Interallié
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1943, dans les montagnes du Vercors : trois destins se croisent à nouveau. Marc, Marie et Louis, unis par une enfance insouciante, doivent affronter ensemble la guerre, l’amour et la trahison.
Île de la Jamaïque, 1831. Antoinette Cosway, créole de bonne famille, s'éprend d'Edward Rochester, un Anglais aussi impénétrable que fascinant. Mais à la séduction enflammée succèdent rapidement des scènes vénéneuses, où les baisers sont des blessures, où toute une société livre la jeune femme à son bourreau. Des années plus tard, Antoinette tente de conquérir sa propre histoire. JE se situe à mi-chemin entre roman victorien et thriller intimiste contemporain. Lilia Hassaine s'est inspirée du personnage de la première femme de Rochester dans Jane Eyre, le roman culte de Charlotte Brontë. Elle a choisi de lui donner une voix, un corps, une destinée. Cette voix, c'est la comédienne Lola Naymark qui l'incarne avec douceur et énergie, nous montrant le mystérieux personnage d'Antoinette sous un nouveau jour... "Beau et glaçant à la fois, JE est de ces livres précieux qui dessillent et invitent à regarder ce qu'on tentait d'ignorer." Le Point "Un roman brûlant, à la fois personnel et politique." Paris Match Couverture : D'après photo © Elisabeth Ansley/Arcangel
"Ce pays était celui de mon bonheur. Ce sentiment se passait d'explication ; c'était une intuition, un consentement, et la survivance des jours heureux de l'enfance quand, allongé sur la pelouse grasse encore trempée de rosée, j'écoutais le bruissement du vent dans les arbres. Prêt à pleurer, j'avais déjà le coeur serré devant une joie si facile. J'appris plus tard, en apprivoisant l'absence, que les lieux que nous aimons nous aident à supporter un grand chagrin. Ils réparent, et la mer où qu'elle soit console. La mer console toujours." Alors que sa grand-mère vient de mourir, le narrateur retrouve sa famille dans la maison bretonne de son enfance. Peu après, celle-ci est mise en vente. Entre sentiment de dépossession et trouble provoqué par les nouveaux occupants, une menace plane désormais sur le pays des étés... Après le succès de Que reviennent ceux qui sont loin, Pierre Adrian signe un roman d'une beauté déchirante sur les lieux qui nous habitent et les souvenirs qui nous font. "Pierre Adrian poursuit avec brio sa recherche du temps perdu." Livres Hebdo "Son roman universel touchera tous ceux qui ont perdu les lieux magiques de leur enfance." L'Express "Un roman empreint de la mélancolie douce des atmosphères estivales qui touche à l'universalité des émotions." Aujourd'hui en France "Un roman lumineux sur la mémoire, la transmission et la difficile nécessité de se séparer." Benzine
Après le succès littéraire et commercial de son récit , Sonia Devillers part à la recherche d'un admirable piano à queue, volé par les nazis en 1943. Ce qu'elle nous raconte est bouleversant, instructif, et magistralement mené.
Franck Courtès raconte à travers un double fictionnel une jeunesse du mauvais côté de la vie et de l'amour. Un des années 1980, un Antoine Doinel à mobylette, par l'auteur d'.
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade. Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des oflags et des stalags nombre d'écrivains, amis ou ennemis. Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le coeur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre. Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui : haine des élites et du « système », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire. Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. La rédemption raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
« Après l'effondrement du 7 janvier, j'ai dû fouiller dans la somme de mes gravats mentaux. Pendant plusieurs années je me suis assis au bord de ce moi pulvérisé à contempler le moindre caillou. À envisager de refonder le tout. Je ne sais pas comment j'ai pu me reconstruire au fond, mais c'est dans l'exploration méticuleuse de ma personnalité à terre que j'ai finalement réussi. J'ai commencé à devenir le dessinateur que je suis désormais lorsque j'ai compris que je n'étais plus en ruine, mais en chantier. Alors forcément Beaubourg en reconstruction... Écrire évidemment. Mais dessiner aussi. Puisque le dessin a toujours été là pour me soutenir. »
« À l'occasion, sur l'échiquier des avenues, je ne resterais pas leur pion obéissant mais redeviendrais ce cavalier qui saute les cases, bouscule les autres pièces, se pose où il veut. Et goûte à l'aventure. » Après trois guerres qui l'auront vu barouder en Europe, Afrique du Nord et Asie, Ronan Kerven pensait reprendre souffle dans un hameau en Bourgogne. C'était compter sans son sac d'officier trop lourd. Voilà que des ombres l'épient et que des mots anonymes sont glissés dans sa boîte aux lettres. À vivre caché sous diverses identités, qui a-t-il été vraiment ? Un jeune Breton ayant rêvé sur les atlas ? Un agent du contreespionnage ? Un déserteur ? Ou ce légionnaire qui s'est brûlé les ailes ? Méditation sur l'engagement autant que sur l'imposture, Tête brûlée brosse le portrait d'un incorrigible clandestin. Un destin cabossé qui épouse une part de la grande Histoire. La nôtre.
Nous sommes à New York en 2007, quand les voitures ne ressemblaient pas encore à des corbillards et que Trump était juste le nom d'un building de verre sur la Vème Avenue. Sarah, chanteuse de jazz, vient d'avoir 27 ans. Elle se produit chaque soir autour de minuit avec sa soeur cadette Dinah dans un club de Harlem, le St. Nick's. On les appelle les « Sisters Dean ». Elles sont talentueuses, belles et douées d'une voix superbe de mezzo soprano comme Aretha Franklin ou Lady Gaga. Un avenir de chanteuse professionnelle se profile devant elles quand « l'accident de personne », sur le quai d'une station de métro, brise leur duo. Accident, suicide, crime ? Un jeune journaliste stagiaire et un ancien photographe de guerre lassé par trop d'images violentes se lancent dans une enquête pour découvrir l'identité de la jeune femme tombée sur les rails et les circonstances réelles de sa mort. Qui est ce pianiste sublime au regard démentiel dont Sarah tombe éperdument amoureuse ? Pourquoi les oiseaux des zoos de Central Park et du Bronx s'entretuent-t-ils dans leurs volières ? Faut-il croire à la « malédiction des 27 » (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Curt Cobain décédés à l'âge de 27 ans...) ? Le lecteur arpente les trottoirs de New York où s'écrit en mots et en photos la chronique de la ville. Il assiste aux réunions de rédaction dans les bureaux du New York Times. Il reconstitue le puzzle des témoignages recueillis auprès des acteurs du drame. Il visite les clubs de jazz où la musique s'invente dans des improvisations puissantes et magnifiques. Il découvre les origines lointaines de l'énigme dans le Delta du Mississippi où est née la fable de Robert Johnson et de son pacte avec le diable, qui hante encore les contes du Hoodoo, déclinaison afro-américaine du vaudou. C'est une histoire pleine de bruits discordants et de sons harmonieux, d'effroi et de tendresse, d'emprise et de prières, de cynisme et de naïveté.
«J'ai toujours su qu'un jour ou l'autre il me faudrait payer pour ce que j'ai fait subir à Antoine Besançon. » Depuis l'enfance, Léonie Dantin vole, insulte, abuse, et joue la comédie. Actrice, elle en a d'ailleurs fait son métier. Sur scène, elle peut juxtaposer les masques à l'infini. Quand on lui annonce qu'elle est atteinte d'une maladie incurable, elle sait pourquoi elle meurt: elle a aimé autrefois un homme avec qui elle a été impitoyable. Plutôt que de se repentir ou d'essayer de se soigner, elle décide de tout quitter et de se rendre à Guernesey pour braver son destin.