Éditions Thierry Marchaisse
Quinze écrivains révèlent leurs rituels, leurs doutes et leurs astuces pour dompter la page blanche. Comment écrivent les écrivains de Belinda Cannone lève le voile sur les coulisses de la création littéraire, entre discipline et inspiration.
Peut-on saisir les arts dans la pluralité de leurs manifestations, de leurs contextes sociaux et historiques, de leurs fonctions aussi ? Tel est le pari de Jean-Marie Schaeffer, qui propose une série de coups de projecteur sur des points particulièrement révélateurs de la vie des arts. Les oeuvres d'art sont loin d'être toutes « plaisantes », que ce soit dans leur contenu ou dans leur forme. Beaucoup (et parmi les plus grandes) sont cognitivement et émotivement dissonantes pour celles et ceux qui s'y exposent. Pourtant, dans tous les cas, en faire l'expérience a une action libératrice et vivifiante, en même temps qu'apaisante, sur notre sensibilité, notre intellect et nos émotions. Cet ouvrage ne présuppose aucune connaissance historique ou technique, simplement de la curiosité. Son but est de nous encourager à ne pas rester cantonnés à ce que nous connaissons déjà des arts et à nous aventurer dans des territoires nouveaux. JEAN-MARIE SCHAEFFER est directeur de recherche émérite au CNRS et directeur d'études émérite à l'EHESS. Il a publié entre autres Pourquoi la fiction ? (Seuil, 1999), L'Expérience esthétique (Gallimard, 2015) et Les Troubles du récit (Marchaisse, 2020).
Derrière le mythe d’Einstein, découvrez l’homme, son génie et ses contradictions à travers un recueil de lettres fictives aussi audacieuses qu’intimes.
Mon cher Loulou, Ton aura mondiale, scientifique, voire idéologique et, bien sûr, l'intérêt de ta personnalité, justifient ce bouquet de lettres, toutes écrites en 2021. Attention : tout est permis ! On peut même prendre un pseudo pour tromper l'ennemi, genre « un anti-antivax qui te veut du bien ». Tu as donc reçu vingt-trois lettres, plus la mienne. Des femmes, des hommes, des médecins, des historiens, des philosophes, des chercheurs, des pas-chercheurs, bref des gens qui ont croisé ton chemin, toujours pour une bonne raison. Il m'a fallu les classer, pour faire science. Ainsi, on va d'abord te suivre dans ta maison puis dans ton laboratoire. Après, on ira dans le monde et, enfin, au-delà - je veux dire carrément dans l'au-delà ! Tu seras très surpris. D.R. Un portrait collectif savoureux et original du célèbre savant. Vingt-six auteurs et autrices d'aujourd'hui, venant d'horizons divers, s'adressent à Pasteur - dont on célèbre en 2022 le bicentenaire de la naissance. Daniel Raichvarg est professeur en Sciences de l'Information et de la Communication. Il a écrit plusieurs ouvrages sur la vulgarisation des sciences et sur Pasteur, dont une pièce de théâtre Cabaret Pasteur. Auteurs : Ange ANSOUR, Philippe BRUNIAUX, Serge CHAUMIER, Pascale COSSART, Patrice DEBRÉ, Mijo DEMOURON, Agnès DESQUAND, Henri DUBOC, Marc GALLAVARDIN, Lorraine JOLY, Arnaud LASTER & Danièle GASIGLIA-LASTER, Alain MARCHAL, Christine MOISSINAC, Jean MOCHON, Jean-Patrick MULON, Alban ORSINI, Luc PERINO, Annick PERROT, Jean-Philippe PIERRON, Daniel RAICHVARG, Philippe SANSONETTI, Maxime SCHWARTZ, Dominique SIMON, Hervé THIS, Dominique Angèle VUITTON.
Afin de parfaire l'éducation de ses trois fils, Giafer, souverain de Serendip, les pousse à parcourir le monde. Chemin faisant, les princes rencontrent un chamelier, fort marri de la perte de lune de ses bêtes. Ils lui décrivent si bien l'animal que le chamelier est convaincu davoir affaire à des voleurs. Les trois frères sont alors conduits devant le roi Behram, qui découvre leurs remarquables facultés d'observation et de déduction. Séduit par ces jeunes philosophes, le roi finit par leur confier toutes sortes de missions plus ou moins magiques ou galantes, mais toujours délicates... Oubliés depuis le XVIIIe siècle, ces contes n'ont rien perdu de leur charme. Mais l'identité de leur auteur, leur genèse et leur destin posthume soulèvent des questions non moins fascinantes. Dominique Goy-Blanquet, Marie-Anne Paveau et Aude Volpilhac nous invitent à redécouvrir ici l'oeuvre du chevalier de Mailly et à voyager avec elles en sérendipité, de la Perse à l'Italie, de l'Angleterre de Walpole à la philosophie des sciences, et d'Internet à l'art de trouver ce que l'on ne cherche pas. Louis de Mailly (1657-1724), plus connu sous le titre de "chevalier de Mailly", est issu d'une très ancienne et illustre maison de France. Enfant naturel, fils d'Antoine de Mailly-l'Épine et de Barbe d'Aubry, il fut cependant reconnu par son père qui le légitima dans son testament et lui accorda de nombreux avantages. Livre illustré.
Pourquoi certains mots nous plaisent-ils tant ? S'adressant à notre sensibilité, à notre mémoire ou à notre intelligence du monde, ils nous semblent... parfaits. Bien sûr, parfait, aucun mot ne l'est - ou alors tous le sont. Pourtant, chacun de nous transporte un lexique intime, composé de quelques vocables particulièrement aimés. Après ceux consacrés aux mots manquants (TM, 2016) et aux mots en trop (TM, 2017), ce troisième dictionnaire iconoclaste complète la trilogie de Belinda Canonne et Christian Doumet. En invitant une cinquantaine d'écrivains à partager leurs mots préférés, il vient parachever une grande aventure collective où la littérature d'aujourd'hui nous ouvre ses ateliers secrets. Avec : Nathalie AZOULAI, Dominique BARBÉRIS, Marcel BÉNABOU, Jean-Marie BLAS DE ROBLÈS, François BORDES, Lucile BORDES, Geneviève BRISAC, Belinda CANNONE, Béatrice COMMENGÉ, Pascal COMMÈRE, Seyhmus DAGTEKIN, Jacques DAMADE, François DEBLUË, Frédérique DEGHELT, Jean-Michel DELACOMPTÉE, Jean-Philippe DOMECQ, Suzanne DOPPELT, Max DORRA, Christian DOUMET, Renaud EGO, Pierrette FLEUTIAUX, Hélène FRAPPAT, Philippe GARNIER, Simonetta GREGGIO, Jacques JOUET, Pierre JOURDE, Cécile LADJALI, Marie-Hélène LAFON, Frank LANOT, Bertrand LECLAIR, Alban LEFRANC, Sylvie LEMONNIER, Arrigo LESSANA, Alain LEYGONIE, Jean-Pierre MARTIN, Nicolas MATHIEU, Jérôme MEIZOZ, Gilles ORTLIEB, Véronique OVALDÉ, Guillaume POIX, Didier POURQUERY, Christophe PRADEAU, Henri RAYNAL, Philippe RENONÇAY, Pascale ROZE, Jean-Baptiste de SEYNES, François TAILLANDIER, Yoann THOMMEREL, Laurence WERNER-DAVID, Julie WOLKENSTEIN, Valérie ZENATTI.
C'est l'histoire d'une jeune fille inexpérimentée qui s'enfonce dans le désert mauritanien à la recherche des grands nomades Rgaybat, « enfants des nuages », et qui finira par y trouver des guérilleros. Convié à la suivre dans les arcanes cocasses ou tragiques de la société bédouine, on découvre des personnages attachants, un art de vivre, une culture raffinée, en même temps qu'un monde en plein naufrage. Près de 50 ans après ce voyage initiatique, Sophie Caratini revient sur ce qui fut l'expérience fondatrice de sa carrière d'anthropologue et de sa vie de femme. Cette nouvelle édition de son récit autobiographique, largement remanié et complété, en accentue la valeur de témoignage. Elle éclaire un moment clé de l'histoire ouest-saharienne, marquée par l'effondrement du grand nomadisme chamelier et les débuts du combat pour l'indépendance des révolutionnaires sahraouis. "Vous avez un don rare, même parmi les ethnologues : vous savez voir. J'ai aimé votre livre auquel je souhaite tout le succès qu'il mérite. Il est vivant, il sonne vrai, ce qui n'exclut pas la réflexion, qui nous vaut des remarques très fines, des pensées pénétrantes et de grands moments d'émotion". CLAUDE LÉVI-STRAUSS Sophie Caratini est une anthropologue française et mauritanienne, directrice émérite au CNRS, spécialiste des sociétés de l'Ouest saharien. Elle a écrit plusieurs ouvrages qui allient avec talent l'anthropologie et la littérature. Notamment Les non-dits de l'anthropologie suivi de Dialogue avec Maurice Godelier, et une grande saga en trois volumes indépendants sur le choc de la rencontre coloniale : Antinéa mon amour ; Les Sept Cercles ; La Fille du chasseur (editions Thierry Marchaisse).
Tombeau pour un père -cheminot- encore un peu vivant, ces poèmes racontent la traversée des deuils, ils tentent de phraser le chagrin, la peine à vivre et la maladie du proche, désormais plongé dans le brouillard de l'oubli. Ils disent aussi ce qui y échappe, les « épiphanies », ces moments si rares où s'éclaire fugitivement quelque chose de soi, des autres ou du monde. Avec un café, pourquoi pas, et une heure devant soi, il est bon de lire dans l'ordre ce journal poétique épars, de prendre le train en compagnie de l'auteur, au rythme de ses photos. On peut en éprouver un grand calme, pas du tout désespérant. FRED POUGEARD est né en 1974 à Guéret. Conteur de son métier, il est voué lui aussi aux TER, aux petites gares et aux lignes oubliées. Il dirige la compagnie l'Allégresse du Pourpre.
Comment ? s'entend-on déjà reprocher, des mots en trop ? Mais les mots, on en manquerait plutôt. Et pourtant. Âme, artiste, coach, communauté... ils sont légion ceux qui éveillent notre résistance intime à tout ce qu'ils charrient d'affects, d'idéologie, de pseudo-concepts - notre résistance mais pas celle du voisin ! Quarante-quatre écrivains explorent ici les raisons pour lesquelles ils renâclent devant certains mots, et leurs réflexions critiques témoignent autant d'un état de la langue que des poétiques et des enjeux de notre temps. Une expérience littéraire qui vient compléter, en l'inversant, celle du Dictionnaire des mots manquants (éditions TM, 2016), également publié sous la direction de Belinda Canonne et de Christian Doumet. Auteurs : Malek ABBOU, Jacques ABEILLE, Mohammed AÏSSAOUI, Jacques ANCET, Marie-Louise AUDIBERTI, Michèle AUDIN, Olivier BARBARANT, Marcel BÉNABOU, Jean BLOT, Jean-Claude BOLOGNE, François BORDES, Lucile BORDES, Mathieu BROSSEAU, Belinda CANNONE, Béatrice COMMENGÉ, Thibault Ulysse COMTE, Seyhmus DAGTEKIN, Louis-Philippe DALEMBERT, Rémi DAVID, Erwan DESPLANQUES, Jean-Philippe DOMECQ, Christian DOUMET, Renaud EGO, Eric FAYE, Caryl FÉREY, Michaël FERRIER, Philippe GARNIER, Simonetta GREGGIO, Cécile GUILBERT, Hubert HADDAD, Isabelle JARRY, Cécile LADJALI, Marie-Hélène LAFON, Sylvie LAINÉ, Frank LANOT, Fabrice LARDREAU, Mathieu LARNAUDIE, Linda LÊ, Guy LE GAUFEY, Jérôme MEIZOZ, Christine MONTALBETTI, Christophe PRADEAU, Marlène SOREDA, Abdourahman A. WABERI.
Voilà donc ce que cette lettre devrait réussir à faire pour mériter son appellation : vous évoquer, dans tous les sens de ce verbe, vous appeler à moi, vous faire venir à moi, mais en moi, depuis les replis les plus personnels de ma mémoire. En vous évoquant, je me convoque ainsi du même coup devant ce « vous en moi », c'est-à-dire devant mon propre passé. D'où la dimension passablement égotiste de l'entreprise, car le vous en moi à qui je m'adresse ici, dans cette lettre, n'est pas l'auteur classique que vous êtes devenu, mais la trace vive de l'écrivain dont les ouvrages ont rythmé ma vie - comme celles d'innombrables autres personnes de ma génération. Jean-Marie Schaeffer est né en 1952. Il est directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Philosophe, spécialiste d'esthétique et de théorie des arts, ses recherches, notamment sur la littérature, s'inspirent des outils méthodologiques de l'analyse structurale et de la philosophie analytique et prennent appui sur les acquis des sciences cognitives et de l'anthropologie.
Que peut-on dire de la psychanalyse, après en avoir fait sa principale activité pendant plus de soixante ans ? Le but de ce livre est de répondre à cette question. Mémoire vivante du champ freudien, à cheval sur plusieurs langues et plusieurs cultures, Moustapha Safouan a commencé son analyse alors que Freud était mort quelques années auparavant et Lacan encore presque un inconnu. Il présente ici les éléments fondamentaux de la psychanalyse, et l'éclaircit en suivant les trois fils de ses avancées théoriques successives, de sa fonction thérapeutique singulière et de son histoire institutionnelle mouvementée.Une référence pour les spécialistes, qui servira tout aussi bien d'introduction pour les profanes ou les étudiants. « Il faut être profond dans l'art ou dans la science, pour en bien posséder les éléments. Les ouvrages classiques ne peuvent être bien faits, que par ceux qui ont blanchi sous le harnais. C'est le milieu et la fin qui éclaircissent les ténèbres du commencement. » Diderot, Le neveu de Rameau Moustapha Safouan est né en 1921, à Alexandrie. Analyste dès 1949, il a été parmi les premiers à suivre l'enseignement de Lacan. Ses nombreux ouvrages sont largement traduits et ses propres traductions de Freud, La Boétie et Shakespeare font référence dans le monde arabe.
Lieux secrets, lieux uniques, les maisons que nous avons aimées, puis perdues, ne cessent de hanter nos rêves. Que nous disent-elles ? Et se pourrait-il que le murmure de ces lieux de mémoire, si personnels, trouve un écho en nous tous ? Explorant minutieusement cette topographie intime et ses résonances familiales, amicales, amoureuses, Nathalie Heinich ne restitue pas seulement sa propre histoire : elle dessine en creux la forme que prennent les âges de la vie, le passage des générations, les fantômes de l'Histoire, le paysage intérieur et sentimental de notre époque. Une « autobiographie par les toits », donc, des années 1950 à nos jours, qui rend justice à la grâce des maisons et à la douleur de leur perte. Nathalie Heinich est sociologue, directeur de recherche au CNRS ; ses travaux sont traduits dans une quinzaine de langues. Dernier ouvrage paru : De la visibilité. Excellence et singularité en régime médiatique, Gallimard, 2012.
Entre carnet intime déjanté et dictionnaire des idées irrecevables, Monsieur Hopop nous plonge dans l’univers d’un métaphysicien malgré lui, aussi drôle que désarmante. Une ode à l’absurde et à la poésie, à savourer sans modération.
Sous les traits fantomatiques mais bienveillants d'un auteur américain mythique, la Poésie revient visiter l'auteur. Non sans humour et tendresse, elle l'appelle à moins d'inconstance dans la relation qu'ils entretiennent ; et à moins de complaisance à ressasser de ces douleurs qui nous appartiennent tous. Les poèmes ici rassemblés dévoilent une vigilance aux signes, aux éclaircies, aux instants précieux ; et à ce qui dans le passé est toujours prêt à bondir, toutes griffes dehors. Plutôt que des lignes de fuite, ils dessinent ce qui en nous s'entrelace et tournoie, comme le font les voix si stimulantes d'une fugue. Fred Pougeard est né à Guéret en 1974 et vit à Blois. Conteur de son métier, il dirige la compagnie l'Allégresse du Pourpre. Son premier recueil Via ferrata (Marchaisse 2021) a obtenu la mention spéciale du prix Apollinaire. « Si vous aimez la poésie, si elle manque à votre vie, ne tardez pas à lire Fred Pougeard » Camille Laurens, Le Monde.
Une jeune femme se remémore sa vie sexuelle, alors qu'elle est en train de poser nue. « Se mettre à poil devant tout le monde, prendre la pose et s'oublier, c'est facile. C'est se déshabiller devant un autre nu qui est bouleversant : on se touchera, peut-être, ce sera doux ou malheureux, angoissé, urgent, raté ; on tremblera. » Chacun de ses amants est représenté par une lettre de l'alphabet. On passe donc inexorablement avec elle de A à Z, à partir de ses premiers tâtonnements sexuels et au rythme de ses expériences successives, souvent ratées, souvent éphémères, parfois dévastatrices. Pauline Wuth est née en 1985. Elle est enseignante et l'auteure d'un premier roman publié sous un autre nom. Charlotte Vellin est née en 1987. Elle dessine depuis toujours et fréquente les ateliers de dessin d'après modèle vivant.
Est-il possible d'apporter quelques touches de couleur aux portraits convenus de Marie Curie ? Tel est le pari de ce recueil de lettres, dont les signataires viennent des sciences, des humanités et de l'art. Écrites aujourd'hui, bien qu'expédiées dans le passé, ces lettres nous rapprochent d'une femme exceptionnelle par des voies très diverses. Certaines rendent un hommage intime à l'icône au double Nobel, ou discutent au contraire savamment avec elle, d'autres encore s'attachent à nuancer certains traits de son image. Cette occasion d'abolir le temps, d'oublier les limites des identités, a démultiplié l'inventivité des messages et la portée de leurs éclairages. Ils en disent long sur notre temps et révèlent la place immense que Marie Curie occupe parmi nous. Jean-Marc Lévy-Leblond est physicien et essayiste. Il dirige les collections scientifiques au Seuil et la revue Alliage. Auteurs : Françoise BALIBAR, Bernadette BENSAUDE-VINCENT, Isabelle BERGOËND, Elisabeth BOUCHAUD, Faouzia CHARFI, Catherine CLÉMENT, Irène FRAIN, Etienne GUYON, Ghada HATEM-GANTZER, Eva HEMMUNGS WIRTÉN, Emmanuelle HUISMAN-PERRIN, Renaud HUYNH, Joanna KUBAR, Edouard LAUNET, Michèle LEDUC, Jean-Marc LÉVY-LEBLOND, Rémy MOSSERI, Nathalie PALANQUE-DELABROUILLE & Clara DELABROUILLE, Hubert REEVES, Marjane SATRAPI, Elzbieta SIKORA, SMITH et Jean-Philippe UZAN, Pierre VERSCHUEREN.
Où en est la psychanalyse aujourd'hui ? Ces lettres dessinent un état du champ freudien inséparable, pour le meilleur comme pour le pire, de « l'effet Lacan » et des retombées de son enseignement, en France autant qu'à l'étranger. Elles sont signées de psychanalystes (élèves ou détracteurs), dont des proches de la première heure, mais aussi de personnalités scientifiques ou artistiques venues d'autres horizons. On peut y voir une forme inattendue de manifeste, une relance du gai savoir lacanien, qui s'autorisait toutes les formes de propos et d'arguments pro et contra, des plus loufoques aux plus sérieux, des plus littéraires aux plus théoriques. Laurie Laufer est psychanalyste, professeure à l'Université Paris-Diderot et directrice du Centre de recherche psychanalyse, médecine et société (CRPMS). Auteurs : Jean Allouch, Paul Audi, Jorge Baños Orellana, Fethi Benslama, Daniel Borrillo, Danièle Brun, Chloé Delaume, Christian Dunker, Éric Fassin, Frédéric Gros, Lewis Kirshner, Étienne Klein, Gloria Leff, Guy le Gaufey, Lucrèce Luciani, Paola Mieli, Bertrand Ogilvie, Anne Onime, Barbara Osorovitz, Jacques Roubaud, Moustapha Safouan, Jacques Sédat, Daniel Sibony, Christian Simatos, Marie-Claude Thomas, Alain Vanier, Catherine Vanier, Mayette Viltard, Anonyme.
Où l'on apprend que le jeune Gustave était mauvais en maths, que même un singe peut écrire au Maître, que son facteur a perdu des plis en route, que ses admirateurs et admiratrices souffrent de bovarysme, qu'il n'habite plus à l'adresse indiquée... Dans le carnet d'adresses de Flaubert, on dénombrait jusqu'à présent 279 correspondants. Ce chiffre dépasse désormais les 300, grâce à ces lettres d'épistoliers inattendus, qui sont autant nos contemporains que les siens. « Je pense souvent avec attendrissement aux êtres inconnus, à naître, étrangers, etc., qui s'émeuvent ou s'émouvront des mêmes choses que moi. Un livre, cela vous crée une famille éternelle dans l'humanité. Tous ceux qui vivront de votre pensée, ce sont comme des enfants attablés à votre foyer. » Flaubert, lettre à Louise Colet Yvan Leclerc est professeur émérite à l'université de Rouen. Spécialiste de Flaubert, il a aussi édité ses manuscrits et sa vraie correspondance. Auteurs : Jeanne Bem, Pierre Bergounioux, Belinda Cannone, Philippe Delerm, Benoît Dufau, Philippe Dufour, Joëlle Gardes, Sebastián García Barrera, Patrick Grainville, Yvan Leclerc, Philippe Le Guillou, Jean-Marc Lévy-Leblond, Benoît Melançon, Christine Montalbetti, Ramona Naddaff, François Priser, Daniel Sangsue, Michel Schneider, Posy Simmonds, Philippe Vilain, Vincent Vivès, Michel Winock, Fawzia Zouari, Anonyme.
Le constat est sans appel : les institutions de la Ve République se trouvent, aujourd'hui, au coeur de ce qu'il est convenu d'appeler la « crise ». Que faire lorsque cette crise devient si profonde qu'elle mine le lien social et remet en cause l'idée même de représentation ? Formé à l'initiative du Président de l'Assemblée nationale, M. Claude Bartolone, co-présidé par l'historien Michel Winock, regroupant des parlementaires de tous les groupes politiques et des personnalités issues d'horizons très divers, le groupe de travail sur l'avenir des institutions a mené, pendant plus d'un an, une large réflexion sur ce thème. Fruit de ce travail, ce rapport propose un état des lieux de la situation politique et institutionnelle de la France et avance dix-sept propositions pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. Il se veut une « boîte à outils », une contribution au grand débat que chacun attend sur le fonctionnement de notre démocratie. Aux citoyens de s'emparer désormais de ces propositions. Michel Winock est historien, spécialiste de l'époque contemporaine, professeur émérite à l'Institut d'études politiques de Paris. Claude Bartolone né le 29 juillet 1951 à Tunis, est Président de l'Assemblée nationale depuis 2012.
La Ve République se met en place, le marxisme bouche l'horizon intellectuel, la guerre d'Algérie semble interminable... Nous sommes en 1958, Michel Winock a 20 ans. « Dévoré par la politique », il s'ennuie en licence de Lettres et décide de devenir historien. On découvrira dans ses notes quotidiennes un peintre de notre temps, à l'art du trait et du portrait digne de nos moralistes. Un observateur méticuleux des affaires publiques, des médias, des conflits sociaux ou idéologiques. Un conteur né, dont l'ironie s'est faite méthode pour mieux comprendre ses contemporains. Ce volume où s'enchevêtrent vie politique et vie universitaire, vie de l'édition et vie personnelle s'achève en 1981. Avec la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle, « un cycle se terminait : la république gaullienne était finie ». Michel Winock est historien. Il a enseigné dans le secondaire, à l'université de Vincennes en 68, puis à Sciences po. Auteur d'une quarantaine d'ouvrages, il a été également éditeur au Seuil, où il fondé la revue L'Histoire et diverses collections.
« Je suis très vieux, j'ai beaucoup voyagé, j'ai épousé vingt-deux femmes, appris quatorze langues et interrogé toutes sortes de savants. Les villageois viennent donc souvent me consulter. Je ne peux pas leur offrir grand-chose, mais je les écoute, je leur donne des conseils. J'enseigne à quelques-uns les secrets des plantes et des mots qui guérissent. Et quand je n'ai rien à faire, j'aime réfléchir sur les transformations du temps ou raconter à mes proches les aventures que j'ai vécues. » L'auteur prête sa plume à Moussa Djibi Wagne, qui partit un jour de bon matin, sous l'emprise d'une force obscure, abandonnant sa famille et son village des rives du fleuve Sénégal. Comment aurait-il pu savoir qu'il ne retrouverait sa première épouse, son pays natal et sa mémoire qu'après quarante ans d'errance ? Une nouvelle Odyssée qui remonte jusqu'à l'enfance de cet Ulysse noir, et nous fait partager les tribulations d'un paysan peul de Mauritanie, ses émotions, ses croyances, la situation toujours tragique de son peuple, et sa quête inlassable de la connaissance d'Allah. Sophie Caratini est anthropologue et écrivain. Après La fille du chasseur (Thierry Marchaisse 2011), elle poursuit ici sa grande trilogie historique sur le choc des mondes - maure, noir et blanc - dont les régions sahariennes ont été le théâtre.
« Inlassablement, j'interrogeais ce lieu où tout avait commencé avec John : une volière à papillons. Ailleurs, aurions-nous été inflammables l'un à l'autre ? J'en revenais à cette seconde où, serrant sa main, je m'étais sentie percutée de plein fouet juste en dessous de l'arche thoracique, pour ainsi dire à l'entrée du porche. Comme s'il existait en ce carrefour obscur un point solaire, le plus souvent dormant. » Après la mort brutale de sa soeur, Martin Sterne découvre dans ses papiers le récit d'un amour dévastateur dont il ignorait tout. Mêlant lecture et enquête, il part à la recherche de cette inconnue qu'il croyait si bien connaître. Anne-Dauphine du Chatelle vit à Paris et travaille dans l'édition. Elle a publié Eaux fortes, Phébus, 2006, recueil de poèmes en prose. La foudre et les papillons est son premier roman.
La crise actuelle des études littéraires est d'abord une remise en question de leur légitimité. À quoi peuvent-elles servir ? Comment envisager leur avenir ? Ces questions traversent toutes sortes de domaines, qui vont de l'enseignement secondaire jusqu'à l'organisation de la recherche au niveau européen, en passant par les fondements de notre rapport au monde. Pour y répondre, il faut donc replacer les études littéraires dans le cadre plus général des sciences humaines et accepter de faire un détour philosophique, qui éclaire ces expériences clés que sont la lecture, l'interprétation, la description, la compréhension et l'explication. Cet essai bref, mais ample par sa vision, se conclut sur de modestes propositions de réforme. Il ne s'adresse pas seulement aux littéraires, mais également à tous ceux qui s'interrogent sur la place des sciences de l'homme dans la société et leur rapport aux sciences. Jean-Marie Schaeffer est Directeur de recherche au CNRS et Directeur d'études à l'EHESS. Philosophe, spécialiste d'esthétique et de théorie des arts, ses nombreux ouvrages utilisent les outils de l'analyse structurale et de la philosophie analytique et prennent appui sur les acquis des sciences cognitives et de l'anthropologie.
Clara, la narratrice, est une fétichiste de la soie, qui est poussée à des comportements incontrôlables, au point qu'elle en devient dangereuse. Echappant de justesse à la prison, elle se retrouve internée dans une institution psychiatrique. C'est là que nous la rencontrons, au début du roman, qui nous plonge d'emblée dans son monde intérieur, et nous ouvre sa sensibilité tour à tour attachante et inquiétante, son intelligence aiguë des signes et des autres. « - Enlevez-lui les menottes, murmura-t-il au policier qui m'avait amenée, ici c'est inutile. Il congédia mon cerbère de la même voix trop douce, puis il me tourna le dos pour aller s'asseoir derrière son vaste bureau. Je faillis éclater de rire en voyant qu'il portait des bottines aux talons très hauts, mais je me retins, ce n'était pas le moment. Ce médecin avait le pouvoir, là et maintenant, de me renvoyer en prison ou de me garder dans sa clinique. Et j'hésitais, je ne savais pas ce que je voulais : être reconnue délinquante ou bien internée comme malade mentale. » André Agard est psychanalyste. Auteurs de nombreux essais, il est aussi comédien et metteur en scène, il a dirigé deux troupes de théâtre de 1977 à 1982.
Pourquoi prend-on plaisir à dessiner et à regarder des images ? À écouter de la musique, à en faire, à lire et à écrire, à aller au spectacle ? Pour le comprendre, cette investigation nous entraîne vers des territoires inattendus, là où surgissent les idées et se manifeste la création. On y découvre que la joie singulière procurée par l'appréciation, ou la création d'une oeuvre, correspond à une sorte d'état second, un mode de vigilance aussi indispensable au bon fonctionnement de notre monde mental que le sont le sommeil et les rêves. Une hypothèse novatrice qui explique la présence de l'activité esthétique dans toutes les sociétés humaines et nous offre la possibilité de repenser radicalement notre rapport à l'art, la beauté, l'artiste et la création. DENIS COUCHAUX est graphiste, photographe, illustrateur et architecte de formation. Il a publié « Habitats nomades » aux éditions Alternatives (Paris, 2011) et a contribué à de nombreux ouvrages consacrés au design, au patrimoine et à l'architecture contemporaine. Il a également enseigné ces disciplines, dix ans durant, à l'École nationale d'architecture de Normandie.
AU PAYS DE CERVANTÈS, la recherche sur la littérature de jeunesse est en plein essor, mais le seul ouvrage proposant une histoire de la littérature jeunesse espagnole est ancien, puisqu'il date de 1959. Il devient donc urgent de réparer cet oubli, surtout quand la préparation aux concours du CAPES et de l'Agrégation d'espagnol met au programme, comme elle l'a fait récemment, un roman pétri de références à la littérature de jeunesse. Et que des titres qui en relèvent figurent, désormais, parmi les ressources proposées aux professeurs d'espagnol. Cet ouvrage n'a évidemment pas la prétention d'être exhaustif. Il n'a d'autre but que de proposer une vue d'ensemble de la littérature pour la jeunesse en langue espagnole, qui prend en compte le temps long de l'histoire, et qui révèle bien ainsi ses tendances particulières. Patricia Mauclair est maître de conférences en littérature espagnole à l'université de Tours et membre de l'équipe ICD (« Interactions culturelles et discursives »). Depuis 2014, ses recherches portent sur la littérature espagnole pour la jeunesse, la traduction de contes, les albums espagnols contemporains ainsi que les récits dystopiques écrits pour la jeunesse en Espagne.
Les Baruya de Nouvelle-Guinée sont l'une des dernières sociétés tribales découvertes par l'Occident. Comment ont-ils réussi à passer, en quelques décennies, du néolithique à la modernité ? Que sont devenus les « secrets des hommes », dont la trahison redoutée eût sapé un ordre social fondé sur la subordination des femmes ? Avec un art exceptionnel de conteur, Maurice Godelier retrace ces transformations en s'appuyant sur un demi-siècle d'observations quasi ininterrompues de plusieurs générations d'anthropologues. Car depuis son séjour pionnier dans les années 60 beaucoup de choses ont changé, et aujourd'hui les Baruya (hommes et femmes) jouent gros jeu aux cartes, tout en suivant les cours du café à la radio. L'histoire de cette petite société offre un exemple particulièrement clair des effets conjoints du christianisme et du capitalisme mondialisé. On peut y lire en miniature les caractéristiques de notre monde et y voir tout à la fois l'occidentalisation forcée d'une société tribale et la résistance de ses valeurs traditionnelles. Maurice Godelier est directeur d'études à l'EHESS, Médaille d'or du CNRS, Prix de l'Académie Française. Sa renommée mondiale en fait l'un des plus grands anthropologues vivants. Il a publié, entre autres classiques, L'énigme du don, Métamorphoses de la parenté, Au fondement des sociétés humaines et, plus récemment, un magistral Lévi-Strauss.
SA FIN SEMBLE DONNER RAISON À SES DÉTRACTEURS. Lacan s'y est montré méchant, tricheur, passant à l'acte avec violence. Faut-il en conclure que c'était là le fond du bonhomme, toujours voilé par la courtoisie ? Quelle différence, en tout cas, avec la mort de Freud, après sa si terrible maladie. Mort discrète, mort voulue. Quoi qu'il en soit, Lacan sera toujours, pour moi, l'objet d'une infinie gratitude et d'un infini respect. Au cours de toutes ces années, je n'ai jamais émis le moindre jugement sur Jacques Lacan. Je ne vais pas commencer. Je n'ai d'ailleurs jamais su s'il avait une opinion sur moi, parmi toutes ses ouailles, et encore moins laquelle. Le plus personnel des jugements dont il m'ait fait part c'est : « Vous devriez prendre comme emblème le lierre ; la fidélité est un de vos points de base. Vous savez bien : je meurs où je m'attache...» De fait, il est certain que si je tiens encore le coup, c'est parce que, comme les vieux lierres, je reste bien accrochée au monolithe facétieux qu'il a été. D.C. Diane Chauvelot (1922-2008) est une psychiatre, psychanalyste et essayiste française.
À première vue, le Dagobert ne paye pas de mine. Ce n'est qu'une plaque de verre anodine, transparente. Mais à y regarder de plus près, et en faisant jouer la lumière, on voit apparaître une image, dont les couleurs sont incroyablement réelles : un homme au visage asiatique et sa compagne européenne sortent tout droit du 19e siècle. Hoanh vient du Vietnam, où il a récemment reçu cet étrange objet posté à Strasbourg, avec un testament, quarante ans plus tôt. En quoi ce couple est-il lié à sa famille ? C'est ce qu'il est venu découvrir, sans autre forme de bagage. À ses côtés, se mobilise une équipe hétéroclite : un frère et une soeur en quête d'enfance, un (vrai) détective déboussolé, une adolescente escaladeuse, et un aveugle amoureux. Tous sont lancés sur la piste du Dagobert optique, qui passe par un prix Nobel oublié, et butent sur l'énigme des couleurs, que la photographie tente encore aujourd'hui de capturer sans y parvenir vraiment. Isabelle Bergoënd est née en 1981, à Thonon-les-Bains. Physicienne, spécialisée en photonique et image. A dix-sept ans, elle a obtenu le prix de la meilleure nouvelle junior du Salon du livre de montagne de Passy, en Haute Savoie. Elle a fait partie du jury du Livre Inter et est une fidèle du « Marathon des Mots », le festival littéraire de Toulouse.
Comment ne pas se sentir grisée par la faveur des dieux lorsque, tout à la fois séduisante, noble, cultivée, et surtout protégée de la duchesse d'Orléans, on a la chance de faire son entrée dans le monde sous le règne du « bien aimé » Louis XV ? Mais les ennuis commencent, pour Mademoiselle de Carvoisin, aussitôt qu'elle choisit d'épouser, contre l'avis de ses tuteurs, Mr de Bombelles, rompant ainsi par amour un mariage arrangé. « Ennuis » est peu dire : le jeune couple fait alors l'objet d'une véritable mise à mort sociale, d'une machination implacable, ourdie à base de mensonges, de manipulations, de faux documents, et dont leurs propres familles tirent les ficelles. Car l'héroïne de ce roman vrai et son mari n'ont rien des aventuriers sans scrupule et sans loi qui hantèrent la fin de l'Ancien Régime. Ils incarnent simplement une idée du bonheur qui était encore trop neuve en Europe. Météorite temporel chu du XVIIIe siècle, ce diamant noir romanesque, dont les arêtes sont autant de lettres et de documents authentiques, peut aussi se lire comme une leçon de contre-harcèlement moral et de survie en société. Pierre Houdion est plongé depuis vingt ans dans les archives du XVIIIème siècle. Il a publié La dernière princesse de Conti, Fortunée-Marie d'Este, 1731-1803, L'Harmattan, 2007. L'art de nuire est son premier roman.
« Ne sois pas dur avec les gens d'ici. Le malheur les dépasse. » Nous restons longuement enlacés et bien plus tard je sens le corps de Fanny qui doucement s'affaisse. Je la laisse dormir ainsi. Combien de femmes, de pères, de frères dans la guérilla ? Combien d'explosions cette nuit dans toute l'Algérie, combien d'assassinats, de représailles de part et d'autre... À l'image de la folie ambiante. Plus d'innocents, uniquement des coupables de toutes sortes. Sous-lieutenant appelé lors de la guerre d'Algérie, Edgar Grion tente d'échapper aux démons de l'Histoire qui ont ravagé sa famille quinze ans plus tôt. Sa vie chancelle lorsqu'il rencontre la jeune Fanny Lénan prise avec ses proches dans l'engrenage de la violence. Bertrand Longuespé est né en 1970. Après avoir fait des études d'histoire de l'art et exercé différents métiers, il a voyagé et vit désormais à Montpellier. Le temps de rêver est bien court est son premier roman.
Bien des enfants sont désormais élevés par au moins un parent homosexuel assumé. Ces familles « homoparentales » recouvrent diverses réalités, que connaissent aussi les autres: adoption, procréation médicalement assistée, mères porteuses, parenté sociale, coparentalité. Que deviennent ces nouvelles formes de parenté quand elles s'incarnent dans des couples de même sexe ? Elles suscitent de nombreuses questions et des réactions, souvent violentes, dont les échos retentissent en chacun de nous comme à tous les niveaux de la société. Riche de données, de témoignages, de comparaisons avec d'autres pays et d'analyses, cet ouvrage entend intervenir dans le débat sur l'homoparentalité et sa reconnaissance légale. À la fois engagé dans la bataille qu'il retrace et soucieux d'en éclairer les étapes et la complexité, il se veut utile à tous ceux qui s'intéressent aux transformations actuelles qui touchent à la famille et aux représentations qui la fondent. Éric Garnier est professeur en lycée professionnel. De 2002 à 2008, il a présidé ou coprésidé, avec Martine Gross puis Wanda Marin, l'Association des parents gays et lesbiens. Il a aussi siégé au Conseil consultatif des familles à Paris.