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Si l'animal fut tour à tour représenté par les peintres pour sa fonction symbolique, cathartique ou allégorique, il fut aussi et surtout, et ce dès les peintures rupestres, peint pour lui-même, en tant que Nature. En suspendant aux cimaises les chefs-d'oeuvre de la Beauté animale, de la Renaissance à nos jours, à l'occasion d'une exposition qui aura lieu au printemps 2012, au musée du Grand Palais (Paris), tout comme ce livre, nous montre combien la Beauté peut être brute et sans atours, ou comment par la culture l'homme revient au coeur même de ce qu'il est : un animal certes doué de raison mais un animal quand même...
Nicolas Poussin (1594-1665) était un peintre du classicisme français qui prônait clarté et logique dans ses tableaux. Il peignait souvent de larges scènes mythologiques ou bibliques, mais il était également au premier rang de la peinture de paysage. Il fut premier peintre du roi Louis XIII, mais passa la majeure partie de sa vie à Rome. Sa manière devint le style officiel enseigné à l'Académie durant le reste du XVIIe siècle. Par la suite, il influença aussi de grands peintres comme Jacques-Louis David.
Éloge de la fesse célèbre la sensualité du corps de la femme. Le spécialiste Hans-Jürgen Dpp nous présente la fesse comme une représentation parfaite à la fois de l'érotisme et de la féminité, qui séduit des artistes reconnus de tous milieux. Les illustrations sensuelles de ce livre ne manqueront pas d'attirer un public large et varié.
À partir de la création de son premier atelier à l'âge de seize ans, sir Anthony van Dyck (1599-1641) devint célèbre dans le monde de l'art. Rubens, son professeur lorsqu'il était enfant, disait de lui qu'il était son élève le plus talentueux. Il confirma cette remarque par une carrière d'artiste de cour en Angleterre et en Espagne. De nos jours, il est reconnu comme peintre de portraits, capturant l'élégance et la beauté opulente de la vie des cours européennes au XVIIe siècle. Dans cette présentation fascinante de la longue carrière de Van Dyck, Natalia Gritsai met en relief le meilleur des chefs-d'oeuvre de l'artiste.
Les bouleversements au cours du XXe siècle dans l'histoire mondiale vont provoquer une incroyable métamorphose de l'art occidental. Une création artistique foisonnante et révolutionnaire va se répandre dans un monde dorénavant sans frontières. Elle laisse libre cours à une extraordinaire prolifération des courants artistiques, du fauvisme au Pop Art. Cet ouvrage présente des illustrations des exemples les plus marquants de cette période, accompagnées d'essais rédigés par des critiques et des historiens de l'art. En tant que fenêtre ouvrant sur la psychologie des grands artistes modernes, L'Art du XXe siècle est le livre indispensable à tout amateur d'art contemporain.
Train d union entre deux mondes, le pont est un point de tension entre deux endroits identitaires. Libre, n appartenant ni à une terre ni à l autre, il enfreint le paysage et défie la nature. Le pont incarne à lui seul la volonté humaine de tisser des liens économiques, nécessaires et vitaux entre les hommes. Symbole de progrès et d innovation, le pont, qui fut en bois puis en pierre, démonstration anonyme de la solidité et la maîtrise des techniques assimilées, devient avec le temps de plus en plus aérien et fluide, défiant sans cesse les technologies de pointe. Véritable acte esthétique, le pont, dont la création est désormais revendiquée, pourrait aujourd hui s apparenter à une uvre d art ; c est ce que ce livre par ses magnifiques photographies propose au lecteur de découvrir.
Andrea Mantegna (1431 Isola di Carturo - 1506 Mantoue) Mantegna, humaniste, géomètre, archéologue, homme d'une grande intelligence et d'une puissante imagination, domina la scène de l'Italie septentrionale grâce à sa personnalité impérieuse. Cherchant à produire des illusions d'optique, il parvint à maîtriser la perspective. Il se forma à la peinture auprès des maîtres de l'école de Padoue, que Donatello et Paolo Uccello avaient fréquentée plus tôt. Dès sa prime jeunesse, les commandes affluèrent, telles les fresques de la chapelle des Ovetari de Padoue. En un laps de temps très court, Mantegna s'imposa en tant que moderniste, grâce à l'extrême originalité de ses idées et l'utilisation de la perspective dans ses oeuvres. Son mariage avec Nicolosia Bellini, la soeur de Giovanni, lui ouvrit la voie vers Venise. Mantegna atteignit sa maturité artistique avec son Pala San Zeno. Il demeura à Mantoue et devint l'artiste de l'une des plus prestigieuses cours d'Italie - celle des Gonzague. La Chambre des époux est considérée comme la plus achevée de ses oeuvres. L'art classique était né. En dépit de ses liens avec Bellini et Léonard de Vinci, Mantegna refusa d'adopter leur usage novateur de la couleur ou de renoncer à sa propre technique de gravure.
Le royaume du Champa s'organise vers le Ve siècle après J.-C. sur une large partie du territoire du Vietnam actuel. Il reste encore quelques magnifiques édifices dans la région de Nha Trang. La sculpture Cham utilise divers matériaux, principalement la pierre (grès), mais également l'or, l'argent et le bronze. À l'origine, ces oeuvres illustraient la mythologie indienne. Ce puissant royaume fut progressivement détruit au cours du XVe siècle par l'irrésistible descente vers le sud (« Nam Tiên ») des vietnamiens, depuis leur foyer de la région du Fleuve Rouge. L'auteur explore, décrit et commente les différents styles des sculptures de l'art Cham en s'appuyant sur une iconographie riche et inédite.
En ce début de millénaire, il nous a semblé intéressant de publier ce volumineux ouvrage sur l'histoire de l'érotisme. Curieuse époque que la nôtre ! Malgré une liberté toujours plus grande, les mots comme les images sont devenus formatés. Le « politiquement correct » s'est installé comme un credo, et les images redeviennent des icônes, particulièrement celles des femmes. Durant le précédent millénaire, ces dernières furent successivement déesses ou Vierges; aujourd'hui, elles sont des top modèles. Pour les hommes, ce phénomène a transformé Apollon en mannequin ou en star de cinéma. Que reste-t-il de l'impertinence des libertins du XVIIIe siècle, des folies de la Belle Époque, et du souvenir sans cesse récurrent des maisons closes... Peu de choses en vérité, seulement quelques images un peu démodées. Cet ouvrage se veut sans tabous, à travers 400 reproductions qui couvrent notre civilisation depuis la Grèce antique jusqu'à nos jours, de l'Europe à l'Asie. L'érotisme s'affiche sans complexe comme un des moteurs premiers de l'évolution des sociétés. La recherche du plaisir n'est pas condamnable, mais elle est le fait d'hommes et de femmes pour qui la procréation n'est pas une fin en soi.
Du Moyen Âge à l'Époque contemporaine, l'art décoratif peut être défini par les matériaux, le design et les objets artistiques utilisés à la fois en architecture urbaine et en architecture d'intérieur. Comme beaucoup d'autres formes d'art, l'art décoratif continue à se développer, ajoutant à l'utilité de simples pièces comme des chaises une dimension esthétique pour s'orienter vers des objets purement ornementaux. Les Art décoratifs, en valorisant tous les supports d'expression de l'art décoratif à travers les siècles, aspire à faire l'éloge de ces édifices et objets souvent sous-estimés. À l'origine non considérés comme des arts appliqués, leur potentiel artistique ne fut reconnu qu'au XXe siècle lorsque la production industrielle remplaça la création artisanale. L'ancienneté, l'authenticité et surtout la singularité de ces précieux travaux sont aujourd'hui les nouveaux standards de qualité et de beauté de l'art décoratif. Rejoignez-nous pour la découverte de l'évolution de l'art décoratif à travers cet aperçu des principaux chefs d'oeuvre à travers le temps.
Vous vous êtes déjà demandé pourquoi votre plafond ressemble aux voûtes d'une cathédrale gothique ? Ou bien pourquoi le bâtiment où vous travaillez est si différent des autres ? L' ABC des Styles vous invite à explorer les différents styles de l'architecture et de la décoration intérieures, depuis l'Antiquité jusqu'aux années quarante. Des châteaux et palaces de l'aristocratie française aux églises monastiques dominicaines du Moyen Âge, partez en voyage à travers l'Histoire ! Souvent, les bouleversements politiques impliquent des transformations dans les styles artistiques. En Europe, plusieurs styles ont tiré leur nom d'un souverain ou d'une période historique ("style Louis XIV", "style Régence"). Jusqu'à la fin du xixe siècle, c'est généralement la royauté qui dictait la mode en matière de styles, ce qui constituait alors un signe de pouvoir.
La période de la Renaissance débute en Italie à la fin du XIVe siècle et s'étend sur tout le continent européen jusqu'à la seconde moitié du XVIe siècle. La redécouverte des splendeurs de la Grèce et de la Rome antique marque les débuts d'une « renaissance » des arts, en rupture avec les dogmes du Moyen Âge. Nombre d'artistes vont innover aussi bien dans les domaines de la peinture, que dans ceux de la sculpture et de l'architecture. Le réel et l'idéal, le profane et le sacré, le mouvement et la perspective constitueront les thèmes de référence, qui influenceront l'art européen pour les quatre siècles à venir. Léonard de Vinci, Michel-Ange, Botticelli, Fra Angelico, Giorgione, Mantegna, Raphaël, Dürer et Bruegel sont au nombre de ces artistes qui apporteront une contribution décisive à l'art de la Renaissance.
Apparu à l'aube du XXe siècle, le Fauvisme explosa sur la scène artistique lors du Salon d'automne de 1905 en un scandale retentissant. En jetant des couleurs pures sur la toile, les fauves défièrent les conventions artistiques. Matisse, Derain, Van Dongen ou encore Vlaminck expérimentèrent ainsi un nouveau langage chromatique en détournant la couleur de son signifié. Libérée de tout sens, la couleur saturée et appliquée en larges aplats devint leur principal matériau. Dans cet ouvrage, l'auteur entraîne le lecteur dans un tourbillon de couleurs vives et franches, et montre combien la violence des fauves laissa son empreinte sur le chemin de la modernité.
Tout à la fois influencé par les maîtres de l'Antiquité, le génie de Michel-Ange et la sculpture baroque, Auguste Rodin est l'un des artistes les plus reconnus de l'histoire. Bien qu'il soit considéré comme l'un des fondateurs de la sculpture moderne, Rodin n'a jamais critiqué la tradition classique. Nombre de ses sculptures furent critiquées et controversées en raison de leur sensualité ou de leur réalité crue. Ses oeuvres les plus originales se détachaient des traditionnels thèmes mythologiques ou allégoriques pour étreindre le corps humain, célébrer l'individualisme et la matérialité. Ce livre dévoile la vie et la carrière de cet artiste en explorant ses oeuvres majeures telles que La Porte de l'Enfer, Le Penseur et le fameux Baiser.
Edward Coley Burne-Jones (Birmingham, 1833 - Londres, 1898). Toute l'oeuvre de Burne-Jones peut être comprise comme une tentative de créer par la peinture un monde de beauté parfaite, aussi différent du Birmingham de son enfance que possible, un conglomérat industriel, mugissant, d'une laideur et d'une misère inimaginables. Les deux grands peintres symbolistes français, Gustave Moreau et Pierre Puvis de Chavannes, reconnurent immédiatement Burne-Jones comme l'un de leurs compagnons de route artistique. Mais il est très invraisemblable que Burne-Jones ait accepté ou peut-être même compris l'étiquette de «symboliste ». Pourtant, il semble avoir été l'un des membres les plus représentatifs du mouvement symboliste et de cet esprit «fin de siècle » si largement répandu. Burne-Jones est généralement catalogué comme préraphaélite. En réalité, il ne fut jamais membre de la confrérie formée en 1848. La branche du préraphaélisme dont relève Burne-Jones n'est pas celle d'un Hunt ou d'un Millais mais de Dante Gabriel Rossetti. Le travail de Burne-Jones de la fin des années 1850 est d'ailleurs très proche du style de Rossetti. Son idéal féminin est également inspiré de celui de Rossetti, caractérisé par des chevelures abondantes, des mentons affirmés, des cous longs et des corps androgynes cachés par d'amples robes médiévales. Les mentons affirmés demeurent un trait frappant que les deux artistes utilisèrent dans leurs tableaux de femmes. A partir des années 1860, leurs canons de beauté divergent. Celles de Burne-Jones se font de plus en plus virginales et éthérées, au point que dans certaines de ses oeuvres ultimes les jeunes femmes ont l'air anorexique. Au début des années 1870, Burne-Jones a peint de nombreux tableaux illustrant des mythes ou des légendes dans lesquels il semble avoir tenté d'exorciser le traumatisme de son histoire avec Mary Zambaco. De Constable à Francis Bacon, aucun peintre anglais vivant ne jouit d'une reconnaissance internationale aussi importante que celle dont Burne-Jones fit l'objet au début des années 1890. Sa grande réputation commença à décliner dès la seconde moitié de la décennie et s'effondra après 1900 avec le triomphe du Modernisme. A posteriori, nous pouvons interpréter cette absence de relief et ce détournement de la narration comme les caractéristiques d'un modernisme précoce, les premiers pas hésitants vers l'abstraction. Il n'est donc pas étrange que Kandinsky mentionne Rossetti et Burne-Jones comme les précurseurs de l'abstraction dans son livre Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier.
Ferdinand Victor Eugène Delacroix (Saint-Maurice, 1798 - Paris, 1863) Delacroix fut l'un des plus grands coloristes du XIXe siècle. La couleur était pour lui un moyen d'expression déterminant, qui avait la préséance sur la forme et les détails. Il parlait à l'oeil, moins à la raison. Il se nourrissait des oeuvres des coloristes du Louvre, en particulier de Rubens. Spirituellement, Delacroix s'inscrivait au coeur du mouvement romantique qui s'était répandu en Europe, se nourrissant de Goethe, Scott, Byron et Victor Hugo. Sa propre nature romantique s'enflammait au contact des leurs ; il était possédé par leurs âmes et devint le premier peintre romantique. Il tira nombre de ses sujets de ses poètes préférés, non pour les transposer dans des illustrations littérales, mais pour faire s'exprimer à travers son propre langage pictural les émotions les plus vives du coeur humain. Par ailleurs, c'est généralement dans les rapports entre plusieurs personnages, en d'autres termes dans le drame, que Delacroix trouvait l'expression naturelle et saisissante de ses idées. Son oeuvre n'est qu'un immense poème polymorphe, à la fois lyrique et dramatique, sur les passions violentes et meurtrières, qui fascinent, dominent et déchirent l'humanité. Dans l'élaboration et l'exécution des pages de ce poème, Delacroix ne renonce à aucune de ses facultés d'homme ou d'artiste, dont la vaste intelligence rejoint les pensées des plus grands de l'histoire, des légendes et de la poésie. Au contraire, il se sert de son imagination fiévreuse, toujours sous le contrôle d'un raisonnement lucide et du sang froid, de son dessin expressif et vivant, de ses couleurs fortes et subtiles, parfois dans une harmonie âpre, parfois éclipsées par cette note «sulfureuse » déjà observée par ses contemporains, pour produire une atmosphère d'orage, de supplication et d'angoisse. La passion, le mouvement et le drame ne doivent pas forcément engendrer le désordre. Avec Delacroix comme avec Rubens, il plane au-dessus de ses représentations les plus tristes, au-dessus du tumulte, des horreurs et des massacres, une espèce de sérénité qui est le signe de l'art et la marque d'un grand esprit.
Influenced by the masters of Antiquity, the genius of Michelangelo and Baroque sculpture, particularly of Bernini, Auguste Rodin (1840-1917) is one of the most renowned artists in history. Though Rodin is considered a founder of modern sculpture, he did not set out to critique past classical traditions. Many of his sculptures were criticised and considered controversial because of their sensuality or hyperrealist qualities. His most original works departed from traditional themes of mythology and allegory, and embraced the human body, celebrating individualism and physicality. This book uncovers the life and career of this highly acclaimed artist by exploring his most famous works of art, such as the Gates of Hell, The Thinker and the infamous The Kiss.
Claude Monet (Paris, 1840 - Giverny, 1926) Pour Claude Monet, le qualificatif d'impressionniste est toujours resté un sujet de fierté. Malgré tout ce que les critiques ont pu écrire sur son oeuvre, Monet n'a cessé d'être véritablement impressionniste jusqu'à la fin de sa très longue vie. Il l'a été par conviction profonde, et peut-être a-t-il sacrifié à son impressionnisme beaucoup d'autres possibilités que lui offrait son immense talent. Monet n'a pas peint de compositions classiques avec des personnages, il n'est pas devenu portraitiste, bien que tout cela fût compris dans sa formation professionnelle. Il s'est choisi, en fait, un seul genre, celui du paysage, et il y a atteint un degré de perfection auquel aucun de ses contemporains n'a pu parvenir. Pourtant, le garçonnet avait commencé par dessiner des caricatures. Puis Boudin lui conseilla d'abandonner la caricature et d'opter pour le paysage : c'est que la mer et le ciel, les animaux, les gens et les arbres sont beaux justement dans l'état où les a créés la nature, c'est-à-dire entourés d'air et de lumière. C'est en effet de Boudin que Monet hérita la conviction de l'importance du travail en plein air, conviction qu'il transmit plus tard à ses amis impressionnistes. Monet ne voulut pas entrer à l'École des Beaux-Arts. Il préféra fréquenter une école privée, l'Académie Suisse, fondée par un ancien modèle, quai des Orfèvres, près du pont Saint-Michel. On pouvait y dessiner et peindre un modèle vivant pour une somme modique. C'est là que Monet rencontra le futur impressionniste Camille Pissarro. C'est ensuite dans l'atelier de Gleyre, que Monet rencontra Auguste Renoir, Alfred Sisley et Frédéric Bazille. Il parlait aussi à ses amis d'un autre peintre qu'il avait également trouvé en Normandie. Il s'agissait de l'étonnant Hollandais Jongkind. «Il fut à partir de ce moment mon vrai maître », disait Monet. «C'est à lui que je dois l'éducation définitive de mon oeil ». Ces paysagistes normands, Boudin et Jongkind, se rangent au nombre des maîtres directs des impressionnistes. En 1871-1872, les paysages de Monet ne se distinguaient pas encore par une grande richesse de coloris ; ils rappelaient plutôt les tonalités de la peinture des artistes de Barbizon ou les marines de Boudin. Il composait une gamme de coloris sur la base de tons marron-jaune et bleu-gris. En 1877, lors de la troisième exposition des impressionnistes, Monet présenta, pour la première fois, une série de tableaux : sept vues de la gare Saint-Lazare. Il les choisit parmi les douze toiles peintes dans la gare. Ce motif, dans l'oeuvre de Monet, est dans la ligne non seulement du Chemin de fer de Manet et de ses propres paysages, avec trains et gare, à Argenteuil, mais aussi de la tendance qui commença à se manifester avec l'apparition des chemins de fer. Un beau matin, il réveilla Renoir avec un cri de victoire : «J'ai trouvé, la gare Saint-Lazare ! Au moment des départs, les fumées des locomotives y sont tellement épaisses qu'on n'y distingue à peu près rien. C'est un enchantement, une véritable féerie ». Il n'avait pas l'intention de peindre la gare Saint-Lazare de mémoire ; il voulait saisir les jeux de lumière du soleil sur les nuages de vapeur qui s'échappaient des locomotives. En 1883, Monet avait acheté une maison dans le village de Giverny, à proximité de la petite ville de Vernon. À Giverny, les séries devinrent une des principales méthodes de travail en plein air de Monet. Quand un journaliste, venu de Vétheuil pour interviewer Monet, lui demanda où se trouvait son atelier, le peintre répondit : «Mon atelier ! Mais je n'ai jamais eu d'atelier, moi, et je ne comprends pas qu'on s'enferme dans une chambre. Pour dessiner, oui, pour peindre, non ». Montrant d'un geste large la Seine, les collines et la silhouette de la petite ville, il déclara : «Voilà mon atelier, à moi » Dès la dernière décennie du XIXe siècle, Monet commença à aller à Londres...
Les Demoiselles d'Avignon: five young women that changed modern art forever. Faces seen simultaneously from the front and in profile, angular bodies whose once voluptuous feminine forms disappear behind asymmetric lines - with this work, Picasso revolutionised the entire history of painting. Cubism was thus born in 1907. Transforming natural forms into cylinders and cubes, painters like Juan Gris and Robert Delaunay, led by Braque and Picasso, imposed a new vision upon the world that was in total opposition to the principles of the Impressionists. Largely diffused in Europe, Cubism developed rapidly in successive phases that brought art history to all the richness of the 20th century: from the futurism of Boccioni to the abstraction of Kandinsky, from the suprematism of Malevich to the constructivism of Tatlin. Linking the core text of Guillaume Apollinaire with the studies of Dr. Dorothea Eimert, this work offers a new interpretation of modernity's crucial moment, and permits the reader to rediscover, through their biographies, the principal representatives of the movement.
Oscillating between the majesty of the Greco-Byzantine tradition and the modernity predicted by Giotto, Early Italian Painting addresses the first important aesthetic movement that would lead to the Renaissance, the Italian Primitives. Trying new mediums and techniques, these revolutionary artists no longer painted frescos on walls, but created the first mobile paintings on wooden panels. The faces of the figures were painted to shock the spectator in order to emphasise the divinity of the character being represented. The bright gold leafed backgrounds were used to highlight the godliness of the subject. The elegance of both line and colour were combined to reinforce specific symbolic choices. Ultimately the Early Italian artists wished to make the invisible visible. In this magnificent book, the authors emphasise the importance that the rivalry between the Sienese and Florentine schools played in the evolution of art history. The reader will discover how the sacred began to take a more human form through these forgotten masterworks, opening a discrete but definitive door through the use of anthropomorphism, a technique that would be cherished by the Renaissance.
Ornans, Courbet's birthplace, is near the beautiful valley of the Doubs River, and it was here as a boy, and later as a man, that he absorbed the love of landscape. He was by nature a revolutionary, a man born to oppose existing order and to assert his independence; he had that quality of bluster and brutality which makes the revolutionary count in art as well as in politics. In both directions his spirit of revolt manifested itself. He went to Paris to study art, yet he did not attach himself to the studio of any of the prominent masters. Already in his country home he had had a little instruction in painting, and preferred to study the masterpieces of the Louvre. At first his pictures were not sufficiently distinctive to arouse any opposition, and were admitted to the Salon. Then followed the Funeral at Ornans, which the critics violently assailed: "A masquerade funeral, six metres long, in which there is more to laugh at than to weep over." Indeed, the real offence of Courbet's pictures was that they represented live flesh and blood. They depicted men and women as they really are and realistically doing the business in which they are engaged. His figures were not men and women deprived of personality and idealised into a type, posed in positions that will decorate the canvas. He advocated painting things as they are, and proclaimed that la vérité vraie must be the aim of the artist. So at the Universal Exposition of 1855 he withdrew his pictures from the exhibition grounds and set them in a wooden booth, just outside the entrance. Over the booth he posted a sign with large lettering. It read, simply: "Courbet - Realist." Like every revolutionary, he was an extremist. He ignored the fact that to every artist the truth of nature appears under a different guise according to his way of seeing and experiencing. Instead, he adhered to the notion that art is only a copying of nature and not a matter also of selection and arrangement. In his contempt for prettiness Courbet often chose subjects which may fairly be called ugly. But that he also had a sense of beauty may be seen in his landscapes. That sense, mingled with his capacity for deep emotion, appears in his marines - these last being his most impressive work. Moreover, in all his works, whether attractive or not to the observer, he proved himself a powerful painter, painting in a broad, free manner, with a fine feeling for colour, and with a firmness of pigment that made all his representations very real and stirring.
An emblematic figure of the early 20th century, Paul Klee participated in the expansive Avant-Garde movements in Germany and Switzerland. From the vibrant Blaue Reiter movement to Surrealism at the end of the 1930s and throughout his teaching years at the Bauhaus, he attempted to capture the organic and harmonic nature of painting by alluding to other artistic mediums such as poetry, literature, and, above all, music. While he collaborated with artists like August Macke and Alexej von Jawlensky, his most famous partnership was with the abstract expressionist, Wassily Kandinsky.
Tra gli artisti più noti del XX secolo, Kandinsky si distinse per il valore internazionale della sua parabola esistenziale e della sua arte, che congiunse Russia, Germania e Francia; per il suo impegno come insegnante al celebre Bauhaus e la produzione di versi e scritti teorici; per il suo saldo e determinato cammino verso l'individualità. Nella cultura odierna egli occupa un posto d'eccezione: il posto di un artista che rifuggì la vanità e il desiderio di scioccare lo spettatore; il posto di un maestro incline alla meditazione, fondatore del Blaue Reiter e autore di Lo spirituale nell'arte; il posto di un artista che fu sempre fedele al movimento che porta alla sintesi delle arti e orientato alla ricerca di sistemi formali ascetici e perfetti.
Poet, draughtsman, engraver and painter, William Blake's work is made up of several elements - Gothic art, Germanic reverie, the Bible, Milton and Shakespeare - to which were added Dante and a certain taste for linear designs, resembling geometric diagrams, and relates him to the great classical movement inspired by Winckelmann and propagated by David. This is the sole point of contact discernible between the classicism of David and English art, though furtive and indirect. Blake is the most mystic of the English painters, perhaps the only true mystic. He was ingenious in his inner imagination, and his interpretations of ancient and modern poets reveal as true and candid a spirit as the title of his first work - poems he composed, illustrated and set to music, Songs of Innocence and Songs of Experience. Later he achieved grandeur, power and profundity, especially in certain tempera paintings. Just like others, Blake was considered an eccentric by most of his contemporaries, until his genius was recognised in the second half of the nineteenth century.
Audubon's ambitious project to paint all the birds of North America resulted in a work that represents one of the greatest advances in ornithology. Not only did he identify new species, he also depicted birds within their natural habitat and in vivid poses. This impressive collection ranges from the Greater Flamingo and Bald Eagle to the Carolina parakeet. Audubon describes every species in concise texts, drawing attention the peculiarities of each bird.
Léon Bakst (1866-1924) was a painter, illustrator, stage and costume designer. He is universally acknowledged for representing a synthesis of creative energy in the late 19th and early 20th centuries. Bakst travelled widely throughout Europe and in 1890 joined the World of Art journal circle which numbered many artists among its members, the most famous being Benois and Diaghilev. This book illustrates the wealth of Bakst's contribution to the world of theatre and dance. His best known work includes sets for Stravinsky's Firebird, and Weber's Spectre de la Rose.
L'Art nouveau désigne un style décoratif et architectural qui se développe dans les années 1880-1890 en Occident. Né en réaction contre les dérives de l'industrialisation et le vide créatif qu'elle entraîne, l'Art nouveau est à l'origine d'une véritable renaissance des arts décoratifs. L'objectif premier est la création d'une nouvelle esthétique de la nature, par un retour à l'étude du motif naturel. Pour ce faire, des artistes tels que Gustav Klimt, Koloman Moser, Antoni Gaudí, Jan Toorop et William Morris privilégient la recherche technique et la nouveauté des formes. Cette mode n'a eu de cesse, depuis son triomphe lors de l'Exposition universelle de Paris en 1900, d'inspirer les créateurs. Son successeur, l'Art déco, se développera après la première guerre mondiale.
Le Caravage (Michelangelo Merisi) (Caravaggio, 1571 - Porto Ercole, 1610) Après avoir séjourné à Milan durant son apprentissage, Michelangelo Merisi arriva à Rome en 1592. Là, il commença à peindre en faisant preuve de réalisme et de psychologie dans la représentation de ses modèles. Le Caravage était aussi versatile dans sa peinture que dans sa vie. Lorsqu'il répondait à de prestigieuses commandes de l'Eglise, son style dramatique et son réalisme étaient considérés comme inacceptables. Le clair-obscur existait bien avant que le Caravage n'arrive sur scène, mais ce fut lui qui établit définitivement cette technique, obscurcissant les ombres et rivant son sujet à la toile par un rayon de lumière aveuglant. Son influence fut immense, et se propagea d'abord grâce à ses disciples plus ou moins directs. Célèbre de son vivant, le Caravage exerça une immense influence sur l'art baroque. Les écoles génoise et napolitaine s'inspirèrent de son style, et le grand développement de la peinture espagnole au XVIIe siècle était en liaison directe avec ces écoles. Dans les générations ultérieures, les peintres les plus doués oscillèrent toujours entre la vision du Caravage et celle de Carracci.
Tout comme le mot « nu » peut avoir deux significations complètement différentes, un corps déshabillé peut provoquer un sentiment de plaisir ou de honte, servant de symbole à des concepts contradictoires, la beauté et l'indécence. Ce livre est consacré à toutes les magnifiques représentations de nus des grands artistes de l'Antiquité, de la Renaissance, de l'Impressionnisme français et de l'art contemporain ; de Botticelli et Michel-Ange, en passant par Cézane et Renoir, à Picasso et Botero. Ce livre soigné et complet ne plaira pas seulement aux amateurs d'art, mais sera aussi un bel objet de collection.
Les portraits, les nus et les natures mortes de Tamara de Lempicka (1898-1980) résument l'esprit Art déco et Jazz Age. Ils reflètent le style de vie élégant et hédoniste d'une élite fortunée et glamour dans le Paris de l'entre-deux-guerres. Combinant une formidable technique classique et des éléments empruntés au cubisme, Tamara de Lempicka représente à l'époque le summum de la modernité, tout en s'inspirant de grands maîtres portraitistes comme Bronzino et Ingres. Ce livre célèbre la beauté rationnelle de ses meilleurs travaux réalisés entre 1920 et 1930. Il retrace l'histoire de la vie extraordinaire de cette femme séductrice et talentueuse du début du siècle en Pologne et dans la Russie des tsars, ainsi que celle de ses années glorieuses à Paris et de ses longues années de déclin aux Etats-Unis jusqu'à sa redécouverte triomphante dans les années 70, lorsque ses portraits devenaient des icônes emblématiques mondialement connues.
À la fois repère de leur original propriétaire et salle d'exposition savante pour leurs visiteurs, les cabinets de curiosités, espaces incontournables des demeures du XVIe au XVIIIe siècle, furent de véritables lieux d'expression pour les collectionneurs hétéroclites. Entre espèces végétales ou animales rares et autres vestiges géologiques fossilisés, ces cabinets furent toujours dédiés à la connaissance et au savoir. Microcosmes extraordinaires, ils transformèrent, non sans une ambition encyclopédique, les variétés de curiosités naturelles qu'ils abritaient en pièces inédites, véritables chefs-d'oeuvre de dame Nature. L'auteur nous mène ici dans l'antre de ces alcôves ouvertes sur l'immensité d'un monde que l'on découvrait à peine et que l'on tentait alors de mieux de comprendre.
Quiconque a eu la chance de tenir entre ses mains des livres manuscrits du Moyen Âge a certainement été ému de ce contact direct avec un passé retrouvé. Les oeuvres d'auteurs célèbres, ou parfois même à jamais anonymes, s'animent sous nos yeux : anciens traités de philosophie, de sciences naturelles et de théologie, romans de chevalerie et poèmes courtois, oeuvres d'humanistes et de savants théologiens traduisant et commentant les classiques antiques, de voyageurs décrivant leurs incroyables pérégrinations, de chroniqueurs héroïques sauvant pour la postérité des événements de l'histoire emportés par le temps.