FeniXX réédition numérique (Éditions de Paris)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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XIVe siècle, Bretagne. Alors que la France s’enfonce dans la Guerre de Cent Ans, un homme change le cours de l’Histoire : Bertrand Du Guesclin, chef de bande devenu connétable.
Découvrez Bout d’essai, un roman d’Yvan Audouard où l’humour et la tendresse se mêlent pour peindre une tranche de vie provençale ou parisienne, selon son style si reconnaissable.
Denise, jeune Normande au caractère bien trempé, voit sa vie basculer entre l’auberge familiale et le manoir mystérieux d’Arneville. Un conte de fées pour adultes, où se mêlent romance, secrets et la magie discrète d’un bourg au bord de la falaise.
Que peuvent faire, entre minuit et six heures du matin, trente "truands" réunis dans un dortoir de prison ? Yxemerry, journaliste plongé, malgré lui, comme droit commun, dans la "fosse commune" pénitentiaire, nous fait vivre l'hallucinant défilé d'individus de tous types, à qui la prison est trop familière. Des droits communs aux condamnés militaires issus de la guerre d'Indochine, pour eux tous, la prison est connue et ils y retournent comme par l'effet d'une inéluctable fatalité.
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La route de Rochefort, en 1720. Des soldats chevauchent sous la pluie, escortant un lourd chariot. À l'intérieur du grossier véhicule, des cris s'élèvent, si aigus que les soldats, indifférents d'abord, finissent par intervenir. Le chariot transporte des filles, qui vont être déportées en Louisiane. Deux d'entre elles sont en train de se battre. Celle qui a le dessus est une splendide créature aux cheveux fauves, aux yeux verts. Hardie comme une lionne, elle arrache son pistolet au soldat qui veut la maîtriser et, dans un éclat de rire, sa belle bouche déversant de gaillardes injures, elle tient tête un instant à la troupe entière. Ainsi, nous apparaît Ninon l'Aventure aux premières pages du roman. Qu'elle coure, fugitive, les hasards de la route, qu'elle erre sur les quais de la Rochelle, qu'elle soit à bord de La Clorinde, la maîtresse du terrible capitaine Taillefer, qu'elle se trouve dans la tempête, ou dans la révolte d'un équipage dont elle a exaspéré les désirs, qu'elle vive sur mer, ou aux îles Canaries, ou à Saint-Domingue, parmi les Blancs ou parmi les Noirs, aux prises avec ses amants ou avec ses rivales, Ninon garde toujours le même « cran », la même effronterie, le même langage, dont la saveur ne le cède qu'à celle de ses aventures.
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L'homme éberlué, c'est André Gillois lui-même, qui conte sa longue amitié avec Emmanuel Berl, ses rencontres avec Jean Cocteau, Paul Morand, Raymond Queneau, François Mauriac, Jean Paulhan... et tout ce que Paris a compté d'important dans les lettres et dans les sciences. En parcourant ces cinquante années, il évoque aussi, bien entendu, de Gaulle, la Résistance, et il révèle bien des dessous de la guerre secrète et de la politique. C'est une chronique savoureuse du monde où nous vivons dans l'attente de l'an 2000.
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Le colportage, qui connut en France son âge d'or au XVIIIe siècle, n'est pas mort avec l'avènement de la société industrielle. Jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, il se maintiendra dans certaines régions isolées. Étienne Bon fut l'un de ces derniers messagers des campagnes. Né en 1902, en Savoie, au-dessus de Saint-Jean-de-Maurienne, il a mené, enfant, une vie rude, dans un pays où élevage et cultures vivrières sont à la base de l'économie, mais où le colportage constitue un appoint indispensable. Aussi, à dix-sept ans, à l'exemple de son père, il entame sa première tournée, et c'est dans le département de la Drôme qu'il opérera, visitant fermes et hameaux à l'écart des grands axes. À raison de deux tournées de deux cents kilomètres par an, il sillonne le pays de mi-novembre à fin avril, avant de retourner en Savoie pour les travaux de la ferme. La tournée se fait à pied, la balle de soixante kilos sur le dos, sorte d'armoire en bois équipée de tiroirs, contenant de la mercerie, du linge, du savon, des couteaux, des almanachs, marchandises qu'Étienne Bon achète à crédit à Romans ou à Bourg-de-Péage. La tournée s'arrêtera en 1934, année où il se marie et ouvre une épicerie à Romans. Après la guerre, il travaillera dans diverses fabriques de chapellerie et de chaussures. Il meurt en 1980. Rolande Bonnain et Jean-Claude Bouvier, qui ont interrogé Étienne Bon, et sont retournés avec lui sur les lieux mêmes de ses tournées, nous donnent à voir, avec ce témoignage, la vie quotidienne, les distractions, les parlers d'une société paysanne aujourd'hui disparue.
« Voilà douze ans que je n'ai plus mis un pied par terre. Douze ans que je n'ai plus entendu le son de ma voix. Douze ans que je n'ai plus conscience de mon poids, de ma hauteur, que je n'ai plus étreint, empoigné, touché... » C'est ainsi que Robert Nadalet résume sa condition aujourd'hui. Et pourtant, grâce à un ordinateur commandé par ses seuls yeux, il a rédigé cet étonnant et poignant témoignage sur ce que furent ces années d'enfermement, et celles qui l'avaient amené à la paralysie à 99 %. Un extraordinaire parcours avec la maladie, un combat héroïque - et quotidien - pour s'arracher à la dépendance profonde et retrouver toute sa dimension d'homme.
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Cet ouvrage concerne Sainte Catherine Labouré, la médaille miraculeuse, et la rue du Bac. J'ai voulu donner à ce haut-lieu caché de Paris (et qui reçoit plus de visites que la Tour Eiffel), une nouvelle investiture : intellectuelle et spirituelle. Le phénomène de la rue du Bac, dans le langage de Saint Paul, eût été appelé prophétique. À tous les visiteurs venus de tous les continents, qui passent, qui prient et qui prieront au 140 de la rue du Bac. Pour qu'ils découvrent ce lieu comme des songeurs réalistes qui aiment monter des petites choses aux grandes et qui, surtout, acceptent de descendre hors des pensées sublimes jusqu'aux détails et aux images éphémères.
21 juin 1941, Hitler rompt le Pacte germano-soviétique et attaque Staline. Cet affrontement militaire et idéologique va changer l'histoire du monde. Izia, 17 ans, un Juif lituanien qui veut croire aux idéaux communistes, est pris dans la tourmente. Pour survivre, il doit abandonner sa famille et son pays, et se retrouve incorporé dans l'Armée rouge. Mais le rouge du « paradis » soviétique ressemble aux flammes de l'enfer. En récompense des blessures reçues au Front, Izia sera déporté au goulag et, lorsqu'il parviendra, après quatorze mois de faim, de froid et d'horreur, à s'évader enfin d'URSS, il ne lui restera qu'un seul bien : sa peau. L'oiseau de pluie est un document rare sur un pan de la Deuxième Guerre, sa folie meurtrière, sa réalité humaine. C'est surtout, à travers une histoire dramatique où l'humour éclate au coeur même de l'inconcevable, la leçon d'espoir d'un adolescent, qui ne perd pas son courage avec ses illusions, et qui puise sa force dans l'amour têtu de la liberté.
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Traqué, un homme erre dans d'étranges décombres. Visages détruits, bouches béantes et corps incendiés, tout l'assiège, même les mouches du remords. C'est qu'en lui, se rejoue obsessionnellement le sort du monde, un monde terrifiant, où Hiroshima et Dresde renvoient aux bourreaux d'Auschwitz. Mais ce criminel, qui rêve d'une palette qui donnerait « parole à la matière », ne cache-t-il pas nos vertiges et nos fascinations les plus inquiétantes ? Un texte à l'écriture ample et foisonnante, qui appartient à cette littérature « organique » chère à Lautréamont et Lovecraft. La peau soleil est le deuxième roman de Jean-Paul Guénot. En 1989, il a publié - chez Pierre Belfond - La morte-vie, repris la même année par le Grand Livre du Mois. L'auteur, magistrat, est actuellement conseiller technique du ministre de la Culture et de la Francophonie. Son premier livre a suscité de nombreux échos.
Papa, Maman, mon fiancé Patrick, la Côte d'azur des vacances... En faut-il plus pour être tout à fait heureuse ? Papa et Maman sont si bons, Patrick est si charmant, il roule dans une si grosse voiture, et le soleil est fidèle à son rendez-vous de chaque matin... Et pourtant ! Peut-être notre petite Marie-Chantal devinera-t-elle la vanité de tout cela ? Il suffira qu'apparaisse un visage moins « charmant », que retentisse une voix moins habile, et que deux mains rudes, honnêtes, un peu calleuses peut-être, saisissent les mains d'une jeune fille trop comblée... Mains du potier ? Mains du petit cordonnier, comme dans la chanson ? Qu'importe ; en tout cas, des mains d'homme. Qui l'emportera, de la Cadillac ou de la Ford poussiéreuse ? Du confort ou du risque ? Écrit d'une plume qui vole, colorée et chaude comme le paysage où se place l'histoire, le premier roman de Lise Claris - dont on connaît surtout les reportages et les délicates céramiques - plaira à toutes celles qui ont aimé les uns et les autres. Elles le reliront souvent.
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Le narrateur de « La morte vie » est à la fois acteur et spectateur d'une histoire qui fait vaciller ses certitudes comme celles du lecteur. Juge d'instruction dans une petite ville, il traque une vérité que tous s'ingénient à brouiller : celle d'un crime, celle d'un corps, celle d'une âme. Et ces mémoires éclatés, qui se reconstruisent et se précisent, dans une langue lancinante et cruelle, n'épargneront personne, pas même son héros. À cette réédition d'un roman paru en 1989, dont la puissance et les qualités formelles furent alors soulignées par la critique, il faut ajouter désormais sa valeur prémonitoire, tant dans le domaine de la justice que dans celui de la politique.
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Un garçon de douze ans, dans diverses émotions : ainsi pourrait être défini l'objet de ce livre. Comme pour éloigner le jour où elle ne tiendra plus son enfant sous l'aile, plus d'une mère, sans doute, ne fût-ce que dans le temps d'un tendre regard, fait quelquefois ce voeu secret : soit qu'elle cède naïvement à l'instinct, soit que, s'il s'agit d'un enfant trop sensible, trop vulnérable, elle redoute pour lui les heurts de la vie. Mais le titre de ce livre ne traduit-il pas plutôt, ou aussi, une appréhension d'un autre ordre : celle de voir s'étioler - dans le climat de l'âge adulte - de délicates qualités, tarir la source de poésie qui jaillit - peu ou pas du tout - dans l'âme de l'enfant ? Appréhension qui peut faire sourire, si l'on n'a pas une idée suffisante du besoin que l'homme - et le monde - ont de la poésie. L'auteur montre son héros dans plusieurs occasions qui resteraient, sans grand effort, indépendantes, dans plusieurs épisodes distincts, et la liaison des faits importe moins, ici, que la continuité du comportement de l'enfant.
Rue de l'École de Médecine, le soir d'une soutenance de thèse, la carrière du jeune Docteur sans fortune s'ouvre sur l'incertitude des remplacements. Un médecin comme les autres, un médecin qui - pour quelques jours - et, à la place des autres, découvre son métier, ses malades, ses confrères, un nomade qui, au hasard de sa jeune inexpérience, découvre ses responsabilités, découvre les femmes, les liaisons de passage et l'amour. Un médecin comme les autres ? Un homme comme les autres.