FeniXX réédition numérique (La Mirandole)
Du célèbre contrebandier Mandrin au criminel Pierre Conty, plongez dans les destins croisés de 24 figures marquantes du crime en France.
Il y a un peu plus de deux siècles, naissait la Drôme. L'objet de ce livre est d'essayer de comprendre comment, à partir de cette décision, une identité drômoise a pu se forger, faite d'idées partagées ou de réflexes communs, de différences voire de rivalités ou d'antagonismes, de luttes menées ensemble aussi. Ces pages se donnent donc comme but de restituer l'épaisseur de ces deux siècles de vie commune - comme telles, elles seront utiles à tous ceux que l'histoire passionne. Elles souhaitent également contribuer à enrichir la perception que chacun peut avoir du paysage qui l'entoure. Une allée de mûriers peut nous séduire par la couleur éclatante de ses feuillages d'automne ; ces arbres évoquent aussi tout un mode de vie. Nous souhaitons, enfin, que cet ouvrage puisse également aider les décideurs d'aujourd'hui, car notre vie, c'est en partie l'homme qui la crée. Espérons qu'il sache utiliser au profit de tous la richesse d'une mémoire accumulée par près de huit générations.
Un été 1956, un pari fou entre adultes, et deux enfants plongés malgré eux dans une aventure aussi drôle que poétique : Les escargots de Combovin vous transporte au cœur d’un village drômois.
En quittant l'homme dont elle partageait la vie, Anne rompt également avec Paris. Elle cherche à se reconstruire en retrouvant ses racines dans une maison au coeur d'un hameau ardéchois. Affrontant sa solitude comme un miroir lui renvoyant son image, « [...] on est seul à partir du moment précis où l'on n'a plus d'espérance ou d'illusions », elle s'interroge sur sa vie, sur les femmes, le bonheur, la difficulté d'aimer, « ...mais au fond, qu'est-ce que vivre ? Ce n'est peut-être que passer d'un instant à l'autre, sans transitions, sans liens [...]. C'est quelque chose de bien précaire de toute façon. » Dans une maison voisine il y a Antoine : « le langage qu'il parle et qu'il vit ne souffre pas l'exode, cet être est inexportable, il est à l'unisson de ce pays [...], il tire son existence réelle du milieu qui l'entoure et le protège en même temps ». Ils se rapprochent l'un de l'autre, au fil des jours, mais alors que l'espoir renaît, tout bascule... - le temps d'un orage.
Ces contes ont pour cadre les Cévennes, de Florac à Anduze. Nathalie, Armand, Emile : trois personnages, trois histoires qu'Yvan Diebold nous raconte en nous plongeant au début du XXe siècle dans cette Cévennes belle, mais rude, croyante, mais superstitieuse. Jusqu'à quel point les superstitions peuvent-elles influer sur la destinée des gens ? Le bouc, auquel on a attribué des pouvoirs maléfiques, en d'autres temps, est-il cet animal diabolique dont il faut éviter de croiser le chemin ? Nathalie, Armand et Emile l'ont rencontré... leur vie a été bouleversée... Mais le bouc était-il vraiment responsable ?
On l'appelle La Chouille. Elle vit à Bédarrides, village du Vaucluse aux sept rivières où le parcours de sa famille est marqué par trois inondations. L'héroïne pourrait en être la maison, la villa Franquet à l'origine du destin de trois femmes l'ayant habitée successivement, mais, au-delà de la mort, Céleste Rameye, la première propriétaire, au fil de l'eau, influencera la destinée de chacune de ses nièces. Destin lié aux inondations de 1887, 1951 et 1992, destin se retraçant de tante en nièce, destin se tramant dans cette maison « occupée », destin manipulé sous l'emprise de l'âme errante de Céleste ayant refusé de quitter « ses » murs pour mieux protéger les femmes de sa lignée « des tentations du péché de chair ». Le destin le plus fort fut celui de la Chouille n'ayant cependant jamais vécu dans la villa Franquet. En provençal, chouille signifie « coquetterie, préciosité, suffisance ». Le sobriquet attribué à la famille Orsel s'est éteint avec Jeanne, ensevelie sous les décombres de sa maison au cours des inondations de 1951.
Quand un professeur d’archéologie disparaît dans une grotte de l’Ardèche, 20 élèves de 6e se lancent dans une quête folle : traverser le temps pour le retrouver.
Au XIXe siècle, lois et juges condamnèrent au bagne empoisonneuses, violeurs, assassins et avorteuses, mais aussi faussaires, vagabonds, bigames et voleurs. Cet univers aux portes de l'enfer abritait ainsi, pêle-mêle, monstres sanguinaires et petits malfaiteurs, êtres immondes et misérables mendiants, épaves irrécupérables et simples filous. Après s'être livré à de minutieuses recherches, l'auteur livre ici les secrets des prisons de Monté
Héritières des Sibylles, vénérées par les dieux et les hommes de l'Antiquité, les sorcières devinrent les maudites du Moyen Âge. Des milliers d'entre elles moururent sur les bûchers, après des procès où elles avouaient tout : leur pacte avec le Diable, leur participation aux orgies sabbatiques ; jeteuses de mauvais sorts, mais aussi ogresses et vampires, elles s'accusaient de tous les forfaits. Pourquoi ? Et pourquoi suppliciait-t-on celles qu'aujourd'hui on soignerait pour dérangement mental ? Partant des archives des procès, Jean Durand a reconstitué quelques unes des plus extraordinaires histoires des sorcières, quand "les fiancées du Diable" du Velay, Vivarais, Languedoc, Haute-Provence, se réunissaient à Montélimar, plaque tournante de la sorcellerie. Il s'est fait tour à tour Diable, sorcier, inquisiteur, pour analyser, témoigner, expliquer. C'est le livre régional le plus complet jamais écrit sur ce sujet par un authentique conteur (on lui doit, notamment, les désormais célèbres "Contes de la Burle") qui, loin de dramatiser, manie humour et tendresse, sans négliger d'analyser - avec rigueur et objectivité - le comportement de la société des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Mais il a aussi découvert des histoires de sorcellerie aux XIXe et XXe siècles, et déniché le nouveau repaire du Diable et les antres des dernières sorcières. Et il prédit que le XXIe. siècle sera celui du triomphe des sorcières, mais au sens noble du terme, parce que, comme l'a écrit Jules Michelet "Nature fait les sorcières. C'est le génie propre de la femme et son tempérament". Le livre est illustré d'une vingtaine de dessins à la plume de Dominique Durand. L'illustration de la couverture est de Pascale Roux.
29 mars 1992 : une date historique. Le Conseil général de la Drôme, ancré à gauche depuis cent vingt et un ans, basculait à droite. Plus qu'une « bascule », un Grand chambardement. Pourquoi ce virage ? Comment a-t-il été négocié ? Quelles seront les répercussions pour les législatives de mars 1993 ? Après avoir envoyé - au Conseil général - une majorité de Centristes, RPR, UDF, les électeurs drômois expédieront-ils - à l'Assemblée nationale - trois ou quatre députés de droite, alors qu'actuellement le département est représenté par trois « gauche » et un « droite » ? Enfin, qui sont-ils, ces hommes et ces femmes qui ont la responsabilité politique de la Drôme ? Tel est le sujet du « Grand chambardement » dans lequel l'auteur, Michel Richard, démonte le mécanisme et démontre qu'en politique, rien n'est jamais acquis et figé : la conviction et l'acharnement sont finalement payants ; les erreurs de jugement et de tactiques impardonnables et suicidaires. Écrit comme un roman à suspense, d'une plume alerte, parfois incisive, jamais méchante, ce « Grand chambardement » est le document exceptionnel qui, pour l'électeur averti ou profane, permet de mieux comprendre la « bascule » de mars 1992 et ses répercussions possibles, sinon probables, sur les législatives de mars 1993.
L'histoire romancée des dernières années de la vie du curé d'Aleyrac à travers les événements qui ont ensanglanté le Sud de la Drôme et le Haut Comtat pendant la période allant de 1789 à 1800. « Copyright Electre »
En 420 pages et 170 reproductions de photographies, cartes postales et manuscrits inédits, Roland Brolles retrace avec minutie la vie quotidienne des vingt - sept communes de la Valdaine, de Napoléon Bonaparte à Émile Loubet. Conseillers municipaux hors-la-loi, maires généreux, brigands sans pitié, paysans misérables, voleurs de récoltes, commerçants cupides, aubergistes dépravés, braconniers incorrigibles, juges impitoyables, gardes - champêtres corrompus, curés adulés, gendarmes courageux, mendiants affamés, sourciers de génie, médecins téméraires... Tous ces personnages pittoresques qui ont forgé la Valdaine de jadis sont racontés de savoureuse façon en trente - cinq récits regroupés en dix chapitres thématiques. Grâce à un index alphabétique qui recense mille trois cents noms propres, chacun pourra retrouver la trace de ses ancêtres ou l'évolution de son village. Ce volumineux ouvrage, le premier à traiter l'histoire de la Valdaine dans son ensemble, est d'ores et déjà une référence.
Cette histoire imaginaire se déroule à la fin du premier siècle après Jésus-Christ dans la « Narbonnaise » romaine, ou « Provincia », c'est-à-dire notre actuelle Provence. Les monuments qui y sont évoqués, autour d'Arles (Arelate dans l'Antiquité) et Saint-Rémy de Provence (Glanum) existent encore pour la plupart d'entre eux. Le visiteur de ces sites peut à loisir y admirer des vestiges architecturaux qui nous parlent encore des gens qui y ont vécu. Soudain plongé vingt siècles en arrière, face aux paysages que les Romains ont vus avant lui, il se prend parfois à imaginer leurs visages, et se montre curieux de ce qui constituait leur quotidien. Pour mettre à notre tour nos pas dans ceux de ces hommes et de ces femmes d'autrefois, nous avons choisi d'imaginer quelques-uns d'entre eux. Le parcours initiatique d'Antistia - nom que l'on relève sur plusieurs stèles ou cippes funéraires retrouvés dans la région -, jeune fille romaine, éclairera ainsi les moeurs et les mentalités d'une population citadine fortunée et oisive, qui a eu la chance de vivre à une époque de prospérité et de paix. Il ne s'agira donc ni de cacher des pratiques que nous jugeons désormais étranges, voire inconvenantes ou choquantes, comme les bains mixtes dans les thermes, ou les combats de gladiateurs dans l'amphithéâtre, ni de porter sur celles-ci un regard différent de celui des Romains vivant au premier siècle de notre ère. On découvrira alors que la grande affaire de l'homme a toujours été la lutte quotidienne contre l'ennui et la recherche de l'amour véritable.
Albert Dinot trace avec bonheur une savoureuse chronique paysanne qu'il situe dans les années 1930 à Blancherive, village imaginaire des bords du Rhône - probablement pas très loin de La-Roche-de-Glun où il réside. Clément Bruyère, garçon peu ordinaire, porte son regard depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte sur ses concitoyens, tous dûment « baptisés » comme il se doit par la « sagesse » populaire ; édiles, notables, ou simples paysans livrés au fil des labours et des moissons, de l'hiver, du Rhône en crue..., des fêtes et des deuils. L'élégance de l'écriture porte, en filigrane sur les personnages, une indulgence bienveillante qui est le pendant indispensable d'un humour jubilatoire. Albert Dinot détient l'art des formules ciselées et de situations d'une drôlerie irrésistible, mais l'émotion est aussi bien présente, toute de pudeur et de chaleur.
Le fils du Toine, le limonadier de Saint-Uze (Tome I) est devenu maître d'école, en pleine guerre de 40-45. Montélimar, Rochefourchat, Chapey, Bren (neuf ans), la carrière de Marcel Buisson est jalonnée de bagarres homériques avec le maire, le curé, les paysans rusés ; mais aussi de rencontres enrichissantes avec des personnages pittoresques, Léa la buraliste, Gusta la secrétaire de mairie, Thivolle le menuisier, Bouffe-loup... Époque où l'instituteur aidé de sa femme doublait ses heures légales par un bénévolat tous azimuts, organisait la première cantine scolaire sans un sou, la première colonie de vacances (Copol) au mépris de tout confort (comme était sans aucun confort le logement de fonction). On retrouve dans ce livre savoureux les qualités du tome I : verve, humour, sensibilité, tendresse qui rappellent Pagnol, Louis Pergaud et même le Guaraschi des « Dom Camillo ». Mais aussi la passion d'un homme pour son métier. Je conseille la lecture de ce livre aux ministres de l'Éducation Nationale et de la Culture, aux inspecteurs de l'Éducation Nationale, aux enseignants. Et à vous, nostalgiques de vos années d'école primaire (primaire au sens noble du terme) quand le maître conscient de sa mission formait avec le maire et le curé une trinité aussi respectée et infaillible que celle du ciel. Jean Durand
En séquences et flash-back successifs, l'auteur brosse l'ascension et la chute d'une famille traditionnelle qui, en vendant son vignoble ancestral va perdre son âme. Situation réelle à laquelle sont confrontés depuis 1980 les descendants des derniers « seigneurs » du Médoc face à la montée irrationnelle des prix, l'énormité des droits de succession, les indivisions suicidaires. Mais l'action ne se limite pas à une étude sociologique romancée. Elle est dominée par une trame romanesque tissée avec maestria : face à ses quatre frères et soeurs, Pierre, le mal aimé, a reporté sur la musique sa sensibilité exacerbée mise au service de dons exceptionnels. Devenu pianiste célèbre, il s'accrochera à son ermitage, le pavillon enfoui dans le parc du château familial, symbole de ses trois passions : la vigne, la musique et la femme. Délibérément néoromantique, cette histoire de passions est servie par le style d'un journaliste écrivain passant de la concision au développement narratif et lyrique, avec, en fond sonore, la fluidité musicale des « Jeux d'eau de la Villa d'Este », de Franz Liszt, dont la sensorialité raffinée et l'inspiration mystique sont, pour Pierre et Chantal, la femme-enfant idéalisée jusqu'à la sublimation, symbole d'amour et d'éternité.
Un roman cévenol relate l'épopée d'une famille protestante au moment de la révocation de l'édit de Nantes. Trois générations se trouvent confrontées à des choix difficiles imposés par l'histoire de la fin du XVIIe siècle. Comme autant d'exemples de soumission, de révolte ou d'exil, les personnages rencontreront un destin individuel mettant en évidence les contradictions, les désirs et les rêves sans espoirs qui sont en chacun de nous, au-delà du malheur des temps. De l'Aigoual à la Méditerranée lointaine, les Cévennes, aux chemins de lumière ou de ténèbres, couronnent les héros en exaltant leur esprit frondeur. Ces portraits de famille, souvent tragiques, se détachent d'une large fresque, alternant avec verdeur ou émotion, marchandes de pain vieux, verriers, galériens, soldats, paysans, pasteurs, prêtres et seigneurs, tous réunis sous le règne, ici contesté, du Roi Soleil. Histoire universelle, en somme, et sans cesse répétée dans le monde des hommes, d'une improbable fraternité.
« Le murmure du vent balaie le silence des falaises, remonte ce sillon tranché à vif dans la garrigue desséchée. Il faut dormir sous le porche des grottes puis en garder le souvenir nostalgique d'instants appelés à disparaître. Ce sont peut-être ces instants fugitifs qui poussent les spéléologues sous terre, toujours plus loin, plus profond, à la recherche d'endroits encore vierges, de sols sans traces. » À une époque où l'on parle tant d'écologie, le superbe roman de Sylvie Aubriot, elle - même spéléologue, est un hymne à la beauté à l'état brut du monde des gorges de l'Ardèche, le dessous des avens, le dessus de la garrigue. Une nature et des trésors (les pierres de l'ombre) à préserver contre les pilleurs de grottes qui alimentent le marché clandestin suisse des collectionneurs de minéraux. C'est aussi un roman d'amour, une symphonie inachevée tout en nuances. Un grand souffle d'air pur, une lecture à vous dépolluer le coeur et l'âme.
Roman superbe, émouvant, « Tambour du Rhône » est aussi un document exceptionnel sur la navigation à vapeur d'avant la canalisation. Son auteur, Albert Dinot, marinier de 15 à 25 ans, homme secret, sensible, n'a, depuis plus de 40 ans, cessé de vivre en communion avec le fleuve (sa ferme de la Roche de Glun est une ancienne auberge de mariniers) au point de devenir un mystique du Rhône. Son roman, il l'a porté en lui pendant des années avant de l'écrire. Autodidacte absolu, il s'y révèle un grand romancier, par sa puissance d'évocation, la richesse de son style et de son vocabulaire, avec en plus une pudeur des sentiments exprimés en touches sensibles. Il a aussi l'art de dépeindre les personnages qui vivaient du Rhône, mariniers avec leurs passions, leurs colères, leurs amours, leur dévouement jusque, parfois, à la mort. Femmes de mariniers, pêcheurs, braconniers, lavandières, riverains, promeneurs des bords du fleuve. Tout un monde pétri dans le limon nourricier, aujourd'hui retourné au Merveilleux de la légende. Oui, il était beau, « Le Rhône, cette légende divine qui en faisait autre chose que des eaux fluctuantes. »
Chantecoq-en-Vivarais, paisible bourg ardéchois au pied des coteaux de Saint-Joseph, subit un vent de tempête qui va bouleverser les lieux. Se croyant à l'abri des excès, il découvre avec stupeur la jalousie, l'adultère, le trafic d'influences, la délation et même la drogue... Un drame grandissant jusqu'à son dénouement inattendu en 2005 autour d'une bouteille de Saint-Joseph, véritable héros du livre entouré de personnages attachants et familiers. Avec eux, vous vous promènerez dans les vignes, irez boire à la cave, mangerez du coq vierge à Toulaud ou vous rendrez à la Foire aux Célibataires de Claveyson.
Une cité des bords du Rhône. Un vieux quartier peu à peu repoussé par le béton, entre une décharge publique et la ville basse, près des gros pylônes qui chantent leur mélopée moderne. Là vit le petit Augustin, entre une mère théâtreuse ratée qui ne se console pas du départ de Yannis, le fils aîné épris de fraternité universelle, une soeur, Léna, qui trouve dans un beau mariage une issue à une existence de demi-misère, Pétrus, le vieux de la ville basse qui l'intrigue, le chat de gouttière Vagabond, des jeunes désoeuvrés arqués sur leurs motos pour l'éternité... « Lui, Augustin, dit Mange-Lune, veut la vie de toutes ses forces. Il ira tout droit, il va déjà, les mains tendues, les mains ouvertes pour prendre ou pour donner. » Un jour, « il fermera les yeux et entrera d'un pas sûr, dans un lieu protégé par de fières montagnes, une haute vallée où poussent des fleurs éclatantes de blancheur, qu'il a appelées lys sauvages... »
Quinze nouvelles, quinze histoires d'amour. « Copyright Electre »
Avec L'Enfant des bords du Rhône, c'est encore en pays d'Ardèche que nous ramène l'auteur, pour nous raconter l'histoire d'un petit garçon à la recherche du père tragiquement disparu en 1944. Encore l'enfance, dont, dans la préface, Jean Durand écrit : Ce naufrage dont on n'est jamais que le rescapé, à moins d'être englouti avec elle [...]. Cette enfance que nous regrettons tous, où les drames du quotidien vécu côtoient le Merveilleux de l'éternité entrevue... L'Enfant des bords du Rhône, un récit plein d'émotion, de tendresse, de sensibilité, écrit dans une langue rare.
Chacun a sa manière d'être heureux, ou malheureux, dans sa province foisonnante de petits secrets, de joies discrètes, de chagrins passagers, de talents insoupçonnés, de courages modestes, de beautés que l'on envie. Depuis toujours Pierre Vallier est un promeneur nonchalant dans cette province, dont le coeur se situe dans la Drôme, l'Ardèche, la vallée du Rhône et cent autres petites vallées. Ainsi dans ses chroniques douces et allègres on croise une foule de gens de ce pays, connus et inconnus, et quelques célébrités comme Rita Hayworth ou Picasso, Sacha Guitry ou Braque, Isabelle Adjani ou Pagnol. Ce journaliste aime aussi les paysages souverains, les choses fragiles, les maisons mystérieuses, les confidences fugitives. Mais, parfois, à l'origine de ces textes il n'y a qu'un sourire, une odeur, un silence, un geste, une nostalgie, presque rien. D'ailleurs l'auteur confond souvent avec délectation l'éphémère et l'éternel. Enfin, un peu de l'âme de ce pays a pris l'habitude, insensiblement, de venir se blottir dans les « Nonchalances ». C'est pour cela, peut-être, que ces chroniques de la vie provinciale nous ressemblent tant.
Un voyage photographique dans le passé de cette petite ville de la Drôme avec ses remparts médiévaux, ses fontaines, ses places de marché et ses joueurs de pétanque. « Copyright Electre »