FeniXX réédition numérique (Éditions du Losange)
De l'étoile jaune au drapeau rouge : l'étoile jaune, c'est celle qu'en 1942 Albert Wilkowsky, son frère Henri, et leurs parents, des Juifs polonais émigrés en France en 1933, vont être contraints de porter. Le drapeau rouge, c'est celui du Parti communiste français, auquel l'auteur va finir par adhérer en 1958. De l'étoile jaune au drapeau rouge est le récit de la vie d'un enfant et d'un adolescent « pas comme les autres ». Une vie marquée par une terrible épreuve : la disparition des parents, pris dans la « rafle du Vel d'Hiv », le 16 juillet 1942. Une vie clandestine ensuite, ballottée de familles d'accueil en orphelinats, traversée parfois de chaleureuses rencontres, et toujours remplie de l'espoir de retrouver les parents disparus. Et puis, en 1945, l'affreuse certitude : ceux-ci sont morts à Auschwitz. Malgré cette inguérissable blessure, la vie continue pour Albert, soutenue désormais par le désir de lutter contre les injustices, puis par l'engagement politique ; enfin, plus tard, par la conviction qu'il faut témoigner, pour ne jamais oublier. C'est ce qu'a fait Albert Wilkowsky dans ce livre, avec beaucoup de pudeur et d'émotion contenue, sans vouloir donner d'autre leçon que celle de la fidélité et de la dignité.
La tradition soufi utilise les histoires de Nasrudin comme chemin de connaissance. Ce drôle de personnage, tantôt revêtu de l'habit du fou, du rusé ou de l'idiot, emporté par le vent de l'imprévu, vient d'arriver dans l'immeuble du narrateur : il mâche des chewing-gum, regarde la télévision, roule en voiture, mais reste égal à lui-même. « Copyright Electre »
Marinapolis, une technopole d'acier et de verre où se reflète le ciel d'azur, une étudiante en Droit, Gwennaëlle, et sa thèse de doctorat sur la vie privée, des cadres qui disparaissent avant ou après avoir signé une transaction mettant fin à leur contrat de travail, une Antigone contemporaine confrontée à la froideur du crime juridiquement organisé, des consultants programmés pour aller jusqu'au bout de leurs mandats, obsédés par le « résultat » Comment empêcher un avion de s'écraser avec ses passagers, en route vers un séminaire sur les 35 heures, parce que le pilote veut s'éclipser ? L'opiniâtreté et l'ardeur de la jeune Gwennaëlle lui permettront-elles de répondre aux étranges questions humaines qui se posent dans cette technopole devenue « capitale-décès » ?
J'ai lu avec plaisir votre recueil de nouvelles et je suis touchée que vous rendiez hommage à Boris Vian. À plusieurs reprises, je suis allée Outre-Atlantique, je ramenais des recueils, des romans fantastiques ou de science-fiction, à Boris qui les dévorait. Cette sorte de littérature convenait bien à son esprit visionnaire. Que le même sort accompagne votre livre, qu'il ait tout le succès mérité.
Depuis leur rencontre en Inde lors d'une opération d'aide humanitaire, Ashok le médecin, Kate et Gaspard sont amis. Ils se retrouvent à Marseille, où les rejoignent Luna et Shon, en charge de la gestion financière d'un Congrès de Mission Internationale. Leurs parcours sont différents mais ils ont en commun une générosité sincère et une vision lucide du monde. Certains d'entre eux accepteront-ils d'aller plus loin, au-delà du réel, et de répondre aux étranges appels d'Amira ?
Muguette Bailet définit son premier livre, « Quand j'entendais chanter les cigales », comme une « autobiographie romancée ». En effet, elle nous livre ses souvenirs d'enfance, en particulier les drames vécus pendant la Deuxième Guerre Mondiale : la famille obligée de quitter La Valette, près de Toulon, pour se réfugier à Royères de Vassivières, dans la Creuse, le drame atroce qui laissera sa soeur Monique et son frère René infirmes. La famille durement éprouvée retrouve ensuite son village du Var et l'auteur raconte la vie difficile de l'après-guerre, surtout les épreuves que doit endurer sa soeur, mais aussi les rayons de soleil qui illuminent sa vie d'adolescente bercée par le chant des cigales, ses premiers émois, son premier chagrin d'amour sur fond de Guerre d'Algérie. Un fil rouge traverse les pages du livre, la quête patiente et obstinée des lendemains qui chantent. Dans un style simple et alerte, l'auteur nous emmène sur les chemins qu'elle a empruntés, jusqu'en Corse, en passant par Antibes, pour aboutir dans un pays inconnu, où elle finit un long voyage semé d'embûches.
Une vingtaine de récits drôles et tendres dans lesquels J. Bernard met à plat l'absurdité humaine sur un ton badin. « Copyright Electre »