PETITS ELOGES
« À bien y penser, une fête ressemble beaucoup à un récit. Certains moments nous traversent sans laisser de trace, d'autres s'impriment pour toujours, sans que l'on sache pourquoi. Ce livre aimerait ressembler à cela. Un endroit où l'on croise des idées comme on croise des gens, où l'on s'attarde un peu, où l'on se reconnaît souvent. » Si la fête est synonyme de musique, de danse, de rencontres et de lâcher-prise, son essence se trouve surtout dans cet instant où l'on se sent enfin à sa place, où l'on n'a plus besoin de jouer un rôle. Une soirée jusqu'à l'aube en boîte de nuit, un fest-noz breton ou une pizza party - qui manque toujours de piment, selon l'auteur - sont autant de variations d'un même élan de convivialité, de cette joie partagée qui nous élève au-dessus du quotidien. Avec un regard vif, drôle et lucide, Sacha Naigard célèbre ces moments suspendus et nous rappelle qu'une fête, au fond, n'est pas faite pour durer mais pour apprendre à vibrer ensemble. À la question « Quelle est la première chose que vous faites le matin ? », Sacha Naigard n'a qu'une réponse : « Je me couche. » Batteur du groupe de rock Second Sex créé avec son frère et deux amis de lycée, il a découvert à l'adolescence le monde de la nuit. Adulte, il a pris la sage résolution de faire de la fête son métier en devenant DJ, activité qu'il conjugue avec le journalisme et la production audiovisuelle. Après avoir sorti un album avec le groupe Second Sex, à tout juste 17 ans, Sacha Naigard gravite dans le monde de la musique en se formant en production audiovisuelle et travaille notamment pour l'émission The Voice. DJ d'un soir, il découvre une facette de la nuit qu'il ne quittera plus. Contributeur régulier au Point pour sa chronique « J'ai testé pour vous... », il anime aussi l'émission « Paris en boîte », au cours de laquelle il s'immisce, dans le lieu de fête préféré d'une personnalité.
Découvrez Petit éloge des nuages, une ode poétique et philosophique à la beauté éphémère du ciel. Virginie Troussier y mêle souvenirs, nature et liberté pour une invitation au voyage intérieur et extérieur.
« Pour commencer, le sport cycliste est incompréhensible à qui ne tient pas compte d'un phénomène d'origine divine : la circulation des vents et l'épaisseur de l'air. N'importe qui a fait un peu de vélo en aura mesuré l'importance : la pénétration dans l'air prend de l'énergie, les vents contraires s'opposent à l'effort du cycliste. Cyrille Guimard, initiateur des essais en soufflerie de Bernard Hinault, résume les données du problème : "Le cyclisme, c'est de la voile". » Jean Cléder a grandi sur un vélo et avec le cyclisme - sa vérité, ses légendes et ses fictions. Il lui doit la construction d'un imaginaire et d'une mémoire, un certain rapport au corps et au langage. C'est cette haute culture populaire et tout ce qu'elle nous inspire qu'il entend ici analyser. À travers notamment des portraits des plus grands coureurs - Eddy Merckx, Luis Ocaña, Bernard Hinault... -, l'évocation des courses les plus grandioses, c'est toute la complexité de ce sport qui est rendue sensible aux lecteurs, et sa philosophie - profonde et malicieuse.
Découvrez Petit éloge du tatouage d'Alexandre Galien, une ode vibrante à la liberté et aux émotions gravées sous la peau. Un voyage intime où chaque tatouage raconte une histoire, une révolte ou un amour perdu.
« La course à pied, au sens large du terme, contient tout ce que l'Histoire contient d'histoires : de l'ère paléolithique à nos jours, elle incarne le drame humain, ses passions, ses conquêtes, ses victoires et ses défaites. D'un point de vue sportif, la course est un enfant sauvage, un mauvais élève, parce qu'elle ne répond à aucune règle, ne retient aucune leçon : la course se pratique quand on veut, où l'on veut, avec ou sans matériel, seul ou à plusieurs. Elle ne s'alourdit d'aucune contrainte ; elle incarne la liberté de l'homme à chercher, dans sa douleur, dans sa vitesse, dans ses capacités physiques, morales et psychologiques, la force d'avancer, même s'il s'agit de revenir au point de départ. Car en course, lorsqu'on part sans se poser de question, il arrive souvent que l'on trouve une réponse sur sa lancée. » Cécile Coulon est l'autrice remarquée du recueil de poèmes Les Ronces (Le Castor astral, prix Guillaume Apollinaire 2018) et des romans Trois saisons d'orage (Viviane Hamy, prix des Libraires 2017), Une bête au paradis (L'Iconoclaste, prix littéraire du Monde 2019) et Seule en sa demeure (2021). Passionnée de course à pied - elle avale une quarantaine de kilomètres par semaine -, Cécile Coulon est romancière et poétesse. Elle est notamment l'autrice de Trois saisons d'orage (Viviane Hamy, prix des libraires 2017), du recueil de poèmes Les Ronces (Le Castor astral, prix Guillaume Apollinaire 2018) et du roman Une bête au paradis (L'Iconoclaste, prix littéraire du Monde 2019). Son nouveau roman, Seule en sa demeure, paraîtra à L'Iconoclaste ele 19 août 2021.
Alexis Le Rossignol doit tout au flan: le sketch qu'il lui a consacré fut son premier succès, il était temps pour lui de rendre hommage à cet alter ego sucré, la version la plus molle de lui-même. Car le flan est un héros ordinaire, une valeur sûre d'une banalité réconfortante. Revisité mais jamais égalé, il s'impose sans le vouloir, tellement charismatique qu'un président fut surnommé Flamby -convenez qu'un baba eût manqué d'éloquence. Et puis, il faut être quelqu'un pour oser le flan parmi tous les desserts colorés et aguicheurs. Y en aura-t-il au paradis? Rien de moins sûr, mais ceux qui l'auront dénigré sur Terre regretteront de s'être laissés berner par la beauté des alternatives. Sans plus tarder, entrez en philosophie en vous mettant à la meilleure école, celle du flan. Alexis Le Rossignol est un auteur et humoriste français connu pour ses chroniques sur France Inter dans l'émission La Bande originale et ses spectacles humoristiques. À l'occasion d'un échange Erasmus, il part à Mexico, où il est successivement vendeur d'imprimantes, commercial pour une start-up du web, distributeur de vins et de fromages, crêpier puis pâtissier ambulant. Autant de vies qui ont remis à plus tard sa rencontre avec le stand-up, qui est aujourd'hui devenu son quotidien.
Médiocre : de qualité moyenne, qui tient le milieu entre le grand et le petit. La normalité, version péjorative, avec un arrière-goût de nullité. Chez Guillaume Meurice, la médiocrité, ça remonte à loin. Dès l'école, il considère 10/20 comme la note parfaite, le « juste ce qu'il faut » qui a la poésie et la fragilité d'une barre effleurée par un sauteur en hauteur. Depuis, il s'est rendu compte qu'il n'y a rien de plus émancipateur que la médiocrité : elle permet de faire ce qui vous plaît, pour le simple plaisir de le faire, pour la beauté du geste. Elle est un refus de la hiérarchie et un pied-de-nez à la quête de la performance. Avec ce Petit éloge de la médiocrité, Guillaume Meurice n'a jamais si bien maîtrisé son sujet. Guillaume Meurice est humoriste sur scène et à la radio, sur France Inter. Il est l'auteur de plusieurs romans dont Le roi n'avait pas ri (Lattès, 2021), dans lequel il narre l'histoire de Triboulet, bouffon à la cour du roi François Ier. Guillaume Meurice est également médiocre, mais il le vit plutôt bien.
« Par sa perfection fugace, un vin peut nous interroger, nous toucher, ouvrir la voie à ce qui nous dépasse. J'ai assez tôt compris qu'en matière de dégustation, c'est par les sens qu'il faut raisonner. » Pourquoi aime-t-on autant le vin ? Quelle est la différence entre bio et nature ? Pourquoi s'obstine-t-on à boire du rouge avec le fromage ? Faut-il vraiment recracher quand on déguste ? Autant de questions (et bien d'autres) que Gabrielle Vizzavona aborde avec humour et simplicité - sans délaisser la rigueur scientifique. Cette critique à la plume gouleyante nous partage son amour fou du vin, qu'elle rattache à la convivialité et au terroir. Entre anecdotes personnelles, explications oenologiques et réflexions parfois piquantes sur le milieu vinicole, elle dépoussière nos celliers dans cette ode joyeuse à la vigne, au raisin, et à celles et ceux qui le pressent. À la vôtre ! Journaliste lauréate du prix Curnonski de la gastronomie et du vin, conférencière internationale et professeure en master et MBA, Gabrielle Vizzavona collabore depuis près de quinze ans avec les principaux acteurs du monde du vin.
Avant de devenir un scientifique reconnu, Joël de Rosnay découvre le surf à la fin des années 1950. Cest le début dune passion qui le conduit à lancer ce sport en France, avant den devenir un des champions. Le surf est aussi, pour lui, un style de vie, une symbiose avec la nature et une philosophie fondée sur le concept de « glisse », qui enseigne à négocier les difficultés de la vie comme on apprivoise la vague. Sappuyant sur lhistoire du surf depuis sa découverte à Hawaï au XVIIIe siècle, convoquant ses personnalités, de Duke Kahanamokou à Kelly Slater en passant par les frères Lartigau, racontant ses beautés et ses dangers, jouant avec les références à la surf culture, de la musique des Beach Boys au film culte Point Break, Joël de Rosnay signe un éloge épique, drôle et émouvant. Scientifique spécialiste de la chimie organique et du vivant sous toutes ses formes, conférencier et vulgarisateur, Joël de Rosnay a publié une vingtaine de livres devenus des références autant que des succès, parmi lesquels La Symphonie du vivant (Les liens qui libèrent, 2018) ou Surfer la vie. Comment survivre dans la société fluide (Les liens qui libèrent, 2012). Quand il nétudie pas nos cellules, il sadonne à son autre passion, le surf.
La dégustation d'un cocktail ne se fait pas n'importe où, n'importe comment, avec n'importe qui... et peut nous plonger dans des abîmes d'indécision : rye ou bourbon, citron jaune ou vert, sucre de canne ou muscovado ? Il n'est qu'à voir le nombre de recettes et variantes de chaque cocktail, d'inventions fantaisistes aux noms exotiques qui peuplent les cartes des établissements huppés comme celles des paillottes de plage, pour comprendre que le cocktail est la boisson dont vous êtes le héros, un terrain de création sans limite. L'autrice, elle-même créatrice et consommatrice de cocktails, mélange avec l'habileté d'une barista des ingrédients autobiographiques, historiques, littéraires, cinématographiques et bien sûr mixologiques pour nous proposer un texte tantôt strong, sweet et sour... Après des études d'histoire, Agnès Mathieu-Daudé devient conservatrice, notamment au musée des Arts décoratifs (Paris). Dotée d'une imagination hors de propos dans ce contexte, elle se dit qu'elle serait mieux chez elle à écrire et traduire des livres, apprendre l'islandais et inventer des cocktails. Elle a depuis publié quatre romans et une vingtaine de livres jeunesse, et créé au moins autant de cocktails. Née à Montpellier, elle habite dans le 9e arr. de Paris.
« Faire l'éloge de l'Île de Ré, c'est faire l'éloge de mon père. Faire l'éloge de l'Île de Ré, c'est aussi convoquer les ombres précieuses de ma vie : mes parents, mon mari Antoine, et ce lieu qui, au fil des ans, a construit en silence les fondations de mon être. Ce n'est pas seulement une terre de vacances, mais une légende, une mythologie personnelle que je porte en moi et que je désire écrire, entre l'intime et le sacré. » Valérie Solvit est directrice d'une célèbre agence de communication parisienne. Elle partage son temps entre Paris et Ars-en-Ré, où sa famille se rend depuis des générations et où elle participe activement à la préservation et à l'authenticité de l'île.
Péché capital ? Vice ? Mal du siècle ? Pour Emmanuel Villin, passé maître dans l'art de tout remettre à plus tard, la procrastination est au contraire la voie de l'excellence, celle qu'empruntent les génies - de Mozart aux Beatles, de Léonard de Vinci à Charlie Chaplin. Il était temps de réhabiliter cette qualité sous-estimée, penchant ponctuel pour certains, véritable art de vivre pour d'autres. Car il n'est jamais trop tard pour procrastiner. Un livre garanti sans formulaire administratif, to-do list, ni prise de rendez-vous chez le dentiste. Malgré toute l'ardeur qu'il met à procrastiner, Emmanuel Villin est auteur multirécidiviste. Il a notamment publié Sporting Club (Asphalte, prix Écrire la Ville 2019), La Fugue Thérémine (Asphalte, 2022) et Kim Philby et moi (Stock, 2024). Il écrit également des livres pour la jeunesse.
Dans ce Petit éloge du feu de cheminée, Emmanuelle Favier explore avec finesse et érudition les multiples facettes du feu domestiqué. De la chaleur de son propre foyer brasillant à la danse endiablée de Julie Andrews et Dick Van Dyke sur les toits londoniens dans le film Mary Poppins, l'autrice tisse un récit à la fois intime, historique et poétique, où le feu se fait tantôt menace, tantôt réconfort. Zénon chez Yourcenar, Jean Valjean chez Hugo, Mrs Dalloway chez Woolf sont autant de personnages qui prouvent que l'âtre - lieu de mémoire mais aussi d'oubli auquel nombre d'artistes vouèrent leurs écrits - est indissociable de la création et donc de la littérature. Par sa plume sensible et ciselée, Emmanuelle Favier dévoile et partage son amour pour cet élément qui consume et éclaire, détruit et inspire. En résulte un texte envoûtant qui embrasse la puissance symbolique du feu dans toute sa complexité et interroge notre rapport à la rêverie, à l'imprévu et à l'imagination.
« J'aurais voulu courir à perdre haleine, tout nu, sans souci de la bienséance. M'endormir sur-le-champ et me réveiller toujours de bonne humeur, être heureux de sortir, heureux de rentrer, ne rien savoir de l'avenir, négliger le passé. J'aurais voulu être fidèle jusqu'à la mort, ne jamais me plaindre, ne rien expliquer. Qu'on lise en permanence dans mes yeux l'amour infini qui passe par moi et auquel rien ne fait obstacle. La meilleure version de moi-même, c'est mon chien. » L'auteur, amoureux déraisonnable des chiens, observe avec humour son quotidien avec Biloo, ces moments de vie en commun, drôles, joyeux ou angoissants. Il découvre peu à peu ce lien unique qui transfigure à la fois le maître et le chien - jusqu'à se demander parfois qui, des deux, est vraiment le maître. Si Biloo est bien le héros de ce livre, on y croisera aussi des chiens mythologiques, présidentiels, de secours, guides, stars de cinéma ou encore personnages littéraires... Didier Tronchet est humoriste, dessinateur, écrivain, réalisateur. Ses passions font la matière de ses récits littéraires, parmi lesquels Petit traité de vélosophie, Le Chanteur perdu, Petit éloge de la chanson française... Il était temps qu'il consacre un texte à la plus grande de ses passions : son chien.
« J'ai cessé d'imaginer un jour. Des années à le faire en claquant des doigts et puis plus rien. Aucune branche à laquelle m'agripper. [...] Je sais ce que je dois à l'imagination : de n'avoir pas péri. Et si j'ai aujourd'hui retrouvé son chemin, je ne veux plus le perdre. » Imagine, dit la chanson. Dans un réel qui s'effondre, il suffirait d'un mot pour faire advenir l'impossible - le bonheur, la paix et tout le reste. Rien, pourtant, n'apparaît plus difficile aujourd'hui que cet acte - imaginer. Car tout pousse à faire le contraire, à noter la vie, la commenter, l'analyser. Même dans les livres, les films, le réel nous tient en laisse. D'après une histoire vraie, nous prévient-on. Après tout, le réel nous prouve tous les jours qu'il est aussi inventif que la fiction.
Indépendants, curieux, mystérieux et - c'est incontestable - adorables, les chats ont réussi leur mission : conquérir le coeur des humains. De Pattenrond, le chat d'Hermione Granger, aux reels Instagram, du Smelly Cat de Friends à l'insaisissable Catwoman, il faudrait plus de neuf vies pour recenser leurs déambulations inspirées, aussi bien dans nos quotidiens que dans la pop culture. Vénérés sous Cléopâtre, puis associés aux sorcières à la Renaissance, leur rédemption et leur salut viendront des artistes : les dessinateurs, comme l'Anglais Louis Wain, les poètes T. S. Eliot ou Baudelaire, les peintres Manet ou Balthus, et bien sûr les écrivains. Un petit éloge jubilatoire qui tente d'approcher le mystère de l'attachement des humains aux chats. Jérôme Attal a écrit plus de 400 chansons (pour Vanessa Paradis, Johnny Hallyday, Florent Pagny, Michel Delpech...) et reçu en 2020 le Grand Prix SACEM de la chanson française pour l'ensemble de son oeuvre. Auteur d'une vingtaine de romans, jeunesse et adulte, dont L'Âge des amours égoïstes, prix AMIC 2022 de l'Académie française, il a publié en 2021 aux Pérégrines un Petit éloge du baiser. Quand sa chatte, Mitsy, le lui permet, il écrit de nouveaux livres. Jérôme Attal a écrit plus de 400 chansons (pour Vanessa Paradis, Johnny Hallyday, Florent Pagny, Michel Delpech...) et reçu en 2020 le Grand Prix SACEM de la chanson française pour l'ensemble de son oeuvre. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, romans jeunesse et adulte, dont L'Âge des amours égoïstes, prix AMIC 2022 de l'Académie française. Il a publié aux Pérégrines un Petit éloge du baiser, et il écrit de nouveaux livres quand son chat Mitsy le lui permet.
Des troquets de quartier aux bars des grands palaces en passant par les bistrots étudiants et les terrasses romantiques, les cafés abritent mille et une histoires. Certains sont anonymes mais ont changé des destins, d'autres sont devenus des attractions touristiques incontournables et servent parfois de décor au septième art. Tantôt lieux de mobilisation et de résistance, tantôt espaces de création artistique, à la fois symboles de la vie quotidienne et gardiens du souvenir, les cafés sont une source d'inspiration inépuisable et un refuge pour beaucoup d'entre nous. Le Café de Flore à Paris, celui du Commerce à Ars-en-Ré, Les Pèlerins à Verdelais ou encore Les Deux Garçons à Aix-en-Provence... Léa Wiazemsky les fréquente depuis l'enfance et s'y est toujours sentie à sa place. Entre souvenirs personnels et histoire collective, elle nous embarque dans un vagabondage littéraire qui met à l'honneur les cafés, et celles et ceux qui les tiennent. La romancière et comédienne Léa Wiazemsky a grandi dans l'atmosphère chaleureuse des cafés, où l'emmenaient ses parents Régine Deforges et Wiaz, avant d'y travailler pendant ses études et au début de sa carrière théâtrale. C'est derrière le zinc de l'un d'eux qu'elle a imaginé l'histoire de son premier roman, Le vieux qui déjeunait seul (Michel Lafon, 2015). Dyslexique, Léa Wiazemsky s'est toujours rêvée comédienne, mais certainement pas écrivaine... Elle fait des études de théâtre au cours Périmony et, après trois ans de déclamations dans les bistrots de Montmartre, devient comédienne. Elle joue dans de nombreuses pièces, téléfilms et quelques films, tout en travaillant dans des troquets. C'est derrière le zinc de l'un d'eux qu'elle imagine l'histoire de son premier roman, Le vieux qui déjeunait seul. Elle habite dans le 6e arrondissement de Paris.
Souvenirs denfance et rages du moment ; visites dans des restaurants fameux ou oubliés ; odes à landouillette, la nèfle, le sablé à la confiture, la figue, les vins du Rhône, les Haribo ; tête de veau et Kinder ; déjeuners de conféries aussi secrètes que savoureuses ; critiques gastronomiques plus ou moins fréquentables, ogres, poètes et cannibales Il y a tout cela, et bien plus, dans larborescence mémorielle et gourmande de Nicolas dEstienne dOrves. Le tout saupoudré de colère, de coups de sang, dimages parfois lointaines, dune foi qui sait être mauvaise et dun amour sincère, réel, jamais repu, pour les joies de la gueule. Si la gourmandise est universelle, le goût est singulier. Aujourdhui, celui de « NEO » vous invite à sa table et vous souhaite bon appétit. Né en 1974, Nicolas dEstienne dOrves est écrivain et critique dopéra. En vingt ans, il a publié une trentaine de livres : romans (Les Fidélités successives), thrillers (Les Orphelins du mal), nouvelles (Narcisse et moi), récits (Je pars à lentracte), biographies (Jacques Offenbach, Marthe Richard) Passionné par Paris, il lui a consacré un guide de promenades et un Dictionnaire amoureux. Lorsquil nécrit pas, il mange. Sans doute trop.
« Le transat est un instrument buissonnier. Un pousse-au-crime sans victime. Un frêle esquif en partance pour nulle part. Objet de loisir, il est le symbole d'une émancipation des normes, d'une résistance aux bienveillantes sollicitations, aux distractions forcées. » Alors pourquoi aucun chercheur en sciences humaines, dures et molles, n'a-t-il jugé utile de se pencher sur le cas si mystérieux du transat ? Réhabilitant avec humour la plus belle monture de la slow philosophie, Vanessa Postec nous invite à adopter sans plus tarder une paresse éclairée dans ce monde qui galope toujours plus vite. Parisienne exilée dans un transat, Vanessa Postec est devenue libraire dans le Tarn, après avoir travaillé dans la presse et l'édition. Elle a commis quelques ouvrages, parmi lesquels Le goût des femmes à table (PUF), Glossaire des princesses (Le Bord de l'eau) et la série Alto Plano, en collaboration avec Corbeyran et Brahy (3 tomes, Delcourt). Parisienne exilée dans un transat, Vanessa Postec est libraire chez Attitude, dans le Tarn, après avoir travaillé dans la presse (Lire, La Croix, Transfuge) et l'édition. Elle a commis quelques ouvrages, parmi lesquels Le goût des femmes à table (PUF) et Alto Plano en collaboration avec Corbeyran et Brahy (3 tomes, Delcourt). Elle vit au milieu des poules, des transats et des moutons, à quelques kilomètres de Lavaur.
Des bisous sur la bouche qui tiennent le coeur en joue aux patins à la pelle, généreux et fougueux, nos bouches s'aventurent et nous devancent parfois. Les baisers ponctuent nos vies, nos lectures, nos rencontres, nos rêves... Mais ce sont peut-être ceux qu'on ne donnera jamais qui brûlent le plus. Il est temps d'embrasser à nouveau et, pour cela, quels meilleurs exemples que La Boum, Friends, Doisneau... ? Vous tenez entre vos mains un monument à tous les baisers, visibles et invisibles. En prime, l'incomparable recette du baiser parfait, résultat garanti. Baiser couché sur papier glacé ou baiser clandestin, tous ont un goût d'inconnu, mais aucun ne reste assez longtemps en bouche. Alors, pour ne pas en oublier la saveur, embrassons-nous ! Jérôme Attal est écrivain et auteur de chansons. Il a écrit plus d'une vingtaine de livres, dont les romans Les Jonquilles de Green Park et 37, étoiles filantes, et plus de 400 chansons. En 2020, il reçoit le Grand Prix Sacem de la chanson française pour l'ensemble de son oeuvre. Jérôme Attal est écrivain, auteur, compositeur et interprète. Il a écrit plus d'une quinzaine de livres, en jeunesse et en littérature adulte, dont les romans Les Jonquilles de Green Park et 37, étoiles filantes, lauréats de plusieurs prix littéraires. Il est le parolier de textes qui ont été chantés entre autres par Johnny Hallyday, Vanessa Paradis, Michel Delpech... Il a reçu pour l'ensemble de son oeuvre (près de 400 chansons) le Grand Prix SACEM 2020 de la chanson française catégorie créateur.
« Le rugby réunit les opposés, y compris au sein d'un même individu. Équilibrer sa finesse et sa bestialité, jouer de l'une puis de l'autre, c'est une sacrée alchimie. Il fallait probablement être un peu dingue pour inventer, au xixe siècle, un sport où, pour l'emporter, on doit avancer en se passant le ballon en arrière, et il faut certainement l'être pour pratiquer un sport dans lequel on se rentre dedans sciemment avec autant de violence. Le don, le mouvement collectif, le combat : là réside l'essence du rugby. » Dans ce Petit éloge qui parlera aux connaisseurs comme aux néophytes, Ludovic Ninet revient sur les origines du rugby, ses principes et ses règles, analyse ses évolutions... Il fouille l'expérience du corps, déniche les souvenirs, revisite la légende, l'imaginaire et les événements qui font l'histoire de ce sport collectif si complexe et singulier. Dans sa jeunesse, Ludovic Ninet a usé ses fonds de pantalon sur les sièges du Parc des Princes, puis ses épaules, ses oreilles et son nez sur les terrains de rugby franciliens pendant vingt ans. Après avoir été journaliste sportif (notamment pour L'Équipe), il se consacre aujourd'hui à l'écriture. Il a récemment publié L'Affaire Cécillon : Chantal, récit d'un féminicide aux Presses de la Cité. Rugbyman pendant vingt ans, Ludovic Ninet a été journaliste sportif (notamment pour L'Équipe) pendant quinze ans. Il se consacre aujourd'hui à l'écriture et a publié, outre le Petit éloge du rugby, le roman La Fille du van (Serge Safran, 2017) et deux polars chez Fayard Noir, sous le pseudonyme Ludo Sterman. Il est aussi l'auteur de L'Affaire Cécillon. Chantal, récit d'un féminicide (Presses de la Cité, avril 2023).
La chanson française a largement participé à ce que Didier Tronchet appelle sa « formation émotionnelle ». De la variété des années 1970 à la fraîcheur des chansons contemporaines, en passant par l'exaltation de la « chanson contestataire » et bien sûr les grands auteurs qui ont forgé la noblesse du genre, il réveille dans ce Petit éloge ses souvenirs... et les nôtres. Brassens, Brel, Ferré, Ferrat, Barbara, Bashung, Souchon, Julien Clerc, Renaud, mais aussi Pierre Perret, Gérard Lenorman, Michel Sardou, Michel Delpech... et bien sûr la génération contemporaine sont mis à l'honneur. Ce voyage subjectif est empreint d'une forme de nostalgie, certes (c'est d'ailleurs la couleur de la plupart des chansons), mais c'est une nostalgie joyeuse, qui laisse toute sa place à l'humour et l'autodérision. Didier Tronchet est humoriste, dessinateur, écrivain, réalisateur, mais très peu chanteur (ce qu'il déplore amèrement). Il s'est notamment fait connaître par ses personnages de BD Raymond Calbuth et Jean-Claude Tergal. Ses passions font la matière de ses récits littéraires, comme le vélo urbain (Petit traité de vélosophie, Plon, 2000), le football (Footballeurs du dimanche) et bien sûr, avec ce Petit éloge, la chanson française. Il a dernièrement publié Le Chanteur perdu (Dupuis, 2020).
La jouissance féminine a fait au fil des siècles l'objet de discours religieux, médicaux, psychanalytiques, le plus souvent tenus par des hommes. Celles qui prétendaient jouir ont ainsi été réduites au silence ou mises au ban de la société. Adeline Fleury a joui pour la première fois à 35 ans. Il aura fallu qu'elle remette ses sens en éveil, qu'elle décide de séduire et de se laisser séduire. Quand le désir est entré dans son quotidien, elle a laissé place à Adèle, son alter ego littéraire, son double désirant, un reflet de toutes les femmes qui refusent que leur désir soit bridé. Entre essai littéraire et autofiction, le Petit éloge de la jouissance féminine, nourri de références culturelles, nous fait ressentir à chaque page que jouissance et liberté sont indissociables. Adeline Fleury a longtemps été reporter pour les pages « Société » du Journal du dimanche, puis cheffe des pages « Culture » du Parisien Week-end. Parce que désir et littérature sont chez elle intimement liés, elle s'est lancée en écriture avec le Petit éloge de la jouissance féminine, avant de poursuivre sa réflexion sur le corps féminin (Femme absolument), le désir (Je, tu, elle) et la maternité contrariée (Ida n'existe pas). Aujourd'hui, elle aide les autres à raconter leur histoire.
Lorsquil envoie à Hergé ses dessins inspirés de lunivers de Tintin en décembre 1960, le jeune Jacques Langlois nimagine pas quil vient dinitier une correspondance qui durera plus de vingt ans. Spectateur privilégié de nombre dévénements ayant marqué lunivers de Tintin, il rend ici hommage à ce petit monde en feuilletant, en même temps que les 23 albums de la collection, celui de ses souvenirs. Quest-ce que la « tintinologie » ? Comment Hergé a-t-il créé son personnage ? Doù vient le nom « Haddock » ? Un Tchang en cacherait-il un autre ? Tintin a-t-il un avenir ? Entre souvenirs et analyse personnelle dun monument de la bande dessinée, ce Petit éloge de Tintin fera leffet dune madeleine de Proust à plus dun lecteur Né en 1950, Jacques Langlois adresse à Hergé ses premiers dessins imités de Tintin en 1960, inaugurant une correspondance de plus de vingt ans, ponctuée de plusieurs rencontres. Après la disparition du dessinateur, tout en poursuivant une carrière professionnelle sans relation avec la BD, il reste proche du monde des tintinophiles, devenant un collectionneur et exégète de son uvre. Il est administrateur de lassociation Les Amis de Hergé et membre du comité de rédaction de la revue éponyme.
Contrairement aux anti-héros, les anti-héroïnes passent souvent sous les radars de la critique, quand elles ne suscitent pas le rejet pur et simple des téléspectateur·rices. Anaïs Bordages et Marie Telling rendent ici leurs lettres de noblesse à ces personnages parfois difficiles à aimer, qui brisent les codes de la féminité. De la peste Cordelia (Buffy contre les vampires) aux mères indignes Betty Draper (Mad Men) ou Cersei Lannister (GoT), en passant par la castratrice Skyler White (Breaking Bad), les autrices proposent à travers 12 catégories aux intitulés volontairement misogynes - reflet de la manière dont les anti-héroïnes ont été pensées par leurs créateur·rices ou perçues par le public - une typologie de la représentation des femmes dans les séries. Et invitent à les (re)découvrir. Marie Telling, 33 ans, est journaliste, fondatrice du site BuzzFeed France et cheffe du service société-culture à ELLE.fr. Anaïs Bordages, 31 ans, est journaliste et critique indépendante, spécialisée en séries et cinéma. Elle a notamment dirigé la rubrique Divertissement de BuzzFeed. Toutes deux ont écrit pour Slate.fr et coaniment aujourd'hui les podcasts Peak TV et AMIES (Slate Podcasts). Originaires respectivement de Toulouse et Bordeaux, elles habitent à Paris (17e et 20e arrondissements).
La gratitude est un sentiment d'une grande beauté, qui peut devenir une des plus lumineuses qualités de l'âme... Pour qu'elle ne soit pas qu'une posture mais la source de grandes joies, il faut l'incarner, car seule la pratique change l'être en profondeur. Reconnaissance envers ce qui nous fait du bien, mais la gratitude s'accomplit lorsqu'elle s'étend à ce qui fut une épreuve. Elle devient alors une relecture constante du monde et est en cela l'oeuvre de toute une vie. C'est donc à l'exercice quotidien de la gratitude que nous éveille Olympia Alberti, par la poésie de sa langue, la pertinence de ses références littéraires et philosophiques, et la richesse de ses exemples personnels dans lesquels chacun peut se retrouver. Olympia Alberti est romanciére, poétesse, essayiste, nouvelliste, critique et chroniqueuse littéraire, spécialiste de sémantique et de sémiologie spirituelle. Elle est docteure en littérature comparée, spécialiste de Rilke, Colette, Giono, Woolf et Duras. Olympia Alberti est une romancière, poétesse, essayiste, nouvelliste, critique et chroniqueuse littéraire, spécialiste de sémantique française et sémiologie spirituelle (lecture des signes). Elle est docteure ès lettres en littérature comparée, spécialiste de Rilke, Colette, Giono, Virginia Woolf et Marguerite Duras. Elle anime des ateliers d'écriture et donne des conférences en France et dans le monde.
Découvrez Petit éloge du running de Cécile Coulon, un essai vibrant où la romancière et coureuse passionnée explore la liberté, la souffrance et la poésie de la course à pied.
« Pour commencer, le sport cycliste est incompréhensible à qui ne tient pas compte dun phénomène dorigine divine : la circulation des vents et lépaisseur de lair. Nimporte qui a fait un peu de vélo en aura mesuré limportance : la pénétration dans lair prend de lénergie, les vents contraires sopposent à leffort du cycliste. Cyrille Guimard, initiateur des essais en soufflerie de Bernard Hinault, résume les données du problème : Le cyclisme, cest de la voile. »Jean Cléder a grandi sur un vélo et avec le cyclisme sa vérité, ses légendes et ses fictions. Il lui doit la construction dun imaginaire et dune mémoire, un certain rapport au corps et au langage. Cest cette haute culture populaire et tout ce quelle nous inspire quil entend ici analyser. À travers notamment des portraits des plus grands coureurs Eddy Merckx, Luis Ocaña, Bernard Hinault , lévocation des courses les plus grandioses, cest toute la complexité de ce sport qui est rendue sensible aux lecteurs, et sa philosophie profonde et malicieuse. Jean Cléder, maître de conférences en littérature générale et comparée à lUniversité Rennes 2, travaille principalement sur les liens entre littérature et cinéma. Il sintéresse aux représentations du sport, et a publié un ouvrage dentretiens avec Bernard Hinault (Bernard Hinault. Analyse dune légende, Mareuil, 2016). Il prépare avec Gaëlle Debeaux un volume collectif et illustré, Mots et images du sport?: le corps en représentation, à paraître chez François Bourin en octobre prochain.
David Bowie, artiste aux nombreuses facettes et aux talents multiples, était déjà un mythe de son vivant. Véritable icône de la pop music, il est connu pour ses albums devenus légendaires - depuis son célèbre Ziggy Stardust jusqu'à son ultime Blackstar, en passant par le tube planétaire « Let's dance » -, mais fut également un brillant acteur de cinéma (Furyo, Les Prédateurs, Basquiat). Sa mort, advenue à New-York le 10 janvier 2016, n'a fait qu'accroître son aura à travers le monde. Artiste culte, musicien incontournable, dandy inspiré, il continue d'exercer une énorme influence sur des générations entières. Il était donc temps de rendre à cet inventif génie, précurseur de bien des modes, l'éloge qui lui est dû ! Daniel Salvatore Schiffer, philosophe, clôt avec ce Petit éloge de David Bowie sa trilogie consacrée à trois éminentes figures, chacune à leur époque, du dandysme et, singulièrement, du dandysme anglais : Lord Byron (aux XVIIIe et XIXe siècles), Oscar Wilde (au XIXe siècle) et, enfin, David Bowie (aux XXe et XXIe siècles), qu'il nomme ici à juste titre, en référence à son sujet de prédilection, « le dandy absolu ».
« Et puis, un jour, jai joui. Tout mon corps, toute mon âme. Enfin ! Je nai pas honte de le clamer : jai joui pour la première fois à trente-cinq ans. La jouissance féminine est une grande fête. Elle est puissante, belle, cest une joie qui transporte, dans laquelle on lâche prise, on lâche tout, on laisse échapper. » Adeline Fleury, consacre ce « Petit éloge » à la jouissance des femmes ce grand mystère. Au travers de ses lectures, de son expérience personnelle, avec des mots poétiques et parfois crus, lauteur nous fait ressentir, à chaque page, que jouissance et renaissance sont unies et que plaisir et liberté sont indissociables.
Dans ce livre de parti pris vigoureux, Jean-François Bouthors prend le contrepied de l'idée que le catholicisme français serait, selon les uns, une citadelle assiégée, ou, selon d'autres, un « vieux truc dépassé ». Au travers de son histoire, il a su imposer non une morale, mais un souffle libérateur. A la manière du Pape François, il affirme ainsi son actualité. De Saint Bruno à Jeanne d Arc, Sainte Thérèse, Péguy, Charles de Foucauld, Soeur Emmanuelle, l'Abbé Pierre, et quelques autres, le catholicisme français a montré qu'il était capable de surprenantes insurrections/résurrections.