Philosophies
Et si la nature n’était pas un simple réservoir de ressources ? Les Philosophies de l’environnement de Catherine Larrère explore les fondements d’une éthique nouvelle, où l’homme repense son rapport au vivant.
Et si la pensée pure pouvait s’exprimer par un langage universel ? Leibniz et le langage explore cette question fondatrice, entre philosophie, logique et linguistique.
1644 : Descartes révolutionne la physique avec ses Principia Philosophiae. Découvrez comment ce manuel pose les bases de la mécanique moderne, du principe d'inertie à la conservation du mouvement.
Et si Montaigne avait révolutionné le scepticisme ? Le Scepticisme de Montaigne de Frédéric Brahami explore comment l’essayiste, face à l’idée d’un Dieu tout-puissant, pousse la critique humaine à son extrême.
Découvrez comment G.E. Moore, aux côtés de Russell et Wittgenstein, a révolutionné la philosophie analytique. Ce livre éclaire sa pensée majeure, souvent méconnue en France, et son influence durable sur l'éthique et la logique moderne.
Au XIIIe siècle, la pensée de Thomas d’Aquin révolutionne la philosophie et la théologie. Dieu et les créatures selon saint Thomas d’Aquin en révèle les fondements : une réflexion exigeante sur l’Être.
Au tournant du XIXe siècle, Xavier Bichat révolutionne la médecine en plaçant la mort au cœur de la compréhension du vivant. Ce livre éclaire comment ses théories, fondatrices pour la science moderne, ont aussi inspiré les grands philosophes.
En 1687 Isaac Newton a publié son plus important ouvrage : Philosophiae Naturalis Principia Mathematica. La nouveauté de l'apport newtonien est considérable : en soumettant à la seule loi de la gravitation universelle les phénomènes célestes et terrestres, Newton a unifié la physique. Les mêmes principes, les mêmes lois s'appliquent désormais à la terre comme au ciel. Le Cosmos hiérarchisé aristotélicien est définitivement détruit. Ce n'est pas tout. Par-delà ce travail conceptuel extrêmement novateur, le texte newtonien est aussi traversé par un souci d'organisation déductive qui conduit Newton, tout à la fois, à énoncer en pleine clarté les principes qui gouvernent les développements théoriques et à mettre en place les mathématiques qui rendent possibles ces développements. L'oeuvre newtonienne est l'aboutissement des travaux du XVIIe siècle et le point de départ de ce que l'on appelle aujourd'hui la mécanique rationnelle. C'est ce double aspect que cette étude vise à éclairer en analysant à la fois en quoi Newton renouvelle le travail des contemporains et en quoi aussi son ouvrage n'est, par certains aspects, qu'un écrit de la fin du XVIIe siècle.
Claude Bernard, bien plus qu’un physiologiste : une révolution scientifique et philosophique décryptée par Alain Prochiantz.
Qu’est-ce qui fonde la validité d’une norme juridique ? Kelsen et Hart explore les réponses opposées de deux géants du positivisme juridique, Hans Kelsen et Herbert Hart.
La psychologie d'Avicenne établit que l'homme est constitué de deux substances hétérogènes : l'âme, substance simple et spirituelle et le corps, substance matérielle et corruptible. L'âme est un principe séparé qui confère l'actualité au corps à titre de perfection, mais elle n'est instaurée dans l'existence que lorsqu'un corps est disposé à la recevoir. Elle tire de cet attachement un bénéfice en réalisant son accomplissement propre en partie grâce aux données sensorielles transmises par le corps. Cette doctrine tout en affirmant l'indépendance de l'âme confère au corps un rôle important dans la construction de l'individualité de la personne et dans l'acquisition de la science. Cette double exigence génère de nombreuses tensions : le problème de l'unité de la personne et de son individualité, la question de l'accès d'une substance immatérielle au sensible, l'impossibilité pour l'âme d'un retour complet sur soi. Cet ouvrage analyse les efforts conceptuels élaborés pour résoudre ces difficultés et tente de saisir la signification de l'exigence philosophique d'Avicenne pour lequel l'effort intellectuel est non seulement une thérapie de l'âme, mais la voie même du salut individuel.
Comment concilier liberté humaine et déterminisme physique ? Atome et nécessité explore le débat fondateur entre Démocrite, Épicure et Lucrèce, trois piliers de l'atomisme antique.
Comment la notion de causalité a-t-elle évolué entre la révolution scientifique de Galilée et la philosophie critique de Kant ?
Mallarmé est un poète qui traite philosophiquement les problèmes du sens, de la vérité, de la nature de l'esprit, mais seulement et strictement en raison et en vertu de la nature de son expérience poétique. « Copyright Electre »
Et si Rabelais avait imaginé une nouvelle façon de concilier passions humaines et exigences morales ?
Au cœur du XVIIIe siècle, Kant et Fichte placent l’homme face à une mission vertigineuse : construire sa propre nature par l’éducation.
Découvrez comment La Mettrie : un matérialisme radical réhabilite la pensée audacieuse de Julien Offroy de La Mettrie, philosophe des Lumières dont l’œuvre, souvent réduite à L’homme-machine.
Et si la pensée symbolique et l’intuition étaient les deux faces indispensables de la connaissance ? Pensée symbolique et intuition interroge le dogme de l’intelligence artificielle et réhabilite, avec brio.
En 1755, quand Rousseau écrit l'article Économie Politique, il prépare déjà son Du contrat social. Aussi, ce petit texte est-il essentiel pour comprendre sa pensée théorique (la Volonté Générale) et ses ambitions politiques. Ce texte, s'il a retenu l'attention de Marx, Jaurès et Durkheim, a été négligé par la tradition universitaire. Injustice réparée : chacun pourra lire ce court essai, y découvrir un Rousseau ni utopiste ni doctrinaire : seulement soucieux de forger, pièce à pièce, une théorie à opposer aux réalisme de la politique et aux fatalismes de l'économie, qui ne sont que corruption et abus. Afin d'en faciliter la lecture, Y. Vargas propose une présentation ordonnée et thématique de l'article. Afin d'en préciser l'exacte portée polémique, il le réfère aux questions philosophiques et économiques de l'époque. Il l'associe à d'autres textes de Rousseau pour étudier la difficile et célèbre notion de Volonté Générale.
Et si la diplomatie pouvait renaître d’un dialogue sincère entre la France et le Venezuela ? *Paris - Caracas : Pour un nouveau dialogue amoureux !
Et si le monstre de Frankenstein était bien plus qu’une simple créature de fiction ? Jean-Jacques Lecercle décrypte comment Frankenstein de Mary Shelley est devenu un mythe moderne, entre révolution.
À l’ère du capitalisme triomphant et de la technique omniprésente, Herbert Marcuse de Gérard Raulet rappelle l’urgence d’une pensée critique. Ce livre éclaire la quête d’une troisième voie entre marxisme et libéralisme, plus actuelle que jamais.
Cet ouvrage présente une analyse très complète de la relation entre islam et politique. Les différentes approches présentent la sécularisation comme un pur produit de l'Occident et lient le destin de la modernité à un phénomène de « désenchantement du monde »(Weber) qui n'a pu avoir lieu en islam, resté prisonnier des schèmes religieux et qui n'a pu franchir le seuil de la modernité politique. La faiblesse du droit dans la tradition de l'islam classique et son incapacité à mettre des limites au pouvoir pourraient expliquer la raison pour laquelle certains régimes transforment l'état d'exception en mode normal de gouvernement. Néanmoins, la pensée politique de l'islam classique a réalisé des manières d'appréhender le politique : certains penseurs ont mis l'accent sur la pluralité des formes de rationalité qui doit guider l'action de l'homme politique, des juristes ont élu le maintien de la cohésion de la communauté comme critère majeur de l'action de l'État, des philosophes ont insisté sur les possibilités de l'amélioration de l'homme tel qu'il doit être et non tel qu'il est.
La philosophie politique est le singulier croisement, effectué par Aristote, de deux produits de l'histoire grecque ; depuis lors, toute la pensée politique, de Machiavel à Marx et de Montesquieu à Hannah Arendt, se nourrit de celle d'Aristote. Les problèmes des cités grecques ne sont sans doute pas ceux de nos États et pourtant, les réflexions philosophiques d'Aristote peuvent encore éclairer nos interrogations. Tous les pouvoirs sont-ils du même type ? Est-il naturel d'obéir ? Qui doit commander ? Quel est le meilleur régime ? Qu'est-ce que la démocratie ?
Ce livre prend appui sur les analyses logiques et ludiques de Lewis Carroll pour souligner le caractère fictif et labyrinthique de l'identité. Contre le sophisme du particularisme culturel, ce livre place l'identité dans une réflexion sur la frontière, en abandonnant comme une notion peu opératoire celle d'appartenance. Comment mettre en avant les observations et les expériences plutôt que les convictions ? Cette question, mise en évidence par des philosophes empiristes comme Hume, sert de pivot pour substituer au débat idéologique contemporain sur l'identité, les constructions fictives des philosophes, des constructions rationnelles qui prennent relais des anciennes épopées.
Le Cercle de Vienne a constitué un des mouvements philosophiques les plus influents entre les deux guerres. Les membres du Cercle défendaient une philosophie d'inspiration scientifique pour lutter contre l'obscurantisme. Popper qui avait pourtant combattu cette philosophie, reconnaissait que grâce à elle « nous sommes tous devenus plus attentifs à ce que nous disons et à la manière dont nous nous exprimons ». Ce livre montre la difficulté de parler d'une pensée unique réunissant tous les membres du Cercle de Vienne et rectifie quelques malentendus entourant le positivisme logique.
Ce livre est une initiation à la pensée de Martha C. Nussbaum, l'une des grandes figures de la philosophie américaine contemporaine. Alors que l'éthique tend parfois aujourd'hui à opposer vulnérabilité et autonomie - il s'agit tantôt de promouvoir les émotions, la dépendance, l'attention aux autres, tantôt de préserver l'indépendance, la capacité à agir par eux-mêmes des individus -, Nussbaum s'efforce sans cesse d'articuler l'un à l'autre ces deux aspects de l'être humain. Elle se fraie de cette manière un chemin original entre les grands courants de la philosophie contemporaine ou à travers eux : renouveau de l'« éthique des vertus », « capabilities approach », féminisme libéral, éthique du « care », libéralisme rawlsien notamment. Il s'agit de suivre cette pensée jusque dans ses conséquences pratiques parfois paradoxales. La question centrale, au regard du problème de l'autonomie, du conflit entre liberté religieuse et liberté des femmes est finalement l'occasion de tester la cohérence de la solution proposée par la philosophe.
La définition de la santé et de la maladie revêt des enjeux théoriques et pratiques considérables dans les sociétés contemporaines. Or, la philosophie a un rôle à jouer, ne serait-ce que pour clarifier le sens de ces termes, ambigus et plurivoques, analyser la part des normes et des valeurs qu'ils contiennent et, si possible, proposer des définitions. C'était la conviction de Georges Canguilhem qui, dans sa thèse publiée en 1943, défendit l'irréductible normativité de la santé et de la vie. Depuis 1970, la philosophie de la médecine, principalement anglo-saxonne, a apporté d'importants et riches développements. Ce livre présente la théorie analytique et bio-statistique de Christopher Boorse et celle, holiste, qui repose sur la notion de capacité à agir, de Lennart Nordenfelt, en mettant en évidence les liens et approfondissements qu'elles apportent par rapport aux thèses de Canguilhem.
L'hypothèse de cette étude est celle d'un "geste spéculatif" commun à Cohen, Rosenzweig et Levinas, qui consiste à reconnaître la religion, particulièrement le judaïsme, non plus comme simple objet mais comme un véritable moteur de la réflexion philosophique. On retrouve en effet chez ces trois auteurs "l'irruption" d'une transcendance remettant en lumière l'opposition de la religion et du paganisme. Ce statut donné à la religion, à travers la référence au judaïsme, ouvre la perspective d'une forme inédite de "philosophie de la religion" où celle-ci n'est plus seulement un objet pour la philosophie. Ainsi la philosophie s'ouvre-t-elle à la transcendance.
Pendant la seconde moitié du 18e siècle, l'Ecosse vécut une remarquable époque d'épanouissement culturel avec David Hume, Adam Smith, Adam Ferguson, entre autres, dont les oeuvres ouvrirent la voie à la pensée économique, à la théorie du droit et à la sociologie moderne. Ces auteurs sont considérés comme étant les "pères" de la Constitution américaine. Cet ouvrage replace les oeuvres des philosophes écossais dans le cadre d'un large mouvement, celui des Lumières écossaises au XVIIIe siècle. L'analyse des conditions économiques et sociales, celle des institutions propres à l'Ecosse des Lumières éclaire la dynamique de la vie culturelle ainsi que les lignes directrices de la réflexion philosophique de ce mouvement écossais.
Réputés difficiles, les textes de Lacan intriguent et en même temps attirent de par l'objet de ces textes et du style de l'oeuvre. Selon l'auteur, Lacan parle de l'inconscient et du désir dans des termes qui rebutent la conscience ordinaire, mais en cela il ne fait rien d'autre que de tenir à chacun le discours de son inconscient. Ce petit livre montre que ces textes sont lisibles, que Lacan s'est posé la question du « sujet » dont l'auteur explique la genèse.
Pour Descartes, la thèse de la création libre des vérités éternelles a une fonction métaphysique décisive : elle inscrit notre puissance d'entendement, sur le mode fini, dans le registre de la puissance du Créateur. Leibniz, quelques décennies plus tard, ouvrira le «Discours de métaphysique» sur une critique de cette thèse en identifiant le dieu cartésien à un tyran. « Copyright Electre »