historique est incontournable pour qui veut appréhender la complexité du monde chinois contemporain. L'accent est mis sur les bouleversements et les tensions générées par l'entrée de la Chine dans la globalisation : évolutions du régime face à l'émergence de la société civile, rôle croissant d'internet, urbanisation et problèmes environnementaux, inégalités et montée en puissance de nouveaux groupes sociaux, nouveaux modes de vie, survivance des modèles traditionnels face à l'irruption de la modernité, place de la Chine en Asie et dans le monde ou encore évolution des flux migratoires. Une chronologie, une carte et des graphiques complètent cet ouvrage.
- un ouvrage qui offre une synthèse sur un siècle riche. - l'auteur, spécialiste du 17e intègre le renouveau historiographique sur la période qui met en valeur de nouveaux genres, et une approche interdisciplinaire ( achitecture, musique, peinture) sur l'histoire culturelle du XVIIe siècle.
La ville est aujourd'hui à la fois territoire et unité de vie collective, milieu et enjeu, cadre physique et noeud de relations entre les êtres sociaux. Ce livre montre comment les concepts et les méthodes de la sociologie peuvent être mobilisés pour l'étude de la vie urbaine. Cette dernière est saisie dans les tensions qui la traversent : tensions entre distance et proximité, entre localisation et mobilité, entre diversité et intégration, entre lignes de force qui commandent le devenir des villes et la gestion collective. Comment s'organisent de nos jours les coexistences en milieu urbain et la mise en cohérence des actions publiques ? À l'heure où les ancrages territoriaux des citadins se diversifient et où les espaces sociaux se fragmentent, dans quelle mesure la ville fait-elle encore société ? Cette 4e édition actualisée apporte toutes les réponses nécessaires.
Dix ans après le début de la Révolution de 1789, et tandis que la France est devenue une République, les Français restent en quête d'un régime stable, capable de donner une réalité aux grands acquis révolutionnaires. C'est ainsi que le pays renoue, pendant près de cinq décennies, avec des régimes de type monarchique, avant que ne revienne la République en 1848. Pourquoi la France ne parvient-elle pas alors à concilier le droit dynastique avec l'héritage révolutionnaire ? Ce demi-siècle voit l'entrée de la France dans l'ère industrielle : l'essor économique qui en résulte bouleverse les structures sociales, creuse les inégalités et impose la nécessité de repenser la société. De nouvelles revendications apparaissent. En outre, le renouvellement des techniques et des savoirs s'accompagne d'une évolution des sensibilités dont témoigne le succès du Romantisme. Tout concourt à la remise en cause de l'ordre établi. La chute de la Monarchie en 1848 le démontre : la dynamique révolutionnaire était encore à l'oeuvre dans la France du premier XIXe siècle.
Cet ouvrage présente une synthèse globale de la Seconde Guerre mondiale dans ses aspects politiques, militaires et diplomatiques. La présentation de la période retrace les grandes phases du conflit et montre sa spécificité par rapport à la Grande Guerre de 14-18. Cette guerre mondiale a provoqué, outre des pertes humaines sans précédent, la ruine de l'Europe. Toute son économie est à reconstruire et elle est ruinée financièrement. Elle a détruit le système international en place en 1939 et provoqué l'apparition de deux grandes puissances mondiales : les États-Unis et l'Union soviétique. L'approche thématique choisie permet d'approfondir le rôle des grandes personnalités dans le déroulement de la guerre, de comprendre les grands événements qui ont changé le cours de la celle-ci et de suivre les grandes opérations militaires à l'aide de cartes commentées.
La télévision nous offre fictions, reportages, documentaires mais elle est aussi le lieu où, sous la conduite des journalistes et des animateurs, se rencontrent politiques et experts, stars et anonymes invités là comme témoins ou, plus simplement, comme public. Comment regarder ces mises en scène que la télévision nous propose, en direct ou en différé, dans les studios ou sur le lieu même du spectacle annoncé ? Ce livre décrit les dispositifs télévisuels et leurs décors. Il analyse la construction des messages ainsi que le rôle des différents acteurs afin d'aider le lecteur à devenir un spectateur critique. Cette nouvelle édition profondément remaniée, propose une lecture du paysage télévisuel français. Il met en lumière les grandes évolutions qu'a connu le PAF depuis une dizaine d'années dans ses programmes et la gestion de la multiplication des chaînes. Quels sont les orientations nouvelles et les caractéristiques de la télévision d'aujourd'hui ? Quel en est le personnel ? N'assiste-t-on pas à un éternel recommencement (formats d'émissions, décors, propos...) ? Autant de questions passionnantes que ce volume soulève et analyse.
À l'intersection des champs clinique, social et judiciaire, cet ouvrage est consacré à l'approche psychothérapique et à l'évaluation en clinique infantile. Les concepts théoriques fondamentaux en psychologie de l'enfant sont illustrés par des études de cas, dans des contextes cliniques variés : thérapeutique, scolaire et socio-judiciaire. Parallèlement, une réflexion est engagée au sujet de la pertinence de la politique actuelle, dominée par le diktat du « zéro de conduite » et l'obsession de « tout évaluer » : l'enfant, les soins et les soignants. Sur la base d'une riche pratique clinique et analytique auprès d'enfants, cet ouvrage répond aux besoins de ceux qui, dans le cadre de leurs études ou profession, sont confrontés aux troubles infantiles, tout en soulignant les enjeux éthiques liés à cette pratique. Amal Hachet, psychologue clinicienne, psychanalyste, est maître de conférences en psychopathologie clinique et criminologique à l'université de Poitiers.
Enseigner c'est être amené à agir au sein d'un système éducatif qui doit faire face à des enjeux déterminants pour son avenir. Pour tout acteur de terrain directement en prise avec les enfants et les adolescents mais aussi pour toute personne intéressée par les questions scolaires, cet ouvrage sera d'un recours précieux. Il a pour ambition, dans une étude historique de l'enseignement et de l'éducation en France depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, de présenter en complément de l'histoire de l'école primaire, du collège, du lycée et de l'université celles, moins connues sinon ignorées, de l'enseignement privé et du mouvement original de l'Éducation nouvelle. À l'heure des remises en question d'une École en mal de cohérence, il est des plus éclairants de connaître des expériences éducatives qui, dans leur grande variété, ont cherché et cherchent encore à favoriser la réussite des élèves. Nathalie Duval, agrégée et docteur en histoire, enseigne à la Sorbonne-Paris IV.
C'est en faisant référence à sa crise supposée que l'on aborde le plus souvent, en France, la question du lien social. Les bouleversements que traversent les sociétés européennes du XIXe siècle sont l'occasion de réfléchir aux fondements d'un lien individu/société qui, aujourd'hui, ne va plus de soi. Après avoir présenté les apports les plus récents de la sociologie des réseaux et des réflexions en termes de capital social, l'ouvrage dresse un tableau nuancé de la réalité française. Le lien social moderne, parce qu'il est fondamentalement de plus en plus électif, est aussi plus fragile. Il est sans doute moins mis en danger par les transformations qui touchent la sphère privée que par les problèmes de cohabitation, notamment dans les espaces publics, qui s'imposent à chacun. Cette 2e édition a été mise à jour avec les données les plus récentes. Pierre-Yves Cusset est agrégé de sciences économiques et sociales.
Cet ouvrage présente les méthodes et techniques d'analyse du genre romanesque. Tout en rappelant les acquis de l'histoire littéraire, des approches thématiques et du structuralisme, il facilité l'initiation aux principales théories qui permettent actuellement d'étudier le vaste domaine de la fiction. Les modèles issus de la linguistique, de la pragmatique et de la sémiotique sont tout à tour abordés. Pour leur part, la poétique et la narratologie ouvrent à la recherche de multiples perspectives. Bernard Valette est agrégé de lettres modernes, docteur en littérature française et chargé de cours à Paris-VII.
Drame psychologique et familial, phénomène social, problème de santé publique..., les dépressions sont le diagnostic le plus fréquemment évoqué à l'heure actuelle en cas de difficultés psychiques. Ce phénomène n'épargne personne puisqu'il se retrouve chez le bébé comme chez le sujet âgé. Mais, contrairement à d'autres troubles psychiques, la dépression représente un état transitoire - même s'il en existe des formes chroniques - qui, une fois guéri, laisse la personne identique à ce qu'elle était auparavant, mais en proie au souvenir d'une expérience particulièrement insupportable. On trouvera dans cet ouvrage une description précise de cette souffrance, de ses formes, de ses origines et de ses traitements. Cette 2e édition intègre les changements des classifications internationales, les nouvelles données sur les troubles bipolaires et enrichit la partie psychopathologique. Jean-Louis Pedinielli est professeur de psychopathologie et de psychologie clinique à l'université de Provence. Amal Bernoussi est maître de conférences de psychopathologie à l'université de Picardie Jules Verne.
Née dans les années 1950-1960 d'une pluralité d'influences, la psychologie cognitive, dont l'objectif est de comprendre les mécanismes de la pensée, a connu ces dernières années d'importants progrès dans la conception et la modélisation des processus par lesquels les représentations mentales sont construites, révisées et utilisées dans le cadre des diverses activités humaines « intelligentes ». Cet ouvrage présente un point de vue synthétique sur plusieurs modèles et résultats essentiels de la psychologie cognitive et aborde les thèmes de la mémoire, des représentations, et des activités mentales opérant sur ces représentations. Cette nouvelle édition, totalement refondue, approfondit le traitement de l'approche connexionniste et intègre un chapitre dédié à l'étude des interactions entre émotion et cognition. Rui Da Silva Neves est maître de conférences à l'université de Toulouse-Le Mirail où il enseigne la psychologie cognitive et est membre du laboratoire CLLE-LTC (UMR 5263, UTM-CNRS).
Cet ouvrage propose une initiation progressive aux règles d'une versification qui présente des caractères spécifiques. Il donne les instruments indispensables à une approche rigoureuse et active des textes poétiques espagnols. Dans un souci de clarté, l'exposé de ces règles est limité à l'essentiel. Une important particulière est cependant accordée à l'analyse du rythme, élément fondamental e versification espagnole. Seule une bonne connaissance des principes constitutifs du vers (mètre, rythme et rime) peut permettre l'analyse de ces combinaisons de vers que sont la strophe et le poème.
Bien que centré sur une approche de psychologie, l'ouvrage exploite aussi les données des neurosciences, notamment celles qui, en neuropsychologie, portent sur les troubles de la mémoire issus de lésions cérébrales ou de maladies neurovégétatives.
Etude des mécanismes de construction sociopolitique du problème des banlieues. Le point sur les modes de vie et les sociabilités dans les quartiers, les violences urbaines et les délinquances. Analyse des réponses institutionnelles et politiques au problème des banlieues. Cette nouvelle édition traite des émeutes de 2005, de la rénovation urbaine et de la politique de la ville.
« Démunis » , « exclus » , « nouveaux pauvres »... À l'heure où les conséquences économiques et sociales de la crise financière fragilisent ceux qu'un ministre avait un temps désignés comme « La France d'en bas », Philippe Alonzo et Cédric Hugrée reviennent sur les travaux et enquêtes sociologiques qui ont forgé la catégorie de « classes populaires » et en ont fait un outil pour décrire et comprendre le monde social. Cet ouvrage retrace tout d'abord les débats sociologiques liés à la définition du « populaire ». Il revient ensuite sur les approches et les enquêtes qui ont analysé les transformations et permanences de ces milieux sociaux : depuis leurs rapports au politique, en passant par le travail et l'emploi, sans oublier leurs styles de vie et l'école.