Roger Secretain
Roger Secretain
Orléans, années 1940. Alors que l’orage de la guerre gronde, Roger Secrétain livre une méditation puissante sur les tourments de l’esprit et les bouleversements d’une époque.
Roger Secrétain fut, dans les années d'avant-guerre, l'un des jeunes boursiers de la Fondation Blumenthal. Journaliste, il est directeur d'un quotidien régional. Homme politique, il fut maire d'Orléans pendant douze ans. Il est avant tout écrivain. Il a publié une série d'essais : "Destins du poète", "Quand montait l'orage", "Ceux qui ont éclairé nos chemins". C'est l'un des meilleurs exégètes et biographes de Péguy, de Max Jacob, et aussi de Montherlant, qui a rendu hommage à sa pénétration. Il ne se borne cependant pas à la critique. Sa pensée poétique s'est exprimée dans les évocations de Saint-Jean-du-Ciel, à mi-chemin de la nouvelle et de l'élégie. Aujourd'hui, une pensée plus philosophique lui inspire des réflexions sur notre temps, sur le destin de l'homme, sur sa vie, sur lui-même. Dans la densité et la chaleur du style, c'est à la fois une méditation, une analyse, une confidence. Il ne s'agit pas de mémoires, mais d'une résurrection sporadique et nostalgique des souvenirs, portant signification esthétique et morale. Sur la crise contemporaine - crise de l'esprit et de la culture, crise du politique et du social - Roger Secrétain apporte son témoignage. Et si son essai, comme le titre l'indique, prend, par sa lucidité même, un ton pessimiste, il est en même temps dédié à la sagesse.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Roger Secrétain fut, dans les années d'avant-guerre, l'un des jeunes boursiers de littérature de la Fondation Blumenthal. Il a rempli une carrière de journaliste qui a fait de lui, depuis la Libération, le directeur d'un quotidien régional, la République du Centre, publié à Orléans, ville dont il a été aussi le maire pendant douze ans. Essayiste, critique, moraliste, il est l'un des meilleurs biographes et exégètes de Péguy et de Montherlant. Ses méditations et analyses ont rempli plusieurs ouvrages, comme "Destins du poète" et "Quand montait l'orage". C'est un nouveau volume d'essais qu'il propose aujourd'hui dans la même ligne de pénétrante investigation. La densité et la chaleur du style sont ici réunies. L'importance donnée dans ce volume à l'oeuvre de Montherlant, nous autorise à rapporter le jugement du grand écrivain disparu sur Secrétain. Il considérait son Péguy comme "définitif". Il rendait hommage à "sa richesse de sensibilité et de réflexion", à sa "grande honnêteté intellectuelle". Ces portraits d'écrivains à travers leurs oeuvres, sont une longue attention portée à la naissance du génie, aux rapports de la littérature et de la vie. Ce volume enrichit à coup sûr la critique littéraire.