Héliopoles - Fonds Serge Safran
Durant l'entre-deux-guerres, Paris devient le port d'attache d'immigrants russes ayant fui la révolution bolchevik. Au soir du 19 juin 1926, le célèbre anarchiste ukrainien Nestor Makhno, blessé, affaibli et privé de tout, traque Joseph Kessel pour lui faire la peau. Dans Makhno et sa juive, l'écrivain en effet dépeint le révolutionnaire sous les traits d'un monstre assoiffé de sang et accède à la célébrité en lui volant la dernière chose qui lui reste : sa légende ! C'est dans ces bas-fonds de Pigalle que Makhno, pistolet en poche, se retrouve nez à nez avec Kessel. Et se voit embarqué à boire, écouter des discours, des chants, dans une folle soirée interlope jusque dans une fumerie d'opium où l'on croise... Cocteau et Malraux. Dans un combat où bourreaux et victimes échangent parfois leur rôle, ce ne sont plus deux individus qui s'affrontent pour la gloire et contre l'oubli, mais bien la réalité et la littérature qui se jaugent et se défient à travers eux.
Une femme iranienne, mère de deux enfants, vit aux côtés d'un mari qui ne la comprend pas et veut migrer au Canada pour une vie meilleure. Elle affronte son quotidien de femme qui n'a pas le choix, lassée de sa vie de famille, de ses déménagements et rêvant de liberté. Au fil des années, la narratrice - seul personnage à ne pas être nommé - exorcise ses peurs d'enfant, sa hantise du sous-sol où elle a vu mourir son père. Elle apprend à vivre en harmonie avec elle-même, à conquérir son indépendance, à se contenter de ce que le destin lui laisse. Et fait preuve d'un humour vif, parfois grinçant, mais en fin de compte plutôt optimiste. Chacun suit l'oiseau de ses rêves. La vie commune est-elle possible quand ces rêves ne peuvent rejoindre la réalité ?
Lille, printemps 2020. Après le confinement, une maison d’hôtes ouvre ses portes en pleine série de home-jackings meurtriers.
Après la guerre contre l'Irak, Ozra et son mari Issah vivent à Téhéran dans une chambre sans confort. Ils partagent leur intimité avec Mariam, leur petite fille née handicapée suite à la chute de sa mère enceinte fuyant sous les bombes. Au fil de quatre monologues, où alterne celui de l'homme et de la femme, le couple revit la tragédie qui a eu raison de leur union conjugale. Au récit de leur présent se mêlent les souvenirs de leur jeunesse et de leurs expériences, parfois érotiques, d'avant le mariage. De plus, la promiscuité leur est funeste parmi les habitants de leur résidence universitaire réquisitionnée par l'État pour les réfugiés. C'est cependant l'occasion de rencontres, certaines allant à l'encontre de la morale en Iran. La jeune Mariam, elle, assiste impuissante aux désaccords de ce couple emporté dans la tourmente quotidienne, abandonné par un pays en plein bouleversement, comme dans Les Garçons de l'amour. Avec Le Sourire de Mariam, Ghazi Rabihavi signe un roman sombre, qui donne à voir un Iran en décomposition, une société d'oubliés de l'histoire.
Avec une honnêteté qui n'exclut ni l'enthousiasme ni la critique, Salim Jay, de par ses origines et sa double culture, explore avec passion la littérature née de l'autre côté de la Méditerranée. Ce Dictionnaire des romanciers algériens, travail de presque un demi-siècle, accorde une priorité évidente aux romanciers, des grands classiques aux jeunes plumes. Sans délaisser pour autant récits, témoignages et références à la poésie, au théâtre ou au cinéma. Arabophones, francophones, issus de l'immigration ou natifs, tous les auteurs élus ici et classés par ordre alphabétique sont le plus souvent associés au contexte de leur temps. Ils révèlent l'histoire de l'Algérie, son rayonnement, ses impasses, ses combats, ses métamorphoses et l'évolution des moeurs. De Belamri à Sénac, de Dib à Myriam Ben, sans oublier Albert Camus et tant d'autres, voici plus de deux cents écrivains, toutes générations confondues, à découvrir ou à reconsidérer à l'aune de la liberté d'une lecture exigeante.
Lille. Juin 2019. Lors d'une manifestation de gilets jaunes, Étienne Vancauwenberghe, célibataire, la petite cinquantaine, professeur donnant des cours à domicile, est agressé par un black bloc cagoulé. Une jeune femme très habile de ses poings le sauve. Avant qu'il ait pu reprendre ses esprits et la remercier, elle a disparu. À sa dextérité pugilistique et ses chaussures de ring, Étienne a bien vu qu'elle pratique la boxe. Il décide ainsi de retrouver celle qu'il appelle désormais sa Printanière dans les clubs de Lille et de la région. Au Ring lillois, il rencontre Simone, mère adoptive de Mado, cette Printanière. Jeune femme boxeuse en effet, mais tourmentée par l'ignorance de sa mère biologique et de sa naissance. Dès lors, avec Simone, Leïla et d'autres femmes, Étienne part à la recherche de Mado... Et va aller ainsi au-devant d'une aventure qui le renvoie vers son passé. Un roman plein de nostalgie et tendresse, tout en délicatesse et poésie.
Un éleveur de chevaux aime raconter des histoires à ses deux fils. Un jour, une tempête les force à abandonner leurs travaux autour d'un étang. Un poulain y perd la vie, plusieurs de leurs chevaux sont embourbés. Brubeck, le cadet, est chargé de se rendre auprès de l'intendant militaire Peck, leur plus grand acheteur. Au bout de huit jours, inquiet de ne pas voir revenir son jeune frère, Anton part à sa recherche, fait de mauvaises rencontres, se retrouve ivre dans une maison close. Et le voilà enrôlé dans l'armée, à la veille d'une guerre dont il ignore tout. Grâce à son talent de conteur, hérité de son père, et à l'amitié de Spinoz, il tient le coup et apaise le coeur des soldats. Jusqu'à ce qu'il raconte l'histoire du « labyrinthe du fou » ! L'auteur de Candide ne désavouerait pas cet envoûtant conte métaphysique contemporain.
Sienne, 1496. Gian Di Bruno, contraint à l’exil après un complot avorté, découvre dans la solitude toscane une nouvelle façon de vivre. Entre trahisons, amour et écriture, ce roman intime explore la renaissance d’un homme face à l’adversité.
Shiv, ingénieur indien exilé à Londres, revient à Bombay pour une mission impossible : nettoyer les décharges de sa ville natale.
Il y a trente mille ans environ, Maÿtio, jeune femme de la tribu de Neandertal, est sauvée de la mort par l'une des trois divinités qui veillent sur son destin. Suite à la disparition tragique de son clan, il ne lui reste plus que les animaux sauvages pour compagnons qu'elle passe des jours à contempler, à s'imprégner de leur fougue. Maÿtio jette alors son dévolu sur une jument, E'wã, qui lui redonne la force de vivre, avant que celle-ci ne lui soit arrachée. Un jour, désespérée, Maÿtio se met à dessiner sur la paroi d'une grotte. Ce geste s'avère être son premier pas sur le chemin de l'art. Rejointe par d'autres femmes et hommes de sa tribu à chaque printemps, elle leur transmet sa vision du monde qui éveille en eux la joie, la mélancolie, la peur ou l'espoir. Grâce à l'originalité du tracé, du phrasé, de la forme, et au fil de la mélodie de ses mots, Béatrice Castaner fait revivre par son imaginaire toute une époque d'une splendide et sauvage beauté.
Félix Bernardini dirige l'usine de Pont-sur-Risle, en Normandie. Il pourrait couler une retraite paisible. On le respecte au village. Mais tout se met à déraper lorsque le cancer emporte son épouse. Personne ne comprend pourquoi il se remarie avec cette moins-que-rien d'infirmière. Pensez donc, une femme de trente ans sa cadette ! Il ne faut pas s'étonner que lorsqu'elle vient habiter chez Félix avec son grand voyou de fils, rien ne se passe comme prévu... La province pour cadre, une entreprise familiale de matériel agricole qui périclite, les filles du premier mariage qui constatent les dégâts, le pire est toujours à venir, comme dans un film de Chabrol mâtiné de Tarentino. La mort porte conseil est un premier roman fort, percutant, inattendu, écrit avec et sur le nerf, une sordide histoire d'homme veuf et plutôt content de l'être, mais appelé à remettre toute sa vie en cause.
« César avait maintenant la certitude que la thérapie en taxi était la forme aboutie de la psychanalyse dont rêvait Freud lorsqu'il donnait ce conseil au patient, Comportez-vous à la manière d'un voyageur qui, assis près de la fenêtre de son compartiment, décrirait le paysage qui se déroule à ses yeux. Si ce n'est pas de mon taxi dont parlait le Freud, je donne ma main à couper, estima César. » Dans sa Mercedes rouge, César, le Taxi parisien, prend en charge ses patients allongés à l'arrière. Tel un psy, il est le révélateur des histoires que recueille son divan automobile. Freud, mais aussi Lacan, Dolto, Socrate, Baudelaire ou Cyrulnik parlent par sa bouche. Son habileté à mener ses clients à bon port n'a d'égale que la fluidité de sa conduite automobile. Dans ce taxi thérapeutique gravitent des couples qui se forment et d'autres qui se séparent. C'est la loi de la conjugalité. C'est aussi le roman de deux orphelins, César et Aymé, que la Taxi-thérapie cicatrise. Charme, humour, érudition, sagesse, Taxi-Thérapie joue sur les mots et les sentiments avec une originalité qui nourrit notre réflexion sur les si difficiles relations humaines.
Rien ne semble plus satisfaire Aude : sa vie à Lyon, son mari, son métier... Une douleur jamais guérie revient la hanter, la disparition de son amie Alice, quarante ans auparavant. Que s'est-il donc passé en 1976, à Venise, où Aude avait rejoint Alice, étudiante aux beaux-arts ? Pourquoi cette fille passionnée, idéaliste, a-t-elle disparu du jour au lendemain, laissant un vide que rien ni personne n'a pu combler ? Aude décide de mener l'enquête, contre la volonté de ses proches. Alternent alors les souvenirs de sa jeunesse, qui n'ont d'autre référence que Venise, une vie de bohème dans un palais abandonné, et un retour dans la Sérénissime d'aujourd'hui. Une confrontation entre passé et présent qui met à jour les failles de la personnalité d'Aude et dévoile une Alice sous un autre jour que celui idéalisé par le temps. L'histoire d'une amitié forte et singulière, à travers la vie d'une communauté de jeunes, dans les années soixante-dix et une Venise qu'aucun des protagonistes n'a pu oublier, tissée de rêves et de violences...
Jack, marginal épris de liberté, élève des chevaux. Aidé par Chayton, individu troublant, il peine à joindre les deux bouts. Débarque sa fille, une adolescente qu'il connaît à peine tandis qu'à ses côtés Célie, jeune femme énigmatique, se débat dans une histoire familiale qui agonise. Jack prend alors la route pour essayer de s'en sortir, allant au- devant de drôles d'aventures. Et puis un jour, un industriel lui propose d'acquérir une partie de son élevage. Et d'aller choisir un étalon à Séville. Cette offre inespérée permettra-t-elle à Jack de reprendre sa vie en main ? Le corps-à-corps entre idéal et réalité, parfois épique, souvent émouvant, imprègne de manière captivante tout l'entourage de Jack et son cheptel aux allures de ranch du Far West.
1953, Sibérie. Maria Koltchak, rescapée du goulag, se confie à une journaliste française sur son passé tragique et son dernier espoir : retrouver sa fille disparue. Un roman poignant sur la résilience et les secrets enfouis de l’Histoire.
Venise, cité des mystères, est le théâtre de la déchéance de Rodolfo Marchant. Alcoolique, malade, ruiné, il se sent pousser des ailes quand il rencontre l'envoûtante Dorothy White, ancienne danseuse, auprès de qui il se fait passer pour un richissime ténor, Rodolfo Marchanti. Dès leur première rencontre, elle lui donne la force de vaincre ses démons, de reprendre goût à la vie. Ils se donnent sept jours pour s'aimer. Sept, comme le nombre de mois qu'il reste à vivre à Rodolfo. Sept, comme le nombre de temps d'une valse qui vacille. Sept, un chiffre qui semble porter chance à Rodolfo.
Stavanger, Norvège, hiver 1942. L'institutrice Ida Grieg et ses cinq plus mauvais élèves sont condamnés à mort en représailles à un attentat commis contre l'occupant Allemand. Des six personnes présentes dans la classe, une seule, choisie au hasard, sera épargnée. Or Ida, résistante, est détentrice d'un poème de la mythologie scandinave qui renferme un message destiné à son réseau. Elle n'a qu'une nuit pour essayer d'apprendre à ses cancres les vers de Loki, l'ancien dieu de la discorde.
« Voilà comment moi, ex-Gaston Galibert, vivant depuis peu sous une identité falsifiée, de femme s'il vous plaît, juive de surcroît, je suis devenu un meurtrier. Fantôme, travesti, assassin. Une fois les faits établis, je n'ai eu qu'à traverser la boutique en trombe, à prendre mes jambes à mon cou et à me tirer aussi loin que possible de l'endroit où se trouvaient encore Ezra Yankelowitz et sa grosse bagnole. » Gaston Galibert se fait passer pour mort afin de commencer une nouvelle vie. Il laisse derrière lui femme et enfants, se procure de faux papiers. Mais, contre toute attente, il se voit contraint de vivre sous l'identité de « Marguerite Schwartz ». D'Étretat à Paris, de Buenos Aires à Valparaíso, le voici plongé dans un univers interlope peuplé de travestis, transsexuels. Au fil de ce voyage insolite, le lecteur, tout à la fête, ne sait plus où donner de la tête !
Dans la cité close de Karlotta-Pietra, Sebastian Wimer, styliste de génie, tente l’impossible : fuir la dictature qui étouffe la ville. Mais quand une femme disparue réapparaît, son plan bascule dans l’insolite.
Un hiver 1956, dans le sud de la France, Anna, enfant exilée du Liban, croise la route de Pierre, un relieur marqué par un passé douloureux.
Ursule, riche héritière ou mythomane géniale ? Ce roman drôle et décalé plonge le lecteur dans l’organisation rocambolesque d’une réception en l’honneur d’une mère défunte, entre luxe ostentatoire et secrets inavouables.
New York, septembre 2001. Entre concerts, intrigues amoureuses et secrets politiques, Virtuoses mêle avec brio la passion de la musique, la tension d’un thriller et la profondeur d’une réflexion sur notre monde.
À l’automne de leur vie, Antonio Vivaldi, Rosalba Carriera et Giacomo Casanova se retrouvent exilés loin de Venise, cette ville qui les a vus briller.
Martin, comptable solitaire, arpente les rues en quête d’une rencontre qui briserait sa routine. Entre amitiés imaginaires et espoirs timides, ce roman tendre et poétique nous rappelle que la vie réserve toujours des surprises.
Trois générations, trois familles aux destins entrelacés à Genève : amours, secrets et gastronomie s’y mêlent avec une tendresse ironique.
Un homme brise le dernier tabou : sous la forme d’une confession sans fard, Le Théâtre de l’inceste explore la passion interdite d’un fils pour sa mère, sa fille et sa sœur.
Dans une rue lyonnaise, des destins se croisent sans se rencontrer : une vieille Italienne égarée, une mère célibataire épuisée, un cadre sans scrupules, une artiste en quête de sens.
À la sortie d'une librairie de Shanghai, l'écrivain Ye revoit Han Feijun, jeune homme jadis riche et dandy. Il n'est plus que l'ombre de lui-même. La rencontre se transforme vite en confession. D'abord par la proposition que Han Feijun lui fait de lire son journal intime, puis en conversations à l'hôpital où il est soigné pour une dépression. M. Ye finit par faire la connaissance de Chen Yanzhu, la jeune et jolie danseuse qui a bouleversé la vie du jeune homme. Cette histoire d'amour ressemble à s'y méprendre à celle de La Dame aux camélias. La notoriété de la jeune femme comme vedette de la chanson et de la danse en fait l'égérie d'un monde interlope que rejette le père du jeune homme dont le train de vie dépend. Il s'agit donc bien de l'histoire d'un amour impossible rongé par la jalousie, dans les années trente, à Shanghai, et du portrait non dénué de mystère d'une femme moderne !
Mouna et Maï sont soeurs jumelles d'un père français et d'une mère burkinabée. Elles grandissent entre le Burkina Faso, l'année scolaire, et la France, l'été. Métisses, elles subissent une Cynthia qui traite leur mère de sorcière. Celle-ci, griotte, s'absente parfois pour rejoindre des sages dans la forêt. Les jumelles passent leurs vacances chez leur grand-mère qui tient un bar dans le Limousin où, à l'adolescence, elles rencontrent Gabrielle, une archéologue, qui joue un rôle déterminant dans leur orientation. Cette gémellité quasi fusionnelle des jeunes chipies est confrontée au sortir de l'enfance aux douleurs de la séparation. À la suite du décès de leur mère, Maï disparaît, laissant à Mouna une lettre, fil conducteur d'une autre histoire, plus secrète. Par ce roman subtil, d'une construction originale et d'une langue empreinte de poésie, Béatrice Castaner nous invite à découvrir un monde peu connu, la gémellité, à dimension universelle,
Les psychiatres n'ont jamais su - et ne savent toujours pas - définir la dépression. Est-elle une maladie ou un mal de vivre ? Pourquoi survient-elle ? Combien de temps dure-t-elle ? Du fameux spleen baudelairien à la « mélancolie érotique » de Phèdre chez Racine, en passant par Goethe, Perec, Pessoa, Fitzgerald ou Clarice Lispector, Patricia De Pas distingue les notions de dépression et de mélancolie puis les développe en analysant leurs différentes formes. Certaines sont accidentelles, d'autres durent toute une vie. Elle en dresse ainsi un inventaire passionnant : dépression psychotique, dépression existentielle, dépression de sevrage, psychasthénie, mélancolie érotique, spleen, deuil pathologique, mélancolie d'amour... Une riche déambulation faisant entrevoir quelque quatorze visages de la dépression à travers les chefs-d'oeuvre de la littérature.
Paul Esnault prend le train pour se rendre à des obsèques dans une petite ville nommée Lahaye. Il y a autrefois passé les vacances d'été chez ses grands-parents. Il se remémore le dernier été, l'été 1964, à partir duquel il n'est plus revenu dans cette petite ville de Touraine. Ce fut l'été des initiations amoureuses, l'été où il sortit de l'enfance. Un été qu'il passa entouré de Suzanne, sa grand-mère devineresse, son grand-père spécialiste en appareils ménagers, ses oncles Dédé, revenu d'Algérie, et Bertrand doué pour bidouiller n'importe quel circuit électrique. À la table familiale il y avait aussi sa mère, Louise, et la femme de Bertrand, Marie-Claire. Et parfois Joseph, voisin et ami du grand-père Brain, un ancien professeur qui bricole dans le jardin et le verger et qui, aux dires de Suzanne, a la langue bien pendue. Pouvait aussi s'y asseoir monsieur Bourgueil, ami de pêche d'André. Mais surtout, de derrière le mur de la cour, on pouvait entendre le piano de Charlotte Versini...
Arthur est né avec une laideur si frappante que ses propres parents en sont bouleversés. À travers son regard drôle et déchirant, découvrez comment il transforme cette malédiction en une quête d’acceptation et de réinvention.