La Poésie la vie
San Francisco comme vous ne l’avez jamais vue : à travers le prisme poétique et futuriste de Marcia-Paule Delpuech, la ville mythique se révèle sous un jour holographique.
Plongez dans Le Vertige, un recueil poétique rare de Cecil Cotin, réédité en numérique par les Éditions Saint-Germain-des-Prés.
Un recueil poétique rare, né au XXe siècle et réédité en numérique, où chaque vers distille l’essence des saisons et des silences. Les Moissons de janvier invite à redécouvrir une voix littéraire oubliée, entre mélancolie et lumière hivernale.
Paru en 1976 et réédité en numérique, Mots de terre de Jean-Manuel Duhaut est un recueil poétique rare, où la terre devient à la fois muse et miroir.
Paru en 1976 et réédité en numérique, Mélancholie de Jean-Luc Yacine explore les profondeurs de l’âme humaine à travers une poésie à la fois sobre et intense.
Entre les pages de Nature et Rêves, la poésie devient un pont entre le réel et l’imaginaire. Ce recueil, né au XXe siècle, célèbre la nature comme source d’émerveillement et de questionnement, pour une lecture à la fois douce et profonde.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Ce titre explique en effet ce qui « éclaire » la route d'une non-voyante dictant ses chansons et poèmes à son mari. Des pages joliment rimées : la complainte de la solitude pour soi, pour les autres, des rêves ou des cauchemars, la mort des êtres chers. Voici encore la chanson de l'adieu à l'aimé, les chants de la rupture, l'évocation de l'émigrée que nul ne salue, le combat permanent contre le temps, cet ennemi... Les souvenirs d'enfance vont à la première amie, au premier flirt, à la naissance de l'enfant, aux saisons, aux rencontres, aux fidélités secrètes du coeur. Le poète tresse une ode comme printanière à l'arc-en-ciel des couleurs, par défi souriant ; chante Dieu et son éternité ou la pluie sur le pays natal. Fait le don de son coeur à l'étranger qui a su l'écouter. Vante la densité ou parfois l'amour du « silence », comme le désir de partir vers la mer et le soleil. Écoutons une ode à la fête des mères, notons la date mémorable du « 4 avril », admirons le village natal sous la neige. Des portraits complètent la richesse de ce recueil, ainsi que les émouvantes évocations du couple... On sent que sont mêlés ici sentiments, souvenirs personnels, et inventions plus générales.
L'amour est l'affaire d'une vie : femme, famille, amis. À côté de l'amour vécu, il y a l'amour rêvé chez soi ou dans l'imaginaire des autres : surprises, réflexions, souffrance. Ces poèmes et chansons poétiques, à la rime souvent flibustière, ironique, nous font voyager dans le temps et dans l'espace. Voici, à côté des instants intimes, des anecdotes de la rue, des portraits, des voyages, des commentaires sur le vif de l'actualité ou de l'inactuel indispensable. On découvre ici, « pour en finir avec la haine », des cris contre le racisme et contre la guerre, une ode à l'abbé Pierre, des appels pour que les hommes s'écoutent entre eux. On voit des destins divers, souvent « le coeur en bandoulière », se jouer sous nos yeux. Le poète désigne les privilèges de l'enfance comme un coin de soleil à ne jamais égarer, car l'adulte en aura toujours besoin pour affronter un monde cruel. L'homme est perfectible. Certes, la mort passe l'éponge sur nos erreurs et sur nos dettes. Mais l'espoir, dans ces pages, reste actif et clairement nommé. L'émotion passe.
S'il vous arrive, un jour, d'entrer par hasard en pays cévenol... prenez le chemin de Vigne-Merle et laissez-vous pénétrer des rumeurs de Combe-Noire. Là, le ruisseau raconte l'histoire de l'homme et de l'Alphonse ; mais plus encore, si vous êtes attentif, c'est une passion qu'il vous murmure à l'oreille, qu'il retrace en vous comme le lien déserté à une géographie sacrée : « Le châtaignier ne se nourrissait que des femmes, des hommes et des pierres de son pays et, par là même, maintenait son monde en vie. » Alors, sûrement, vous attarderez-vous plus longtemps que prévu sur cette terre de granit et de géants. Une fois initié, tenez-vous prêts à faire des rencontres... la vie reviendra sur la pointe des pieds.
« Ne vois-tu pas que je brûle ? » est un roman d'amour dédié à la vie si souvent corsetée, au respect d'autrui méprisé dans sa différence, à la jeunesse que nous avons tant vilipendée du haut de nos rigides certitudes. Raconté par un adolescent de nulle part, dans une langue préservée, on y saisit combien les purs élans d'un petit d'homme meurtri viennent se briser sur le roc de l'indifférence et des trahisons ; et de lettres en lettres adressées au médecin jaillissent dans un exceptionnel pouvoir d'évocation les espoirs voilés, les nostalgies poétiques et tendres, mais aussi les violences de la révolte et les abandons de la résignation s'inscrivant sur les pierres dormantes du monde comme il va.
Divers thèmes, graves ou primesautiers, sont évoqués dans ce premier recueil. L'onirisme, le désir, l'amour, s'expriment dans une langue imagée. « Copyright Electre »
Le Chant d'un oiseau têtu est celui de l'adolescence en colère ou en nostalgie, ayant un culte pour « l'infini marin », les départs, les vagabondages dans leur référence à l'exil. Martin Zambaux évoque des luttes, une liberté chère à gagner et à défendre chaque jour, des débauches aussi, ce qui n'empêche en rien la présence de la Pureté perdue, qui s'identifie à l'éloge de l'Enfant innocent. Narcissisme et humanité vraie se conjuguent ici, dans des tons nuancés entre la chanson poétique et le poème, non sans de fortes images. « Je suis roi : tout ce que je sens m'appartient », s'écrie le poète. Ce beau cri gourmand porte la marque d'un tempérament et d'un talent, nouveau, généreux - d'ailleurs salué, dans une préface enthousiaste, par Charles Trénet.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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La poésie d'Abel Rongiéras se situe d'emblée au service de sa pensée de croyant. D'après elle, orphelin par essence en tant que Chrétien, dès que né (entendons par là : séparé), le coeur de l'homme lance vers la cachette imaginée du Créateur des appels de détresse. Louant le sort d'avoir été ainsi mis au monde pour connaître Dieu, l'être part à la conquête du monde et de lui-même, cet autre si peu différent. Leçon d'espoir dans les ténèbres, ode à la joie malgré les échecs ou la perte d'un être cher, pratique de l'amour humain au-dessus des agitations mesquines, ces poèmes se défient toutefois du physique. Seule en effet, la mémoire est plus vraie que l'être temporel. La contemplation, exigée par la foi, ne peut être ici-bas que provisoire sur « les chemins ou les tournants/où se perdent aussi nos haltes ». Somme toute, le Ciel, qui apaise, attend ses fils, leurs « mains jointes sans à-coup » pour le jour, où Dieu endormira la douleur « de ce monde en instance ». Chemins est une oeuvre très émouvante, variée. De la confidence feutrée au discret pastiche, de l'aveu d'une haute tendresse à la conscience perplexe des os, de l'alexandrin aux formes plus libres de la composition des textes, Abel Rongiéras réussit à faire un unique acte de foi. Au-delà de toute hypothèse mortelle, sachons, aujourd'hui aussi, « saluer la beauté » où elle existe encore.
Par l'auteur de Cette chambre-là, May. « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Dans sa préface à « Je cours après mon ombre... » l'écrivain Jean Louis Curtis nous dit : « (...) Avec une superbe indifférence pour les modes et les mots d'ordre (...) enfin, de nouveau, des poèmes qui séduisent à première lecture, qui chantent à l'oreille et au coeur. Et qui s'adressent à tous, ne nous y trompons pas, en effet. Intelligible ne veut pas dire facile, ni superficiel : ce serait méconnaître l'intelligence que de croire cela. L'apparente fluidité des poèmes d'Esther Granek, c'est la fluidité obtenue, à grand labeur et à grande science, par un professionnel absolument maître de ses moyens. Si ces poèmes s'adressent à tout le monde, c'est qu'ils atteignent à une plénitude classique. » Petites liturgies pour tous les temps et toutes les saisons, poèmes intemporels mais à la fois actuels - éminemment modernes - par le ton si familier, par l'humour parfois truculent, par les emprunts désinvoltes à l'argot contemporain, par l'allure décidée, souvent hardie, par l'accent, comme l'écrit aussi très justement Jean Louis Curtis.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Quand le soleil reflète sur tes cheveux, ils brillent d'un éclat si profond que mes yeux en sont tout aveuglés. « Copyright Electre »
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« Et moi, j'attends en vain depuis des siècles, me semble-t-il, une réponse à mes prières ». Quel plus émouvant message pouvait nous transmettre la poésie ? En effet, Gérard Farre, handicapé, est poète. Paralysé des jambes depuis l'âge de 13 ans, vivant en solitaire sa demi-présence au monde, obsédé par « l'ancien bonheur de marcher » et la tête emplie de tendresse, Gérard Farre a trouvé, dans la poésie, le plus sûr moyen de s'exprimer sans entrave. Dans Solitude oubliée, il nous parle, en toute simplicité, de sa vie d'homme, de « l'impossible amour », de ses rencontres, du refus d'une pitié, dans une poésie où bat sans cesse la merveilleuse espérance.