Victoria Charles
Victoria Charles
La période de la Renaissance débute en Italie à la fin du XIVe siècle et s'étend sur tout le continent européen jusqu'à la seconde moitié du XVIe siècle. La redécouverte des splendeurs de la Grèce et de la Rome antique marque les débuts d'une « renaissance » des arts, en rupture avec les dogmes du Moyen Âge. Nombre d'artistes vont innover aussi bien dans les domaines de la peinture, que dans ceux de la sculpture et de l'architecture. Le réel et l'idéal, le profane et le sacré, le mouvement et la perspective constitueront les thèmes de référence, qui influenceront l'art européen pour les quatre siècles à venir. Léonard de Vinci, Michel-Ange, Botticelli, Fra Angelico, Giorgione, Mantegna, Raphaël, Dürer et Bruegel sont au nombre de ces artistes qui apporteront une contribution décisive à l'art de la Renaissance.
Inspiré dès son jeune âge par le travail de Monet, Paul Signac (1863-1935) était l'ami et le disciple de Georges Seurat qui a mélangé la précision scientifique du pointillisme aux couleurs vivantes et à l'émotion de l'impressionnisme. Ce livre examine la complexité de la technique reconnue de Signac, et présente les détails de certaines de ses peintures les plus célèbres.
Picasso was born a Spaniard and, so they say, began to draw before he could speak. As an infant he was instinctively attracted to artist's tools. In early childhood he could spend hours in happy concentration drawing spirals with a sense and meaning known only to himself. At other times, shunning children's games, he traced his first pictures in the sand. This early self-expression held out promise of a rare gift. Málaga must be mentioned, for it was there, on 25 October 1881, that Pablo Ruiz Picasso was born and it was there that he spent the first ten years of his life. Picasso's father was a painter and professor at the School of Fine Arts and Crafts. Picasso learnt from him the basics of formal academic art training. Then he studied at the Academy of Arts in Madrid but never finished his degree. Picasso, who was not yet eighteen, had reached the point of his greatest rebelliousness; he repudiated academia's anemic aesthetics along with realism's pedestrian prose and, quite naturally, joined those who called themselves modernists, the non-conformist artists and writers, those whom Sabartés called "the élite of Catalan thought" and who were grouped around the artists' café Els Quatre Gats. During 1899 and 1900 the only subjects Picasso deemed worthy of painting were those which reflected the "final truth"; the transience of human life and the inevitability of death. His early works, ranged under the name of "Blue Period" (1901-1904), consist in blue-tinted paintings influenced by a trip through Spain and the death of his friend, Casagemas. Even though Picasso himself repeatedly insisted on the inner, subjective nature of the Blue Period, its genesis and, especially, the monochromatic blue were for many years explained as merely the results of various aesthetic influences. Between 1905 and 1907, Picasso entered a new phase, called "Rose Period" characterised by a more cheerful style with orange and pink colours. In Gosol, in the summer of 1906 the nude female form assumed an extraordinary importance for Picasso; he equated a depersonalised, aboriginal, simple nakedness with the concept of "woman". The importance that female nudes were to assume as subjects for Picasso in the next few months (in the winter and spring of 1907) came when he developed the composition of the large painting, Les Demoiselles d'Avignon. Just as African art is usually considered the factor leading to the development of Picasso's classic aesthetics in 1907, the lessons of Cézanne are perceived as the cornerstone of this new progression. This relates, first of all, to a spatial conception of the canvas as a composed entity, subjected to a certain constructive system. Georges Braque, with whom Picasso became friends in the autumn of 1908 and together with whom he led Cubism during the six years of its apogee, was amazed by the similarity of Picasso's pictorial experiments to his own. He explained that: "Cubism's main direction was the materialisation of space." After his Cubist period, in the 1920s, Picasso returned to a more figurative style and got closer to the surrealist movement. He represented distorted and monstrous bodies but in a very personal style. After the bombing of Guernica during 1937, Picasso made one of his most famous works which starkly symbolises the horrors of that war and, indeed, all wars. In the 1960s, his art changed again and Picasso began looking at the art of great masters and based his paintings on ones by Velázquez, Poussin, Goya, Manet, Courbet and Delacroix. Picasso's final works were a mixture of style, becoming more colourful, expressive and optimistic. Picasso died in 1973, in his villa in Mougins...
Painter, designer, creator of bizarre objects, author and film maker, Dalí became the most famous of the Surrealists. Buñuel, Lorca, Picasso and Breton all had a great influence on his career. Dalí's film, An Andalusian Dog, produced with Buñuel, marked his official entry into the tightly-knit group of Parisian Surrealists, where he met Gala, the woman who became his lifelong companion and his source of inspiration. But his relationship soon deteriorated until his final rift with André Breton in 1939. Nevertheless Dalí's art remained surrealist in its philosophy and expression and a prime example of his freshness, humour and exploration of the subconscious mind. Throughout his life, Dalí was a genius at self-promotion, creating and maintaining his reputation as a mythical figure.
Condamné par les Nazis comme étant un artiste « dégénéré », Franz Marc (1880-1916) est un peintre allemand dont l'utilisation des lignes sèches et de la couleur exprime de manière éloquente la douleur et le traumatisme de la guerre. Dans des toiles telles que La Mort des animaux, Marc a créé l'émotion brute d'une violence primitive, qu'il a qualifiée de prémonition de la guerre, guerre qui allait être la cause de sa mort à l'âge de trente-six ans.
Mélange d'eau et de pigments permettant une grande liberté de facture, l'aquarelle sert souvent aux esquisses préparatoires. Albrecht Dürer est l'un des premiers à l'utiliser. Au XVIIIe siècle, les artistes anglais en font un médium autonome libéré des contraintes académiques. Cette évolution aura un impact considérable pour les générations suivantes. Parmi les artistes les plus célèbres ayant produit des aquarelles, on peut citer Turner, Whistler, Constable, Sargent, Van Gogh, Kandinsky, Klee, ou encore Schiele.
Pionnier au Portugal, son pays d'origine, Amadeo de Souza-Cardoso (1887-1918), fut aussi bien influencé par l'impressionnisme que par le fauvisme, l'expressionnisme et le futurisme. C'est en côtoyant des artistes tels qu'Amedeo Modigliani, Diego Rivera et Gaudí avec qui il se lia d'amitié qu'il développa son propre style, mêlant tradition et modernité. Emporté prématurément par la maladie, cet artiste avant- gardiste encore peu connu laissa quelque cent-cinquante toiles et reste considéré comme l'un des plus grands artistes portugais de sa génération.
Paris, 1920 : la vie brève et fulgurante d’Amedeo Modigliani, entre génie artistique et excès bohèmes. Ce smartbook explore l’œuvre et le mythe d’un peintre dont les nus sensuels et les portraits aux visages allongés continuent de fasciner.
La peinture mexicaine n'est devenue internationalement reconnue qu'au début du 20e siècle. Ce fut le mouvement muraliste, à partir des années 1920, fortement lié à la révolution mexicaine de la décennie précédente, à partir de laquelle de grands artistes comme José Clémente Orozco (1883-1949), David Alfaro Siqueiros (1896-1974) et Diego Rivera (1886-1957) ont émergé. Rarement l'art a été plus politique. Les muralistes mexicains érigent sur les murs des bâtiments les plus divers, l'histoire de cette nation si agitée, faites de sang, de cris, de fureur et d'une immense espérance dans la vie.
Florence, XVe siècle : une révolution artistique bouleverse l’Europe. Les Peintures de la Renaissance révèle comment Botticelli, Léonard de Vinci et Raphaël ont redéfini l’art par la maîtrise de l’anatomie, de la perspective et de la lumière.
1939-1945 : découvrez comment Picasso, après la guerre, a révolutionné l’art moderne avec ses œuvres emblématiques et son engagement politique. Ce second volume révèle les secrets de sa période la plus prolifique et de ses chefs-d’œuvre intemporels.
Questo volume contiene numerose opere create da Picasso tra il 1881 e il 1914. Inizialmente, lo stile dell'artista è influenzato da El Greco, da Munch e da Toulouse-Lautrec, che lui scoprì da studente a Barcellona. Affascinato dall'espressione psicologica, nel suo periodo Blu (1901-1904) Picasso descrive lo squallore morale: le scene di genere, le nature morte e i ritratti sono carichi di malinconia. In seguito, l'artista manifesta un vivo interesse per le figure di acrobati e comincia il periodo Rosa. Dal 1904, data del suo arrivo a Parigi, la sua estetica si evolve in modo considerevole. L'influenza di Cézanne e della scultura iberica lo portano al Cubismo, caratterizzato dalla moltiplicazione dei punti di vista sulla superficie pittorica. Oltre a una selezione di dipinti giovanili, questo volume presenta anche numerosi disegni, sculture e fotografie di Picasso.
Sandro Botticelli (Alessandro di Mariano Filipepi) (Florence, 1445 - 1510). Botticelli était le fils d'un citoyen jouissant d'une situation confortable, et avait été «instruit dans toutes les choses que les enfants doivent habituellement savoir avant de choisir une vocation ». Mais il refusa de consacrer son attention à la lecture, l'écriture et le calcul, poursuit Vasari, de sorte que son père, désespérant de le voir un jour à l'école, le plaça en apprentissage auprès de l'orfèvre Botticello, d'où le nom qui est passé à la postérité. Mais Sandro, jeune garçon à l'air entêté, doté de grands yeux calmes et scrutateurs et d'une tignasse blonde - il s'est représenté lui-même sur le côté gauche de L'Adoration des Mages - voulait bien devenir peintre, et il fut donc placé auprès du moine carmélite Fra Filippo Lippi. Comme de nombreux artistes de son temps, satisfait de la joie que lui procurait la peinture, il se tourna vers l'étude de la beauté et du caractère de l'homme, plutôt que vers les thèmes religieux. Ainsi, Sandro fit des progrès rapides, aimant son professeur et, plus tard, le fils de celui-ci, Filippino Lippi, auquel il apprit à peindre. Mais le réalisme du maître le toucha à peine, car Sandro était un rêveur et un poète. Botticelli n'est pas un peintre de faits, mais d'idées ; ses tableaux ne sont pas tant des représentations d'objets que des agencements de motifs et de formes. Ses couleurs ne sont pas riches et proches de la vie, mais subordonnées à la forme, et elles sont souvent des nuances plus que de vraies couleurs. En réalité, il s'intéresse aux possibilités abstraites de son art, et ses personnages n'occupent pas de place bien définie dans l'espace : ils n'attirent pas notre oeil par leur volume, mais suggèrent plutôt un motif ornemental plat. De même, les lignes qui entourent les personnages sont choisies pour leur fonction première, décorative. On a dit que Botticelli, «bien qu'étant un piètre anatomiste, était l'un des plus grands dessinateurs de la Renaissance ». Comme exemple d'anatomie erronée, nous pouvons citer la manière improbable dont la tête de la Madone est reliée à son cou, ou encore toutes les articulations approximatives et les membres difformes que l'on trouve dans les tableaux de Botticelli. Pourtant, son talent de dessinateur fut reconnu, car il donna à la «ligne » non seulement une beauté intrinsèque, mais également un sens. Autrement dit, en langage mathématique, il réduisit le mouvement de la figure à la somme de ses facteurs élémentaires, à ses plus simples formes d'expression. Il combina ensuite ces diverses formes en une figure qui, à travers ses lignes rythmiques et harmoniques, projette sur notre imagination les sentiments poétiques qui animaient l'artiste lui-même. Ce pouvoir de faire compter chaque ligne, à la fois par son sens et par sa beauté, distingue les grands maîtres du dessin de la grande majorité des artistes, utilisant la ligne avant tout comme un outil nécessaire à la représentation des objets concrets.
John Constable (East Bergholt, 1776 - Hampstead, 1837) John Constable fut le premier peintre de paysage anglais qui ne tira pas son enseignement des peintres hollandais. Assez proche de la vision de Rubens, c'est à Gainsborough qu'il doit tout : ses paysages, avec leurs grands massifs d'arbres bien répartis à travers le décor vallonné, possèdent un rythme souvent présent chez Rubens. Son originalité ne repose pas sur le choix de ses sujets, qui se contentent parfois de reprendre les thèmes affectionnés par Gainsborough. Néanmoins, Constable semble vraiment appartenir à un autre siècle : il introduit une ère nouvelle et cette différence provient à la fois de sa technique et de sa sensibilité. A l'encontre des français, Constable fut le premier peintre de paysage qui considéra comme primordiale et essentielle la réalisation des esquisses directement d'après nature et d'un point de vue unique, une idée contenant le germe de nombreuses destinées du paysage moderne, et même peut-être, de façon plus générale, de la peinture moderne. C'est l'impression instantanée - la chose la plus irréductible et la plus individuelle entre toutes, celle qu'on ne peut reproduire à son gré - qui forme le coeur de la future peinture. Travaillant à loisir sur ses grandes toiles, le but de l'artiste est d'enrichir et de compléter l'ébauche, tout en conservant sa fraîcheur virginale. Ce sont là les deux techniques qu'employa Constable, découvrant l'exubérante abondance de vie dans le plus humble coin de campagne. Il possède la palette d'un coloriste créatif et une technique faite de hachures énergiques préfigurant celle des impressionnistes français. Avec audace et franchise, il introduisit le vert dans la peinture, le vert des gras pâturages, le vert des feuillages d'été, tous les verts que, jusque là, les peintres avaient délibérément omis, sauf peut-être à travers des verres de lunettes bleus, jaunes et plus souvent encore marrons. Parmi les grands paysagistes qui occupèrent une place aussi importante dans l'art du XIXe siècle, Corot fut probablement le seul à échapper à l'influence de Constable. Tous les autres sont les descendants plus ou moins directs du maître d'East Bergholt.
John Constable was the first English landscape painter to take no lessons from the Dutch. He is rather indebted to the landscapes of Rubens, but his real model was Gainsborough, whose landscapes, with great trees planted in well-balanced masses on land sloping upwards towards the frame, have a rhythm often found in Rubens. Constable's originality does not lie in his choice of subjects, which frequently repeated themes beloved by Gainsborough. Nevertheless, Constable seems to belong to a new century; he ushered in a new era. The difference in his approach results both from technique and feeling. Excepting the French, Constable was the first landscape painter to consider as a primary and essential task the sketch made direct from nature at a single sitting; an idea which contains in essence the destinies of modern landscape, and perhaps of most modern painting. It is this momentary impression of all things which will be the soul of the future work. Working at leisure upon the large canvas, an artist's aim is to enrich and complete the sketch while retaining its pristine freshness. These are the two processes to which Constable devoted himself, while discovering the exuberant abundance of life in the simplest of country places. He had the palette of a creative colourist and a technique of vivid hatchings heralding that of the French impressionists. He audaciously and frankly introduced green into painting, the green of lush meadows, the green of summer foliage, all the greens which, until then, painters had refused to see except through bluish, yellow, or more often brown spectacles. Of the great landscape painters who occupied so important a place in nineteenth-century art, Corot was probably the only one to escape the influence of Constable. All the others are more or less direct descendants of the master of East Bergholt.
Wassily Kandinsky (1866-1944) was a Russian painter credited as being among the first to truly venture into abstract art. He persisted in expressing his internal world of abstraction despite negative criticism from his peers. He veered away from painting that could be viewed as representational in order to express his emotions, leading to his unique use of colour and form. Although his works received heavy censure at the time, in later years they would become greatly influential.
Vassily Kandinsky (1866-1944) était un peintre russe qui fut l'un des premiers à réellement s'aventurer dans l'art abstrait. Il s'évertua à représenter son monde intérieur d'abstraction malgré les critiques négatives de ses pairs. Il s'éloigna de la peinture potentiellement figurative dans le but d'exprimer ses émotions, le conduisant à un usage inédit de la forme et de la couleur. Bien que ses fluvres aient été fortement censurées à son époque, elles eurent énormément d'influences quelques années plus tard.
De retour en Allemagne en 1921, Kandinsky développera sa théorie d'une « Science de l'Art » dans son ouvrage du Spirituel dans l'Art à Weimar. La période du Bauhaus est celle de sa plus intense production où son génie est également le mieux reconnu. Cet ouvrage permet d'entrevoir la richesse de l'oeuvre de Kandinsky à travers de nombreuses toiles qui ont contribué au prestige international du peintre.
1921, im Jahr seiner Rückkehr nach Deutschland, entwickelt Kandinsky seine Theorie einer »Wissen¬schaft der Künste« in Weimar. Die Bauhaus-Periode ist seine intensivste, hier kommt auch sein Genie am besten zur Wirkung. Dieses Buch ermglicht einen Einblick in den Reichtum und die Vielfalt der Arbeit Kandinskys, der es mit seinen zahlreichen Bildern zu international sehr hohem Ansehen gebracht hat.
Le style Art déco fut érigé sur les cendres d'un monde dévasté par la première guerre mondiale. S'oubliant dans le tourbillon du Jazz Age et de l'ivresse des années folles, la mince « Garçonne » reflète le style architectural de l'Art déco : aux sinusoïdes généreuses sont désormais préférées la simplicité et la sobriété de la droite androgyne... Architecture, peinture, mobilier et sculpture, analysés ici par l'auteur, revendiquent leur préférence pour les lignes incisives et arbitraires, les angles cassés et volontaires. Bien qu'éphémère, l'Art déco continue encore d'influencer le design contemporain.
Développé à travers l'Europe pendant plus de 200 ans, l'art gothique est un mouvement qui trouve ses racines dans la puissante architecture des cathédrales du nord de la France. Délaissant la rondeur romane, les architectes commencèrent à utiliser les arcs-boutants et les voûtes en berceau brisé pour ouvrir les cathédrales à la lumière. Période de bouleversements économiques et sociaux, la période gothique vit aussi le développement d'une nouvelle iconographie célébrant la Vierge, à l'opposé de la thématique terrifiante de l'époque romane. Riche de changements dans tous les domaines (architecture, sculpture, peinture, enluminure, etc.), l'art gothique s'effaça peu à peu face à la Renaissance italienne.
Terme entré dans l'usage courant au cours de la première moitié du XIXe siècle, l'art roman distingue, en histoire de l'art, la période qui s'étend entre le début du XIe siècle jusqu'à la fin du XIIe siècle. Révélant une grande diversité d'écoles régionales, chacune démontrant ses spécificités, l'art roman, dans l'architecture comme dans la sculpture, est marqué par ses formes brutes. Par sa riche iconographie, au fil d'un texte captivant, cet ouvrage nous propose de redécouvrir cet art médiéval, encore souvent trop peu considéré face à l'art gothique qui lui succéda.
« À chaque âge son art, à chaque art sa liberté. » Voila la devise de la Sécession viennoise, mouvement dissident (1892-1906), qui fut porté par une vingtaine d'artistes éclairés luttant contre l'académisme conservateur pétrifiant Vienne et tout l'empire austro-hongrois. Courant de l'Art nouveau, la Sécession, officiellement fondée en 1897 par Klimt, Moll et Hoffmann, ne fut pas une révolution artistique anonyme parmi tant d'autres. Contestataires par essence, les sécessionnistes viennois ont peint ce qu'on ne devait pas peindre : les frôlements, les baisers, les violences. Se définissant comme un art total sans contrainte politique ni commerciale, l'effervescence de ce mouvement toucha tous les artisans, architectes, et décorateurs. Dans cet ouvrage, peinture, sculpture et architecture sont confrontées par l'auteur pour souligner la richesse et la diversité du mouvement viennois.
En associant le mot rocaille, référence aux formes alambiquées des coquillages, à l'italien baroco, les Français donnèrent naissance au terme de « rococo ». Apparu au début du XVIIIe siècle, il s'étendit rapidement à l'ensemble de l'Europe. Extravagant et aérien, le Rococo répondait parfaitement à la désinvolture de l'aristocratie d'alors. Dans bien des aspects, cet art s'apparenta à son prédécesseur baroque, ce qui lui valut parfois le qualificatif de Baroque tardif. Et, si des artistes tels Tiepolo, Boucher ou Reynolds portèrent le Rococo à son apogée, il fut souvent condamné pour sa superficialité. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le Rococo entama son déclin. À la fin du siècle, face à l'avènement du Néoclassicisme, il fut plongé dans l'obscurité et il fallut attendre près d'un siècle pour que les historiens de l'art lui rendent, à nouveau, l'éclat de son âge d'or, que nous font redécouvrir ici Klaus H. Carl et Victoria Charles.
Entre courbes et contre-courbes, Mucha créa, à la fin du XIXe siècle, une égérie nouvelle qui devait hanter les rues de Paris. Au fil des représentations de Sarah Bernhard, cette muse voluptueuse devint un véritable emblème de l'Art nouveau et offrit à l'affichiste succès et renommée. Néanmoins, le talent de l'artiste ne se limita jamais à la lithographie. Nourri par cette passion d'exalter, au mieux, la sensualité du monde qui l'entourait, l'art de Mucha, s'exprima indifféremment tant sur les monumentaux panneaux décoratifs des salles à manger que sur les petites pièces délicates de porcelaine. C'est toute la richesse et la variété de cet artiste fin-de-siècle que nous fait redécouvrir ici l'auteur.
La campagne russe est l'une des plus charmantes du monde pour ses célèbres étendues de fleurs sauvages qui lui donnent un air de forêt au printemps, pour les hivers polaires de la toundra qui triomphèrent sur l'avancée de Napoléon ou Hitler et qui seront le cadre de nombreuses scènes célèbres de la littérature russe. Qui d'autre ne put mieux les immortaliser qu'Ivan Shishkin (1832-1898), peintre paysagiste russe. Dans cet ouvrage exhaustif, Irina Shuvalova et Victoria Charles font une analyse approfondie de l'oeuvre de Shishkin.
Modigliani (1884-1920) was a painter of great unhappiness in his native Italy and felt only sorrow in his adopted country of France. Out of this discontent came forth Modigliani's original work, which was influenced by African art, the Cubists, and drunken nights in Montparnasse. His portrayal of women-sensual bodies, almost aggressive nudity, and mysterious faces-expresses their suffering and feelings of being unloved and unjustly disregarded. Modigliani died at the age of 36.
Amedeo Modigliani wurde 1884 in Livorno (Italien) geboren und starb im Alter von 35 Jahren in Paris. Die einzigartige visionäre Kraft des Künstlers speiste sich aus drei Quellen: Neben seiner Aufgeschlossenheit gegenüber seinem italienischen und klassischen Erbe zeigte er Verständnis für franzsischen Stil und franzsisches Feingefühl besonders für die dichte künstlerische Atmosphäre im Paris des ausgehenden 19.Jahrhunderts und ein von der jüdischen Tradition inspiriertes intellektuelles Problembewusstsein. Modigliani malte vor allem Portraits, die er in seinem ganz eigenen, melancholischen Stil verfremdete und in die Länge zog, sowie Akte von erhabener Schnheit und fremdartiger Erotik. Im Jahre 1906 zog es Modigliani nach Paris, dem Zentrum der künstlerischen Innovation und des internationalen Kunsthandels. Schon bald schloss er Freundschaft mit dem neoimpressionistischen Maler Maurice Utrillo (1883 bis 1955) und dem deutschen Maler Ludwig Meidner (1844 bis 1966). Bereits früh interessierte sich Modigliani für Aktstudien und das klassische Konzept der idealen Schnheit. Seine verwundenen Kompositionen und überdehnten Figuren wurden mit denen der Manieristen der Renaissance verglichen, besonders mit Parmigianino (1503 bis 1540) und El Greco (1541 bis 1614). Für seine Aktreihen übernahm Modigliani den Aufbau vieler berühmter Akte der Hochrenaissance, darunter solche von Giorgione (etwa 1477 bis 1510), Tizian (etwa 1488 bis 1576), Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780 bis 1867) und Velázquez (1599 bis 1660), vermied aber deren Romantisierung und kunstvoll dekorativen Charakter. Darüber hinaus war Modigliani auch mit den Arbeiten von Francisco de Goya (1746 bis 1828) und Edouard Manet (1832 bis 1883) vertraut Künstler, die Kontroversen entfacht hatten, weil sie weibliche Akte realistisch malten und damit die künstlerische Konvention brachen, nach der Akte in mythologische, allegorische oder historische Szenen einzuordnen seien.
Au cours de l'histoire, nombreuses sont les guerres qui changèrent le paysage politique et culturel du monde. Source de bouleversements, de destructions et de violences, elles contribuèrent néanmoins à l'évolution de la création artistique. En effet, malgré les événements traumatisants qu'elles engendrent, les guerres inspirent les artistes depuis toujours. Ces derniers immortalisent ces moments dramatiques en des oeuvres qui sont autant de précieux témoignages pour toutes les générations. Ce livre offre au lecteur les illustrations des batailles les plus connues et autres scènes de guerre. Composé de textes d'écrivains célèbres, cet ouvrage s'accompagne, en outre, du texte de référence de Sun Tzu, stratège militaire légendaire de Chine. De l'antique Gaulois agonisant au Guernica de Picasso, ce livre propose un panorama captivant des oeuvres inspirées par les guerres qui façonnèrent l'humanité.
Over the course of history, many wars have changed the political and cultural landscape of our world. While these events are defined by their upheaval and violence, they frequently contribute to the formation of the identity of entire generations or groups of people, and thus have significant cultural effects. Despite the physical and emotional destruction that occurs during these turbulent periods, they have inspired prolific artistic creation. In the wake of traumatic events over the centuries, a myriad of artists have produced works that immortalise the most dramatic moments of these wars in order to establish them in history forever. This book presents beautiful images depicting famous battles and war scenes, accompanied by the iconic text of the legendary Chinese military strategist Sun Tzu, as well as texts documenting notable moments of different wars, each written by well-known writers. From Uccello's The Battle of San Romano to Picasso's Guernica, this work offers a captivating look at artworks inspired by war and what they reveal about humanity's history.
The Baroque period lasted from the beginning of the seventeenth century to the middle of the eighteenth century. Baroque art was artists' response to the Catholic Church's demand for solemn grandeur following the Council of Trent, and through its monumentality and grandiloquence it seduced the great European courts. Amongst the Baroque arts, architecture has, without doubt, left the greatest mark in Europe: the continent is dotted with magnificent Baroque churches and palaces, commissioned by patrons at the height of their power. The works of Gian Lorenzo Bernini of the Southern School and Peter Paul Rubens of the Northern School alone show the importance of this artistic period. Rich in images encompassing the arts of painting, sculpture and architecture, this work offers a complete insight into this passionate period in the history of art.
The Renaissance began at the end of the 14th century in Italy and had extended across the whole of Europe by the second half of the 16th century. The rediscovery of the splendour of ancient Greece and Rome marked the beginning of the rebirth of the arts following the break-down of the dogmatic certitude of the Middle Ages. A number of artists began to innovate in the domains of painting, sculpture, and architecture. Depicting the ideal and the actual, the sacred and the profane, the period provided a frame of reference which influenced European art over the next four centuries. Leonardo da Vinci, Michelangelo, Botticelli, Fra Angelico, Giorgione, Mantegna, Raphael, Dürer and Bruegel are among the artists who made considerable contributions to the art of the Renaissance.