FeniXX réédition numérique (José Millas-Martin)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
D'origine polonaise, élevée en Belgique pendant l'Occupation - dont sa famille a beaucoup souffert - Vera Feyder décide, très jeune, de se consacrer à la carrière artistique. Malgré ses activités professionnelles, elle ne cesse pas pour autant de s'attacher - avec une stricte exigence - à son oeuvre poétique proprement dite, et publie "Le temps démuni" (1961), "Ferrer le sombre" (Rougerie). "Pays, l'absence", qui vient d'obtenir le Prix Villon, confirme les qualités d'une écriture qui maintient, jusqu'à leur extrême équilibre, intelligence et sensibilité.
Né le 24 mars 1914, à Lanty (Haute-Marne), Paul Chaulot a fait une carrière administrative au ministère de l'Intérieur. Marié, sans enfant, il vivait, depuis la fin de la guerre, à Viroflay, près de Versailles. Frappé d'une congestion cérébrale le 19 décembre 1969, dans le train qui le ramenait à Viroflay, il est mort sans avoir repris connaissance.
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Le parcours du piéton détient ces pouvoirs secrets. Ce nouveau recueil de Mari prend place dans l'édifice poétique que - depuis quinze ans - il édifie. Consciences, Figures de danse, où culminent l'ambivalence d'une révolte âpre et la fusion dans l'élément panique de l'univers, en sont d'autres fragments. Des textes : l'Autre, Doublure, dépouillent au vitriol la bonne conscience ; leur lucidité flagelle à vif. Paul Mari - depuis dix ans - ne cesse d'assumer « la prodigieuse faiblesse... de regarder par le trou de ses illusions l'autre qui n'est qu'un Autre... ». Par cette lézarde, le « parcours » penche vers une défaillance de tout l'être, car qui entend-il « jeter dehors de ce cosmos par le trou qu'on vient d'y faire », sinon lui-même. Mais, cela est nouveau chez le poète, il se dérobe à l'acte, non plus par le cri ou l'insulte, mais par une pirouette : pour la première fois, point l'humour. Cette tirade métaphysicienne s'achève sur un « mais il fait trop chaud » burlesque. D'ailleurs, Paul Mari n'avait jamais écrit de poèmes aussi concrets. Si leur origine est une notation fugitive, une impression, un sentiment, ils se construisent hors de tout langage rationnel, privés d'adjectifs, sinueux et vifs. Ils saisissent le temps, le déroulent et l'enroulent, dans un écheveau frémissant pailleté d'or et d'écume.
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Un poète ne disparaît jamais tout à fait. C'est pourquoi Jean de La Varende, prince de la poésie, est encore parmi nous. Il y a ainsi de ces êtres rares qui, de l'au-delà, nous réconfortent encore ; de ces êtres, dont nous sentirons toujours la main dans notre main, en dépit de la mort. Si le présent livre peut faire deviner ce que l'oeuvre du grand écrivain normand apporte de bonheur dans la grisaille du temps présent, si le lecteur, en parcourant ces pages à lui livrées, éprouve l'envie de connaître davantage l'oeuvre de cet « adolescent éperdu de poésie », si, enfin, au fil de cette lecture se perçoit encore la Présence de Jean de La Varende, oui, vraiment, les mots auront opéré leur miracle. Peut-être sera-t-on bien près alors d'admettre pour vraie cette affirmation d'un quidam qui prétendait qu'en France il n'y a que deux choses importantes : la cathédrale de Chartres et Jean de La Varende !
Roger Secrétain fut, dans les années d'avant-guerre, l'un des jeunes boursiers de la Fondation Blumenthal. Journaliste, il est directeur d'un quotidien régional. Homme politique, il fut maire d'Orléans pendant douze ans. Il est avant tout écrivain. Il a publié une série d'essais : "Destins du poète", "Quand montait l'orage", "Ceux qui ont éclairé nos chemins". C'est l'un des meilleurs exégètes et biographes de Péguy, de Max Jacob, et aussi de Montherlant, qui a rendu hommage à sa pénétration. Il ne se borne cependant pas à la critique. Sa pensée poétique s'est exprimée dans les évocations de Saint-Jean-du-Ciel, à mi-chemin de la nouvelle et de l'élégie. Aujourd'hui, une pensée plus philosophique lui inspire des réflexions sur notre temps, sur le destin de l'homme, sur sa vie, sur lui-même. Dans la densité et la chaleur du style, c'est à la fois une méditation, une analyse, une confidence. Il ne s'agit pas de mémoires, mais d'une résurrection sporadique et nostalgique des souvenirs, portant signification esthétique et morale. Sur la crise contemporaine - crise de l'esprit et de la culture, crise du politique et du social - Roger Secrétain apporte son témoignage. Et si son essai, comme le titre l'indique, prend, par sa lucidité même, un ton pessimiste, il est en même temps dédié à la sagesse.
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C'est l'histoire d'une Soeur de charité aux prises, dans un hôpital, avec un malade hostile, et de son obscur dévouement à celui-ci. Ce malade, que le diabète a rendu aveugle à la suite de l'intervention chirurgicale grave pour laquelle il a été hospitalisé, faiblit, faiblit. Plus ou moins délaissé, à cause d'un malentendu, par le docteur Mériac chargé de le suivre, l'opéré va mourir, quand... Mais, victime malheureuse de son intervention secrète - et salutaire - auprès du moribond infirme, la Soeur, sur les agissements de Mériac, devra s'éloigner de l'hôpital. Obligée de quitter "ses" malades, rompre mille liens invisibles que leur souffrance partagée a tissés et dont l'extrême tension ajoute à la sienne, la Soeur de charité, pour fermer la plaie de son coeur douloureux, dans un acte d'amour, voudra souffrir encore.
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« Je vais par les couloirs, je cours, à chaque seuil, à chaque porte vous dis-je mes amis m'entourent. Le bonheur marche avec mes pas, il se fatigue et je le porte. Et qui le sait qui le croira ? Mes amis protègent mes pas... » Le Fusil est le premier recueil poétique de Luc-Emmanuel Boltanski créateur, avec d'autres poètes, de la petite revue « Sortie de Secours ».
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