FeniXX réédition numérique (L'Étoile du Sud)
« Les déchirures de l'aube », est à la fois, un roman, une étude de moeurs et une énigme policière. Les personnages, brossés à la manière des peintres ou des poètes, évoluent dans les champs, les maisons, les ruelles, les cafés, ou lors de la « Foire aux fleurs », en cette vie quotidienne d'un village, avec ses potins, ses intrigues, voire ses... crimes. Les héros, du poète Gustin, dont les textes clôturent la plupart des chapitres, en passant par les principaux personnages tels Leblanc, l'inspecteur Claude, Delphine, Dupré, sont bien campés dans leur vie, leurs travers, leurs habitudes, où le pittoresque rejoint le réalisme. L'écriture est originale, riche, pulpeuse, épicée, drôle. Chaque lecteur, outre un intérêt grandissant au fil des pages, y reconnaîtra en ses souvenirs, l'image d'un ami, d'un voisin, d'un parent, tous issus de la terre, de la montagne, quelle que soit sa province d'origine.
Et si deux animaux domestiques vous révélaient les travers et les beautés de l'humanité ? Havane et Douce offre une fable philosophique aussi tendre que percutante, où candeur et sagesse se mêlent pour interroger notre rapport à l'amour.
Le livre d'Alain Frouté trace les itinéraires parallèles jalonnés d'épreuves souvent douloureuses d'un homme d'action emporté dans le tourbillon de la vie, et d'un aigle royal qui lutte pour survivre dans les montagnes de la Haute Provence. Le héros de cette histoire est imaginaire, mais il emprunte à plusieurs personnages authentiques l'action personnelle qu'ils ont conduite au service de la France. Des landes de Coëtquidan, aux Djebels algériens, de la Préfectorale aux responsabilités ministérielles, en passant par les Services Spéciaux, le Liban, la Mairie de Paris et l'Assemblée Nationale, Timon Urrutia traverse victorieusement, avec ses forces et ses faiblesses, les événements récents de notre pays, que l'auteur retrace avec sincérité, précision et rigueur. Au-delà de l'envol solitaire et conquérant de l'aigle royal du Mercantour, ce livre est un témoignage sur l'action des grands serviteurs de l'État, préfets, anciens officiers, acteurs de l'ombre ou au feu de l'actualité, appelés à faire tous les métiers, plongés au coeur de toutes les crises, parfois promis à des destinées surprenantes et animés d'une seule foi, le service du Pays. Un roman d'honneur, un roman d'homme, doublé d'un cri d'amour pour la montagne et le vol libre.
Assumer sa triple origine, juive, espagnole et marocaine, de Casablanca à Cannes, en assurant de surcroît, au quotidien, la maîtrise d'une erreur génétique peu confortable à vivre. Tel est le pari de Mélinda, l'héroïne de ce roman d'émotion et d'amour. « Mais ce n'est pas exactement le cristallin Castillan qui chuinte si joliment à Madrid C'est une langue mêlée de Haketiya : mélange d'Hébreu, d'Espagnol et d'Arabe dialectal marocain. Toute sa vie cette langue restera pour elle la langue maternelle au sens fort du mot : la langue de l'enfance, de l'intimité, de la famille, des bobos, des joies ».
Écris-moi un conte de Noël, dit un jour à Hélène Galli le peintre Jean Marie Gouttin qui collectionnait crèches et santons. Elle en écrivit un qui se passait dans le Vieux Nice et mettait en scène un santonnier et une petite fille très laide. Un second suivit, puis un troisième, qui prenaient leur source à Beuil, à Villefranche sur mer... et prise au piège de son émerveillement, elle continua... Du « Chasseur d'étoiles » à « L'enfant au sapin », en passant par « La fleur de Noël » et « La petite collectionneuse », petits et grands iront dans l'imaginaire et les sortilèges de leurs enfances oubliées, avec « Un peu d'eau claire dans le coeur ». « Tu as soif, ma girelle », disait ma vieille Louise... « Bois dans mes mains. Cette eau est claire pour le coeur... »
« Murmures de cendres », un titre poétique et suggestif, relate au présent la vie de Zimri-Lim, dernier roi de Mari et du Pays des Hanéens (l'actuelle Syrie), qui régna de 1775 à 1762 avant J.-C. ; l'histoire est vieille de près de 4 000 ans. De son avènement à sa mort, il lutte pour conserver son royaume contre les tribus benjaminites rebelles et les grandes puissances de l'époque : Assur, Eshnunnâ et Babylone. C'est non seulement le récit de ses combats, mais également une aventure humaine pleine de passions où l'une de ses épouses Shiptu et sa fille préférée Kirûm, occupent une place prépondérante. À peine romancée, cette relation évoque, avec un souci constant de vérité, des événements et des faits de la vie quotidienne. Par ailleurs, hormis les serviteurs, les personnages ont existé et sont tous connus, grâce aux traductions des textes de nombreuses tablettes, gravées de signes cunéiformes appartenant aux anciennes bibliothèques royales. L'incendie qui ravagea le Palais de Mari, a durci l'argile de ces tablettes et elles ont été ainsi admirablement conservées pour la postérité.
Le récit fait revivre les aventures d'une jeune femme dite « libre » dans le monde du Proche Orient ancien. On l'appelait Qabisatum (Qabi dans l'ouvrage) et sa beauté était si rayonnante, qu'elle lui valut bien des ennuis. Sortie indemne d'une razzia de montagnards, elle fut aussitôt enlevée sur l'ordre du roi de Mari de l'époque, Yasmah Addu. Il était amateur de jolies femmes et la destinait à son harem. Altish qallu, l'intendant du domaine dans lequel elle était séquestrée en tant que servante, tomba sous son charme. Tandis qu'il tardait à la conduire au harem royal, la police menait une enquête sur sa disparition. Après une longue route jalonnée d'épreuves, Qabi fit une rencontre qui changea le cours de sa vie. Elle trouva enfin la liberté et sa dignité de femme. Le récit a pour base les données d'un texte vieux de 4 000 ans environ provenant des archives royales de Mari. Il fait découvrir, non seulement les divers aspects de la vie quotidienne du Proche Orient ancien, mais aussi les désordres engendrés par la guerre, la rigueur de certaines institutions et le pesant statut réservé aux femmes.
L'auteur évoque la vie des siens et la sienne, entre 1930 et 1950, dans cette Lorraine cosmopolite de l'avant et l'après dernière guerre mondiale et son séjour pendant et après l'exode en Auvergne. Les ritals, les polaques... et les autres préfiguraient déjà l'Europe d'aujourd'hui, tant les mélanges de langues, races et cultures étaient quotidiens. Si les paysages et les habitants ont changé, les cités, les chevalets, les terrils et les squelettes métalliques des mines et des usines abandonnées subsistent, comme pour rappeler aux générations actuelles ce que fut cette Lorraine minière et industrielle où la plupart des pionniers terminent une vie vouée au labeur. L'exode de 1940 y est également évoqué et quelle que soit la province qui a recueilli ces réfugiés, chacun y retrouvera une ambiance et des analogies communes. Pour l'auteur, cette confrontation avec les siens, est non seulement un règlement de compte avec ses sentiments à leur égard, mais aussi la reconnaissance d'une époque où un fils de prolétaire devait pour dépasser sa condition sociale, se battre et imposer aux siens des sacrifices incontournables dont il n'avait pas toujours une appréciation objective. Dans ce microcosme des mines de fer de Lorraine, s'érigeait déjà cette Europe des hommes, bien avant celle des États.
La croissance est-elle un remède efficace et durable contre le chômage ? Non, elle n'est qu'un Mirage ! Ce livre est une démonstration, compétitivité automatisation et mondialisation à l'appui, qu'un retour comparable aux 30 Glorieuses, est utopique, malgré quelques éphémères sursauts qui font retentir les alléluias triomphants de « La croissance est de retour ! » depuis 1973. La substitution accrue de l'Homme par la Machine, nous donne donc rendez-vous avec une forte réduction du temps de travail. Les 35 heures apparaîtront comme une mesurette... Cette analyse à contre-courant débouche sur une nouvelle approche : la solution argumentée d'une para-économie pour plus d'harmonie par une importante réinsertion. Sinon les exclus le resteront. « Les bras serviront à travailler ou à casser ».
Docteur de l'Université de Nice, diplômé de Sciences Politiques, Lucien Aune a centré la plupart de ses recherches sur le pays Grassois. À l'occasion du 800e anniversaire de la fondation de l'Abbaye de Valbonne, il a voulu rendre hommage au village dont sa famille est originaire depuis près de quatre siècles. Chacun des membres des vieilles familles Valbonnaises pourra lire son nom aux pages 60, 61, 62, 88, 89, 91 et 92, et se souvenir de ceux qui ont hélas disparu. Outre l'Abbaye Chalaisienne Valbonnaise, et ses soeurs de l'Ordre éparpillées dans l'hexagone, Notre Dame du Brusc occupe une place privilégiée dans cet ouvrage. L'auteur s'est particulièrement attaché à présenter les lointaines origines du peuplement dans la région où s'inscrit le territoire de Valbonne, puis à brosser l'évolution économique et sociale de sa création à nos jours. À partir de 1982, il s'est par ailleurs intéressé à l'histoire des villes de Grasse, Roquefort-les-Pins, Le Rouret, au Haut-Pays Grassois et au Pays de Vence, aux travers de nombreux ouvrages.