FeniXX réédition numérique (Éditions du Rhin)
Entre Vosges et Rhin, l’école d’Heimet a vécu six changements de langue officielle en 150 ans. Mon école retrace cette histoire unique, où bilinguisme, guerres et traditions se croisent pour dessiner le visage de l’Alsace.
Suivez le destin tourmenté d’Alphonse, un Alsacien ballotté par l’Histoire entre deux cultures et deux guerres. Ce roman, à la fois intime et épique, explore les déchirements d’une région et d’un homme en quête d’identité.
1939, Strasbourg. Emma, neuf ans, voit sa vie basculer avec la guerre. Des décennies plus tard, elle se confie sans fard : amours adolescentes, fidélité à son Alsace natale, et la quête acharnée d’une liberté d’être.
Au cœur des veillées alsaciennes, les magnins – ces artisans-colporteurs – payaient leur écot en contes grivois et malicieux.
Découvrez comment Nathan Katz, poète alsacien méconnu, a transcendé les frontières linguistiques et culturelles pour devenir une figure majeure de l'humanisme européen.
Entre légendes locales et portraits de villageois, Le Sundgau à travers ses anecdotes révèle l’âme d’une région alsacienne où chaque pierre, chaque croix de chemin, raconte une histoire.
Découvrez les débuts méconnus de Jean-Jacques Henner, peintre alsacien du XIXe siècle, à travers une étude minutieuse de ses années de formation et de ses premières œuvres.
Jean-Georges Samacoitz livre, avec sa pièce de théâtre « Mais où est donc passée Denise », pièce créée en 1986 par la troupe du Théâtre de Poche de Mulhouse dirigée par Paulette Schlegel, une sorte de légende aux accents d'alsatique. Magie, surréalisme, translations subtiles entre la Zorn, le Rhin et le Nil, ici la réalité se mêle à l'imaginaire. Des ruines de Thèbes aux donjons détruits du château des seigneurs d'Ixheim, Denise a fait un étrange voyage, qui jumelle Mulhouse et Deir el-Médineh, le mur païen du nord rhénan et l'enceinte de Thoutmosis. Cette pièce, grâce au style et au verbe de Jean-Georges Samacoitz, se lit comme un conte.
Au dictionnaire des idées reçues, l'Alsace et les Alsaciens n'ont - sans doute - pas la place que mériteraient les grossières erreurs qu'on colporte à leur propos. Le temps est venu de dire que - dans l'Europe en gésine - l'Alsace, par sa personnalité, ses dons, ses atouts, sa verve dialectale, ses plats et ses vins, son passé historié, est la tête de pont bicéphale idéale. « Du bon usage de l'Alsace et des Alsaciens » n'est ni un guide, ni un pense-bête, tout au plus un mémento sans boussole ni circuit touristique apte à faire mieux connaître et aimer cette province, que Voltaire - vivant à Colmar - décrivait, en 1753, comme le lieu où hommes et fruits sont merveilleux. En concluant : « J'ai envie de me faire Alsacien ».
Nous fêtons aujourd'hui la libération définitive de notre ville. À 17 heures, venant de Kehl, le commandant en chef de la Première armée française, le Général de Lattre de Tassigny, fera son entrée dans Strasbourg. Le 6 janvier dernier, il nous a solennellement promis de veiller à notre sécurité. Durant ces derniers jours, si durs pour tant d'entre nous, son seul souci fut - abandonnant toute autre préoccupation - de rester fidèle à sa promesse. Il a tenu parole ! Son arrivée par Kehl est le gage de notre sécurité. Réservons-lui un accueil à la mesure de notre gratitude. Sortez les drapeaux ! Tout le monde dans la rue ! Vive de Lattre ! Vive l'armée française ! Strasbourg, le 16 avril 1945, le maire de Strasbourg Charles Frey.
Une approche détaillée de cet exceptionnel haut lieu d'Alsace à l'instar des autres ouvrages du même auteur. « Copyright Electre »
Sous l'impulsion d'Adolphe Landspurg, est en train de naître l'école alsacienne de radiesthésie du « Nouvel Âge », qui va s'ouvrir sur le troisième millénaire avec toute la connaissance héritée des anciens maîtres. Ayant rassemblé sous sa houlette des très nombreux sourciers et radiesthésistes amateurs d'Alsace. l'auteur a parcouru et analysé la plupart des hauts lieux vibratoires de notre région. Ce livre vous y emmènera et vous apprendrez comment reconnaître un haut lieu près de chez vous et comment s'y recharger en énergie vibratoire. Il a également travaillé en radiesthésie sur les sites archéologiques, à la demande d'historiens locaux qu'il a pu éclairer grâce aux résultats obtenus par les baguettes, antennes pendules et graphiques, et guider dans leurs investigations et leurs recherches. Initie en 1951 à l'âge de onze ans, par le maître sourcier alsacien Charles Zumstien, l'auteur a cherché à retrouver la connaissance et les secrets des anciens sourciers, dont certains savaient déjà, au début du siècle, analyser et neutraliser les ondes nocives dans les maisons. L'eau, dans son parcours souterrain, garde en mémoire la composition physique et chimique des différentes roches traversées et concentre différents rayons telluriques, qui s'additionnent et amplifient la perturbation magnétique ressentie par le sourcier. L'eau source de vie peut émettre alors, sur son passage, un flux d'ondes nocives, géopathogènes dirigées vers l'habitation, qui vont rompre l'équilibre cosmo-tellurique. Nombre de maladies, d'origine inconnue, proviennent du lieu malsain où l'on vit. Avec la pollution croissante et les périodes de sécheresse qui nous guettent, l'art renaissant du sourcier ne pourra que se développer. Celui-ci devra mettre son don de perception magnétique au service de différentes disciplines ; l'hydrologie, l'archéologie, la recherche médicale et oeuvrer ainsi pour le bien de la communauté.
Des sorcières... Des sorciers... Il y en a partout. Je ne vous parlerai que de ceux que je connais, ceux de la partie du Sundgau où j'exerce la médecine depuis plus de trente-quatre ans. À ce propos...
Le 19 novembre 1977, Isabelle Fisch, 19 ans, disparaît au petit matin. Son corps est découvert six semaines plus tard, le 1er janvier 1978, dans la forêt de Reiningue. Elle a été violée, frappée, étranglée. Après plusieurs pistes, l'enquête est close par un non-lieu en juin 1982. Lorsqu'enfin, en 1986, la famille obtient la copie du dossier, la question essentielle s'imposera, comme elle s'impose toujours aujourd'hui : Isabelle a-t-elle été violée et tuée le jour de sa disparition là où on l'a retrouvée, ou a-t-elle été enlevée, séquestrée ailleurs, puis abandonnée plus tard en forêt de Reiningue ? Un formidable mouvement populaire - plus de 11 000 signatures recueillies en Alsace et dans toute la France, à l'initiative du Comité pour la vérité sur l'affaire Isabelle Fisch - obligera la justice à rouvrir l'instruction judiciaire en mars 1988. Rémy Fisch, le père d'Isabelle, et Jean-Marie Stoerkel, journaliste à « L'Alsace », relatent ici cette affaire qui a marqué la conscience du Bassin potassique. Ils racontent la douleur d'une famille, mais aussi la rumeur et la haine, les conséquences politiques du drame, le fossé entre les justiciables et la Justice. Ce récit ne désigne pas de coupables, et protège l'anonymat des suspects apparus dans l'enquête : le ou les assassins y figurent peut-être, comme ils peuvent aussi ne pas y apparaître. Ce livre n'est pas le procès de la gendarmerie, de la police et de la Justice, mais il montre l'exemplarité de l'affaire Fisch : le rôle de l'opinion publique pour obliger la Justice à pousser la recherche de la vérité jusqu'au bout.
André Moser a vu le jour le 15 juin 1910 à Kembs, où ses parents géraient une petite exploitation agricole, un café et une épicerie. Après ses études secondaires et universitaires, il se fait inscrire au Barreau de Mulhouse. Très vite, il se forge une réputation de pénaliste redoutable. Pendant l'occupation allemande, son esprit d'indépendance et son courage lui valent le titre « d'avocat de la Résistance » et la reconnaissance du Commandant Daniel, chef de la Résistance alsacienne. Après la Libération, les excès de l'épuration l'exposent néanmoins à des poursuites judiciaires pour collaboration avec l'ennemi ! Mais en janvier 1946, la Chambre civique l'acquitte purement et simplement. Sa renommée atteint son apogée au procès d'Oradour. Élu bâtonnier en 1963, il prend sa retraite fin 1976. Il est décédé subitement à Strasbourg, le 7 novembre 1981. Régionaliste convaincu, André Moser n'a jamais renié ses origines, tout au contraire. Fidèle à son « coin des Trois Frontières », il a pris une part active à la vie culturelle et politique de l'Alsace. Conseiller général du canton de Sierentz pendant 24 ans, il est élu vice-président du Conseil général du Haut-Rhin. Son autobiographie est un témoignage, celui d'un professionnel des choses de la Justice et d'un humaniste. Ses mémoires constituent véritablement un chapitre de l'Histoire de l'Alsace.
Voici la tragique et véritable histoire du maquis de Corcieux, chargé par Londres de contenir les forces allemandes à l'heure du débarquement de 1944, interdisant par là même à celles-ci d'aller grossir les troupes qui tentaient de rejeter à la mer les alliés lancés à l'assaut des côtes françaises. Les auteurs ont reconstitué le déroulement exact des événements, cela grâce aux nombreux témoignages des survivants, et à une documentation impressionnante, tant par son volume que par la quantité et la qualité des renseignements qui y figurent.
Dans le « Pain de l'Espoir », René Spiess nous a fait vivre les heures les plus tragiques qui ont marqué la guerre de 1940-1945... Des souvenirs douloureux et un étonnement toujours renouvelé de s'être sorti de l'enfer d'alors... Aujourd'hui, René Spiess reprend la plume pour nous livrer quarante années de souvenirs différents, tendres et touchants cette fois, dans des pages aimablement narratives, pleines de sa verve et cette bonté qui le caractérise. Une lecture à l'image d'un tableau naïf plein de fraîcheur... ... Odeur du pain doré et des croissants croustillants, des pâtes qui lèvent dans le petit matin, ambiance chaleureuse et pleine de promesses... (Extrait de la préface de Marie-Anne Weiss)
Certaines affaires criminelles ou « histoires étranges », de par leur origine, la personnalité des protagonistes, le déroulement du procès, le verdict, émeuvent et bouleversent l'opinion publique. Si bien qu'elles s'inscrivent dans l'Histoire sociologique de l'Alsace. Bernard Fischbach, journaliste, chargé dans le cadre de son activité professionnelle de la chronique judiciaire pendant 10 ans, s'efforce d'évoquer, dans cet ouvrage, une première série d'affaires retentissantes ou insolites ayant, à l'époque, défrayé la chronique alsacienne et même nationale. L'auteur, après des recherches approfondies et passionnantes, prépare un deuxième dossier, dans lequel il portera à la connaissance des lecteurs des affaires régionales méconnues, vraiment extraordinaires, parfois à la limite du surnaturel.
La multiplication actuelle des winstubs est un véritable phénomène économique et de mode dans la restauration alsacienne en général et strasbourgeoise en particulier. L'auteur, strasbourgeois de souche, vit dans cette ville depuis cinquante ans et a écumé dès son adolescence tous les Kaechele de la ville. Ceci dit, il n'a pas écrit un nouveau guide gastronomique. Pour son plaisir et celui du lecteur, et non en professionnel du tourisme, il raconte dans cet ouvrage l'origine des winstubs, leurs caractéristiques et moeurs, détaillant les lieux, les patrons et la clientèle. En fait, il en explore l'âme et la quintessence, la Gemietlichkeit qui devrait y régner et que les vrais amateurs recherchent. C'est à cette balade, aussi bien dans le passé que dans le présent, avec humour et parfois aussi avec humeur, qu'il invite le lecteur.
Sentez-vous ces parfums merveilleux qui s'échappent de la cuisine et embaument autour du sapin fraîchement dressé au milieu de la maison ? Ponctuels et rares, reconnaissables entre tous, ce sont les parfums de Noël, et ce sont aussi les parfums de l'Alsace. Car pays de légendes, de fêtes et de douceur de vivre, d'hivers rudes aussi, L'Alsace est bien le berceau de Noël. Remontant le cours des origines de nos plus belles traditions, cet ouvrage vous fera découvrir toutes les richesses des coutumes et légendes alsaciennes, qui ont essaimé dans le monde entier. Plus encore, les photographies soigneusement mises en scène déploieront devant vos yeux le film de l'histoire la plus exaltante qui soit : L'histoire de la nuit de Noël.
Jean-Frédéric Oberlin est sans doute l'une des personnalités les plus singulières du XVIIIe siècle finissant. Homme des Lumières, il le fut plus que tout autre, mais loin des cercles philosophiques des capitales européennes ; il le fut dans le vif de l'action pastorale, au coeur d'une vallée vosgienne défavorisée, où il entreprit la réalisation d'un véritable projet social cimenté par la ferveur de sa foi et fondé sur l'instruction pour tous, l'amélioration des terres et des conditions de travail. L'originalité de ses méthodes pédagogiques le rendit célèbre dans l'Europe entière. Dans le microcosme de sa paroisse, il convie chacun, adultes et enfants, à une vaste leçon des choses et déploie l'ordre divin du monde, où tout objet et tout être, même les plus humbles, trouvent leur place. Les collections qu'il accumule à cette fin concernent presque tous les domaines du savoir qui se développe à l'âge classique. Cet ouvrage présente un regard nouveau sur Jean-Frédéric Oberlin et son oeuvre en situant celle-ci dans le contexte culturel de son époque et rend compte pour la première fois de la richesse et de l'originalité des collections qu'il a constituées : jouets, instruments scientifiques, silhouettes, matériel pédagogique, herbier et cabinet d'histoire naturelle.
Toute l'atmosphère féerique du Sundgau (l'Alsace du Sud) à Noël. « Copyright Electre »
En suivant le fil du journal de guerre tenu par son épouse, s'appuyant sur des extraits de ses lettres, des témoignages et des enquêtes de l'époque découverts récemment et reproduits intégralement, ce récit est avant tout l'histoire d'un résistant ; le docteur Victor Nessmann. C'est l'histoire de son engagement clairvoyant contre le nazisme, bien avant la guerre, avant même l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940. C'est l'histoire de « sa guerre » 1939-1940 comme médecin capitaine, de son installation en 1940 et de son activité de chirurgien à Sarlat, de son arrestation. Ce sont les témoignages et les enquêtes sur sa mort sous la torture dans les geôles de la Gestapo à Limoges. Mais c'est aussi l'histoire de sa famille « évacuée » de Strasbourg en 1939, qui dans l'errance a changé neuf fois de domicile en un an, avant de trouver refuge à Sarlat. C'est enfin l'histoire de son épouse, restée seule après l'arrestation de son mari, qui cherche désespérément à retrouver sa trace avant de connaître enfin la vérité et qui, veuve avec six enfants en bas âge, doit faire face à des conditions d'existence difficiles. Car, faut-il le dire, le sacrifice volontaire d'une vie pour une grande cause, c'est aussi le sacrifice matériel et moral d'une famille. De cela, on parle moins mais cela aussi fait partie de l'histoire.
Livrés à des activités coupables qui, de nos jours, paraîtront bien anodines, les héros de ces anecdotes authentiques, souvent pris sur le fait, ont réellement vécu autrefois en Alsace. Amusants, surprenants, tragicomiques, ces faits de justice sont le reflet de la vie quotidienne et des préoccupations des Alsaciens au cours des siècles passés.
De tout temps l'école a été un sujet « sensible ». Objet de toutes les diatribes et de toutes les promesses, elle est au coeur de tous les débats. On en dit tout et son contraire. L'école d'Alsace n'échappe pas à cette règle. Car dans une province au destin tragique - ballottée au gré des aléas de l'Histoire, confrontée aux trop nombreux changements de nationalité, de régime, aux problèmes religieux, politiques, linguistiques -, l'école de notre province s'est retrouvée à maintes reprises, à son corps défendant, au centre de polémiques et de querelles. Voici l'histoire de cette école, ou plutôt de « ces » écoles. C'est aussi l'histoire de l'Alsace et des Alsaciens. Au travers de ce récit on comprendra mieux cette recherche identitaire qui anime les anciennes générations et sur laquelle s'interrogent les jeunes qui n'en saisissent plus l'importance, d'ailleurs bien souvent maladroitement accentuée à des fins personnelles, le plus souvent politiciennes. Il faut laisser à l'école son rôle éducateur et uniquement celui-ci, pour que la jeunesse qui lui est confiée puisse acquérir les capacités de construire un monde plus juste. Un pas important sera alors franchi, pour le bien de tous.