Objectif Monde
Perçues comme un processus souvent opaque, les négociations climatiques internationales sont pourtant au coeur de l'action climatique planétaire. Croisant écologie politique et relations internationales, cet ouvrage dévoile les ressorts géopolitiques des Conférences des Parties (COP) : rivalités entre grandes puissances, coalitions du Nord comme du Sud global, nouveaux acteurs de l'influence, affrontements autour des principes de justice climatique... Quels compromis structurent réellement la lutte contre le réchauffement ? Le climat peut-il être considéré comme un véritable bien commun planétaire ? Et que reste-t-il des promesses de l'Accord de Paris dans un monde traversé par les crises ? Pour comprendre ces négociations essentielles, le livre examine leurs fondements politiques et stratégiques, propose une immersion dans l'univers des COP et évalue les effets concrets des décisions adoptées. Une analyse rigoureuse et accessible offrant des clés indispensables pour saisir les dynamiques géopolitiques et les enjeux stratégiques qui façonnent la gouvernance climatique contemporaine.
Institutions dédiées à l'éducation, à l'inclusion et à la préservation du patrimoine, les musées sont également des instruments de pouvoir. Dès son origine, le musée moderne se propage parallèlement aux avancées du capitalisme puis du colonialisme, profitant des situations de pouvoir pour développer ses collections, intégrant largement la logique économique. Symboles de richesse accumulée, les musées jouent un rôle central dans la diffusion culturelle et l'exercice du soft power, voire de la propagande. À partir d'une analyse du système muséal contemporain, cet ouvrage retrace l'histoire mondiale des musées, examine leur rôle dans la persuasion culturelle, leur poids économique et leur place dans la compétition entre États. Il aborde également les zones d'ombre de leur histoire : leur implication dans les conflits armés, les pillages, et les débats sur la restitution des oeuvres. L'exploration du monde des musées permet ainsi de tracer, autant sur les plans historiques que géographique, un reflet des enjeux géopolitiques du monde contemporain.
Alors que les opérations de paix ont longtemps fait consensus parmi les États Membres de l'ONU, elles subissent aujourd'hui de plein fouet les conséquences des intérêts et valeurs de plus en plus divergents de grandes et moyennes puissances. Ce livre met à jour les modes de puissance et d'influence déployées à l'ONU tant au siège des Nations Unies que dans la conduite des opérations menées sur le terrain. À New York, les nominations de chefs de mission et envoyés spéciaux sont de plus en plus politisées par des puissances rivales. Sur le terrain, ce sont d'autres jeux de pouvoir qui se manifestent à travers les contributions en troupes, le comportement des pays hôtes et diverses « forces parallèles » qui influent également sur la conduite des casques bleus. Force est de constater que le durcissement des relations internationales engendre non seulement des gagnants et des perdants, mais commence aussi à avoir des conséquences délétères sur les opérations de paix qui risquent d'être moins impartiales, moins légitimes, et moins pertinentes à l'avenir.
Si l'hégémonie du dollar est incontestée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'invasion russe de l'Ukraine a relancé les questionnements à travers le monde. Alors que les principales banques centrales recommencent à accumuler de l'or et se détournent de la dette américaine, les pays des BRICS, maintenant élargis, recherchent activement une alternative au dollar américain. Et si Bitcoin était devenue la monnaie refuge face aux incertitudes géopolitiques ? Avec plusieurs centaines de millions d'utilisateurs à travers le monde en seulement 15 ans, Bitcoin bouscule les rapports monétaires internationaux. À la fois réseau de transfert de valeur et devise nativement numérique émancipée de l'autorité étatique et des intermédiaires financiers, Bitcoin se révèle être un objet géopolitique singulier et déroutant. Pourquoi Bitcoin redéfinit le concept de souveraineté tant nationale qu'individuelle à l'ère du numérique ? Comment les différents acteurs internationaux se positionnent-ils face à cet intérêt stratégique émergent ? Dans quelle mesure Bitcoin est-il vecteur de transformations profondes, et parfois inattendues, en alignant des besoins énergétiques croissants aux impératifs écologiques ? Pourquoi bouscule-t-il les frontières du pouvoir, en favorisant les libertés face aux velléités renouvelées de contrôle ? Cet ouvrage explore le passé, le présent et les futurs possibles de Bitcoin comme objet et instrument géopolitique pour les États, les entreprises et les individus, apportant un éclairage sur ses ramifications politiques, économiques et territoriales.
Comment appréhender le conflit en Ukraine sous un nouvel angle ? Depuis le 24 février 2022, la guerre en Ukraine a mis en lumière l'importance cruciale de maitriser les espaces physiques - terre, mer, air. Les Ukrainiens, résolus à défendre leur territoire, se concentrent sur la reconquête du Donbass, tandis que les Russes cherchent à contrôler ces régions stratégiques pour imposer leur domination et renverser le régime de Kiev. Chaque action militaire est guidée par la nécessité de contrôler ces zones clés. Un conflit qui se joue également sur des noeuds géostratégiques. Flux logistiques et énergétiques, batailles urbaines, ou espaces immatériels comme le cyberespace, sont autant de points cruciaux qui influencent la planification et l'exécution des stratégies de chaque camp. À travers une analyse géostratégique inédite, cet ouvrage dévoile comment ces éléments géographiques et immatériels façonnent les stratégies militaires et orientent l'évolution du conflit. Une lecture essentielle pour comprendre les enjeux majeurs de cette guerre et ses conséquences pour l'avenir de l'Europe.
Fondement essentiel de la sécurité alimentaire, le soja s'est imposé en moins d'un siècle comme la principale source de protéines des systèmes agroalimentaires globaux. Redessinant les paysages agricoles, il a entraîné dans son sillage des impacts environnementaux notables - déforestation, généralisation des OGM, usage intensif de pesticides - et nourri de nouvelles rivalités entre puissances mondiales. Quels sont les risques et les avantages pour les pays producteurs et importateurs ? Pourquoi le Brésil, les États-Unis, et la Chine se disputent-ils le contrôle de cette ressource stratégique ? Pourquoi l'Union Européenne continue-t-elle de dépendre si massivement de cette ressource ? Et alors que de nouvelles frontières du soja se dessinent, dans des pays comme la Russie et certains États africains, quelles alternatives émergent pour remplacer le "roi soja" ? À travers une analyse des grands pôles de production et de flux commerciaux, cet ouvrage examine les enjeux de souveraineté alimentaire et les tensions inhérentes à l'expansion d'un modèle agricole mondialisé. Un voyage géopolitique captivant, entre défis économiques, conflits environnementaux et résilience des communautés locales face à un modèle agricole mondialisé.
L'Asie centrale, berceau de civilisations et terre de passage entre l'Asie et l'Europe dans le contexte des mythiques routes de la soie, a connu de profonds bouleversements. Un remodelage administratif sous l'ère soviétique crée les républiques du Kazakhstan, du Kirghizstan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan qui proclament leur indépendance en 1991. Chacune des républiques d'Asie centrale emprunte alors une trajectoire spécifique. Le Kazakhstan, géant de la région, se rapproche des grandes puissances (notamment occidentales). Le Kirghizstan et le Tadjikistan se retrouvent confrontés à de fortes instabilités intérieures. L'Ouzbékistan et le Turkménistan s'enfoncent dans les régimes les plus autocratiques et autarciques de la région. Depuis plusieurs années, des évolutions notables se font sentir dans chacun de ces pays. Exposés aux conséquences induites par le retour des Talibans au pouvoir en Afghanistan en 2021 et par l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, les pays d'Asie centrale démontrent une volonté accrue de renforcer leur dialogue et de tisser de nouveaux partenariats, créant un effet d'aubaine pour les puissances rivales de la Russie. Frappée par la malédiction de l'enclavement, l'Asie centrale se voit ainsi offrir, par cette triste actualité, de nouvelles opportunités pour mettre en valeur ses richesses naturelles et son emplacement stratégique aux confins des puissances russe, chinoise, indienne, iranienne et turque. Un livre incontournable pour mieux comprendre le monde multipolaire en train de s'édifier.
C'est dans un contexte géopolitique post-Guerre froide que la Chine émerge à l'échelle internationale. Pourtant ce sont dès les années 1950, au lendemain de la proclamation de la République populaire de Chine de Mao, que les présences chinoises débutent sur le continent africain. Initialement limitées aux acteurs politiques, économiques et militaires chinois, elles vont progressivement se diversifier pour intégrer, depuis une dizaine d'années, des migrants ou des entreprises privées. Cet ouvrage a pour objectif d'analyser comment les relations sino-africaines ont évolué, en faisant de la Chine, une puissance africaine. Par le biais d'études de cas territorialisées qui touchent plusieurs domaines d'intervention (agriculture, infrastructures, santé, etc.), une multitude d'acteurs et plusieurs temporalités, cet ouvrage tend à décomposer ces relations sino-africaines, miroir des relations internationales de ces huit dernières décennies.
Conquête pour les ressources naturelles, guerre en Ukraine, conflit des Bassines, question Kurde... Le monde contemporain est traversé de crises et de conflits. Ces situations conflictuelles relèvent de l'enchevêtrement et de la multiplicité de facteurs qui les constituent tant d'un point de vue spatial que temporel ; ce qui en fait des situations dynamiques qui évoluent plus ou moins rapidement et qui peuvent brusquement basculer dans le drame. Pour mieux comprendre ce qui se joue dans chacune de ces grandes crises contemporaines cet ouvrage analyse, de façon scientifique, les représentations que les différents protagonistes se sont forgés de leur territoire au cours de l'histoire, les rivalités de pouvoir et la façon dont s'exprime chacune des forces en présence. Un outil indispensable pour conserver un esprit de nuance au milieu des urgences qui nous entourent.
L'agriculture est une composante essentielle de l'agenda stratégique international. Activité ancestrale, elle continue de déterminer l'avenir du développement humain. La sécurité alimentaire conditionne, en effet, la stabilité des États et la paix dans le monde. Nourrir une population en croissance, dans un contexte de raréfaction des ressources et de transformation des rapports de forces économiques entre les puissances, constitue l'un des enjeux les plus complexes de ce siècle. Les céréales sont l'illustration parfaite de cette dimension stratégique des questions agricoles. Le blé, plus particulièrement, incarne à quel point une matière première alimentaire détermine la sécurité mondiale et l'évolution des relations de pouvoir entre les rares pays qui en produisent et ceux, bien plus nombreux, qui ont recours aux marchés internationaux pour satisfaire leurs besoins. Car c'est avec le blé que l'alimentation de base des populations s'est construite dans le temps. Quand il vient à manquer, c'est l'agitation et la peur. Il retrouve, le cas échéant, toute sa centralité politique. Le blé entre chaque jour dans la vie de milliards d'individus. Alors que sa consommation se mondialise, il reste très inégalement réparti sur la planète. Face à ces dynamiques sociodémographiques et à ces disparités territoriales, le rôle du commerce s'amplifie et les stratégies des acteurs s'affirment. Aux défis de sa production s'ajoutent ceux du transport et des investissements nécessaires pour que les récoltes en blé puissent suivre la progression de la demande et anticiper les prochaines ruptures climatiques ou géopolitiques. Explorer cette face cachée de la mondialisation dans des temps longs et sur plusieurs continents pour révéler la permanence du pouvoir du blé, telle est la méthode proposée par ce livre, qui rappelle avec force le caractère stratégique de l'agriculture.
Depuis deux siècles, les organisations internationales incarnent les espoirs et les déceptions de la coopération internationale. L'augmentation de leur nombre et l'extension de leurs compétences sont spectaculaires (ONU, Unesco, OMS, OMC, OIT, etc.). Le phénomène est devenu un fait politique et social majeur des relations internationales contemporaines. Tantôt il témoigne du rapprochement des acteurs internationaux, tantôt il révèle toutes les différences qui les séparent. L'un ne va pas sans l'autre. C'est le paradoxe des organisations internationales : contribuer au bien commun tout en servant les intérêts particuliers. Ce livre, sans équivalent en langue française, fait le choix d'une approche globale. Au-delà des trajectoires singulières des organisations internationales, il en saisit le mouvement général et propose une nouvelle manière de lire la transformation des relations internationales.
Le changement climatique est aujourd'hui un enjeu diplomatique majeur, comme en attestent le retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris puis leur retour, le rapprochement entre la Chine et l'Union européenne sur cette question, ou encore l'isolement du Brésil lors des feux qui ont ravagé l'Amazonie. Dans la plupart de pays industrialisés, le climat est entré de plain-pied en démocratie à la faveur des mobilisations de jeunes emmenés par Greta Thunberg, et fait l'objet d'âpres débats politiques. Sujet de préoccupation croissante des citoyens, il est aussi devenu un enjeu électoral... Enfin, les impacts humains du changement climatique, comme les migrations ou les conflits, se sont considérablement amplifiés ces dernières années. Cet ouvrage, qui intervient à la veille de l'important sommet de l'ONU sur le climat (la COP26 à Glasgow), vient refléter ces différentes évolutions, et examiner la manière dont l'enjeu climatique redessine les relations internationales, et s'impose comme une matrice des grands choix collectifs du XXIe siècle.
Polémique autour du Louvre Abu Dhabi, débats sur la restitution du patrimoine africain, questions liées à la reconstruction post-conflit... l'enjeu culturel est central dans l'évolution des relations internationales qu'il permet d'éclairer sous un angle original. Cet ouvrage propose d'analyser l'ensemble des enjeux de la culture dans le monde dans leur dimension à la fois politique, économique et artistique. Comment la culture, via les politiques culturelles et économiques menées par les Etats, est-elle devenue un instrument stratégique pour développer leur influence dans le concert des nations (soft power, smart power, nation branding, marketing culturel) ? Quels sont les enjeux économiques de la culture et les outils à disposition des organisations culturelles et des majors des industries culturelles pour renforcer leurs parts de marché ? Enfin quelles stratégies les artistes - et notamment les artistes contemporains - et les acteurs du patrimoine mettent-ils en oeuvre pour s'adapter au monde globalisé ?
Si le numérique est en général considéré sous l'angle de la technologie, les technologies sont en fait peu de choses au regard des transformations qu'il induit aux niveaux social, économique et politique. Le numérique bouleverse la structure même des sociétés, modifie radicalement les échanges d'informations et permet de contrôler en temps réel une partie croissante des acteurs, humains ou environnementaux, biologiques ou technologiques. En modifiant les rapports de pouvoir, il fait émerger de nouvelles forces et oblige la puissance publique à se repositionner. L'établissement de la vérité et l'organisation politique sont à reconstruire, à un moment où la puissance des algorithmes rend obsolète une part importante de l'activité humaine. Pour autant le numérique n'étend pas son emprise sur une société à peu près stable par ailleurs. Il affecte une société qui se situe à l'aube d'un immense changement, celui de l'adaptation à une nouvelle donne environnementale. Il est donc illusoire de le penser hors de cette dynamique, qui est celle de l'anthropocène. La contemporanéité entre la révolution numérique et le bouleversement de l'écosystème est remarquable, et s'inscrit dans la grande accélération que l'ensemble des phénomènes humains comme environnementaux connaissent depuis les années 1950. Une analyse remarquable de la manière dont le numérique modifie les rapports entre les nations et oriente les sociétés dans l'adaptation aux changements écosystémiques.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias jouent un rôle aujourd'hui incontournable sur la scène géopolitique mondiale. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et influence des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique constitue une grille de lecture décisive pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont l'ensemble des questions abordées par cet ouvrage.
Chili, Pérou, Argentine, Equateur, Brésil, Bolivie, Venezuela, Nicaragua, Colombie... en octobre-novembre 2019, la quasi-totalité des pays d'Amérique latine ont été secoués par des crises politiques et sociales de grande ampleur, plaçant le sous-continent au premier plan de l'actualité internationale. Malgré leur simultanéité, et la similarité de certaines revendications, les crises de l'"automne des peuples" ont des origines et des effets profondément divergents, et sont la manifestation d'un cycle de crises politiques initiées depuis 2009. De l'exil forcé du Hondurien Zelaya en 2009 à celui d'Evo Morales en 2019, cet ouvrage revient sur une décennie de crises en Amérique latine pour mieux comprendre les dynamiques politiques à l'oeuvre et leurs conséquences à l'échelle internationale.
Les pays arabes sont parcourus par des crises difficiles à démêler. Les « printemps » de 2011 ont remis en cause des systèmes qui n'étaient plus viables mais n'ont pu en traiter les causes économiques et sociales. La répression des soulèvements a généré de nouveaux conflits mais les populations continuent de réclamer un traitement plus digne, comme en Algérie, au Liban et en Irak en 2019. Mêlées à la géopolitique, ces crises alimentent différents degrés de violence : brutalité extrême de Daech et des guerres au Yémen et en Syrie, escalades ponctuelles à Gaza et conflits à répétition en Libye... Dans les zones plus stables, les inégalités s'aggravent entre une élite intégrée dans la mondialisation et le reste de la population. Cet ouvrage propose une analyse précise de chaque pays de cette région fragmentée. Il en explique également la nouvelle géopolitique, au moment où la Russie, l'Iran ou la Turquie profitent de l'épuisement américain vis-à-vis du Moyen-Orient. Si le tableau est sombre, ce livre rappelle aussi l'énergie des sociétés qui continuent à vivre, à bouillonner d'initiatives locales, pour dessiner leur avenir malgré les obstacles.